Commentaires (extraits choisis)

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Votre serviteur a écrit le 01/01/15 :
Le Génitron, dès mil neuf cent quatre-vingt-sept*,
Décomptait les secondes avant l’an deux mille*,
De l’instant à l’histoire, trait d’union tranquille,
Pendant que se mettait en place l’Internet.

Attendu par les uns, par d’autres redouté,
Laissant peu de personnes dans l’indifférence,
Ce cap algorithmique, mort ou renaissance ?
A été négocié depuis… plus d’un été.

Quinze tomes plus tard, cent quatre-vingts* chapitres,
Plus de cinq mille* pages tournées patiemment,
Elle semble bien loin de l’horizon présent,
Cette date mythique qui avait fait les titres !

Une indiction  , ce mot pour parler comme à Rome,
Que l’on vit démarrer, qu’on ne vit pas passer.
Bref, une « quinzennie » – mot à entériner !
Qui nous aura filé entre les doigts en somme.

Le ciel m’aura donné mes deux petits-enfants,
Il aura accueilli ma mère et puis mon père.
J’aurai pris ma retraite et conçu pour vous plaire
Le site « Cours toujours » depuis déjà dix ans…

Puisse deux mille quinze*, cette année qui vient,
Donner justice et paix à l’ensemble du monde ;
Qu’une source de joie chacun de vous inonde,
Et vous aide à mener tous vos projets à bien.

 

Chr. alias Bérénice, Else Leurre & votre serviteur ont écrit le 33/01/15 :   

Bérénice  —   Comme il y a deux ans, le trente-trois janvier
Tombe un luncredi, oui : c’est votre anniversaire !
En guise de cadeau, car je suis littéraire,
Je vous offre ces vers écrits pour le fêter.
Comme au passage à l’heure d’été, la journée
Compte une heure de plus : aussi ai-je le temps
De rendre mes mots bien emballés emballants
Et vous, vous renaîtrez* sous mon regard de fée.
Else Leurre  —   Comme deux mille quinze* n’est pas bissextile,
Elle ne compte pas de trente-trois janvier !
Bérénice  —   Hilde Élire avant vous voulut là nous contrer :
Vous devriez sur-le-champ recharger votre pile.
Votre serviteur  —   Ce luncredi sera le plus beau luncredi
De tous les luncredis et la vingt-cinquième heure
Sera la plus belle heure, l’heure la meilleure
De toutes les vies que j’aurai vécues ici.
Car ce présent de vous est un présent divin.
Ah ! je me souviendrai de cet anniversaire !
Hors du temps, ces instants de bonheur exemplaire,
Nous les cultiverons dedans notre jardin.

 

Votre serviteur a écrit le 01/03/15 : 
Février se retire pour mars le venteux
Dont les intempéries sont sur le pied de guerre :
Vents, pluies et giboulées frappent le pauvre hère
Égrenant les journées de ce mois capricieux.

Averses de grésil et formation de givre
Épuisent les dernières forces de chacun ;
En retraite l’hiver ne donne signe aucun
De battre : ce n’est pas demain qu’il nous délivre !

Comme dans ces mauvais rêves où le tunnel
S’allonge à l’infini, où l’escalier de pierre
Au ruban de ses marches toujours en insère
De nouvelles encor, l’hiver semble éternel.

Le soleil est là-haut, glacial, le regard vide
Il se montre parfois mais se montre distant ;
Ses rayons insouciants s’attardent par moment
Perdus dans les nimbus, d’une pâleur livide.

La rive du printemps est encore lointaine
Et se gagne de haute lutte, tu le sais :
Tenir un parapluie ouvert est un succès,
Garder les pieds au sec est tentative vaine !

Le pauvre hère attend la première journée
De printemps, il attend, et mars de lui se rit…
Et soudain elle vient et soudain il revit :
Un bouton-d’or, une hirondelle, une pensée.

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 01/04/15 : 

Votre serviteur  —   Voici venu enfin le premier jour d’avrai,
Le réveil des senteurs quand cajacte le geai :
Comme il jase et cajole et combien il garrule  ,
Le passereau bavard, de l’aube au crépuscule !
Bérénice  —   Comment vous sentez-vous, mon ami, ce matin ?
Perdez-vous la raison ? N’avez-vous pas un grain ?
Votre calendrier rencontre une incrédule :
Dans vos égarements, je ne suis votre émule !
Votre serviteur  —   Vous comme lui, à l’hameçon, vous mordez bien :
Pêché tel un gardon dans l’eau de son bassin,
À votre dos pendu, point ne se dissimule,
Il exhibe ce mot sans le moindre scrupule.
Ensemble  —   Ce poisson de papier épinglé à l’échine,
Je ne l’aurais pas cru mais je l’aurai tout frais ! /
Tu ne l’aurais pas cru mais tu l’auras tout frais !
Femme-sandwich   à mon/ton insu je/tu devenais :
Du hot-dog au raw fish, on passe, on imagine.

