Les guerres et grandes batailles.

Sommaire

Batailles

 

 

Prise de Narva

Poltava

Gangut

 

Höchstädt

Malpaquet

 

Leuthen

Kunersdorf

 

Hohenfriedberg

 

 

 

Marston Moor

Dunbar

 

 

Rymnik

 

Newport

Mook

 

La guerre de trente ans (1618-1648)

La Guerre de Trente Ans commença avec la révolte des Tchèques contre l'oppression des Habsbourg. La Ligue Catholique, une alliance militaire formée en 1609, se mit en branle contre les Tchèques. Elle était soutenue par l'empereur et regroupait les principautés catholiques allemandes, ainsi que l'Autriche et l'Espagne. Le début de la guerre fut couronné par les succès des troupes tchèques qui parvinrent à investir les faubourgs de Vienne. La Ligue réussit néanmoins à rassembler ses forces et à asséner un coup formidable à l'ennemi : en 1620, l'armée tchèque fut anéantie lors de la bataille de la Montagne Blanche. A la suite de ces événements, le reste de l'Europe protestante décida de prendre part au conflit. En 1625, l'Angleterre, la Hollande et le Danemark engagèrent les hostilités contre les catholiques. La France, ennemi ancestral de la dynastie des Habsbourg qui régnait sur l'Autriche et l'Espagne), finançait abondamment le camp protestant. L'Europe toute entière sombra dans la guerre. Les catholiques annihilèrent les forces danoises. Les armées de l'Angleterre et de Hollande ne pouvaient résister à celles de la Ligue. La France courait le risque d'être envahie. Mais Richelieu, habile diplomate, réussit à sauver son pays en créant une diversion : après avoir passé une alliance avec le roi de Suède, Gustave Adolphe, il décida de verser un million de livres par an pour la cause de "l'Allemagne libre". En 1630, l'armée de Gustave Adolphe lança une offensive de grande échelle. Au début de l'année 1631, les troupes suédoises s'emparaient de la province de Poméranie. En septembre de la même année, ils remportaient la bataille de Leipzig, gagnant par ce biais le contrôle de toute l'Allemagne du nord. En novembre 1632, les forces suédoises réduisaient à néant les forces de la Ligue Catholique. Mais cette victoire fut à double tranchant : Gustave Adolphe, le roi suédois, dirigeant éclairé et chef des armées, y laissa la vie. Ses troupes furent alors complètement désemparées. En août 1634, elles perdirent la bataille de Nordlingen. Dans ces circonstances, la France, bien que soutenue par la Hollande, Mantoue, la Savoie et Venise n'eut guère d'autre choix que de déclarer la guerre à l'Autriche. Après avoir résisté à la menace d'invasion, l'armée française se renforça et les combats affectèrent davantage les territoires ennemis. En mai 1643, elle battit les Espagnols à la bataille de Rocroi. En 1648, la débâcle de l'Autriche et de ses alliés mit fin à la guerre.

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La bataille de la Montagne Blanche 

8 novembre 1620

La guerre contre les Tchèques dura près de trois ans sans trouver de vainqueur. Les Tchèques sont supérieurs en qualité mais ne disposent pas de forces suffisantes pour prendre Vienne ; le duc de Bavière veut alors profiter de son avantage numérique pour marcher sur Prague, suivi dans cette décision par le commandant Buquoy. Les forces tchèques, dirigées par Christian d'Anhalt, s'installent sur une position favorable : un château entouré de murs et d'une réserve de chasse sur la droite, un ravin abrupt sur la gauche et une rivière traversée d'un pont unique droit devant, au beau milieu d'une plaine marécageuse. Tilly ordonne aux Bavarois de traverser le pont et de se déployer sur l'autre rive. La ligue catholique aligne 28 000 soldats contre 21 000 Tchèques. Deux heures de combat sanglant plus tard, l'Empire est victorieux. De nombreux Autrichiens, Hongrois et Hollandais étaient aux côtés des Tchèques dans cette bataille, alors que les catholiques pouvaient compter sur des Allemands, des Espagnols, des Italiens, des Wallons et des Polonais.

