L'histoire.
Les chapitres : les Chaldéens - les Egyptiens
- les Grecs - les Romains - la période
médiévale - les civilisations
asiatiques - Mercator - La renaissance - Les
17 et 18 eme siècles - L'indépendance
belge
Les textes en italique rouge sont
pure fiction.
Il n'existe pas le moindre doute, l'histoire de l'arpenteur,
et par là même du géomètre, ne fut pleinement
décrite qu'à partir de l'histoire égyptienne.
J'y reviendrai.
Pourtant il ne fait nul doute que cette aventure débuta bien
avant...

Non, ça c'est trop loin...
Le mâle dominant parcourait son territoire. Pour quelques
temps, il avait délaissé son clan et les quelques
femelles qui le composaient. Les jeunes mâles pourraient intervenir
en cas de problème avec le clan voisin, mais ils étaient
peu enclin à la sagesse et leur dynamisme n'avait d'égal
que leur manque de maturité. Le mâle connaissait les
lieux d'affrontement, quel que soit le clan enemi. Chacun des adversaires
avait également accepté l'existance de ces bandes frontières,
partagées à grands coups de cris de guerre, de martèlement
du sol et de grimaces exagérées.
Pour chacun de ces points de contact, il rechercha un arbre,
de préférence hors d'âge, et dont le diamètre
du tronc, tout autant que la faible hauteur des branches les plus
basses permettrait d'attirer les opposants vers les enchevêtrements
salvateurs de la canopée. Avec soin et méthode, il
en arrosa copieusement la souche d'une abondante urine...
Nul ne pourrait plus ignorer ou débutait sa propriété.
Malheureusement, homo erectus ne nous a laissé -à
ce jour- aucun document permettant de confirmer ce texte contrairement
aux habitudes actuelles animales...
Revenons-en donc à une période plus précisément
décrite dans les manuels d'histoire...
Les Chaldéens
Le témoignage le plus ancien n'est pas égyptien. C'est
en chaldée - à Telloh, asie mineure - que l'on a retrouvé
une tablette reproduisant le plan d'une ville et datant de 4000 ans
avant J.C. Le document
recouvre la cité de formes géomètriques simples,
les lots mesurée, la surface et la nature des biens et des
informations relatives au relief.
Les Egyptiens
Il est évident que d'autres civilisations, contemporaines
ou antérieures aux longues dynasties égyptiennes eurent
nécessité de professionnels du mesurage des sols, toutefois,
que la chose soit due à la volonté de nos archéogues
récents dont l'égyptologie semble avoir été
de mode ou au peuple du Nil lui même qui nous a laissé
plus d'écrits que d'autres, c'est ici que commence la description
précise du travail de l'arpenteur.
Ce peuple a très certainement permis une progression
importante de la géométrie, certains leur en attribuant
l'invention, d'autres la récolte des connaissances passées
ou de celle des peuples voisins ou conquis.
En Egypte, le bornage territorial est chose complexe et importante
mobilisant de nombreux fonctionnaires, représentant l'autorité
du pharaon. Le cadastre existe. Le bornage est réalisé
au moyen de pierres gravées reprenant les différents acteurs
de l'opération - roi, dieux,...- mais également formules
disuasives ou explicatives. Le bornage délimite les terres
soumises à l'autorité du pharaon. De nombreuses stèles
ont été retrouvées au proche-orient. Il est donc
évident, comme le précise Hérodote que le peuple Egyptien
disposait d'un cadastre.
Seul le pharaon est l'unique propriétaire du sol égyptien.
Les nécessités diverses, la récompense, la location...entraînent
le démembrement progressif du territoire. Les bornes définissent
alors les limites des terres cèdées ou louées.
Les termes de la transaction sont alors partiellement gravés
dans la stèle et un document supplémentaire est affiché
pour que nul n'ignore les faits.
Les crues du Nil furent également
la motivation des interventions annuelles des arpenteurs. De toute
évidence, les opérations se déroulaient en plusieurs
étapes, les sommets des parcelles étaient matérialisées
par des bornes. En cours de culture, les champs faisaient l'objet
d'un remesurage afin d'en préciser l'inventaire.
Une équipe
de mesurage se composait de plusieurs personnes : outre les deux porteurs
de la corde, deux scribes, un verificateur appelé scribe de
la natte, des aides,...
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Le bornage était
également règlé par les règles religeuses.
Le matériel d'arpentage des
Egyptiens comprenait les niveaux d'eau, l'équerre d'arpentage
et quelques appareils de mesure d'angles. Les distances sont mesurées
à la corde et l'unité de mesure est fixée par
la longueur du pas du pharaon.
Le matériel est complèté
par les fondement de la géomètrie, la résolution
des polygones irréguliers et les calculs des surfaces
soit par des mesures internes ou externes.
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L'on pourrait s'étendre indéfiniment concernant
l'arpentage en Egypte ancienne. Je ne puis que vous renvoyer aux
nombreux
sites et aux ouvrages sur le sujet.
Les cahiers de Science et
Vie : Les secrets des bâtisseurs égyptiens
Droit et Cultures n°41 Editions L'Harmattan 2001