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 01/05/15 :     

Bérénice  —  


Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Bérénice  —  
Votre serviteur  —  
Le premier bau  
Le premier bai  
Le premier dos…
Le premier dais
Le premier faux
Le premier fait
Le premier go  
Le premier gué
Le premier ho !  
Le premier hé !
Le premier lot
Le premier lait
Le premier nô  
Le premier-né
Le premier plot  
Le premier plaid  
Le premier rôt
Le premier rai  
Le premier trot
Le premier trait
Le premier veau
Le premier vé  
Le premier mot…
Ah ! oui : je sais !
Étiez-vous sot !
Le premier mai !
Prestissimo :
Premier muguet !

 

Votre serviteur, Chr. alias Bérénice & Piet Toresk ont écrit le 22/05/15 :   

Votre serviteur  —   Ce vingt-deux mai, vingt-deux heures vingt-deux,
Après dix années de présence en ligne,
Deux cent vingt-deux mille deux cent vingt-deux*
Visites ici : n’est-ce pas un signe ?
Le signe des liens, Mesdames, Messieurs,
Qui se sont soudés, cela se souligne,
Entre nous : les vôtres sont donc ces lieux.
Bérénice  —   J’apprécie aussi ce nombre fameux
De visites rendues sur votre site.
En décasyllabes, n’est-ce pas mieux ?
Fêtons les dix ans de mise en orbite
D’un « Cours toujours » clair, cordial et studieux !
Je vous donne ici un satisfecit.
Que vos visiteurs demeurent nombreux !
Piet Toresk  —   Cent mille* milliards de visites, ça
C’est un beau total, une fois, je pense…
Mais deux cent vingt mille*, en termes d’audience,
Tout en cinq pieds   dit, ce n’est pas extra !
Les deux premiers  —   Nous discréditer sur notre terrain
Passerait pour un manque d’élégance !
Mais nous connaissons votre art de la zwanze  
La zwanze à cinq pieds : sympa et trop bien !

 

Jean Intransi & votre serviteur ont écrit le 05/06/15 :

Jean Intransi  —   Vos portraits et descriptions, vous l’écrire seulement m’afflige, sont déplacés !
Votre serviteur  —   Vouliez-vous me signaler que leur classement modifié ne vous a point échappé ? Dans chacun des chapitres, j’ai en effet regroupé les extraits de Balzac, notamment, avec par contrecoup le déplacement de certains autres textes. À des requêtes comme : Une Maorie de quatorze ans, Domitien Van Bergen, Brick en mer ou Tempête en mer, les moteurs de recherche, momen­tanément, ne renvoient plus à la fiche concernée.

 

Jacques Célère & votre serviteur ont écrit le 27/06/15 : 

Jacques Célère  —   J’ai – ouf ! – j’ai parcouru ce matin votre site
Mais – ouf ! – mais je l’avoue, sans doute un peu trop vite !
Je vois – ouf ! – je vois trouble et j’ai le souffle court,
J’ai la jambe engourdie, mon cœur joue du tambour !
Votre serviteur  —   Vous galopiez d’un lien à l’autre tout de suite :
Nulle pause pour vous, même la plus petite !
Jacques Célère  —   Non ! nulle hésitation au prochain carrefour !
Je navigue, je surfe, sans aucun balourd.
Ma bécane poussée à fond – point je n’hésite –
Je sillonnai vos lignes, tout à la poursuite
De mon but : faire de votre site le tour !
Là, je suis éreinté mais ravi du parcours !
Votre serviteur  —   La précipitation vous serait-elle un rite ?
Chauffant votre machine à l’ultime limite,
Sollicitant vos nerfs, aiguisant vos sens pour
Accomplir ce périple en moins d’un demi-jour* !
N’ayant rien vu rien lu rien fait qui vous profite,
Forçant le mur du son, vous eûtes le mérite,
De perdre votre temps sans nul autre retour
Que vos vers et les miens pour un preste bonjour.

