La guerre de 1870 a été particulièrement meurtrière pour les officiers généraux français, surtout pendant le premier mois de la guerre.
Au total, une douzaine de généraux ont été tués. Rien qu'à la bataille de Sedan, deux généraux sont morts et une vingtaine ont été blessés.
Le premier général mort au combat fut le général Abel Douay, commandant la 2e division du Ier corps d'armée. Il était le frère du
général Félix Douay, commandant le VIIe corps d'armée (8). Il commandait les forces françaises stationnées à Wissembourg le 4 août et
qui durent affronter seules les forces allemandes de la IIIe armée. Il fut tué par l'éclatement de shrapnells au-dessus de sa tête vers 11 heures
du matin. Il fut alors remplacé par le général Pellé, le plus ancien des généraux de brigade de la division.
Deux jours plus tard, le 6 août, à la bataille de Froeschwiller, trois généraux français trouvèrent la mort (et pas un seul du côté allemand). Il
s'agit du général Colson, chef d'état-major; du général Raoult, commandant la 3e division du Ier corps d'armée, tué par l'explosion d'un
caisson d'artillerie; du général de brigade baron Emile Maire (9), commandant la 2e brigade de la division Conseil-Dumesnil (du VIIe
corps d'armée). On compte également sept colonels tués à cette même bataille.
A la bataille de Sedan, le général Margueritte fut gravement blessé lors de la charge de sa division de cavalerie et mourut une semaine
plus tard, le 6 septembre, à Beauraing en Belgique. Il avait quarante-sept ans et était le plus jeune général de division de l'armée française.
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(8) Abel et Félix Douay étaient tout les deux sous le commandement du maréchal Mac-Mahon depuis que le 1er, 5e et 7e corps avaient
été mis sous le commandement de Mac-Mahon.
(9) Sa tombe (avec une colonne tronquée) se trouve dans le cimetière sur la route Woerth-Froeschwiller.