| A c c u e i l | D i s c o g r a p h i e | V i d e o g r a p h i e | L e G r o u p e | H i s t o r i q u e | L i v e | B o o t l e g s | F o r u m | L i e n s |
Historique - Mark 8 - Temps présents

Nous voici donc fin 2002, le groupe étrenne son huitième line up, mais surtout cela fait déjà près de 5 ans que plus aucun album studio n’est sortit. En effet, avec l’anniversaire du concerto, puis la tournée qui l’a suivit et ensuite le départ de Jon, le groupe n’a pas eu le temps de vraiment se mettre à un nouvel album. Tout au plus ont ils écrit deux ou trois titres par-ci par-là. Il est donc grand temps de retrouver le chemin des studios. Cependant, pour la première fois depuis la réunion en 1984, le groupe décide de s’adjoindre un producteur a temps plein plutôt que de laisser Roger s’en occuper en plus de son job de bassiste, de manière à lui laisser plus de temps pour jouer sans autres préoccupations.

Le producteur qu’ils choisiront est Michael Bradford, un Américain, et c’est dans son studio de Los Angeles qu’ils se réuniront en décembre pour faire les premières sessions d’écritures, puis en janvier et février pour l’enregistrer. Sur les douze titres de l’album, deux sont cosignés par Jon Lord. Non pas qu’il joue dessus, mais il s’agit en fait de titre qui avaient été écrits lors d’une session en novembre 2001. C’est cependant bien Don qui joue. Un autre titre mérite également d’être mentionné, c’est Contact Lost. Le groupe, et Steve plus particulièrement étaient proche des astronautes de la navette spatiale Columbia, et c’est durant les sessions d’enregistrements que celle ci s’est écrasée lors de son retour dans l’atmosphère. Sous le choc, Steve écrivit ce court morceau instrumental a la mémoire des disparus.

Une fois Bananas, le nouvel album, terminé, il était temps de repartir en tournée, mais vu les circonstances de piratages actuelles, pas questions de faire commencer la tournée plusieurs mois avant la sortie de l’album, et la tournée d’été Européenne sera donc une fois de plus une tournée plutôt best-of, avec tout de même deux titres de l’album. La vraie tournée ne commencera elle qu’après la soirée de lancement de l’album le 20 août a Berlin, cinq jours avant la sortie de l’album. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que ça se soit passé à Berlin, quand on sait que c’est le pays ou Deep Purple a le plus de succès et tourne le plus depuis le début des années 90. D’ailleurs l’album s’y classera numéro trois dans les charts.

La fin de 2003 fut consacrée à tourner pour promouvoir Bananas en Amérique du Sud puis de nouveaux en europe. Après la pause de fin d’année, il fut temps de partir pour les Etats-Unis. Cependant, alors qu’un peu partout dans le monde Deep Purple reste un groupe apprécié par une large tranche d’age et considéré comme un groupe encore vivant, la situation aux USA est bien différente. Là bas le groupe est presque totalement oublié des médias principaux, ne subsistants que chez les fans plus anciens. Dès lors, outre un public globalement plus âgé, les Etats Unis sont moins sensibles aux nouveaux albums et viennent surtout aux concerts pour réentendre les vieux classiques. Il fut donc décidé de faire une tournée Bananas-Machine Head, en jouant l’intégralité de Machine Head mais après avoir préalablement joués un certain nombre de titre du nouvel album. Tout le monde dans le groupe ne fut pas d’emblée emballé par l’idée mais elle finit par faire son chemin et aboutir. Le reste de l’année fut consacré à tourner En Asie-Océanie d’abord, puis en Europe, en Russie et enfin en Grande Bretagne.

L’année 2005 devait être une année de repos, pour permettre aussi au groupe de se consacrer a leur carrière solo. Il n’en fut finalement rien ! Tout a commencé lorsque EMI, maison de disque du groupe depuis Abandon a décidé qu’elle ne voulait plus de Deep Purple, pas assez intéressant. Le groupe a donc du se trouver un maison de disque, ce qui ne fut pas vraiment difficile, et le choix se porta finalement sur Edel, une maison de disque allemande (quand je vous parlais de l’Allemagne un peu plus haut…), pas très connue, mais cela représentait l’avantage que Deep Purple en deviendrait l’un des principaux groupe la poussant à mobiliser plus beaucoup de moyens de promotions que n’était prêt à faire EMI.

Mais qui dit nouveau contrat dit également nouvel album, et le groupe décida donc de retourner en studio un peu plus tôt que prévu, et fin mars le groupe se retrouva de nouveau au studio de Michael Bradford a Los Angeles. L’enregistrement fut assez rapide et en cinq semaines seulement l’album était enregistré. Après cela, le groupe tourna un peu aux USA puis en Europe, avant qu’enfin, le 24 octobre, Rapture of The Deep ne sorte. L’album fut assez bien accueilli, tant par la presse que par les fans. Comme prévu, le travail de promotion d’Edel fut bien meilleur que celui de EMI. Quelques passages TV furent même organisés, principalement en Allemagne mais aussi en Suède, avec comme particularité que la guitare était tenue par Michael Bradford, leur producteur. En effet, la femme de Steve était malade et il a donc préféré passer un peu de temps avec elle.

Depuis cela, après une petite tournée d’échauffement en Amérique du Sud fin 2005, le groupe a commencé la tournée Rapture a l’Astoria de Londres le 17 janvier 2006, et au moment ou j’écris ces lignes est de retour en Europe après un passage en Australie et au Japon.

La belle histoire de Deep Purple semble donc toujours en route et pas prête de s’arrêter, n’en déplaise à certain, le groupe continue à tourner et à enregistrer des albums de qualité, ravissant les fans et les autres…

Mark 7 - L'inespérée renaissance | Retour a l'index de l'historique