 

Jean Intransi & votre serviteur ont écrit le 05/07/15 :   

Jean Intransi  —   Vos scènes scolaires s’illustrent par deux mains au pouce tantôt réprobateur tantôt approbateur, les autres doigts repliés visibles. Or en rapprochant l’un de l’autre ses poings fermés, on fera tourner sa paume vers soi pour lever le pouce mais pour le baisser, on devra retourner vers soi le dos  de la main. Dans ce double geste, les deux paumes ou les deux dos n’apparaissent jamais dans le même plan. Votre dessin comporte donc une anomalie.
Votre serviteur  —  

Cher ami, ne vous est-il pas venu à l’idée que le dessin représente les poings de deux personnes et non de la seule à laquelle vous pensez : vous-même ? Ce peut aussi bien être la même personne mais en deux temps  différents. Première posture : bras droit replié devant le visage, le dos de la main droite face au regard, le pouce baissé ; seconde posture : même bras tendu à droite, main droite le pouce levé.

Je profite de votre intervention pour évoquer le nom du créateur du pouce impérial, le Pollice verso : Jean‑Léon Gérôme, chef de file des néo‑grecs. Dans l’Antiquité, Juvénal, puis Prudence auraient évoqué la question  .

 

Chr. alias Bérénice, votre serviteur & le chœur ont écrit le 02/08/15 :   

Bérénice  —   En pleine canicule, est-ce bien le moment
De taquiner la muse, allant à la trouvaille
À coucher sur papier avant qu’elle défaille,
Disant son dernier mot, là, littéralement ?
Votre serviteur  —   On dit huile de coude ou encor jus de bras   :
Que ne dirait-on pas aussi suc de cervelle ?
Lorsque fondent nos lobes, il faut à la pelle
Colliger en bons vers tôt ce nec plus ultra*.
Bérénice  —   Quand il s’agit d’autrui, vous parlez aisément,
En coulisse caché, votre rire est facile !
Regardez votre muse et comme elle est fragile :
Par cette météo, apaisez son tourment !
Votre serviteur  —   Vous n’aurez pas plus chaud si là vous m’inspirez.
D’ailleurs c’est moi qui peine et qui écris et signe.
Mais faites comme si moi je n’étais pas digne
Que vous me tirassiez ces quelques vers du nez !
Le chœur  —   En pleine canicule, est-ce bien le moment
De prendre la parole sans avoir à dire
Rien qui vaille ? Or le but n’était-il pas d’instruire ?
La touffeur n’absout guère votre égarement !
Bérénice & votre serviteur  —   Remercions notre chœur qui nous a refroidis :
Nous aurions coulé là, nous voici redressés ;
Nous serions noyés là, nous voici recadrés ;
Que ferions-nous sans lui : vain serait le croquis !
Ensemble  —   Ô bénédiction !
Ô douce conclusion
Quand la raison l’emporte,
Quand la vertu l’escorte !  

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 01/09/15 :     

Votre serviteur  —   Bérénice ma mie, vos vacances d’été,
Appréciâtes-vous comme elles ont été ? 
Trouvâtes-vous plaisir à la folâtre vie
Des quelque neuf semaines en ma compagnie ?
Bérénice  —   Quand vous ripolinâtes les murs du salon,
Ayant vidé les meubles poussés dans le fond ;
Quand je lavai et repassai rideaux et voiles,
Nous reposâmes-nous en mer sous les étoiles ?
Votre serviteur  —   Mais nos petits-enfants étaient à l’étranger
Pendant que le salon se devait rénover.
Ils goûtaient* à ces joies qui leur étaient offertes,
Celles des expériences et des découvertes.
Bérénice  —   Lucas fut adoubé au château de La Latte  
Et dans la cour d’honneur, Emma aura fait date.
Au village gaulois  , ils auront affronté
Les eaux et les forêts   avec témérité.
Votre serviteur  —   Tout est remis en place, et ils sont revenus.
Pour passer quelques jours chez nous, point de refus !
Ainsi cultivez-vous cet art d’être grand-mère.
Mais le congé prend fin : place à la vie scolaire !
Ensemble  —   Le premier de ce mois, le jour de la rentrée,
Nos deux petits-enfants vont en troisième année :
Parmi les « grands », Lucas répondra à l’appel,
Emma terminera son cycle maternel.
Bonne rentrée à eux, et à nos visiteurs !
Travaillez, et du Ciel recevez les faveurs.
Cultivez votre esprit, armez-vous de patience,
Vous deviendrez plus forts par votre intelligence.

