Le site officiel de la commune d'Estinnes

lundi 15-mai-00 15:22

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ENTITE D'ESTINNES

ESTINNES-AU-MONT
ESTINNES-AU-VAL
VELLEREILLE-LES-BRAYEUX

 

Randonnée 1: 6 kms

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1. Quittons la Maison de la Vie Rurale, ancien presbytère de style tournaisien datant de 1786, pour traverser la place communale en longeant l'église paroissiale Saint Rémi qui fut desservie par le chroniqueur Jean Froissart au XlVème siècle et dans laquelle est conservée une pierre commémorative. Nous nous dirigeons vers la rue du Froidmont en descendant les escaliers de la place et nous pouvons apercevoir sur l'autre rive de la rivière l'Estinnes, l'ancienne brasserie Canart vestige d'une entreprise prospère du siècle passé.

2.Nous traversons la rivière et en haut du quartier du Froidmont, nous tournons à droite à hauteur de la ferme "Lalisse". Nous progressons dès lors vers Estinnes-au-Val à travers la campagne.

3.C'est par la rue Grande que nous arrivons dans ce village connu pour les conciles qui s'y sont tenus sous la présidence de Saint Boniface en 742 et 743. Nous laissons à notre gauche l'église Saint Martin dont l'entrée est surmontée d'une pierre funéraire en bas-relief de 1429, pour descendre une petite rue étroite. L'église possède entre autres une crypte-couloir romane du XIème siècle et sur l'autel une "vierge à l'enfant" en pierre polychrome du XV ème siècle. Nous verrons au passage dans ces petits chemins, la ferme Pépin avec son portail surmonté d'un arc en plein cintre.

4.Nous traversons la rivière l'Estinnes,superbement fleurie de balsamines en juillet et août, à l'aide d'une passerelle longeant le passage à gué pour tourner à droite devant la très belle ferme "Williot". Nous découvrons ensuite le paysage typique de la rivière coupant et recoupant la rue qui en porte le nom et nous verrons encore une ancienne brasserie à notre gauche.

5.Nous remontons la rivière jusqu'au quartier de la Chapelle où nous pouvons admirer la très belle chapelle Notre-Dame de Cambron bâtie en 1483.Elle renferme notamment un tableau à panneaux peint sur bois et retable gothique en pierre de France de toute beauté. Nous suivons encore quelques instants la rivière pour emprunter à gauche un pont qui nous fait accéder à la rue Notre-Dame de Cambron où une belle ferme, datant de 1796, a été aménagée comme résidence.

6.Au bout de cette rue, après avoir franchi le carrefour formé avec la rue Grande, nous traversons la chaussée Brunehault pour parcourir un sympathique chemin creux boisé.

7.Après une petite chapelle à autel, tournons à droite dans le chemin Lambiert au bout duquel nous descendons la rue des Trieux vers notre point de départ. A proximité d'un fleuriste, nous empruntons à droite la rampe par laquelle on accède au quartier de la Muchette pour réintégrer la Maison de la Vie Rurale, mais côté jardin cette fois!

Randonnée 2: 16 kms

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8.Nous quittons le circuit 1 pour monter à travers champs vers Vellereille-les-Brayeux. Un peu avant les premières maisons du village, s'offre à notre vue, par temps clair, un magnifique paysage qui s'étend, au nord, jusqu'à la ville de La Louvière et les anciennes exploitations charbonnières de St-Vaast et de Trivières (Bois du Luc); en regardant dans la direction de l'église d'Estinnes-au-Mont, on peut découvrir le sommet du beffroi de Mons à la droite d'un bosquet. (14,5 kms à vol d'oiseau). Droit devant, nous pouvons encore apercevoir les nouveaux ascenseurs de Strépy-Thieu.

 

9.Peu après la cheminée d'une ancienne verrerie, se dresse devant nous l'ancienne abbaye norbertine de Bonne-Espérance, annoncée par sa tour. Nous n'y rencontrerons plus les Prémontrés, ces chanoines réguliers qui ont fondé l'abbaye en 1130 et occupé les lieux jusqu'en 1800. Les bâtiments actuels ont été édifiés au XlVème siècle et épargnés par la Révolution Française. Avec son réfectoire et sa bibliothèque des moines, son clôitre et son église abbatiale, Bonne-Espérance constitue un monument d'une valeur architecturale unique en Belgique et qui mérite à lui seul une visite particulière. La légende raconte qu'un souterrain reliait autrefois l'abbaye à certaines fermes d'Estinnes-au-Val. Après avoir jeté un coup d'oeil sur la façade principale par le portail en pierre, revenons sur nos pas pour nous engager en face du parking, sur un chemin agricole.

10.Nous longeons le bois de Wauhu par un chemin de pierrailles au bout duquel nous traversons l'ancienne voie de chemin de fer reliant Binche à Erquelinnes, Thuin ou Mons et nous rejoignons Fauroeulx , une des 9 communes de l'entité.

