L'affaire Sacco et Vanzetti : les martyrs de l'anarchie



    Immigrés italiens aux Etats-Unis, Sacco et Vanzetti étaient des militants anarchistes.  Leurs convictions politiques en ont-elles fait des meurtriers ?

Origines



    Nicolas Sacco naquit le 22 avril 1891 dans le sud de l'Italie.
Il s'embarqua pour les Etats-Unis en avril 1908, à l'âge de 17 ans.  Rapidement, il y trouva du travail et suivit des cours complémentaires afin de devenir cordonnier.
En 1912, il se maria et, un an plus tard, un fils naquit.
Les cours suivis par Sacco lui permirent d'obtenir un bon salaire.
En 1913, Sacco, qui avait milité pour la république en Italie, se radicalisa et devint anarchiste.  Il se mit à distribuer des tracs anarchistes et à organiser des grèves dans les usines de la région de Stoughton.  Il devint également très en vue à Boston.
Sacco



    Bartolomeo Vanzetti naquit également en Italie, dans la région de Turin, le 11 juin 1888.
Placé en formation chez un pâtissier, il se montra dur à la tâche, travaillant jusqu'à 90 heures par semaine. 
Fervent catholique, il immigra aux Etats-Unis en 1908.
Là, il travailla comme manoeuvre et ouvrier itinérant sur des chantiers.
Vers 1913, insatisfait de la condition ouvrière, il se tourna aussi vers l'anarchisme.
En 1916, Vanzetti vivait toujours dans la région de Plymouth où il était devenu marchand de poissons.
Vanzetti



    Auparavant, le 6 avril 1917, les Etats-Unis s'étaient engagés dans le premier conflit mondial. 
Récemment devenu citoyen américain, Vanzetti refusa la mobilisation et trouva refuge au Mexique.  Il y rencontra Sacco qui avait, lui aussi, refusé l'incorporation.
Toutefois, Sacco, toujours Italien, apprit qu'il n'était pas mobilisable.  Il retourna donc aux Etats-Unis sous le nom de sa mère, Mosmacotelli, et ne reprit son patronyme qu'après la guerre.
Vanzetti rentra également aux Etats-Unis à la fin de la guerre.

Hold-up



    Le 24 décembre 1919, à Bridgewater, une camionnette transportant les salaires des ouvriers d'une usine de chaussures fut attaquée par deux gangsters qui se déplaçaient à bord d'une voiture noire.  Un échange de coups de feu survint mais le chauffeur de la fourgonnette parvint à se dégager et à prendre la fuite.  Pour leur part, les gangsters se fondirent dans la nature.
L'enquête se dirigea vers des immigrés radicaux en manque d'argent pour organiser une révolution.  Toutefois, les recherches n'aboutirent pas.

    L'affaire "Sacco et Vanzetti" débuta véritablement le 15 avril 1920 à South Braintree, non loin de Boston.
Frederick Parmenter, le comptable de la société Slater and Morrill, et son garde du corps Alessandro Berardelli transportaient pédestrement deux caisses contenant 16 000 dollars, soit la paie des 500 ouvriers de la société.
Vers 15 heures, alors qu'ils déambulaient sur Pearl Street, se trouvant à moins de 50 mètres de l'usine, ils furent accostés par deux individus de petite taille et basanés.
L'un des hommes tira trois fois sur Berardelli qui s'écroula.  Parmenter prit la fuite mais fut atteint d'une balle dans le dos. 
L'un des braqueurs s'empara de l'argent transporté tandis que son complice tira à deux reprises en direction d'un témoin, sans l'atteindre.  Immédiatement après, une grosse voiture sombre apparut, dans laquelle s'engouffrèrent les tireurs.
A 15h07, la voiture fut bloquée à un passage à niveau mais, menacé d'une arme, le préposé aux barrières n'eut d'autre choix que d'ouvrir la voie à la voiture.  Les gangsters tirèrent plusieurs fois en direction de badauds mais sans les atteindre.  Un témoin déclara à ce sujet avoir nettement aperçu un des gangsters, il s'agissait d'un homme aux cheveux bruns et ondulés.  D'autres témoins parlèrent d'individus au teint basané.  Il était alors 15h07.
A 15h30, les occupants du véhicule demandèrent à une passante la direction de Providence.
A 16h15, le véhicule, une Buick 1920 volée, fut aperçu une dernière fois à West Bridgewater, à une quinzaine de kilomètres du lieu du hold-up.