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 29/09/15 : 

Votre serviteur  —   Si je vous dis : Butor ; si je vous dis : Déon ;
Si je vous dis : Audiard ; si je vous dis : Simon ;
Si je vous dis : Fugain ; si je vous dis : Corrette,
Voyez-vous mon propos ou êtes-vous distraite ?
Bérénice  —   Est-ce que je sais, moi ? Enfin ! Quelle question !
Je dirais que ces gens ont une relation
Avec le cinéma et la littérature,
Et la musique, et le théâtre, j’en suis sûre !
Votre serviteur  —   Sans doute, mais… si je vous dis : Petrucciani ;
Si je vous dis : Bouquet, Aumont ou Piccoli ;
Si je vous dis : Serrault, Coluche ou Courtemanche,
Pouvez-vous me donner une réponse franche ?
Bérénice  —   Vous évoquez le monde du jazz, du piano ;
Les comiques aussi, point ne m’étonne trop !
Que vous dire de plus ? que je ne vois rien d’autre !
Je vois bien dans ma tête mais pas dans la vôtre.
Votre serviteur  —   Sans doute, mais… si je vous dis : Legrand, Berger,
Ghelderode et Joiret, Zévaco et Tournier ;
Si je vous dis Foucault, si je vous dis Montaigne :
Y êtes-vous enfin ? Dites-moi que tout baigne !
Bérénice  —   Ah ! oui : c’est saint Michel que l’on fête aujourd’hui !
Comment donc ai-je pu ne pas penser à lui ?
Je le sais, mon ami, je suis impardonnable !
Je me disais : pourquoi ce gâteau sur la table ?
Ensemble  —   Je m’appelle Michel et je suis un garçon /
Tu t’appelles Michel et tu es un garçon
Comme les autres, mais… portant bien ce prénom.
Elles sont certes rares les rimes en ambre
Mais voilà vingt-huit vers pour un vingt-neuf septembre !

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 01/11/15 : 

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Ensemble  —  
Allons, partons ! Il est grand temps ! Allons, pressons !
Et laissons de côté les tergiversations !
Certes, dans votre sens, absolument j’abonde :
Partons, ne tardons pas une seule seconde !
Il nous faut nous hâter, ne le répétons plus :
Partons si nous voulons être un jour revenus !
Laissons là les parlotes, que rien l’on n’ajoute ;
Cessons de traînailler* et mettons-nous en route !
Nous serions déjà loin si nous étions sortis ;
Or nous disons partir tout en restant assis.
C’est votre faute aussi : vous me parlez sans cesse
Et moi je vous réponds par simple gentillesse.
Vous pourriez me répondre aussi bien en marchant.
Oui : partons en parlant ; oui : parlons en partant !
Oui : parlons en parlant, il faut que l’on évite
De se taire en parlant , la chose s’est produite…
Ou de parler en se taisant , cela s’est vu !
Il ne faut pas partir sur un malentendu.
Oui : que l’on parte clair ou que point l’on ne parte !
Ne partons pas à contretemps : telle est ma charte !
Partons à bon escient, n’accusons nul retard !
Parlons peu, partons bien, attention au départ !
Partons ainsi qu’il sied, épargnons la salive.
Ne disons plus un mot et que vite on arrive !
Tout compte fait, tout bien pesé, on ne part pas :
Un vers, ça va, vingt-six, eh ! bonjour les dégâts !

 

Votre serviteur, Chr. alias Bérénice & le chœur ont écrit le 01/12/15 : 

Votre serviteur  —   Nous lançons un appel à la communauté :
Nous avons un besoin urgent qui nous accable,
Nous avons un besoin urgent insupportable,
Un gros besoin d’argent, une nécessité !
Nos honorables visiteurs l’auront noté :
Le fond de « Cours toujours » est d’argent véritable.
Cette mine s’épuise, c’est incontestable,
Et le site va perdre son identité.
Car sans fonds  , pas de fond, c’est la fatalité
Qui guette notre site, issue inexorable !
Et puis sans fond, le cours serait méconnaissable ;
Face au cours de l’argent, le cours aura coulé !
Bérénice  —   Ne soyez pas noir juste pour un fond cendré !
Je vous promets un développement durable
De votre cours assurément inestimable :
C’est l’or que je vous offre et c’est bien mérité !
Votre serviteur  —   Feuille d’or pour papier d’argent : je suis gêné !
Vous m’offrez un cadeau entre tous mémorable !
Ce geste restera pour moi inoubliable…
Mes vers auront du fond à perpétuité !
Les deux premiers  —   Car j’étais/tu fus dos au mur, au fond, désespéré :
À court d’argent, je/tu devenais indéchiffrable.
Grâce à vous/moi, c’est de l’or qui se met sur la table.
Grâce à votre/mon assistance, le site est rené   !
Le chœur  —   Sur un plateau d’or donc, le cours est présenté !
L’orgueil de ces deux-là est incommensurable !
Leur folie des grandeurs est-elle pitoyable !
Leur appétit de faste est-il immodéré !

