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Historique - Mark 2 - La naissance du mythe

La Mark2 formée, il lui fallait maintenant affirmer ce pour quoi elle était née, a savoir un passage vers un son plus lourd, plus empreint de riffs puissant. Et les circonstances de ce début sont loin d’être les plus faciles. Gillan et Glover doivent encore faire quelques concerts jusqu’au début de juillet avec Episode Six, alors que Deep Purple a de son coté des concerts à faire avec la Mark1. De plus, des tensions suite au départ de Gillan et Glover étaient apparue au sein d’Episode Six, Gloria Bristow ayant même essayer de faire annuler leurs contrats avec HEC (Hire-Edwards-Coletta, la société de Tony Edwards et John Coletta, les managers de Deep Purple).

Le groupe fraîchement formé réussi tout de même à se trouver quelques temps pour répéter. Restait encore à trouver quelque part ou répéter, car a l’époque, il y avait peu d’endroit ou l’on pouvait faire tout le bruit que l’on voulait et ce sans devoir dépenser trop. Mais heureusement un tel endroit existait, et c’était l’Hanwell Community Center. C’est dans cette ancienne école reconvertie que le groupe écrira ses premiers titres, ceux qui furent à la base du fameux Deep Purple In Rock.

L’un des premiers titres composés durant ces sessions a Hanwell fut Speed King, écrite sur une idée de Glover répondant a une demande de Ritchie d’un titre rapide pour ouvrir les concerts. Il était déjà joué dans août, aux premiers concerts a l’étranger du groupe, le Bilzen Jazz Festival en Belgique (dont un peu plus d’un quart d’heure de vidéo existent toujours !) et au Club Paradisio à Amsterdam. Le groupe avait alors déjà donné trois concert en Angleterre en juillet mais dans de drôles de circonstances, puisque Gillan et Glover avaient joué le 10 juillet leur premier concert avec Deep Purple au Speakeasy a Londres, puis le 13 avec Episode Six, puis le 18 et le 20 avec Deep Purple avant de donner le 26 leur dernier concert avec Episode Six !

Un autre titre né au Hanwell est le désormais célèbre Child in Time. Pendant un jam, Jon demande au reste du groupe s’ils se souviennent du titre Bombay Calling de It’s a Beautiful Day, puis lance l’air, le groupe se joint et Ian improvise quelques paroles puis a court d’inspiration entonne les cris qui feront la renommée du morceau. Tout comme Speed King, le morceau sera joué en concert dès août.

Cependant, cette période de répétition a Hanwell est un peu perturbée par un second projet qui se déroule en parallèle. En effet, durant la fin de la tournée Américaine, en mai, Jon avait parlé à Tony Edwards de l’idée qu’il avait de créer un concerto qui serait joué à la fois par un groupe de rock et un orchestre symphonique. Dès leur retour en Angleterre, Edwards réserve le Royal Albert Hall, un des salles les plus prestigieuses de Londres, le Royal Philharmonic orchestra et Jon doit se mettre au boulot. N’ayant que trois mois pour composer l’intégralité du concerto, cela lui fait manquer quelques sessions à Hanwell, ce qui a tendance à irriter Ritchie, déjà peu intéresser par l’idée du concerto en lui-même.

Le concerto fut cependant une grande réussite, enregistré (par Martin Birch, qui fut par la suite leur seul producteur jusqu’au split en 1976) et même filmé, et généra une certaine agitation autour du groupe, tout en embrouillant quelque peu leur image, certains promoteurs pensant qu’ils jouaient en permanence avec orchestre ! En studio, le groupe continuait cependant à avancer dans une direction nettement plus hard. Il y avait même une sorte d’accord entre Ritchie et Jon, disant que si In Rock échouait, ils retenteraient l’expérience orchestrale, mais que si c’était un succès, ils continueraient dans ce sens. L’histoire donna finalement raison a Ritchie.

Boostés par le concerto, le groupe tourna alors beaucoup en cette fin d’année 69, ne parvenant à ménager que peu de temps entre pour enregistrer l’album, et il faudra donc attendre jusqu'en avril 1970 pour avoir tous les titres enregistrés et l’album prêt à sortir, cependant, le management après écoute de l’album leur signala qu’il manquait tout de même quelque chose ; un single ! Retour en studio donc, mais le groupe ne trouve pas l’inspiration, et après une journée fort peu productive, ils désespèrent et décident de descendre boire un verre (ou plutôt quelques verres !) dans un pub non loin de là. C’est donc quelque peu éméchés que Roger et Ritchie décident de retourner dans le studio pour réessayer quelques trucs. Ritchie gratte alors quelques accords qui plaisent beaucoup a Roger. Cependant, Ritchie l’informe qu’il s’agit de Summertime, de Ricky Nelson. Qu’a cela ne tienne, le titre et peu connu et ils décident de bosser la dessus au retour des trois autres. Le morceau est très vite enregistré, il ne reste plus qu’a Roger et Ian de trouver les paroles, ce qui est également rapidement expédié, les deux compères s’amusant à trouver des paroles le plus bêtes possible !