 

La bataille de Leipzig (Breitenfeld)

17 septembre 1631

Il faut attendre quinze mois après le débarquement de Gustave Adolphe en Poméranie pour qu'une bataille décisive ait lieu. L'armée suédoise, avec ses alliés saxons, dénombre 39 000 soldats et 75 canons tandis que les forces de l'Empereur et de la Ligue alignent 36 000 soldats et 26 canons. Tilly compte contrebalancer l'infériorité numérique de ses troupes par leur plus grande expérience ; en effet, Gustave Adolphe vient tout juste de recruter 16 000 soldats saxons peu aguerris. Tilly sort de Leipzig et positionne ses troupes sur une éminence dans la plaine à droite du village de Breitenfeld, à 2 km de la Loberbach. L'armée suédoise franchit la rivière et attaque, mais Tilly néglige l'avance ennemie et attend. La bataille enragée voit finalement la défaite des forces impériales. Sérieusement blessé, Tilly échappe de peu à la mort et fait retraite vers Halle. Une partie de son infanterie faite prisonnière vient grossir l'armée suédoise, qui termine la bataille plus puissante qu'elle ne l'était au départ !

 

La bataille de Lützen

16 novembre 1632

L'armée de Wallenstein envahit la Saxe et prend Leipzig d'assaut. Pour le déloger de cette place forte, Gustave Adolphe conduit ses troupes à travers l'Allemagne du sud. L'arrivée de Pappenheim renforce encore l'armée de Wallenstein. Gustave Adolphe se place sur une position avantageuse, sur la Saale au nord de Naumburg ; Wallenstein, malgré sa supériorité numérique, n'ose pas l'attaquer. Les deux armées s'observent pendant plusieurs jours, souffrant terriblement du froid de novembre. Finalement, Wallenstein décide de prendre ses quartiers d'hiver. Apprenant cela, Gustave Adolphe donne l'ordre d'attaquer, espérant anéantir ses adversaires avant qu'ils ne se regroupent. Wallenstein ordonne ŕ ses troupes mobiles de retarder les Suédois pendant qu'il organise sa défense près de Lutzen : la ville est entourée de plaines inondables infranchissables et est considérée comme imprenable. Gustave Adolphe aligne 16 300 soldats dont 5 100 cavaliers et 60 canons. Wallenstein, quant ŕ lui, lui oppose 12 000 soldats dont 4 000 cavaliers et 21 canons. L'avantage numérique et qualitatif des forces suédoises leur accorde la victoire.

 

La bataille de Nordlingen

27 août 1634

Après l'assassinat de Wallenstein en 1634, l'armée du roi Ferdinand, sous le commandement du général Hallas, prend le contrôle de Donauworth et assiège la ville de Nordlingen. Les Suédois ne peuvent pas laisser une ville protestante si importante aux mains des catholiques. Ils attendent donc des renforts dans un camp près de Bopfingen (à 10 km au nord de Nordlingen) puis décident d'approcher l'ennemi en prenant position sur la route entre Ulm et Nordlingen. Cette manœuvre doit leur permettre de couper les lignes de ravitaillement impériales tout en préservant les leurs. Mais, alors que l'armée suédoise traverse une gorge étroite et une forêt, les forces impériales prennent une des positions convoitées : l'éminence d'Albuch. La bataille dure jusqu'à tard dans la nuit. Au petit matin, Horn fait de son mieux pour prendre Albuch d'assaut mais le moral des troupes suédoises s'effondre face à l'écrasante supériorité numérique de leur ennemi. Le maréchal Horn, certain de ne pas pouvoir prendre l'éminence, décide de battre en retraite tandis que sa cavalerie le couvre. Cependant, les impériaux reprennent l'offensive et l'armée protestante est réduite à néant, l'infanterie exterminée et Horn fait prisonnier.

 

La bataille de Wittstock

4 octobre 1636

En été 1636, après un long siège, les troupes impériales et saxonnes parviennent enfin à prendre Magdebourg. L'armée suédoise, menée par Banner, se positionne au nord de la ville, près de Werben, mais est trop faible pour aider la garnison de Magdebourg. Les deux armées se rapprochent, d'autant que Banner a l'intention d'envahir la Saxe et les Impériaux de le repousser coûte que coûte. La bataille éclate près de Wittstock, dans le comté de Prignitz : ce fut l'un des plus extraordinaires affrontements de toute l'histoire militaire. Banner, avec une armée de 16 000 hommes, est surclassé par les 22 000 hommes que compte l'armée ennemie. Sachant l'ennemi inattaquable de front, il contourne les impériaux des deux côtés. La bataille fait rage jusqu'au crépuscule et voit la victoire de Banner sur une armée pourtant supérieure en nombre.