Arrestation



    Berardelli, l'une des deux victimes du hold-up de South Braintree, mourut sur le lieu des faits.  L'autre victime, Parmenter, décéda en clinique le lendemain.

    Les témoignages concernant le hold-up étaient très variés mais la plupart désignaient les auteurs comme étant basanés et vraisemblablement italiens.
Rapidement, les enquêteurs firent la liaison avec le hold-up manqué de Bridgewater.
Le 16 avril 1920, ils s'intéressèrent à un anarchiste nommé Ferrucio Coacci qui faisait l'objet d'une mesure d'expulsion.  La veille, jour du hold-up, il aurait dû se présenter au service de l'immigration mais n'avait pas été aperçu.  Coacci avait travaillé au sein d'une usine de chaussures de Bridgewater contre laquelle avait eu lieu le hold-up avorté de 1919; en 1920, il travaillait pour le compte de la société Slater and Morrill qui avait été attaquée la veille...
Les enquêteurs se rendirent au domicile de Coacci, dans un bâtiment appartenant à un autre anarchiste, Mario Boda, mais ne purent rien retenir contre Coacci.
Le lendemain, 17 avril, on découvrit la Buick des gangsters abandonnée dans un bois de West Bridgewater, à trois kilomètres du domicile de Coacci.
Le 20 avril, les enquêteurs tentèrent de reprendre contact avec Coacci mais ce dernier avait été expulsé.  Son propriétaire, Boda, avait disparu mais sa voiture fut localisée chez un garagiste local.  Ce dernier fut prié d'aviser les autorités si d'aventure quelqu'un se présentait pour reprendre possession du véhicule.
Le 5 mai 1920, le garagiste signala à la police que quatre hommes se trouvaient chez lui pour reprendre la voiture : deux d'entre eux étaient Boda et Riccardo Orciani, un ami du premier.
Très agités, les quatre hommes quittèrent les lieux rapidement sans emmener la voiture.  Boda et Orciani quittèrent les lieux en side-car mais les deux autres partirent à pied.  Ces deux derniers furent arrêtés par la police vers 22 heures; il s'agissait de Sacco et Vanzetti.  Vanzetti était porteur d'un revolver de calibre .38.  Sacco fut trouvé porteur d'un pistolet de calibre .32 chargé de neuf balles et de 23 cartouches de réserve.

    Vanzetti, interrogé, fut régulièrement pris en flagrant délit de mensonge.  Il affirma ne pas connaître Boda ni Coacci.
Sacco adopta une version similaire.
Concernant les armes, Vanzetti prétendit s'en servir pour chasser.  Sacco justifia sa présence pour sa protection personnelle et affirma de manière peu convaincante que les cartouches se trouvaient dans sa poche par hasard.
Lorqu'on vérifia leur alibi pour la journée du 15 avril, jour du hold-up de Braintree, Sacco et Vanzetti affirmèrent avoir travaillé.

    Le lendemain de l'arrestation, le 6 mai, Sacco et Vanzetti furent présentés aux témoins des braquages de Bridgewater et South Braintree.  Toutefois, cette confrontation fut effectuée dans des conditions douteuses : au lieu d'être présentés au milieu d'autres personnes, les intéressés furent montrés seuls.  Sur plusieurs dizaines de témoins, deux affirmèrent que Sacco ressemblait au bandit qui avait tiré sur Berardelli.  Un témoin de l'attaque de Bridgewater identifia Vanzetti; Sacco ne fut pas impliqué dans cette attaque, sa présence à l'usine ayant été confirmée pour la date du 24 décembre 1919.
Dans le même temps, la police arrêta Orciani, le troisième homme à s'être présenté chez le garagiste la veille.  Il apparut que le quatrième individu, Mario Boda, avait quitté le pays pour se réfugier en Italie,

