Louis-Philippe 1er
1773 - 1850
Les Valois
Philippe VI
1328-1350
Jean II le Bon
1350-1364
Charles V
1364-1380
Charles VI
1380-1422
Charles VII
1422-1461
Louis XI
1461-1483
Charles VIII
1483-1498
Louis XII
1498-1515
François Ier
1515-1547
Henri II
1547-1559
François II
1559-1560
Charles IX
1560-1574
Henri III
1574-1589
Les Bourbons
Henri IV
1589-1610
Louis XIII
1610-1643
Louis XIV
1643-1715
Louis XV
1715-1774
Louis XVI
1774-1793
Louis XVII
1814-1815
Louis XVIII
1815-1824
Charles X
1757-1836
Louis-Philippe I
1773-1850

 

 

 

 

 

 

Roi des Français....????

Fils du duc d'Orléans, roi des Français de 1830 à 1848, Louis-Philippe est né à Paris en 1773 et mort à Claremont (Grande-Bretagne) en 1850.

Devenu duc de Chartres en 1785, il partagea les idées et la conduite de son père dénommé «Philippe Égalité», futur Conventionnel régicide; il adhéra au club des Jacobins en 1790. Après un poste de commandement aux batailles de Valmy et de Jemappes, devenu aide de camp du général Dumouriez, il le suivit dans la trahison, par hostilité à l'égard des Montagnards, après la bataille de Neerwinden, en mars 1793. Il put alors se targuer d'être l'un des fossoyeurs de l'Ancien Régime tout en refusant l'évolution démocratique.Louis-Philippe Ier


Á la différence des autres émigrés – personnes ayant fui la France au moment de la Révolution de 1789 –, sa vie fut guidée par le souci d'activités. Tour à tour, en Allemagne, en Scandinavie, en Amérique et en Grande-Bretagne à partir de 1801, il essaya vainement de renouer avec la branche aînée des Bourbons.

Son mariage avec Marie-Amélie de Bourbon, fille du roi des Deux-Siciles, en 1809, le mit à la tête d'une nombreuse famille (dix enfants, dont deux moururent jeunes).

En 1814, de retour en France, ses biens immenses lui furent restitués. Après les Cent-Jours, ses fréquentations libérales l'obligèrent à rester en Angleterre jusqu'en 1817. De retour en France, se tenant à l'écart du pouvoir, sa résidence du Palais-Royal devint un des rendez-vous de la pensée libérale. Sa simplicité, ses fréquentations bourgeoises, son désir de popularité détonnèrent nettement avec la plupart des nobles. Aussi incarna-t-il, pour beaucoup, la fusion entre la noblesse et la haute bourgeoisie.

Il avait des mœurs régulières et voulait qu'on les eût telles autour de lui. Il était rangé dans sa conduite, simple dans ses habitudes, mesuré dans ses goûts; naturellement ami de la loi et ennemi de tous les excès, tempéré dans tous ses procédés sinon dans ses désirs, humain sans être sensible, cupide et doux; point de passions bruyantes; point de faiblesses ruineuses; point de vices éclatants; une seule vertu de roi, le courage. Il avait une politesse extrême mais sans choix ni grandeur, une politesse de marchand plutôt que de prince.

Il ne goûtait guère les lettres ni les beaux-arts, mais il aimait passionnément l'industrie. Sa mémoire était prodigieuse et propre à retenir obstinément les moindres détails. Sa conversation prolixe, diffuse, originale, triviale, anecdotière, pleine de petits faits, de sel et de sens, procurait tout l'agrément qu'on peut trouver dans les plaisirs de l'intelligence quand la délicatesse et l'élévation n'y sont point. Son esprit était distingué, mais resserré et gêné par le peu de hauteur et d'étendue de son âme. Éclairé, fin, souple et tenace; tourné seulement vers l'utile et rempli d'un mépris si profond pour la vérité et d'une si grande incrédulité dans la vertu que ses lumières en étaient obscurcies, et que non seulement il ne voyait pas la beauté que montrent toujours le vrai et l'honnête, mais qu'il ne comprenait plus l'utilité qu'ils ont souvent; connaissant profondément les hommes mais par leurs vices seulement; incrédule en matière de religion comme le XVIIIe siècle et sceptique en politique comme le XIXe siècle; sans croyance lui-même; n'ayant nulle foi dans celle des autres...».

Pourtant, si, en apparence, le roi respectait les règles du jeu parlementaire, en fait il les dérégla par ses interventions incessantes.

La monarchie parlementaire l'empêchant légalement de gouverner, il tournait la situation par l'intrigue et la manipulation. Ainsi, il nomma à la présidence du Conseil d'«illustres épées» comme Soult, Mortier ou Gérard, qui lui permettaient de manœuvrer largement.

A partir de 1840, il cessa d'être l'arbitre que la révolution avait porté au pouvoir, pour devenir un chef de parti, tout comme l'avait été Charles X. En même temps, son souci de l'intérêt matériel de sa famille nuisit à son prestige. Il s'aliéna ainsi et le peuple, qui ne supportait plus sa bonhomie surfaite, et la bourgeoisie, qui se défia de plus en plus de ses manœuvres. C'est Guizot qui incarna cette chute progressive, puisque leur collaboration, datant de 1840, s'éteignit avec le régime. Louis-Philippe, en vieillissant, devint de plus en plus autoritaire.

La crise du régime s'ouvrit dès 1847. Il fut incapable d'y faire face. Cramponné au seul maintien de l'ordre, il fut balayé par la révolution de 1848. Le 24 février 1848, il abdiqua et s'enfuit en Grande-Bretagne où il finit ses jours.

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