 

La guerre du Nord (1700-1721)

La Russie avait besoin d'une ouverture sur la mer Baltique, mais les Suédois lui bloquaient la route. Sans cet accès à la mer, les Russes ne pouvaient se développer et tout le commerce avec l'Europe occidentale devenait impossible. En 1700, le tsar Pierre Ier, fit un séjour à Riga au cours duquel il estima avoir été mal accueilli. A son retour, il déclara la guerre à la Suède. Les Russes s'efforcèrent de reconquérir les territoires de la Karélie et d'Ingrie. La Saxe, le Danemark et la Pologne, ayant également de grandes ambitions territoriales, soutenaient la Russie. En août 1700, une armée russe de 40 000 soldats, menée par Pierre Ier, assiégea la forteresse de Narva. Charles XII de Suède passa à l'offensive et écrasa l'armée russe. La leçon porta ses fruits et Pierre Ier entreprit de réorganiser son armée sur le modèle européen. En 1701, les Suédois envahirent la Pologne, proclamèrent Stanislas Leszczinnsky roi et firent de ce pays leur nouvel allié. Mais à cette époque, la nouvelle armée russe était déjà opérationnelle, et en 1704 elle prit d'assaut la forteresse de Narva, un des points stratégiques des terres baltiques. Au cours de l'été 1708, Charles XII, convaincu de la faiblesse de l'armée russe, marcha sur la ville de Moscou, avec une armée de 60 000 hommes sous ses ordres. Mais en septembre de cette même année, les forces russes s'emparèrent de Lesnaya, alors que la campagne vers Moscou s'avérait un échec. Alors en quête de ravitaillement, l'armée suédoise envahit l'Ukraine et y trouva un allié en la personne de Hetman Mazepa. Mais les Suédois échouèrent de nouveau et furent dépassés par les Russes qui s'emparèrent de la ville de Baturin ainsi que de ses réserves de nourriture. Au printemps 1709, Charles XII assiégea Poltava et la grande bataille éclata. La supériorité des Russes (45 000 contre 22 000) leur permit de résister aux assauts suédois. Cette bataille fut un tournant décisif dans cette guerre qui prit fin avec le triomphe des Russes en 1721. La Russie renforça ainsi sa mainmise sur les côtes de la mer Baltique.

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La prise de Narva

1704

Une fois Derpt tombée, Narva est la suivante sur la liste et Sheremetyev positionne donc son armée sur la voie d'accès. Une garnison suédoise de 2 000 soldats commandée par Horn tient Narva. Un escadron de 12 000 cavaliers dirigé par Schlippenbach, retranché ŕ Riga, tente de mener des attaques sur l'arrière-garde de l'armée russe mais est bientôt annihilé par le général Rene. Le 13 août, après un orage cataclysmique, les Russes investissent la ville. Au plus fort des combats, les Suédois lancent une charge meurtrière pour les deux camps. La défense vaillante des Suédois fait de la prise de Narva une victoire chèrement payée.

 

La bataille de Poltava

27 juin 1709

Les 25 000 hommes de l'armée suédoise de Charles XII envahit l'Ukraine. Bien qu'au départ pro-russe, le Hetman Mazepa rejoint vite les Suédois. Le Tsar Pierre Ier décide alors de les déloger de leurs territoires conquis pour lever la menace qui pèse sur le reste du territoire russe. Son armée est forte de 40 000 hommes, mais bien inférieure en qualité aux forces suédoises, certainement les meilleurs en termes de discipline, d'expérience et de moral ŕ cette époque en Europe occidentale. La bataille a lieu près de Poltava. Les forces suédoises attaquent mais ne réussissent pas ŕ percer. La cavalerie russe contre-attaque alors par une manœuvre de contournement. Même si les opérations militaires durèrent jusqu'en 1721, la brillante victoire russe fut un tournant décisif du conflit.

 

La bataille de Gangut

27 juillet 1714

En ces jours de juillet 1714, les forces russes marchent au sud de la Finlande, s'emparant de toutes les villes sur leur passage. Les Suédois sentent planer la menace : les Russes veulent atteindre le golfe de Botnie. Pour cela, 15 000 soldats s'embarquent sur 99 galères et attaquent la forteresse d'Abo (Turku). Les Suédois tentent de les contenir et envoient un escadron commandé par le contre-amiral Niels Ehrenscheld (10 bâtiments : le navire amiral, la frégate Éléphant, les navires Flundra, Mortan, Simpan, les galčres Ern, Trana, Grippen, Laksen, Gedeen et Valfisch, avec un total de 941 hommes d'équipage). Ces bâtiments avaient pour ordre de tenir la position, pensant que le Tsar amenait ses navires par voie de terre. Pierre Ier profita de ce répit pour attaquer. Les navires suédois, incapables de manœuvrer, furent tous abordés et capturés.