 

Votre serviteur, Chr. alias Bérénice & le chœur ont écrit le 01/01/16 :   

Votre serviteur  —   Puisse deux mille seize* être aussi plat et lisse
Que l’an deux mille quinze* fut accidenté.
Je souhaite à tous une année plane et sans malice. 
Que l’on passe de butte en plan dans la gaîté* !
Bérénice  —   « De butte en plan » ! Vous en avez des expressions ! 
Je ne vous suis pas bien, j’en reste bouche bée !
Votre serviteur  —   Ne faites donc pas comme si nous ne parlions
La même langue et confiez-moi votre pensée ! 
Bérénice  —   Votre année, je crains fort que trop plate elle soit :
Sans gorges ni à-pics, sans raidillons ni pentes,
Une année terne et grise, une année sans émoi…
Ne préférez-vous pas des saisons haletantes ?
Votre serviteur  —   Une année reposante, sans aspérités,
Une année apaisante, une année sans saillie,
Une année de bonheurs simplement partagés,
Sans hauts ni bas, sans cris ni pleurs, sans avarie. 
Bérénice  —   Réservez-vous une année fade et sans relief, 
N’en faites pas le vœu pour le vôtre entourage !
Ne jugez pas de l’appétit des autres – bref : 
N’infligez pas vos goûts* à votre voisinage !
Votre serviteur  —   L’année sera, je pense, ce qu’elle sera :
Faites-en ce que vous, vous voudrez bien en faire !
L’année sera, je crois, ce que l’on en fera :
Faisons la paix, ma chère, plutôt que la guerre !
Le chœur  —   Parler de paix, c’est bien ; faire la paix, c’est mieux.
Ne faites pas la guerre, fût-ce pour un soir !
Troquez votre colère en actes fructueux :
L’heureuse année ne sera plus un vain espoir. 

 

Message reçu ce samedi 23/01/16 : 
Bravo pour votre site et merci de nous aider. Je suis originaire du Portugal et je vis en Belgique. Une maman reconnaissante.

(Via le formulaire de la page À propos)

 

Réponse de votre serviteur :
À défaut de votre adresse courriel, je vous réponds ici car je tiens à vous remercier, Madame, pour ce compliment. Je me réjouis de vous être utile. Je ne doute pas que le travail mené avec les vôtres portera ses fruits. Cordialement.

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 33/01/16 :   

Votre serviteur  —   L’année deux mille seize*, il faut que je l’écrive,
Est dite bissextile, nul n’en peut douter.
Elle comporte bien un trente-trois janvier :
Pour mon anniversaire, soyez ma convive.
Bérénice  —   Le lendemain de votre fête est encor fête ! 
Mais vous ne recevrez de moi qu’un seul cadeau !
Six cent soixante-six ans* : là, je dis chapeau !
Vous ne les faites pas, je veux rester honnête.
Votre serviteur  —   Nul double don pour peu que deux jours l’on festoie !
Il était superflu que vous décuplassiez
Mon âge qui déjà pourrait impressionner
Les deux petits-enfants de leur grand-mère l’Oye  .
Bérénice  —   Laissez à Perrault   l’art de conter les histoires !
Je ne suis pas Pédauque : j’ai bon œil bon pied ;
Je ne suis pas la Berthe que vous supposez :
Laissez à Adenet la patte des mémoires.
Votre serviteur  —   Je ne suis pas Mathusalem, le patriarche, 
Et, sous Hérode, pensez-vous que je sois né ? 
Vous ne connûtes pas la féodalité
Et je ne vécus pas aux temps sacrés de l’Arche !
Ensemble  —   Nous ne les faisons pas, ces années innombrables,
Où nous sommes passés sans nous être perdus ;
Que nous avons vécues sans en être vaincus ;
Car elles nous ont faits sans doute inoxydables.

