La doctrine de Jésus-Christ enseignée par le Sauveur lui-même à Marie Lataste (1822-1847)


Écrits de Marie Lataste

        
 
                         
Présentation Livre d'Or

             ISBN : 978-2-9600702-2-4              ISBN : 978-2-9600702-3-1
Reproduction autorisée
     « Les Cahiers de Marie Lataste »

464 pp., 24/16 cm

23,20 euros

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             « Les Lettres de Marie Lataste »

318 pp., 24/16 cm

18,60 euros

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Présentation

Marie Lataste est née le 21 février 1822 dans le petit village de Mimbaste, troisième fille d’une famille pauvre de la population rurale des Landes.

Elle n’a pas eu d’autre institutrice que sa mère, qui avait été à l’école jusqu’à l’âge de dix ans et qui a appris à ses enfants le peu qu’elle savait, notamment le catéchisme.

Âgée de dix-sept ans, le jour de l’Épiphanie de l’année 1840, pendant la messe, après la communion, Marie, levant les yeux vers l’autel, y vit Jésus plein de gloire et de majesté, qui lui souriait avec bonté. Jusqu’à la fin de 1842, chaque fois qu’elle assista à la messe, Jésus lui apparut pour l’instruire.

Son directeur spirituel lui ordonna de mettre tout cela par écrit. Elle avait alors dix-neuf ans et elle écrivit pendant deux ans selon ce que sa mémoire lui rappelait des instructions et des paroles du Sauveur.

Jésus appela Marie Lataste à se faire religieuse du Sacré-Cœur à Paris. En 1844, elle fit ses adieux à sa famille et partit seule sous la protection de Dieu. Elle entra au noviciat au mois de mai. Un an et demi plus tard, elle tomba malade et fut envoyée à Rennes, où quelques dames du Sacré-Cœur allaient fonder une maison. Marie Lataste, quoique souffrante, y exerça les emplois d’infirmière de la communauté et du pensionnat, de réfectorière et de sous-portière. Elle disait souvent : « Travaillons toute notre vie, nous nous reposerons toute l’éternité ! » Cependant, sa santé ne cessait de décliner. Le 9 mai 1847, elle reçut les derniers sacrements et pu prononcer ses premiers vœux. Elle mourut le 10 mai 1847.

Les écrits de Marie Lataste ont été mis en ordre par l’abbé Pascal Darbins, qui n’y a rien ajouté. En 1862, il a publié en trois tomes La Vie et les Œuvres de Marie Lataste avec l’approbation de monseigneur l’Évêque d’Aire et de Dax, qui écrit en avoir « trouvé la doctrine conforme à la sainte Écriture et à l’enseignement de l’Église » et en a donc « autorisé la publication, jugeant que la lecture de ces écrits, faite dans un esprit de modestie et de piété, peut être fort utile aux âmes chrétiennes ».


La présente édition suit l’ordre indiqué sur le site JesusMarie.com, qui correspond à la quatrième édition de ces œuvres par l’abbé Darbins.



Extraits des Cahiers

  « Je suis un en trois personnes ; chacune de ces trois personnes est Dieu ; ces trois personnes ne font qu’un seul Dieu. Je me suis fait homme, en prenant un corps et une âme auxquels j’ai uni ma divinité, et par cette union j’ai été Dieu et homme tout ensemble. Il y a en moi deux natures : la nature divine et la nature humaine ; mais il n’y a qu’une personne, la personne du Fils de Dieu fait homme. Il était nécessaire que je me fisse homme, pour rendre réparation à Dieu de l’offense de l’homme. Dieu a trouvé cette réparation dans le sacrifice de ma vie que je lui ai offerte sur le Calvaire. Je suis ressuscité trois jours après ma mort par la puissance de ma divinité ; après ma résurrection, je suis monté au ciel. Je suis encore sur la terre d’une manière invisible par le très saint sacrement de l’autel dans lequel je suis véritablement présent avec mon corps, mon sang, mon âme et ma divinité. La sainte Vierge Marie conçue sans péchés est ma mère. Elle m’a conçu dans son chaste sein par l’opération du Saint-Esprit ; elle n’a jamais connu d’homme ; elle a toujours été vierge avant, pendant et après ma conception. Vous mourrez tous, et quand le monde sera fini vous ressusciterez. Après la mort, vous serez jugés sur votre vie ; si elle est bonne, juste et sainte, vous jouirez du bonheur du ciel ; si vous êtes surpris dans l’injustice et l’iniquité, vous serez condamnés au feu éternel. Le paradis est le lieu de la récompense des saints, l’enfer celui de la punition des pécheurs. Le purgatoire est destiné à l’expiation complète des péchés de ceux qui meurent en état de grâce, mais qui n’ont point satisfait complètement à la justice divine. »