Une fois enregistré, le groupe se dis qu’au mieux ce titre se retrouvera sur un face B quelconque, mais non, il plait beaucoup au management, qui décide d’en faire le single. Il sort donc le 5 juin 1970, accompagné de l’album In Rock, et contrairement a leurs attentes, ces sera un succès, le single atteignant la seconde place des charts britanniques ! L’album marchera également fort bien, culminant à la quatrième place amis restant dans le top30 durant plus d’un an, jusqu'à la sortie de Fireball !

Comme du temps de la Mark1, le succès arriva de paire avec les premières tentions dans le groupe, principalement entre Gillan et Blackmore, le premier, de plus en plus penché vers l’alcool reprochant au second de tenter de diriger le groupe. Rien toutefois de similaire a ce qui se produira plus tard, menant au départ de Gillan et Glover, mais nous y reviendront en temps voulu.

A l’époque, la première priorité était d’enregistrer un successeur a In Rock, et de faire un nouveau hit pour remplacer Black Night. Cependant, le succès d’In Rock avait encore intensifié les tournées, rendant très difficile la programmation de sessions d’enregistrement et ce n’est qu’en septembre que sera enregistré le premier titre de ce qui devait devenir l’album Fireball, Anyone’s Daughter. Cependant, le groupe ne voulait pas recommencer ces enregistrements entre deux concerts décident de consacrer deux semaines a une vrai session d’écriture.

Ce sera chose faite a la fin du mois de décembre, au Welcombe Manor, dans le Devon. Le groupe débarqua avec roadies, mais aussi femmes et petites amies, ce qui n’aida pas à créer une bonne ambiance de travail. Quelques titres furent tout de même écrits, comme Prostitute, qui allait par la suite être plus connue sous le nom de Strange Kind of Woman. Ces titres furent ensuite enregistrés en studio au début du mois de janvier 1971. Cependant, assez étonnement, sur les 5 titres enregistrés, seul un se retrouvera sur l’album ! Strange Kind of Woman fut choisie pour être un single, I’m Alone pour être sa face B, et Freedom et Slow Train furent écartées par la suite. Seule The Mule a donc survécu…

Le nouveau single fut une belle réussite, atteignant même la septième place dans les charts anglais, mais l’album semblait toujours loin, d’autant que les tournées intensives reprenaient. Les nouveaux titres furent donc enregistrés comme pour In Rock entre deux concerts, ces enregistrements s’étalant jusqu'à la mi-mars. Warner semblait prêt a sortir l’album aux Etats-Unis, mais insista pour rajouter dessus Strange Kind of Woman. L’idée ne plut pas au groupe qui décida donc d’enregistrer un titre de plus, pour la remplacer sur la version Européenne de l’album. Demon’s Eye fut finalement enregistrée en juin et l’album dans les bacs en septembre.

Il était enfin temps de faire un vraie tournée Fireball et de changer la setlist, qui était restée plus ou moins identique depuis l’arrivée de Gillan et Glover 2 ans plus tôt. Le seul changement notable étant l’arrivée de Strange Kind of Woman en janvier 71, et les essais successifs de The Mule (sans solo de batterie), No One Came, Anyone’s Daughter et Demon’s Eye. Aucuns de ces titres essayés ne furent retenu lors de la tournée Fireball proprement dite, mis a part The Mule qui reprit en plus le solo de batterie précédemment contenu dans Paint it Black.

Plus étrange encore, lors de ces concerts, deux nouveaux morceaux furent rajoutés. Le premier, Lazy était apparu durant les répétitions et le second, Highway Star était quand a lui né dans le car les menant a Portsmouth, premier concert de la tournée, alors que des journalistes qui étaient invité avec le groupe dans ce car demandaient comment ils écrivaient une chanson. Elle fut jouée le soir même et ne quitta plus la setlist.

Mais ces incessantes tournée pesaient sur la santé des membres du groupe, Jon Lord était rattrapé par des problèmes de dos et durant l’année 71, Glover s’effondra plus d’une fois sur scène. En cette fin d’année 1971, c’est à Gillan d’être touché par la maladie, après seulement deux dates aux Etats-Unis. Une troisième fut cependant jouée a Chicago le 24 octobre avec Roger au chant, avant que le reste de la tournée ne soit annulé.