 

La guerre de succession d'Espagne (1701-1714)

C'est la lutte pour la répartition de l'héritage européen et américain de l'Espagne, qui est à l'origine de ce conflit. Le roi de France, Louis XIV, intronisa son petit-fils, Philippe Bourbon, roi d'Espagne pour annexer les possessions espagnoles à la France. Les autres prétendants, les Habsbourg d'Autriche, s'y opposèrent vivement. Ces derniers étaient soutenus par l'Angleterre, qui désirait également récupérer les colonies espagnoles, la Hollande, le Portugal et la Savoie. Bien que son armée fût supérieure en nombre, la France commença très mal le conflit : ses troupes furent écrasées à Höchstädt, et, en 1706, à Turin et Rumilies. La balle était désormais dans le camp ennemi et l'armée de Louis XIV jouait sur la défensive. Elle réussit toutefois à remporter la bataille de Malpaquet contre les Anglais et les Autrichiens, mais l'issue de la guerre ne fut pas en sa faveur. En 1714, à Rastatt, la France signa un traité où elle renonçait à tous les territoires espagnols.

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La bataille de Höchstädt (Gohsted)

13 août 1704

La supériorité de l'armée du roi Louis XIV est telle au début de la guerre de succession d'Espagne qu'il peut envisager sereinement d'anéantir ses adversaires un à un. Une alliance avec l'Électeur bavarois lui offre même l'opportunité de conduire l'armée à travers l'Italie et l'Allemagne pour assiéger Vienne. Mais ses adversaires, grâce à d'habiles manœuvres, réussissent à prendre l'avantage : Marlborough conduit les troupes anglaises et hollandaises vers le Danube. Quand les troupes françaises et bavaroises s'installent sur une position inattaquable près d'Augsbourg, les Anglais n'ont plus qu'à ravager les comtés bavarois, forçant l'Électeur à se rendre. Mais celui-ci ne l'entend pas ainsi et espère que l'armée anglaise sera rappelée. Pour éviter cela, le duc de Marlborough décide d'assiéger Ingolstadt. Comme les forces françaises et bavaroises résistent, le prince Eugène (chef des forces autrichiennes) et le duc décident d'attaquer les positions de l'ennemi avant qu'elles ne soient sécurisées. Prenant de court leur adversaire, les troupes anglaises et autrichiennes réussissent à remporter la victoire (à 48 000 contre 47 000 Français et Bavarois ; le corps de Ludwig Baden avait pour ordre d'assiéger Ingolstadt). Marlborough réussit à percer les défenses ennemies au centre, les menaçant d'un encerclement. La garnison de Blindheim se rend alors. L'armée française était commandée par les maréchaux Tallard et Marsin alors que Maximilien Emmanuel commandait les Bavarois. Les forces anglaises étaient commandées par le duc de Marlborough (centre et flanc gauche) et l'armée impériale par Eugène de Savoie (flanc droit).

 

La bataille de Malpaquet

11 septembre 1709

Malpaquet est la dernière grande bataille de la Guerre de succession d'Espagne. Depuis la perte de Lille, la France est exsangue, ŕ un point tel que Louis XIV est sur le point de renoncer ŕ son objectif (la monarchie espagnole comme héritage pour son petit-fils) et même ŕ l'Alsace. Néanmoins, ŕ la demande de ses alliés et pour son honneur, il décide de ne pas baisser les bras. L'objectif de son armée est de tenir sa position, de défendre ŕ tout prix. Le maréchal Villars, commandant de l'armée française, prend position dans le village de Malpaquet, tellement proche de la ville de Mons assiégée par les Anglais et les Autrichiens que ceux-ci doivent attaquer Villars pour pouvoir continuer le siège. La position est rapidement fortifiée. L'armée française présente 95 000 soldats contre 110 000 Anglais et Autrichiens. Une puissante colonne anglo-autrichienne s'avance dans les plaines du nord-ouest, se perd et ne retrouve son chemin qu'à la fin de la bataille. Une partie des forces du prince d'Orange, au sud, attaquent les fortifications françaises. La bataille provoqua 32 000 pertes du côté allié et 12 000 du côté français. Les troupes de Villars se regroupèrent ŕ 1,5 km du champ de bataille. Globalement, même si elles ne purent empêcher la chute de Mons, elles sortirent victorieuses de la bataille.