  « La charité est l’amour de Dieu fondé sur la communication future de la béatitude. La charité ne s’adresse d’abord qu’à Dieu, elle n’a que Dieu pour objet ; secondairement, elle s’adresse aux hommes en qui on voit l’image de Dieu, et parce que Dieu l’a voulu comme condition de la communication de son bonheur. « La charité est une vertu ou un don surnaturel intrinsèquement inhérent à l’âme, par lequel l'homme aime Dieu par-dessus tout, à cause de ses perfections, et le prochain en Dieu et pour Dieu. « Combien de personnes affligées, souffrantes et durement éprouvées, supporteraient leurs épreuves, leurs souffrances, leurs afflictions, si elles avaient la charité, sans perdre jamais la paix ni le calme de leur âme ; mais sans la charité elles se troublent et rien ne peut les consoler. Elles me prendraient pour leur confident et trouveraient combien je mérite de l’être, parce que je les aimerais moi-même avec constance et fidélité, ne les abandonnant point alors que tous les autres les abandonnent ou se séparent d’elles, parce que je compatirais à leur douleur et que je les consolerais. Chacun a ses peines ici-bas. Si vous entretenez toujours un ami de vos afflictions, votre conversation lui deviendra importune et désagréable. Mais moi, ma fille, non seulement je vous écouterai, mais mon attention et ma constance vous feront tellement éprouver de consolation que vous oublierez même votre douleur, et que vos plaintes et vos épanchements ne seraient qu’une conversation pleine de félicité avec votre Sauveur et votre Dieu. »

« Or, il est certain qu'il y a des hommes qui résistent et résisteront encore à la grâce, et qui par conséquent seront damnés. Il est certain que Dieu sait tout de toute éternité, et qu'il connaît par conséquent quels sont ceux qui seront rebelles. Il est certain que Dieu aurait pu sauver tous les hommes. Pourquoi donc, prévoyant quels sont ceux qui seraient damnés, les a-t-il créés ? Pourquoi, pouvant les sauver tous ne l’a-t-il point fait ? C'est là une chose que l’esprit de l'homme ne peut pénétrer et devant laquelle il doit abaisser et soumettre sa raison, pour adorer profondément les conseils et les jugements secrets de Dieu, qu'il n’est point permis à l'homme d’approfondir. Il doit suffire à l'homme de savoir qu'il peut et qu'il doit se sauver, qu'il a les grâces nécessaires pour cela, et que, s’il se perd ou se sauve, ce sera parce qu'il l’aura voulu, et non parce que Dieu, pour qui tout est présent de toute éternité, aura toujours prévu que l'homme serait sauvé ou damné. Il suffit à l'homme de savoir que Dieu aurait pu ne pas lui donner un Sauveur, et que, ne le lui donnant pas, il aurait été souverainement juste en punissant éternellement tous les hommes. Il suffit à l'homme de savoir que si Dieu a voulu lui donner un Sauveur, ce n’a été que pour lui permettre de glorifier éternellement sa miséricorde, s'il correspond à la grâce de son salut ; et pour l’obliger à glorifier sa justice si, après s’être révolté contre Dieu son Créateur, il se révolte aussi contre Dieu son Sauveur. »