L’album Fireball, malgré le fait qu’il était le premier numéro un du groupe dans les charts anglais n’avait pas été accueilli aussi favorablement qu’In Rock, de nombreux fans étant un peu déçus du fait qu’il était moins lourd que son illustre prédécesseur. Le groupe décida donc d’enregistrer le plus vite possible un troisième album ensemble, mais de l’enregistrer en dehors des studios habituels. Le casino de Montreux fut donc réservé du 6 au 21 décembre 71, de même que le studio mobile des Rolling Stones.

Ils débarquent donc, mais avant de pouvoir s’installer, ils doivent attendre un peu car Frank Zappa y donne un concert avant qu’ils ne puissent prendre possession de l’endroit. La suite est bien comme, quelqu’un met le feu a la salle, tout le monde doit évacuer, pas de blessés, heureusement, mais plus d’endroit pour enregistrer l’album non plus.

Heureusement, Claude Nobs, l’organisateur du festival de Montreux et ami du groupe leur trouve un solution temporaire, un théatre appelé le Pavillon, dans laquelle ils s’installent et commencent à enregistrer. Mais un groupe comme Deep Purple fait du bruit, beaucoup de bruit, si bien que le voisinage appelle la police pour qu’ils fassent cesser ça. Voici donc la police qui tambourine a la porte, mais comme le groupe est en train d’enregistrer un morceau, les roadies bloquent la porte jusqu'à la fin de l’enregistrement. Ce n’est que plus tard, voyant le temps s’écouler que le groupe pensera à reprendre ce titre et que Gillan et Glover y ajouteront des paroles relatant ce qu’ils avaient vécu, avec comme titre évocateur "Smoke on the Water".

Mais le temps passe, et le groupe n’a toujours nulle part ou aller. Heureusement, Claude Nobs leur trouve une autre idée, le Grand Hotel de Montreux qui est fermé pour la saison et est assez isolé pour éviter les plaintes du voisinage. Le groupe s’y installe donc dans un couloir, et après deux jours d’aménagement pour garantir un bon son et un confort suffisant, peut enfin vraiment commencer. Il leur reste alors moins de deux semaines pour terminer l’album ! Cela explique un peu pourquoi seul huit titres seront enregistré, alors que les deux albums précédents comptaient beaucoup plus d’outtakes. Les textes de ces titres seront assez emprunt de cette ambiance très différente de celle des habituels studio londoniens ; outre Smoke, Pictures of Home parle de solitude dans un endroit enneiger, mais aussi la face B du single, When a Blind Man Cries parle de cette expérience plutôt étrange.

Ce titre est d’ailleurs a l’origine d’un conflit, un de plus entre Gillan et Blackmore. Ian adorait ce titre, mais Ritchie s’opposé finalement a ce qu’il soit sur l’album, le reléguant au rang de face B du single Never Before, single qui fera d’ailleurs un flop. D’ailleurs cet enregistrement et surtout la tournée qui s’ensuivit firent augmenter la tension entre Ritchie et Ian, qui finirent par ne plus se parler ou presque, un mot de temps en temps a propos de la setlist, rien de plus.

L’année 1972 fut principalement consacrée à enfin percer significativement sur le marché Américain. Pour cela, pas moins de six tournées y furent donnée. La première eu lieu en janvier, puis retour en Europe pour le lancement de Machine Head. Cela fait, le groupe repart directement au pays de l’oncle Sam, mais malheureusement, cette seconde visite américaine ne se passe pas aussi bien que la première puisque après Ian c’est au tour de Ritchie d’avoir une hépatite. Un dernier concert est donné le 6 avril a Quebec avec Randy California de Spirit a la guitare. C’est d’ailleurs lors de ce concert que fut jouée pour le première fois When a Blind Man Cries.

Après un mois et demi de pause, le groupe peut reprendre pour deux nouveaux mois de tournée avant un pause. En effet, il est déjà temps d’enregistrer le nouvel album. La formule Machine Head ayant bien marché, les managers décident de remettre ça, louent une maison en Italie, pas loin de Rome, ainsi que le studio mobile des Stones. Malheureusement, contrairement à Machine Head qui avait été enregistré après quelques semaines de pauses suite a la maladie de Gillan, le groupe arrive ici directement après une longue tournée, et n’est donc pas vraiment d’humeur à travailler.

Cela fini un groupe qui passe presque plus de temps dans la piscine que dans la pièce d’enregistrement, et seulement deux titres enregistré en près de trois semaines ! Pire, l’un des deux doit être écarté pour une énième querelle. En effet, le groupe avait passé quelques jours à travailler sur un morceau lorsqu’Ian l’écoute, écrit ses paroles les chantes puis enregistre ça. Ritchie n’aime pas du tout le résultat et veut qu’Ian réenregistre d’autres paroles, celui ci refuse, et Ritchie refuse donc que le titre soit présent sur l’album. Au final, un beau gâchis, et seul un titre, le très bon Woman From Tokyo.

