| Orientation par la polaire.
On nomme Chariot de David ou Grande-Ourse un ensemble de sept étoiles
formant une des constellations les plus brillantes de notre ciel. La Grande-Ourse permet de retrouver facilement l’étoile polaire, ainsi nommée à cause de son voisinage du pôle. On prolonge la ligne aB d’environ quatre fois sa longueur et on trouve une étoile plus brillante que ses voisines, c’est l’étoile polaire ou simplement polaire ; elle décrit autour du pôle un petit cercle dont le rayon est vu de la terre sous un angle de 1° 26’. |
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| La détermination du
méridien au moyen de l’étoile polaire repose sur la remarque
suivante : La polaire passe au méridien vingt minutes environ après le moment où l’étoile polaire et l’étoile z de la Grande-Ourse se trouvent dans un même plan vertical ; cherchons à déterminer ce plan vertical. Suspendons à un arbre un fil à plomb, plaçons nous un peu en arrière, de façon que le fil à plomb cache l’étoile polaire, il ne cachera pas en général en même temps l’étoile L’étoile polaire se déplaçant, on sera obligé de se déplacer peu à peu pour qu’elle soit toujours cachée par le fil : dans ces déplacements il arrivera un moment où le fil cachera l’étoile polaire et D ; on suspend un second fil à plomb cachant à la fois le premier et les deux étoiles, ces deux fils déterminent le plan vertical cherché. Ce plan est très sensiblement le plan du méridien : en effet, d’après ce qu’on a vu, l’étoile polaire ne passera an méridien que 20 minutes plus tard, mais, comme, dans l’intervalle d’un jour elle a un déplacement angulaire d’environ 2°52’ ou sensiblement 3°, en une heure ce déplacement est de : 3°/24 et en 20 minutes, c’est à dire le 1/3 d’une heure 3°/(24x3) ou 1/24’’ de degré, c’est-à-dire 60’/24 ou 15’/8 sensiblement 2 minutes ; on peut donc avoir de cette façon la direction du méridien environ à deux minutes près. Ayant la direction de méridien, on pourra trouver l’angle qu’elle fait avec une ligne quelconque du plan pour l’orienter ou avec l’aiguille aimantée pour déterminer la déclinaison. |
| Extrait de "Levé
des plans et de l'arpentage" par J.DUPLESSIS - 1890 - Paris Si l'on a besoin de tracer un cercle de grand diamètre sur le terrain on forme d'abord un carré dont le côté soit égal à son diamètre. Ensuite on divise chaque côté du carré en deux parties égales et chaque demi-côté en un nombre de divisions égales et d'autant plus nombreuses que l'on désire obtenir une circonférence plus parfaite. Après avoir numéroté les points de division comme l'indique la figure, on joint par des lignes droites les mêmes numéros des deux côtés adjacents. Les points de rencontre de ces lignes détermineront les points de passage de la circonférence. |
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La chaîne d’arpenteur, dont 011 se
sert exclusivement pour mesurer sur le terrain, a ordinairement une longueur
de dix mètres ou ni, décamètre. Elle est faite
de 50 chaînons ou tiges en gros fil de fer courbées en boucles
à chaque extrémité et réunies deux à
deux par un anneau de même métal. Chaque chaînon
a 20 centimètres de longueur entre les centres de deux anneaux
consécutifs. Les mètres sont marqués par un
anneau de cuivre ; dans le milieu de la chaîne, c’est-à-dire
à 5 mètres de chaque bout, se trouve un anneau plus grand
et plus fort que les autres, garni en outre d’une branche en fer de 4 à
5 centimètres de longueur, en sorte qu’on le distingue à première
vue. La chaîne se termine de chaque coté par une poignée qui est prise ordinairement sur la longueur du dernier chaînon. On fait aussi des chaînes d’arpenteurs dans lesquelles les chaînons sont doubles des précédents et ont par conséquent 40 centimètres de longueur ; elles sont moins sujettes à s’allonger par la tension. Pour mesurer une longueur avec la chaîne on doit se munir de fiches : ce sont des piquets en bois, minces et courts ou plus généralement des tiges en fil de fer assez gros pour quelles ne plient point quand on les enfonce dans le sol. Les fiches en fer ont environ 25 centimètres de longueur l’une de leurs extrémités est terminée en pointe, l’autre est recourbée en forme d’ oeillet . Quelquefois les fiches portent au-dessous de l’ oeillet une petite plaque métallique peinte en couleur claire; elle sert à retrouver aisément la fiche dans les broussailles ou dans les hautes herbes. Dans l’opération du chaînage, les fiches sont ordinairement au nombre de dix. Extrait de "Traite d'arpentage et de nivellement à l'usage des agriculteurs" par J.LECLERC et J.TOUSSAINT - 1855 - Bruxelles. |
| Extrait de Traité d’arpentage
de A. POUSSART La terre n'est pas une sphère. La première idée a été, qu'en négligeant l'influence des montagnes et des vallées, la terre était absolument sphérique. On a été conduit à abandonner cette idée pour les raisons suivantes : L'étude du mouvement des étoiles, de la lune, des planètes, a fait admettre que la terre tournait sur elle-même. D'autre part les géologues, en suivant pas à pas les transformations successives des couches terrestres, leur composition, leur disposition, en sont arrivés à conclure qu'à une certaine époque, la masse totale de la terre était en fusion. De ces deux faits, il résulte que si, même à cette époque, la terre avait été ronde, elle n'aurait pu rester ronde. |
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| On le prouve parles expériences
suivantes « Deux lames de ressort très flexibles sont courbées en cercle et les deux extrémités de chacune d'elles sont fixées l'une à l'autre à la partie inférieure, en sorte que ces deux ressorts forment deux cercles complets, disposés dans deux plans verticaux, perpendiculaires entre eux. Une tige de fer, dirigée suivant le diamètre vertical commun aux deux cercles, est fixée à chacun d'eux à sa partie inférieure, elle les traverse librement en passant dans des trous qui ont été pratiqués dans les ressorts. » « Cette disposition permet de déformer les cercles en abaissant ou en élevant leur partie supérieure avec la main. La tige de fer peut recevoir un mouvement rapide de rotation sur elle-même à l'aide d'une manivelle et d'une corde sans fin et, comme celle-ci est fixée à la partie inférieure des ressorts, elle leur communique ce mouvement. Aussitôt que Ies ressorts tournent, on les voit se déformer; le diamètre vertical se raccourcit, le diamètre horizontal s'allonge, et cette déformation est d'autant plus marquée que le mouvement de rotation est plus rapide. » (Delaunay. Cours élémentaire de mécanique. Garnier frères). |
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