    Le 11 juin 1920, Vanzetti fut inculpé de vol à main armée et de meurtre dans le cadre de l'affaire de Bridgewater.
Son procès s'ouvrit à Plymouth le 22 juin 1920 sous la direction du juge Thayer.  Le procureur Katzmann, chargé de l'accusation, insista sur les nombreux mensonges de l'accusé.  La défense fit paraître seize témoins qui affirmèrent avoir vu Vanzetti vendre du poisson sur un marché le jour du hold-up mais ils étaient tous Italiens et cela joua en défaveur de l'accusé.  Katzmann affirma que les Italiens cherchaient à aider un membre de leur communauté.
Sur les conseils de son avocat, Vanzetti ne fit pas de déclaration.  Une fois encore, ce mutisme sembla suspect aux jurés.
Un expert compara une cartouche retrouvée sur les lieux de l'attaque de Bridgewater à celles retrouvées sur la personne de Vanzetti et affirma qu'elles étaient identiques.
Le 16 août 1920, après plus de cinq heures de délibération, Vanzetti fut reconnu coupable et condamné à quinze ans de travaux forcés.

    Restait à régler l'affaire de South Braintree.  Orciani bénéficiait pour ces faits d'un alibi indiscutable.  Par contre, Sacco avait été reconnu par deux témoins.  Quant à Vanzetti, sa condamnation dans l'affaire de Bridgewater en faisait un suspect rêvé.
Le juge Thayer insista pour présider ce second procès.  Le 11 septembre 1920, Sacco et Vanzetti furent inculpés de meurtre et de vol à main armée.

    Les anarchistes italo-américains de Boston créèrent un "Comité de Défense Sacco et Vanzetti" qui réunit plus de 5 000 dollars durant le seul mois de juillet 1920.

Le procès



    Le procès de Sacco et Vanzetti pour les faits de South Braintree s'ouvrit à Dedham, Massachusetts, le 31 mai 1921 dans une ambiance électrique.
De par le monde, une vague de protestation naquit et s'amplifia, le procès paraissant joué d'avance.

    Sacco fut défendu par Fred Moore, un avocat gauchiste, qui se heurta régulièrement au juge Thayer et fut préjudiciable à son client par son attitude agressive et extrémiste.
Vanzetti fut défendu par Jeremiah McAnarney.

    Il fallut quatre semaines pour constituer le jury qui ne compta aucun Italien.

    Le procureur Katzmann fit défiler les témoins.  Malgré les conditions anormales de confrontation déjà évoquées plus haut, deux reconnurent Vanzetti.  Sept autres reconnurent Sacco mais avec des réserves.  Un témoin fut catégorique en affirmant reconnaître Sacco mais il apparut qu'il se trouvait hors de la voie publique lorsque les coups de feu avaient été tirés.  Vingt-six témoins affirmèrent que Sacco et Vanzetti ne se trouvaient pas sur le lieu du hold-up.

    Le capitaine de police Proctor fut appelé en qualité d'expert balistique et affirma que les balles mortelles de Braintree étaient "compatibles" avec celles de l'arme de Sacco mais qu'il n'y avait pas de certitude que l'arme dont question avait été utilisée sur les lieux du crime.  Les jurés furent peu sensibles aux nuances utilisées par l'expert.  Pourtant, il ne fut pas prouvé que l'arme de Sacco était l'arme du crime.  Et même dans cette hypothèse, il fut encore moins prouvé que Sacco était bien celui qui l'avait utilisée.

    La piste du butin ne put être remontée.  Les perquisitions effectuées chez Sacco et Vanzetti ainsi que l'analyse de leurs comptes en banque furent négatives.