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 25/02/16 :   

Votre serviteur  —   Depuis la création du site, mes amis,
Ce sont deux mille* vers que je vous écrivis.
Bérénice  —   Si certains sont anciens, comme les années passent,
Ne faudrait-il pas craindre qu’ils se pétrifiassent ?
Votre serviteur  —   Oh ! durs comme la roche, ils seront devenus :
Par des yeux toujours neufs, toujours ils seront vus.
Bérénice  —   Les grands mots tout de suite, et vous faites la roue !
Vous croyez être paon et vivez dans la soue !
Votre serviteur  —   Je vis à vos côtés, dans les vôtres mes pas.
Vous voyez seuls les pieds, mais non où le vers va !
Bérénice  —   Monsieur parle aux étoiles quand il versifie,
Oublieux de sa muse… et de la modestie !
Votre serviteur  —   Je me tiens à ma place, très modestement,
Je vous conseillerais même d’en faire autant !
Bérénice  —   Bon, bon, bon ! je me rends, je cède, j’abandonne !
Et sans même vous dire le mot de Cambronne !
Votre serviteur  —   Ou bien c’est votre idée, et elle me convient ;
Ou bien vous vous forcez, et cela ne vaut rien.
Bérénice  —   Non ! je vous laisse libre le champ poétique
Vous y ferez pousser quelque belle réplique…
Votre serviteur  —   Ah ! voilà une muse appréciant son métier
De muse, tout habile à se faire apprécier !
Bérénice  —   Ne faisons pas état de ce qui nous oppose,
Effaçons tout ceci : cette querelle est close.
Votre serviteur  —   Trop tard ! je le regrette : les dés sont jetés !
Trop vite écrits, nos vers sont déjà… pétrifiés !

 

Nancy, votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 01/03/16 : 

Nancy  —   Des apostrophes appelées typographiques,
Dans vos fertiles champs de texte à compléter,
Fleurissent désormais tout au long du sentier
Pédagogique : Ah ! j’aime ces traits bucoliques !
Votre serviteur  —   J’ai pris la clé subtile des champs didactiques :
En bon français chacun peut s’y apostropher
Et osera poser le doigt sur le clavier
À des miles des serres dactylographiques !
Bérénice  —   Ciel ! le couplet des apostrophes pathétiques !
Vous avez pu de vos fenêtres enlever
Les chiures de mouches   qu’on n’y peut laisser
Et rétablir les apostrophes authentiques !
Le cœur, comme le chœur des tragédies antiques,
Ainsi que l’œil, d’ailleurs, vous pûtes les soigner,
Et ma sœur Lætitia, vous sûtes la traiter :
L’orthotypographie   reconnaît* vos mérites.
Votre serviteur  —   Comme toujours avec les problèmes techniques,
Une solution simple était seule à chercher,
C’est souvent la meilleure, et j’ai pu la trouver :
Vous me savez sans doute des plus méthodiques.
C’en est fini des à-peu-près télégraphiques !
Le règne de l’octet n’allait pas nous dicter
Les règles qui ne sont pas de notre quartier :
Il en est terminé des mauvaises pratiques !
Les deux derniers  —   Nul coup de canif dans nos envolées lyriques ;
La prose sans épines est dans notre cahier ;
Nul bâton dans les rimes, sûr est le métier ;
Car ils se sont courbés, ces signes tyranniques !

 

Else Navre a écrit le 01/04/16 : 

Bonjour,

Il me faut vous faire part d’une mésaventure qui m’est advenue ce jour en visitant votre site. Comme j’ouvrais la table à induction, les six zones de cuisson sont montées à pleine puissance polarisant tous les objets métalliques de mon bureau contre mon écran. Ce n’est qu’en éteignant la taque que j’ai pu les en détacher. Que pouvez-vous faire ? Je me réjouirais d’obtenir une réponse… ainsi qu’une indemnité car mon écran est rayé.

Meilleures salutations.

 

Le « Support à la clientèle » a répondu le 01/04/16 :

Madame,

Nous vous prions d’abord de débrancher tous les câbles de votre machine pendant une minute avant de rebrancher. Si le phénomène persiste, consultez notre Foire aux questions : dans 99 % des cas, la lecture des questions/réponses apporte la solution au problème rencontré. Enfin, avant d’appeler nos services [4,7 €/minute H.T.], ayez à portée de main votre nom d’utilisateur, votre mot de passe, le nom et la version de votre système opérateur ainsi que de votre navigateur, le numéro de téléphone de secours où vous joindre en cas de tentative d’usurpation de vos données personnelles, une copie de l’historique de votre navigation sur notre site, toute preuve généralement quelconque [Lire la suite]

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 01/05/16 : 