11.Par le premier chemin sur notre droite, nous descendons vers le bois de la Biscaille où nous obliquons sur la gauche pour retrouver le ruisseau des Estinnes dans un site verdoyant.

12.Nous revenons vers Estinnes-au-Mont en suivant le tracé de l'ancienne voie de chemin de fer Mons-Erquelinnes d'où l'on aperçoit Haulchin et son clocher trapu. Vers la fin du parcours, après avoir remarqué de loin l'architecture curieuse des entrepôts à grains dans le quartier de la gare, nous retrouvons le circuit 1 et notre point de départ. (voir la fin du circuit 1)

Arrondissement de Thuin -- [Retour au sommaire] Cadre géographique.

L'arrondissement de Thuin est le plus méridional de la province de Hainaut.

C'est aussi celui qui a le plus long développement de la frontière avec la France, laquelle le délimite à l'Ouest et au Sud. Plus à l'Est, la limite avec la province de Namur sépare "la botte du Hainaut" du restant des terroirs d'Entre-Sambre-et-Meuse, aux paysages comparables.

Vers le Nord, le territoire de l'arrondissement s'élargit quelque peu au niveau de la vallée de la Sambre et il atteint les paysages industriels de la lisière sud de la région du Centre qui est coupée par la limite avec les arrondissements de Mons, de Soignies et de Charleroi.

Sa forme allongée dans la direction Nord-Sud lui confère une variété de formes de relief.

L'arrondissement de Thuin a la plus grande partie de son territoire dans le bassin de la Sambre, soit directement par l'intermédiaire d'affluents.

L'extrémité Nord-Est de l'arrondissement est dans le bassin de la Haine: s'y trouvent en effet les sources de la Haine et de son affluent la Trouille.

La population, en faible hausse, atteint (au 01/01/1995) 145.425 habitants.

La variété des paysages qui se succèdent du Sud au Nord est en relation avec la succession des systèmes et étages géologiques: cette variété se reflète dans la diversité des roches qui ont servi comme matériaux de construction:ardoise, schiste, grès.

Cadre historique.

Véritable mosaïque de territoires au passé varié, l'arrondissement de Thuin est constitué pour une part, d'un fragment de l'ancien comté de Hainaut avec les villes de Beaumont, Binche et Chimay, et pour une part,de l'extrême occident de la principauté de Liège avec la ville de Thuin et les abbayes de Lobbes et Aulne, mais aussi d'un bout de territoire qui fut une enclave française de 1678 à 1916 (Barbençon, Erpion, Reulies, Vergnies, Boussu).

Les villes furent emmuraillées (Bonnes Villes du Comté de Hainaut ou villes de la principauté liégeoise) par des pouvoirs divers.

Partagé aussi par la géographie entre les bassins de la Seine (Oise), de l'Escaut et de la Meuse, cet arrondissement arlequin doit à l'administration quelques déchirements: les Estinnes, ancien fundus, ancien fisc, était écartelé avant la fusion de 1977 entre les arrondissements de Thuin (Estinnes-Au-Mont) et de Soignies (Estinnes-Au-Val); les deux Vellereille (lez-Brayeux et le-Sec) et les deux Haine (Saint-Pierre et Saint-Paul), de meme.

Ainsi, l'évolution des frontières au cours de la longue histoire de cette région, a soudé ou séparé les villages ... , tous à présent réunis dans l'arrondissement de Thuin, à l'exception de Haine-Saint-Pierre (Soignies).

Il n'empêche que l'ensemble de ce territoire a connu une évolution générale semblable ou similaire, un éveil précoce à la civilisation : les sites attestant des vestiges de la préhistoire sont nombreux (Thuin, Gozée); la période gallo-romaine a laissé son empreinte dans des sites célèbres, ainsi le vicus de Wodgoriacum (Waudrez) ou le site de Fontaine-Valmont (à la frontière des civitades des Nerviens et des Tongres) ou Rouveroy, Lompret, Macquenoise,...

Du haut Moyen-Age datent le fisc des Estinnes, les abbayes bénédictines de Lobbes et d'Aulne, du Vllème siècle.

Des villes y naquirent telle Binche créée sur le domaine du comte de Hainaut et de véritables citadelles dominèrent le territoire environnant telles Beaumont ou Thuin.

Enfin, l'arrondissement de Thuin fut encore une terre de Châteaux (forts et de plaisance) avec Solre-Sur-Sambre, Beaumont, Chimay, Barbençon, . .., une terre d'abbayes (Lobbes, Aulne au Xllème Siècle et Bonne Espérance fondée par l'ordre de Prémontré, en 1126); ce fut aussi une région de passage et des chaussées romaines la traversèrent (voie de Bavai à Trèves et voie de Bavai à Cologne). [Retour au sommaire]



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