1562-1588 |
| Les
Valois |
1328-1350 |
1350-1364 |
1364-1380 |
1380-1422 |
1422-1461 |
1461-1483 |
1483-1498 |
1498-1515 |
1515-1547 |
1547-1559 |
1559-1560 |
1560-1574 |
1574-1589 |
| Les
Bourbons |
1589-1610 |
1610-1643 |
1643-1715 |
1715-1774 |
1774-1793 |
Louis
XVII |
1814-1815 |
1815-1824 |
1757-1836 |
1773-1850 |
|

Fille de Laurent II de Médicis, duc d'Urbino, et nièce du pape Clément VII, elle devint un personnage politique dont le rôle fut essentiel au XVIe siècle.
Éclipsée par la favorite d'Henri II, Diane de Poitiers, elle ne fut pas délaissée par le roi, mais dut attendre d'exercer la régence à l'avènement de Charles IX, pour montrer ses capacités à gouverner et son sens de l'état.
La mort de son mari, en 1559, fut le fondement de son pouvoir et sa justification.
Dépourvue de tout fanatisme, elle chercha à mener une politique de conciliation entre les catholiques et les protestants, et maintint pendant un quart de siècle, dans une période très troublée par les guerres de Religion, l'unité du royaume.
Elle favorisa le mariage de sa fille Marguerite avec Henri de Navarre.
D'une grande curiosité intellectuelle, elle avait réunies, dans
son palais, des peintures, des tapisseries, des sculptures, des émaux,
des minéraux et toutes sortes de curiosités.
Très favorable à une politique artistique, elle poursuivit la construction du Louvre, et commença celle des Tuileries.
Ses plaisirs préférés étaient ceux de la vie de famille, mais elle appréciait aussi les fêtes mondaines, les bals, les tournois, les spectacles, notamment la comédie italienne ; elle aimait la musique, le chant, la danse, les ballets, et s'intéressait aux poètes, qu'elle protégea. Elle évoluait dans un milieu dissolu mais cultivait la vertu. Épistolière douée, sa correspondance est abondante, et des allusions aux portraits s'y rencontrent souvent.
Jeune, les ambassadeurs la décrivent petite, maigre, les traits sans
finesse, les yeux saillants. Lorsqu'elle fut plus âgée, ils se
dirent frappés par son teint olivâtre et son embonpoint, embonpoint
auquel s'ajoutaient ses nombreuses grossesses. Cela ne la privait pas des plaisirs
de la chasse. Dès son arrivée en France, son beau-père
le roi François Ier l'emmena traquer ours et sangliers avec ses intimes.
Passionnée d'équitation, elle pratiqua ce sport jusqu'à
la soixantaine. Elle partageait la passion des chevaux avec son fils Charles
IX.
Elle
aurait introduit, en France, le chevauchement en amazone.
On la rend généralement responsable du massacre de la nuit de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1574, pendant laquelle les chefs protestants réunis à Paris pour le marriage du roi, furent assassinés dans leur lit.
Après la mort d'Henri II en 1559, la reine, âgée de quarante ans, porta le deuil toute sa vie et resta vêtue de noir. Elle exclut, le luxe vestimentaire qu'elle affichait du vivant de son mari, et s'habilla de robes de laine noire
À
deux reprises, lors des mariages de Charles
IX et Henri III, elle
arbora des robes de soie et de velours sombre. Elle joua de ses vêtements
de veuve comme d'un pouvoir. Catherine de Médicis porta la coiffure de
deuil, le chaperon rigide aux bords arqués, avec une pointe s'avançant
sur le front, recouvert par un long voile tombant dans le dos, coiffure qu'elle
mit à la mode pour longtemps. Elle se servit également de son
deuil pour exalter la mémoire du roi défunt. Dans son hôtel,
sa demeure personnelle, elle fit construire une colonne colossale dont la décoration
indiquait qu'il s'agissait d'un monument de piété conjugale. Cette
colonne, seul vestige de ce lieu, est appelée Colonne de l'horoscope.
François Clouet traduit avec un certain réalisme la maturité
de la reine. Son intelligence, son sens de l'autorité, sa fermeté,
transparaissent dans son regard, atténués cependant par une expression
méditative.
Catherine aimait ses enfants passionnément. Elle nourrissait, notamment
à l'égard d'Henri III, un amour aveugle. Pour qu'il ne s'éloigne
pas, elle toléra sous son règne une grande liberté de mœurs.
Elle est morte à Blois en 1589.