Votre serviteur  —   Le dé part mais ne tombe jamais sur le sept –
On ne peut donc que dire : de six choses l’une ;
Et sur le dé, point de zéro, chacun le sait – 
On ne dira jamais : de six choses aucune.
Bérénice  —   Jouez donc avec deux dés et vous observerez :
De douze choses l’une ! C’est élémentaire :
Regardez au-delà du bout de votre nez,
Vous ne manqueriez point l’occasion de vous taire !
Votre serviteur  —   Vous commettez, ma mie, dans ce cas le faux-pas
Qu’il n’aurait point fallu ! Vous oubliez la somme
Des as : le nombre des possibles résultats 
Se réduit donc à onze   – prenez une gomme !
Bérénice  —   Ajoutons le zéro et supprimons le six :
Nos deux dés acquerront l’allure décimale,
Avec onze totaux allant de nul à dix.
Le système dénaire aux dés : l’idée géniale !
Votre serviteur  —   Gardons les dés classiques mais multiplions
Les points : au lieu de faire douze, par exemple,
Nous ferions trente-six et nous sillonnerions
Jeu de l’oie et petits chevaux la foulée ample ! 
Bérénice  —   Troquons faces carrées pour pans à trois côtés :
Jouons à l’icosaèdre  , solide à vingt faces,
C’est bien plus étonnant, plus roulant que les dés !
Par une presque boule ainsi tu les remplaces !
Ensemble  —   Mettons les boules de côté : lançons plutôt 
Une pièce pour dire : de deux choses l’une ;
Le système binaire est le nôtre tricot :
Rime à l’endroit, rime à l’envers, rie la fortune ! 

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 01/06/16 :   

Bérénice  —   En douce « Cours toujours » entre dans son An Douze
En ce projet, vous crûtes, et le projet crût ;
Eussé-je* là motif à me montrer jalouse,
Je m’en abstins : je fis en sorte qu’il vécût. 
Votre serviteur  —   Et le site vivra ce que vivent les sites,
Le temps qu’ils sont alimentés et fréquentés : 
Nous nous réjouissons du nombre de visites  
Et pensons l’enrichir encor quelques étés.
Bérénice  —   Ne fussé-je* point là pour apporter ma touche,
N’eussé-je* point offert mes bons conseils aussi,
Transcrits par vos soins mais droit sortis de ma bouche,
« Cours toujours » tournerait sans doute au ralenti !
Votre serviteur  —   Certes, je vous dois tout, notamment vos silences
Pendant lesquels j’eus le loisir de travailler… 
Bien appliquées pourtant, vos rares remontrances
Au site auront montré comment il faut tourner !
Ensemble  —   Ainsi va-t-on par une route chaotique, 
Avec les blancs, avec les noirs, sur le damier, 
Penchant du contre au pour en bonne dialectique  ,
Le cœur et la raison tendant à s’accorder.

 

Jean Intransi & votre serviteur ont écrit le 22/06/16 :   

Jean Intransi  —   Votre dernier dialogue avec un ascenseur entre en contradiction avec les quatre ou cinq dialogues qui le précèdent. Le « héros » semble résider un jour dans un pavillon unifamilial et le lendemain dans une tour… Un peu de cohérence, voulez-vous !
Votre serviteur  —   Cher ami, ne vous est-il pas venu à l’idée que, d’un dialogue à l’autre, les protagonistes sont des personnages différents ? Ce peut aussi bien être la même personne mais à des périodes différentes… Seuls sont liés les épisodes du téléviseur et de l’ascenseur, mais le lecteur ne les découvre pas l’un immédiatement après l’autre. Pourquoi ? Les démêlés de cet ordre peuvent affliger grand nombre de contemporains et constituer une trame sur laquelle se multiplient les variantes, le héros acquérant ainsi un statut générique, à la manière d’un Monsieur Hulot  . Un peu de hauteur, voulez-vous !