    Le 7 juillet, Sacco fut entendu et malmené par le procureur Katzmann qui lui demanda s'il avait aimé les Etats-Unis au mois de mai 1917, lorsqu'il s'était enfui au Mexique...  Le procès prit une tournure politique.  Manquant de preuves, Katzmann joua sur le radicalisme des deux accusés.
Katzmann reprit plus ou moins les mêmes arguments lors de l'interrogatoire de Vanzetti, affirmant au passage : "Vanzetti possédait un revolver de calibre 38 chargé.  Cet homme qui avait refusé de tirer sur un être humain en temps de guerre !".

    Le 14 juillet 1920, le juge Thayer fit ses recommandations et fit part de ses inquiétudes sur l'anarchie.  En conséquence, Sacco et Vanzetti furent moins jugés pour les faits de banditisme que pour leurs convictions politiques qui effrayaient tellement les Américains.
Le jury déclara Sacco et Vanzetti coupables.

    De part le monde, on cria à l'erreur judiciaire et des comités se constituèrent afin de réclamer une révision du procès.

Exécution



    La condamnation de Sacco et Vanzetti déclencha une procédure de pourvoi en appel qui allait se prolonger durant six ans.
Dans le même temps, la cause de Sacco et Vanzetti rencontra un écho de plus en plus favorable dans le monde.  A l'étranger mais aussi aux Etats-Unis, nombreux furent ceux qui pensèrent que les anarchistes avaient été condamnés pour leurs idées politiques et non pour les meurtres dont ils avaient été accusés.
Pourtant, le 24 décembre 1921, le juge Thayer rejeta un premier pourvoi.

    Les deux accusés eurent une conduite exemplaire en prison.  Le 17 février 1923, Sacco débuta une grève de la faim qui dura cinq semaines.
Le 5 avril 1927, la Cour suprême du Massachusetts rejeta la sixième et dernière requête des condamnés.  Il devint évident alors que le procès ne serait jamais révisé.
Quatre jours plus tard, le 9 avril, Sacco et Vanzetti furent condamnés à mort.

    A l'issue du prononcé de cette condamnation à mort, les Etats-Unis subirent de fortes pressions diplomatiques.  Des personnalités comme Albert Einstein ou Thomas Mann s'élevèrent contre l'exécution.
Néanmoins, le 3 août 1927, le gouverneur Fuller, persuadé de la culpabilités des deux hommes, refusa la grâce des condamnés.

    Dans le monde entier, des manifestations se déroulèrent devant les ambassades américaines.  Par endroits, des émeutes éclatèrent.
Ce même mois, Sacco et Vanzetti furent transférés à Charleston en vue de leur exécution.
Le 10 août, une demi-heure avant l'exécution, cette dernière fut reportée au 22 du même mois.
Des milliers de personnes continuèrent à manifester dans les villes américaines ainsi que dans les capitales d'Europe...
En vain : le 23 août 1927 à minuit trente, Sacco et Vanzetti furent exécutés à l'âge de 36 et 39 ans.

Erreur judiciaire ?



    Plus d'une dizaine d'études volumineuses furent publiées sur l'affaire Sacco et Vanzetti.

    Dans l'une d'elles, "Tragedy in Dedham", Francis Russel suspecta Sacco d'avoir été impliqué dans une affaire criminelle mais jugea que le procès avait été une parodie de justice.

    L'éditeur italien anarchiste Carlo Tresca, qui avait soutenu Sacco et Vanzetti, déclara en 1943 "Sacco était coupable mais Vanzetti était innocent", sans vouloir s'expliquer davantage.

    A l'époque des faits, des enquêteurs s'intéressèrent à un certain Mike Morelli, un voleur de voitures, qui avait été aperçu au volant d'une Buick près des lieux du hold-up de Braintree.  Morelli faisait partie d'un gang de la ville de Providence et, justement, après le hold-up, les gangsters s'étaient adressés à un témoin pour demander le chemin de Providence.  La piste ne fut pas creusée outre mesure.