 

La guerre de sept ans (1756-1721)

 

La Guerre de Sept Ans fut provoquée par le roi de Prusse Frédéric II qui voulait étendre son royaume. En 1756 et 1757, l'armée prussienne mena une campagne victorieuse contre ses ennemis, les Autrichiens et les Français. En 1756, Frédéric II occupait la Saxe et une partie de la Bohème du nord. Il remporta une victoire près de Prague, puis lors de la bataille de Leuthen en 1757 où son armée anéantit les forces autrichiennes pourtant supérieures en nombre. Cependant, la Russie, soutenue par ses alliés autrichiens et français parvint en Prusse de l'est, et reconquit tous les territoires dont s'était emparé Frédéric II lors de la campagne de 1756-1757. L'armée russe infligea une cuisante défaite aux Prussiens à la bataille de Zorndorf (aujourd'hui Sarbino, Pologne) et à celle de Kunersdorf. Seule la mort de la tsarine Elizabeth sauva la Prusse de la défaite totale puisque, non seulement la Russie rompit son alliance avec l'Autriche, mais elle décida aussi de soutenir son ancien ennemi. Ainsi, la Prusse réussit à maintenir l'intégrité de son territoire, en abandonnant ses rêves de conquêtes.

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La bataille de Leuthen

5 décembre 1757

Les forces autrichiennes, ŕ cause d'une stratégie inadaptée, ont été incapables d'exploiter leur avantage numérique (60 000 soldats contre 40 000 Prussiens). En effet, au lieu d'attaquer, elles préfèrent prendre leurs quartiers d'hiver et ne se décident ŕ prendre une position défensive qu'à l'approche de l'ennemi, comme si elles pensaient qu'il n'allait pas attaquer. Les troupes de Frédéric réussissent ŕ déborder sur le flanc l'armée autrichienne sans être vues. Les Prussiens attaquent alors et écrasent le flanc gauche de l'armée ennemie avant même que le droit n'arrive sur le champ de bataille.

 

La bataille de Kunersdorf 

12 août 1759

La bataille de Kunersdorf (bourgade de la province de Brandebourg) eut lieu ŕ un moment critique pour la Prusse, pendant l'avancée des Russes sur Berlin. Ces derniers s'approchent des portes de Francfort sur la rive droite de l'Oder. Frédéric les contourne par le sud, traverse le fleuve et lance une attaque depuis le sud-est. Malgré l'efficacité de l'attaque, l'armée russe parvient ŕ utiliser les lacs et les rivières ŕ son avantage pour bloquer les charges des 13 000 cavaliers prussiens. L'armée russe sous le commandement de P.S. Saltykov repousse tous les assauts de l'infanterie prussienne et ceux de la cavalerie de Seydlitz puis lance une contre-attaque qui submerge vite les détachements prussiens. La cavalerie menée par P.A. Rumiantev montre alors sa valeur. L'issue de la bataille est désastreuse pour les Prussiens : Frédéric, ayant échappé de peu à la captivité, était sur le point de se suicider. En 1760, les Russes entrent dans Berlin.

 

La guerre de Succession d'Autriche(1740-1748)

 

 

A la mort de l'empereur Charles IV de Habsbourgs, les possessions  autrichiennes furent léguées à sa fille Maria Theresa, car il n'y avait aucun héritier masculin direct. Les Prussiens s'y sont opposés et en refusant de reconnaître les droits de Maria Theresa. En 1740, la Prusse capture la Silésie, une province autrichienne.. Le Roi prussien Frederick II a reçu l'appui de la Bavière et de la France. L'Angleterre a participé du côté de l'Autriche. Après qu'un accord ait été signé entre l'Autriche et la Russie en 1746, les positions de la coalition anti-Prussienne ont été considérablement renforcées, et ont remporté la guerre de justesse. Maria Theresa a gardé la couronne, bien que la Silésie soit restée dans les mains de Frederick.

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La bataille de Hohenfriedberg

À l'heure de cette bataille, le roi prussien possédait autant de force que l'armée alliée d'Austro Saxon sous le commandement de Charles de Lotharingia, c.-à-d. environ 60.000 soldats. Frederick a supposé que les Autrichiens essayeraient d'envahir la Silésie en premier ressort, ce qui signifierait qu'il pourrait tirer profit des montagnes de frontalières. Au lieu de bloquer certains passages de montagne, il a décidé de les laisser ouverts et d'engager l'ennemi en Silésie. Le roi a organisé les patrouilles strictes de montagne. Ses troupes ont été placées d'une manière qui leur permettrait de se concentrer dans une période courte vers n'importe quel passage duquel l'armée alliée d'Austro Saxon émergerait. Les Autrichiens ont à leur tour essayé de prendre le Prussiens par surprise en marchant par nuit. Cette tentative ne fut pas réussie. À 8 heures du matin ils ont commencé l'offensive. Frederick savait déjà qu'ils approchaient et a donc rassemblé ses forces pour prendre aux Autrichiens l'aback. Cette tactique était un plein succès, et à 9 heures du matin, le combat a été pratiquement terminé. L'ennemi a battu en retraite par les montagnes. Après avoir perdu 4800 hommes, Frederick a imposé de grandes pertes à l'armée d'Austro-Saxon, qui a perdu 14.000 à 16.000 hommes. Après cette victoire, Frederick a été considéré comme un grand commandant. Hohenfriedberg a assuré sa renommée pour toujours.