  « La charité est l’amour de Dieu fondé sur la communication future de la béatitude. La charité ne s’adresse d’abord qu’à Dieu, elle n’a que Dieu pour objet ; secondairement, elle s’adresse aux hommes en qui on voit l’image de Dieu, et parce que Dieu l’a voulu comme condition de la communication de son bonheur.
  « La charité est une vertu ou un don surnaturel intrinsèquement inhérent à l’âme, par lequel l'homme aime Dieu par-dessus tout, à cause de ses perfections, et le prochain en Dieu et pour Dieu.
  « Combien de personnes affligées, souffrantes et durement éprouvées, supporteraient leurs épreuves, leurs souffrances, leurs afflictions, si elles avaient la charité, sans perdre jamais la paix ni le calme de leur âme ; mais sans la charité elles se troublent et rien ne peut les consoler. Elles me prendraient pour leur confident et trouveraient combien je mérite de l’être, parce que je les aimerais moi-même avec constance et fidélité, ne les abandonnant point alors que tous les autres les abandonnent ou se séparent d’elles, parce que je compatirais à leur douleur et que je les consolerais. Chacun a ses peines ici-bas. Si vous entretenez toujours un ami de vos afflictions, votre conversation lui deviendra importune et désagréable. Mais moi, ma fille, non seulement je vous écouterai, mais mon attention et ma constance vous feront tellement éprouver de consolation que vous oublierez même votre douleur, et que vos plaintes et vos épanchements ne seraient qu’une conversation pleine de félicité avec votre Sauveur et votre Dieu. »



  « Or, il est certain qu'il y a des hommes qui résistent et résisteront encore à la grâce, et qui par conséquent seront damnés. Il est certain que Dieu sait tout de toute éternité, et qu'il connaît par conséquent quels sont ceux qui seront rebelles. Il est certain que Dieu aurait pu sauver tous les hommes. Pourquoi donc, prévoyant quels sont ceux qui seraient damnés, les a-t-il créés ? Pourquoi, pouvant les sauver tous ne l’a-t-il point fait ? C'est là une chose que l’esprit de l'homme ne peut pénétrer et devant laquelle il doit abaisser et soumettre sa raison, pour adorer profondément les conseils et les jugements secrets de Dieu, qu'il n’est point permis à l'homme d’approfondir. Il doit suffire à l'homme de savoir qu'il peut et qu'il doit se sauver, qu'il a les grâces nécessaires pour cela, et que, s’il se perd ou se sauve, ce sera parce qu'il l’aura voulu, et non parce que Dieu, pour qui tout est présent de toute éternité, aura toujours prévu que l'homme serait sauvé ou damné. Il suffit à l'homme de savoir que Dieu aurait pu ne pas lui donner un Sauveur, et que, ne le lui donnant pas, il aurait été souverainement juste en punissant éternellement tous les hommes. Il suffit à l'homme de savoir que si Dieu a voulu lui donner un Sauveur, ce n’a été que pour lui permettre de glorifier éternellement sa miséricorde, s'il correspond à la grâce de son salut ; et pour l’obliger à glorifier sa justice si, après s’être révolté contre Dieu son Créateur, il se révolte aussi contre Dieu son Sauveur. »




Extraits des Lettres

  « L’âme est un esprit doué de facultés […] : l’imagination, la mémoire, l’entendement, la volonté et la raison. L’imagination […] jette à la mémoire […] les objets qu’elle a vus ou les choses qu’elle a entendues. L’entendement est comme la chambre du conseil de ce qui se passe dans l’âme. […] Il a pour conseiller et pour flambeau la raison. […] Quand l’entendement a jugé une chose, il la présente à la volonté […]. Si ce qui lui est proposé lui plaît, la volonté l’agrée ; s’il en est autrement, ou qu’elle s’en défie, elle le renvoie à l’entendement et demande un second conseil. […] Le démon accourt toujours dans le conseil qui se forme parmi les facultés de l’âme […]. Mais la volonté a un censeur, un témoin de ses actes, une voix qui lui dit qu’ils sont bons ou mauvais, qu’elle peut agréer ou refuser ce qui lui est présenté ; c’est la conscience. Si la volonté agit contre le sentiment de sa conscience, celle-ci élève la voix qui n’est autre que la voix de Dieu, et qui est chargée de reproches amers et incessants. Si la volonté agit selon le sentiment de la conscience, tout se conserve en bonne harmonie et en paix parmi les facultés de l’âme, parce qu’elles sont réglées selon le bien. »