La pause Italienne finie, le groupe repart en tournée, et pour la première fois, s ‘envole vers le pays du soleil levant ou ils doivent donner trois concerts, deux a Osaka puis un dans le mythique Budokan a Tokyo. Ces concerts furent enregistré d’abord dans l’hypothèse d’un album live au Japon uniquement, puis finalement partout dans le monde.

Mais pour Gillan c’en est trop, les tentions finissent par avoir raison de lui, et fin août, il envoie une lettre aux managers leur annonçant sa décision de quitter le groupe. Ceux ci l’accepte tout en lui demandant d’accepter de boucler les tournées déjà prévues. Il acceptera.

Après le passage par le Japon, le groupe repart pour une petite tournée aux USA avant de revenir pour un longue tournée au Royaume-Uni. Après cela, fin octobre, quelques semaines sont libérées pour permettre la fin de l’enregistrement de Who Do We Think We Are. Un studio est loué a Waldorf près de Frankfort, en Allemagne. Au grand étonnement des propriétaires du studio, ce n’est pas son équipement qui sert, mais bien le désormais traditionnel studio mobile des Stones.

Vu le climat qui règne au sein du groupe, il est très rare qu’ils se retrouvent tous les cinq dans la même pièce. Généralement, le groupe enregistre la musique avant qu’Ian, parfois avec l’aide de Roger n’écrive les paroles puis n’enregistre ses textes. Contrairement a la session de Rome durant l’été, le groupe est relativement productif, bien que l’ambiance ne soit pas des plus détendue. Au final ils enregistre bien le nombre de titres nécessaires pour l’album, mais on est tout de même a un niveau inférieur que celui atteint avec Machine Head…

Reste a sortir l’album, mais aussi le live Made in Japan. La sortie de l’album est prévue fin janvier, et si un peu partout tout le monde semble d’accord de sortir le live avant l’album studio, Warner, aux Etats-Unis préfèrerait le contraire, le marché américain étant peu réceptif au disque live. Ils craqueront cependant sous l’importance de l’importation de la version Britannique et sortiront leur Made in Japan en janvier, soit très peu de temps avant Who Do We Think We Are.

Cet album ne sera d’ailleurs pas un vrai succès de vente. Il se vendra bien, certes, mais sa qualité moins bonne que les précédent (et les critiques mitigées qui vont avec) couplée au fait que Machine Head vendait toujours beaucoup a l’époque, tout comme Made in Japan en feront un semi-échec.

En janvier commence la dernière ligne droite, avec deux mois de tournées en Europe, puis pas loin de 3 mois aux Etats-Unis avant de finir au Japon. Mais en fond de ces tournées se trame quelque chose de bien plus important pour la suite, a savoir les projets de chacun après le dernier concert en juin. Ritchie a envie de changer d’air, et de lancer le projet Baby Face qu’il avait entamé en 71 avec Ian Paice et Phil Lynott de Thin Lizzy. Il espère avoir Paul Rodgers comme chanteur et lancer quelque chose de plus bluesy. Le management apprenant ça demande Roger et Jon s’ils veulent bien tenter de remonter le groupe avec trois autres musiciens. Ceux ci se disent intéresser, mais pour être sur, Jon demande tout de même a Paice s’il veut vraiment partir. Après réflexion, il accepte de rester, faisait ainsi capoter le projet Baby Face. Ritchie fini finalement par accepter de rester aussi mais pose une condition, le départ de Glover pour pouvoir vraiment travailler sur quelque chose de nouveau. L’accord est passé, mais l’intéressé n’en sait encore rien.

Ce n’est que plus tard, avec le déroulement de la tournée qu’il commencera à trouver que ses relations avec les autres se refroidissent, et c’est finalement après avoir insisté auprès du management qu’il apprendra son sort. Il décidera alors de quitter le groupe avant d’en être éjecté. De leur coté, les trois autres commencent déjà à chercher des remplaçants. Avant la tournée américaine, Lord et Paice avaient assisté au Marquee, a Londres a un concert de Trapeze, et avaient été assez impressionnés par son bassiste chanteur Glenn Hughes. Assez que pour emmener pendant une pause de la tournée US Ritchie les revoir avec eux au Wisky A Go-Go, a Los Angeles. A l’issue du show, ils lui proposent le job, mais celui ci refuse. Il reviendra finalement sur sa décision après les avoir vu au Felt Forum a New York quelques jours plus tard.

La tournée se terminera finalement le 29 juin après un dernier concert a Osaka. La setlist en était alors revenue à ce qu’elle en 72, le seul titre de Who do We Think We Are ayant été essayé sur scène, Mary Long étant renvoyé au placard, permettant le retour de Child in Time.

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