 

La guerre civile anglaise

 

Après l'exécution de Charles I, roi d'Angleterre, beaucoup ont compris qu'elle était témoin du commencement d'une nouvelle ère qui changerait rigoureusement les perspectives anglaises et qui diviserait le pays en deux camps, de celui des royalistes et de celui des adhérents du Parlement. La noblesse préparaient un coup pour venger la mort de leur roi.  Bientôt ils rencontreraient leurs ennemis et croiseraient leurs lames pour faire couler le sang des derniers rebelles. Leur ennemi, l'armée parlementaire, n'était pas composée des soldats professionnels. Celle-ci est formée d'aubergistes, de quelques fantassins, une cohue . Les résultats de la guerre semblaient prédéterminés. Les troupes parlementaires ont été dirigées par Oliver Cromwell, qui est parvenu à créer une nouvelle armée. Non seulement il a rassemblé une grande armée, mais il a également créé un bloc contre lequel, même le vieux système militaire anglais se casserait, et qui serait capable de conquérir d'autres nations et de briser tout ennemi.

Le gouvernement selon la règle de Tudor avait adhéré à une politique favorisant le développement du capitalisme. Cependant, un certain nombre d'erreurs faites par Charles ont eu comme conséquence la chute inévitable des coutumes soutenues par ses prédécesseurs dans les batailles sanglantes de la guerre civile.

Le soulèvement en Ecosse en 1637 et 1638 et la guerre suivante, pendant laquelle la noblesse écossaise et la bourgeoisies se battaient pour leur indépendance, s'est avéré être une progression vers une autre guerre fratricide. La situation s'est encore bien plus aggravée par l'insurrection nationale en Irlande qui a commencé en octobre, 1641.

Le 22 août, 1642, à Nottingham, la guerre avait été déclarée au Parlement sous le prétexte de supprimer la "rébellion de l'Earl d'Essex", qui était aux commandes de l'armée parlementaire. Dans cette guerre, le Parlement a eu l'intention de protéger les gains de la révolution contre les tentatives du roi et de ses défenseurs de reconstituer l'ordre social et politique déjà désuet au pays.

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Marston Moor

Au printemps de 1644 sur le territoire des shires nordiques et orientaux, une rupture a été réalisée en faveur du Parlement. Les forces de Cromwell de la prétendue association orientale ont coopéré avec l'armée de seigneur Fairfax's et avec les écossais pour atteindre un certain succès, gagnant un grand territoire royaliste. Les troupes sous le commandement de Fairfax ont assiégé la ville d'York. Le roi a été forcé de suspendre des opérations de combat dans l'ouest et de détacher une armée sous Rupert vers nord, visant à unir ses troupes près de Newcastle et en y opérant là, soulageant York. Les troupes parlementaires et écossaises concentrées à l'ouest d'York à Marston Moor comptent environ 20.000 hommes d'infanterie commandé par Crafford, Baile et Leven, et 7.000 cavaliers sous Fairfax, Cromwell et Leslie. L'armée de royalistes à Newcastle a également 7.000 cavaliers, mais seulement 11.000 hommes d'infanterie, la moitié de l'armée pour le Parlement. La bataille finit par la destruction des forces royales. Les royalistes ont perdu 6.000 hommes, et 1.500 ont été fait prisonniers. L'armée du Parlement a perdu 1.500 hommes. En raison de la victoire de Marston Moor, le nord entier de l'Angleterre était maintenant sous le commandement du Parlement. Le roi avait perdu une partie substantielle de ses forces. La victoire a inspiré des personnes à continuer le combat contre le roi et ses successeurs.

 

Dunbar

Les royalistes en Ecosse rassemblaient leurs troupes et les préparaient pour la campagne contre Londres, prévoyant de reconstituer la loi féodale. L'armée écossaise commandée par Leslie compte 18.000 hommes d'infanterie et 8.000 cavaliers. Il y avait beaucoup de recrues dans ses rangs.

