« Cours toujours » invite à une approche de la langue et de la littérature françaises sous forme ludique. Les exercices sont à la fois abondants et variés. Outre les séquences d’entraînement pur et simple, qui constituent l’épine dorsale du site, des rubriques connexes alimentent la curiosité du visiteur, comme les commentaires, non dépourvus d’humour ni d’inventivité. Sans être un annuaire, le site présente également une large palette de renvois vers des adresses intéressantes.
Les exercices sont appelés « interactifs » parce que toute réponse déclenche une correction instantanée. Et l’ordinateur est le plus patient des professeurs : jamais, il ne se laisse distraire, jamais il ne marque un signe d’impatience, jamais il ne révèle à des tiers les erreurs, fussent-elles récurrentes. En tout cas, sur ce site.
Septembre 2010
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Le principal souci que j’avais en tête lors de la création de « Cours toujours » était de fixer quelques balises aux adolescents tirés à hue et à dia, notamment durant les heures, parfois longues, où ils étaient livrés à eux-mêmes. Les feuilles de classeur s’éparpillaient, les manuels tendaient à disparaître, la connaissance de la langue écrite faisait place à l’agitation et au bavardage.
J’ai donc voulu présenter aux ados d’aujourd’hui, sous forme ludique, avant même la notion d’exercices purs et simples, le monde de l’imaginaire, comme il apparaît dans la littérature, et le monde réel tel que les écrivains nous le font découvrir.
Quant au caractère « interactif » du site, il ne se limite pas à la seule validation des réponses : dans la section « Nouvelles interactives », chacun peut produire un texte de son cru destiné à s’insérer dans le récit originel. La procédure n’est toutefois pas automatique comme sur les forums mais soumise à une relecture de ma part.
Les ados en vacances pluvieuses, écartés de l’école pour raison de santé ou motivés par une « remédiation » clé sur porte verront en « Cours toujours » réponse à leur attente, du moins est-ce mon souhait. Quant à mes élèves, ils ne disposent pas d’ordis en classe mais plusieurs locaux spécialement aménagés leur sont accessibles. Je ne crois cependant pas qu’il faille substituer à tout l’horaire obligatoire des séances multimédias. Ils travaillent sur la version papier de ces exercices, mais aussi sur d’autres volets du cours se prêtant moins aisément à l’autocorrection. Quelque frustrant que puisse parfois paraître l’univers relationnel scolaire, nos étudiants ne sont pas des robots.
De même, les professeurs à la recherche de thèmes originaux ou désireux de développer eux-mêmes ce genre d’application puiseront, je l’espère, dans la mise en ligne de « Cours toujours » des idées de leçons, des méthodes pour les mener à bien, et un canevas pour se lancer dans la réalisation de modules interactifs.
Bref, j’ai modestement tenté de mettre mon cours à la disposition de tous sous une forme contemporaine.
À côté d’autres recherches en éducation, je vois d’un très bon œil le développement de banques d’exercices autocorrectifs, notamment en français. Si ma contribution à cet objectif a inspiré quelques futurs collègues ou quelques compagnons de peine, j’y trouverai satisfaction.
Juillet 2007