    Sacco et Vanzetti ne purent jamais expliquer de manière crédible pourquoi ils étaient porteurs d'armes.  Ce point laissa à penser qu'ils étaient impliqués dans une affaire judiciaire sérieuse, bien que pas nécessairement en rapport avec les attaques sanglantes pour lesquelles ils furent condamnés.  Ainsi, dans son ouvrage "The Black Flag", Brian Jackson écrivit en 1981 "Que ce soit de la fusillade de South Braintree ou non, il est clair que ces deux hommes se sentaient coupables de quelques chose".

    Frank Morelli, un chef de gang de l'époque, se serait vanté d'être à l'origine de l'attaque de Braintree.  En 1973, Vincent Teresa, un transfuge de la mafia, confirma que Morelli avait déclaré dans les années cinquante "C'est nous qui avons tué ces types pendant le vol à main armée et ce sont ces ploucs qui ont tout pris".

    Avec les progrès de la balistique on put montrer par la suite, en 1961 puis en 1983, qu'une balle mortelle avait été tirée par le pistolet de Sacco, mais aussi que l'une des douilles trouvées sur les lieux de l'agression provenait de cette même arme.  Les experts montrèrent également que certaines cartouches trouvées dans les poches Sacco provenaient du même lot (des Winchester obsolètes et dont la fabrication avait cessé de longue date) que plusieurs des munitions découvertes sur les lieux du crime.  Les partisans de l'innocence de Sacco et Vanzetti crièrent à la manipulation policière et à la substitution d'armes; toutefois, ils ne purent expliquer pourquoi la police aurait substitué les douilles de la scène du crime alors que les méthodes d'analyse de l'époque ne permettaient pas d'établir quelle arme les avait éjectées (les douilles ne furent d'ailleurs même pas évoquées durant le procès).
A la lumière de ces faits il est difficile de douter de la culpabilité de Sacco.  Les choses sont plus nuancées pour Vanzetti.
Malgré tout, les historiens et le public restent partagés sur la culpabilité réelle des anarchistes.  Cela est une conséquence de l'aspect politique de l'affaire...  Pour beaucoup de monde, il est évident que les Italiens furent condamnés, moins pour des faits de banditisme apparemment avérés, que pour leurs convictions politiques.  Leur procès laissa surtout l'image de deux victimes innocentes immolées par une Amérique raciste et peu respectueuse des droits de l'homme à l'issue d'un procès truqué.
L'aspect politique de l'affaire judiciaire n'avait pas échappé à Sacco qui déclara à l'issue de sa condamnation : « Si cette chose n'était pas arrivée, j'aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants.  J'aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté.  Ceci est notre carrière et notre triomphe.  Jamais, dans toute notre vie, nous n'aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd'hui par hasard.  Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien.  Mais qu'on nous prenne nos vies, vies d'un bon cordonnier et d'un pauvre vendeur de poissons, c'est cela qui est tout !  Ce dernier moment est le nôtre.  Cette agonie est notre triomphe. »

    En juillet 1977, Spencer Sacco, le petit-fils du condamné, reçut du gouverneur du Massachusetts une proclamation écrite de réhabilitation de Sacco et Vanzetti.  Rosina, la veuve de Sacco qui était toujours en vie, refusa d'assister à la cérémonie de réhabilitation.  De son côté, une soeur de Vanzetti écrivit d'Italie au gouverneur Dukakis pour le remercier en personne ainsi que tous ceux qui défendaient encore la cause des anarchistes.
Cette réhabilitation ne fit pas l'unanimité.
Un siècle après les faits, l'affaire Sacco et Vanzetti est loin d'être oubliée.

L'AFFAIRE SACCO ET VANZETTI


Nom : Nicolas Sacco, Bartolomeo Vanzetti

Victimes : 2

Lieu : South Braintree, Massachusetts ( Etats-Unis)

Date : 15 avril 1920

Moyens : Armes de poing

Mobile : Appât de gain, anarchisme (culpabilité contestée)

Verdict : Peine de mort, exécutés le 23 août 1927


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