Le 26 mai 1650, Cromwell a été nommé commandant en chef de l'armée affectée à la campagne en Ecosse. Il a été aidé par le Général Fleetwood, qui a commandé l'infanterie, et le commandant Lambert pour cavalerie. L'armée était composée des vétérans et comptait 10.500 hommes d'infanterie et 5.500 cavaliers. Le 22 juillet, 1650, l'armée de Cromwell a franchi la frontière écossaise et se dirigeait vers Edimbourg. Leslie a refusé de combattre, essayant d'épuiser l'ennemi. Le climat et le manque d'approvisionnement ont favorisé la propagation de la maladie parmi les troupes anglaises. Le moral de l'armée diminuait. Cromwell a essayé de leurrer l'ennemi dans le territoire ouvert où il pourrait effectuer des attaques de flanc avec la cavalerie, mais Leslie s'est moqué de toutes les tentatives de déborder les troupes écossaises. Quelques officiers ont suggéré à Cromwell de retirer ses troupes et mettre un terme à la campagne. Cependant, le commandant a espéré arriver à ses fins.

Septembre vers 3, 4 heure du matin. Quand le vent a dégagé le brouillard et que la lune a brillé au-dessus du flanc gauche de l'infanterie et de la cavalerie de Cromwell, son armée a attaqué l'ennemi. Cependant une telle action blessante de la part de l'armée anglaise était tout à fait une surprise pour elle, les troupes écossaises sont parvenues à former une ligne forte et à repousser la première attaque. Cromwell a ordonné à l'artillerie de faire feu sur l'aile gauche de la formation de combat ennemie, et à la cavalerie de son flanc droit de se précipiter sur l'ennemi. La formation de combat écossaise a été brisée et n'offraient plus aucune résistance organisée. À 5:30 heure du matin. Les troupes de Leslie ont finalement battu en retraite sous la panique.

 

La Guerre Russo-Turque(1787-1792)

 

La seconde partie de la guerre Russo-Turque commençait en raison du mécontentement des Turcs en ce qui concerne les gains russes, qui étaient le résultat de la "première" guerre Russo-Turque de 1768 - 1774. Pendant la première guerre, les Russes avaient pris Moldavia, Valakhia et la Crimée, et avaient découpé le détroit de Dardanella. L'armée turque a dû regagner ses terres et préparer une tête de pont pour l'invasion de l'Europe. Les Autrichiens étaient alliés à la Russie pendant cette guerre. Les Turcs ont su que la Russie n'était pas préparée pour cette guerre. En automne 1787, des navires turcs approchaient de Kynburn, une forteresse à l'embouchure du fleuve de Dnieper, ils y ont commencé le siège. Les petits bateaux de la flotte russe et n'ont pas su gêner les forces turques. Les troupes russes étaient sous la commande de A. V. Suvorov, qui est parvenu à organiser efficacement la défense de la forteresse et à repousser les attaques turques, les faisant battre en retraite. Au cours de cette guerre, la Russie et l'Autriche alliées ont gagné un certain nombre de victoires. En 1789, Potjemkin a assailli Ochakov avec succès . Ushakov a battu la flotte turque à l'île de Feedonisi et en 1789, les Turcs ont été défaits à Fokshany et Rimnik, et en 1790 Suvorov a pris Ismail. La guerre a fini le 22 décembre, 1791, avec la trêve de Yassen, par laquelle les Turcs ont identifié les accomplissements russes.

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La bataille de Rymnik

On s'est attendu à ce que la bataille de Rimnik l'un des événements principaux de la guerre ait lieu dans la région d'Izmail. Les Turcs ont déplacé leurs grandes forces dans cette région. Le commandant en chef Potyomkin y a concentré les forces de l'armée russe. Et c'est ce que les Turcs attendaient. Leur armée de 100.000 hommes commandée par Yusuf Pasha (Yusuf signifie brillant) se préparaient à défaire les Autrichiens pour pouvoir se rabattre sur les Russes par après. Les forces autrichiennes ont étaient commandées par le prince Cobourg. Les Turcs allaient avancer 100.000 hommes contre les 18.000 du prince qui se dépêcha d'expédier un courrier au Général Suvorov lui demandant de l'aide. Une division russe de 7.000 à 8.000 soldats a été envoyée par le général pour aider l'allié.

Les pertes turques se sont élevées à 10.000 tués. Les alliés ont perdu un total de 1.000 hommes seulement. Dans les quelques jours qui suivaient, Yusuf Pasha a perdu le reste de son armée. Il ne comptait maintenant plus que seulement 15.000 hommes.
 