  « Je veux maintenant vous parler de l’esprit. L’esprit est la partie la plus subtile et la plus spirituelle de l’imagination. […] L’esprit siège dans la tête et dans le cœur ; c’est là qu’il accomplit toutes ses opérations, dans la tête par les idées, dans le cœur par les pensées. »

  « Les pensées, comme les idées, ont plusieurs principes. Elles viennent de Dieu, du démon, de la nature corrompue ou de l’esprit lui-même. […] elles sont présentées à la volonté, qui les livre à l’entendement afin qu’elles soient jugées comme les idées. Ce commerce intérieur s’appelle réflexion, considération, méditation.
  « Puisqu’il y a plusieurs principes, il doit y avoir plusieurs sortes de pensées. Celles qui viennent de Dieu […] sont toutes bonnes. Celles qui viennent du démon, de la nature corrompue ou de la partie inférieure de l’âme, sont mauvaises ou tendent au mal ; celles qui viennent de l’esprit sont indifférentes, elles deviennent bonnes si elles sont saisies par Dieu […] ; mauvaises, si le démon ou l’entraînement au mal prend empire sur elles. […]
  « L’esprit est indépendant de toutes les autres facultés, et la volonté les domine toutes. La volonté pourtant règne plus dans le coeur que dans la tête.
  « La volonté est reine et maîtresse des autres facultés ; mais il lui faut un maître à elle aussi, c’est Dieu ou Satan. Dieu et Satan se la disputent […]. Tant que la volonté délibère, elle est en de rudes combats. Dieu parle à la volonté par les mouvements de sa grâce, les consolations de la vertu, les avis et conseils des hommes sages et surtout de ses ministres. Satan parle à la volonté par le plaisir et les vanités du monde, les mauvais exemples, les paroles et discours des hommes pervers, et leurs railleries contre la religion.
  « La raison et la conscience viennent au secours de la volonté et la conseillent. La raison est la lumière de la volonté ; la conscience, la voix qui lui dit de marcher selon cette lumière. La conscience et la raison […] sont presque toujours du même avis. […] Si la volonté agit contre la conscience, celle-ci le lui reproche. La conscience est l’organe de Dieu, comme la nature corrompue est l’organe de Satan. Aussi, quand la volonté agit selon la conscience, c’est-à-dire selon Dieu dont elle est l’organe, elle a pour ennemis le démon, le monde, la nature corrompue ou la partie inférieure de l’âme, mais Dieu lui donne grâce et secours pour la faire triompher de ses ennemis. Dieu retire ses grâces à celui qui suit le parti du démon ; il le poursuit par le remords, car il est écrit qu’il n’y a point de paix pour l’impie. Suivre le parti de la conscience, c’est marcher dans le chemin de la vertu, car la conscience est le germe merveilleux qui développe le bien en vous. Suivre la voie de la nature corrompue, c’est marcher dans le chemin du vice, car la nature corrompue est le germe déplorable qui développe le mal dans les âmes. »




Livre d'Or

« ... la révélation expliquée simplement. »  Marie Frings


« Merci pour ce magnifique travail. »  Jean-Marc Bottin  (livres-mystiques.com)


« Je ne doute pas que cette réédition puisse intéresser un grand nombre de personnes, car ce sont de bons livres. »
        Jean-Claude Prieto  (spiritualite-chretienne.com)


« L'œuvre de Marie Lataste est très remarquable. La philosophie, la théologie et la vie spirituelle sont présentées avec une clarté à rendre jaloux les scolastiques. On apprend aussi ce que fut le péché de l'ange et ce qui s'est passé... »
        Patrick de Laubier  (france-catholique.fr)




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