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Joseph Kabila | QUI EST-IL ?


Naît le 4 juin 1971 à Mpiki (Sud-Kivu) , dans le maquis de Fizi Baraka, près du lac Tanganyika où son père avait fondé le maquis de Hewa Bora( notre terre) , sa mère Sifa Maanya est originaire du manièma et son père Laurent Kabila du nord Katanga. Le petit Joseph et jaynet sa soeur jumelle ont grandi dans le maquis, avec un père souvent absent, au milieu de partisans obligés de fuir les attaques de l'armée de Mobutu.

Cinq ans plus tard, il suit ses parents en Tanzanie, à Kigoma d'abord, puis à Dar es Salaam. Le jeune Kabila fréquente l'école française de Dar es Salaam et, pour des raisons de sécurité, il se fera appeler Hippolite Kabange .

Toute au long de sa jeunesse les enfants Kabila seront suivis par le président tanzanien Nyerere d'une part et quand ils sont en Ouganda le président Museveni prend la relève. à l'âge de 25 ans, en 1996, il s'inscrit en droit à l'université de Makerere, en Ouganda. Joseph laisse auprès des ses camarades de l'université l'image d'un garçon taiseux, discret sur sa vie et sur les activités de son père.

Au bout de quelques mois, il rejoint son père dans les rangs de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), mai 1997, c'est la victoire. La suite est connue : chef d'état-major de l'armée de terre jusqu'à l'assassinat de son père en janvier 2001.

Le problème, c'est qu'il y a des trous dans cette biographie. Question : qu'a fait le jeune Joseph jusqu'à l'âge de 25 ans ? « Il était taximan à Kigoma en Tanzanie », disent les Kinois, qui rappellent sa passion pour les voitures de sport et les courses de vitesse. « Il était le bras droit de son père dans ses activités commerciales et peut-être politiques », dit pudiquement le chercheur belge Éric Kennes. En clair, avant la guerre de 1996, Joseph faisait la navette en voiture entre la Tanzanie et l'Ouganda pour surveiller les pêcheries de son père.

Devenu chef d'État par hasard, Joseph Kabila prend son métier au sérieux. Toujours tiré à quatre épingles, il arrive tôt au bureau, à 7 h 30. Et en repart rarement avant 20 heures. Son bureau principal est au Palais de la nation, dans le quartier chic de la Gombe, près du fleuve. Mais il peut aussi bien rester toute la journée chez lui, pour travailler dans une salle attenante à sa résidence privée, le palais et la résidence sont proches. Il lui arrive de faire le trajet à pied, sous bonne escorte. Vingt minutes de marche et de discussion avec l'un ou l'autre de ses conseillers. Quelquefois, le président va également travailler dans son bureau de la « Cité de l'OUA » sur le mont Ngaliema, en surplomb du fleuve. C'est là que se tiennent les Conseils des ministres. Officiellement toutes les deux semaines. En réalité, moins souvent. Et une fois sur deux, le président se fait excuser. Depuis 2001, sa garde rapprochée est composée d'une douzaine de Zimbabwéens commandés par le « major ». Peu causant, cet homme au crâne rasé est toujours habillé en civil, un téléphone portable ou un talkie-walkie à la main. La garde du président est solide, mais pas démesurée. Quand il se déplace en ville, son escorte est moins importante que celle du vice-président Jean-Pierre Bemba.

Côté vie privée, Joseph Kabila cultive le secret. Pour se détendre, le jeune homme aime passer le dimanche dans sa ferme, à 150 km à l'est de Kinshasa. Hommes d'affaires, journalistes... c'est là qu'il reçoit ses amis, sous une grande tente climatisée, en pleine nature. C'est là aussi qu'il assouvit l'une de ses passions : le moto-cross. En public, jamais aucune femme n'apparaît à ses côtés. Il tient à sa liberté. Mais quelqu'un partage sa vie : Olive Lembe Disita, une jeune femme du Maniema, dont la mère est métisse congolo-belge. Il y a six ans,est né la petite Sifa. Une autre femme joue un rôle clé : Jeannette, sa soeur jumelle. La jeune femme habite dans la même résidence que Joseph. Présidente de la Fondation Laurent-Désiré-Kabila, elle brasse beaucoup d'argent. Ces derniers temps, son influence a décliné. Provisoirement ? Quant à la maman de Jeannette et Joseph , mama Safi, elle vit au Palais de marbre, là où son mari a été assassiné, et garde un réel ascendant sur son fils.

trois hommes clés gravitent autour de Joseph Kabila : son directeur de cabinet, Édouard She Okitundu, et deux éminences grises, Katumba Mwanke et Samba Kaputo, tous deux Katangais. Ce sont les conseillers politiques. L'homme contrairement à ses predecesseurs , Mobutu qui haranguait les foules et très à l'aise devant les caméras et son défunt pére le feu président Laurent Kabila très expressif et ouvert à la discussion, le jeune Kabila brille par sa timidité et par sa discretion , avare des mots,il faut souvent être très près de lui pour percevoir sa pensée. J.Kabarere dira un jour dans un interview accordé au magazine "Jeune Afrique" que Joseph est timide ,incapable de regarder les gens en face. Cette réserve diffère tant de ce que l'on attend d'un chef en Afrique. Pourtant Kabila junior parle couramment la langue de Shakespeare et celle de Voltaire. Kabila junior comme l'avait surnommé les kinois ou Kabila le stratège, nous penchons pour le deuxième, car le jeune président résiste bien et semble maîtriser les rouages de la politique congolaise en mettant ses hommes en vue de la présidentielle et en s'alliant avec quelques membres de l'opposition pour se renforcer bien evidemment.Il a su charmer les grands de ce monde de Walter Bush à Tony Blair en passant par Jacques Chirac. Mais Kabila s'il veut convaincre son peuple doit se faire violence , être capable de parler avec son peuple les yeux dans les yeux et non comme il le fait souvent, même trop souvent par l' intermédiaire des médias.

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