La guerre d'indépendance de Hollande(1567-1609)

 

Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, la Hollande était un itinéraire du commerce décalé de l'Europe centrale à la côte de l'Océan Atlantique. C'était un résultat des grandes découvertes géographiques de ce temps. Dans la situation donnée, les Hollandais semblaient avoir des conditions favorables pour commerce et l'industrie. Mais les impôts estropiant imposés par le roi espagnol ont rigoureusement entravé le développement économique de la Hollande. Les bénéfices espagnols reçus des Hollandais étaient quatre fois plus grands que ceux qu'ils ont tiré de leurs grandes colonies d'outre-mer. À ce moment-là, l'Espagne conduisait des opérations militaires actives contre l'Angleterre, la concurrençant pour la prédominance maritime et coloniale. Le roi a aidé les catholiques français qui combattaient les Huguenots. Il y avait aussi des relations tendues avec l'Allemagne. La guerre entre l'Espagne et la Turquie compliquaient encore la situation en Europe. A cause de cela, la flotte espagnole était tenue éloignée des Hollandais et de la guerre. Afin de préserver les Pays-Bas comme partie de l'empire, l'Espagne a soutenu l'église catholique et les seigneurs féodaux locaux. Mais les Néerlandais continuaient à lutter pour leur indépendance et la dispersion des forces espagnoles a eu comme conséquence, le commencement du bouleversement de la situation en Hollande.

Les commandants de la révolution hollandaise, William Orange et plus tard son fils Maurice Orange a loué des mercenaires qui seraient normalement dissouts à la fin de la campagne. Cependant, vers la fin de la guerre Maurice Oorange a créé une armée régulière qui a tout à fait défait les mercenaires du roi espagnol. C'est seulement à ce moment que les Hollandais ont gagné leur indépendance et ont pu à l'avenir considérablement influencer le développement économique et politique de la civilisation occidentale. Avec l'amélioration des armes à feu, un changement de la tactique de bataille pour certaines unités d'armée est venu . La nouvelle tactique a exigé de nouvelles formes d'organisation d'infanterie et de cavalerie. Aux étapes postérieures de la guerre pour l'indépendance, les Hollandais ont réussi a créer les meilleures armées et flottes régulières en Europe.

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La bataille de Newport

Dans la campagne de 1600, Maurice transféra ses opérations militaires vers la Flandre en déployant son armée de 15.000 hommes dans un fort philippin le 21 juin. Puis, accompagné de la flotte, ils ont suivi le littoral et ont assiégé Newport. L'espagnol Archduke Albert a avancé son armée d'Anvers pour aider le garnison de Newport. Son armée comportait 10.000 hommes d'infanterie et 1.500 unités de cavalerie.

Le 2 juillet, 1600, ayant pris connaissance de l'approche espagnole, Maurice a soulevé le siège de Newport et s'est dirigé vers l'ennemi. À 11 heures du matin, la cavalerie espagnole s'est arrêtée à 5 kilomètres du compartiment de Newport, attendant l'infanterie et l'artillerie assez lente en mouvement . Maurice a utilisé la perte de temps espagnole pour finir de déployer son armée. La bataille a été lancée par les arquebusiers à la tête de l'avant-garde. Les espagnols ont été défaits, perdant 4.000 soldats, avec 1.000 blessés. Les pertes hollandaises ont atteint 2.500 hommes.

 

La bataille de Mook  

Les opérations militaires hollandaises se sont développées avec succès en mer, où la marine a par deux fois défait la flotte espagnole. Sur terre, cependant, le siège espagnol de Leyde a continué. Le but principal de la campagne de 1574 décrit par le prince William d'Orange était de soulager Leyde. Son frère Louis de Nassau, ayant recruté des mercenaires en Allemagne, devait avancer à Maastricht, et en cas de défaillance, devait rejoindre les troupes de William. Ayant entendu parler des plans de William, l'Espagnol a décidé d'empêcher les troupes du Louis d'entrer dans le brabant, et d'unir ses troupes à celles de William, qui a concentré 6.000 hommes d'infanterie sur l'île de Bommel. Pour atteindre ce but, 8.000 cavaliers et un nombre approprié de soldats ont été loués en Allemagne. La commande a été commissionnée à Sancho de Avila. En février 1574, dans une tempête de neige, une armée mercenaire dirigée par Louis a passé le Rhin et s'est dirigée vers Maastricht. Sur le chemin vers le fleuve de la Meuse, plus de mille mercenaires ont abandonné. La situation a été encore aggravée par l'impossibilité de traverser la Meuse dû à la dérive de glace.

En raison de la bataille, les Néerlandais ont perdu une partie considérable de leurs forces et de la possibilité d'effectuer toutes les opérations militaires intensives. Pourtant Avila ne pouvait pas se servir du grand succès tactique de son armée espagnole due à une révolte. Le gouvernement devait le salaire de trois ans à des mercenaires, mais il ne restait aucun signe d'argent.