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 01/07/16 :   

Votre serviteur  —   Deux lots de trente-six compositions rimées    
Dites soixante-douze ou bien septante-deux,
Je ne m’en ferai pas, croyez-moi, de cheveux,
Ce sujet ne pourrait épuiser mes journées…
Bérénice  —   Moi, si je considère vos billevesées,
Je compte six douzaines de textes fumeux
Arrangés en poèmes, des textes boiteux,
Chemineaux égarés sur des voies insensées.
Votre serviteur  —   Deux lots de trente-six fantaisies versifiées,
Dont vous dites n’avoir rien lu de plus oiseux !
Ne sont-ce pas vos textes que j’ai sous les yeux,
Dictés de votre bouche à longueur de soirées ?
Bérénice  —   Oui : telles sont les phrases que j’ai prononcées
Mais de deux éléments vous fûtes oublieux :
Le ton, sans quoi les mots deviennent fallacieux,
Et l’esprit, trahi par des phrases isolées.
Votre serviteur  —   Il vous plairait que je citasse vos pensées 
Sans coupe ni ajout : votre discours, grands dieux !
N’est qu’allusions et digressions, et je plains ceux 
Qui devraient consigner seulement vos dictées.
Bérénice  —   Je n’ai jamais dit ├ža ! Je n’ai pas ces idées
Dont vous me créditez ! Mais il serait fâcheux
Que vous écrivassiez dans votre coin pour deux,
Marchant ainsi allègrement sur mes brisées .
Votre serviteur  —   Vous oubliez comment les choses sont réglées :
L’auteur, c’est moi ; j’écris comme et ce que je veux ;
Je vous fais parler comme je l’entends, au mieux !
Restez un personnage aux lignes bien tracées.

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 01/08/16 :   

Votre serviteur  —   Le voici le cent neuf *, qui irrigue le site,
Qui lui rend l’enthousiasme de ses premiers pas,
Qui lui redonne vie comme à l’espoir l’invite,
Le voici le cent neuf * : ne l’attendiez-vous pas ?
Bérénice  —   Pour être une surprise, c’est une surprise !
Que dis-je ? Un renouveau… une révolution !
Comme sur le gâteau la confite cerise !
Du chapeau le lapin blanc qui fait illusion !
Votre serviteur  —   C’est un cent neuf * qui donne sens à la matière, 
Par lequel on écrit comme chante l’oiseau,
Par lequel on s’entraîne* de bonne manière,
Qui illumine le travail d’un jour nouveau. 
Ensemble  —   Voilà que notre ouvrage à nouveau s’enlumine,
Que sa noblesse ancienne reprend des couleurs
Et qu’une allure neuve brise la routine ;
Derechef notre cœur bat sous les meilleurs heurs !    
Marquons donc cette date d’une pierre blanche :  
Ne fallait-il pas que nous la célébrassions ?
Buvons donc une blanche bière qui étanche,
Débouchée seulement aux grandes occasions.

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 01/09/16 :     

Votre serviteur  —   À toutes et à tous, je dis : « Bonne rentrée ! »
Bérénice  —   Ah non ! c’est un peu court ! aurait dit Cyrano,
Et sans avoir sa verve, telle est ma pensée !
Votre serviteur  —   La critique est aisée mais rare est le brio !
Blâmant mon laconisme, vous m’interrompîtes,
Vous me coupâtes l’herbe et le vers sous le pied !
À l’exposé de mon idée, un frein vous mîtes, 
Vous brisâtes ma course au départ du sentier !
Bérénice  —   « Je brisai votre course » : la belle hyperbole !
Pouvais-je deviner que vous n’eussiez fini ?
Je n’imaginais pas vous couper la parole :
Qu’eussiez-vous pu écrire d’autre, mon ami ?
Votre serviteur  —   Par exemple, voyons… Bonne fin de vacances !
C’est l’heure de chanter : les jouets de plage au feu,
Adieu châteaux de sable et folles insouciances,
Les jouets d’été au feu et les tongs au milieu !
Bérénice  —   Je préférais alors la version courte, diantre !
Votre serviteur  —   Je tente alors : Rentrez avec vos gros sabots,
Sur la pointe des pieds ou bien le cœur au ventre,
Ou comme ça vous dit, mais rentrez, matelots !
Bérénice  —   Somme toute, gardons la version écourtée !
Votre serviteur  —   Que ne l’eussiez-vous dit, ma mie, dès le départ !
Votre acerbe sortie était-elle fondée ?
Je vous pardonne mais regrette votre écart. 

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 27/09/16 :     

Bérénice  —   Sur la page d’accueil, votre horloge a changé :
La rotation du mot « toujours » paraît plus fluide. 
Le texte en outre peut être sélectionné :
Ce n’est plus une image, fût-elle splendide.
Votre serviteur  —   Ce n’est pas une horloge, ai-je déjà noté…
Quelques lignes glissées dans la feuille de style,
Correctement codées, et le tour est joué !
Tel était l’objectif : le « cours » devient mobile !
Comme toutes les pages du site à présent
Sont déclarées en version stricte, et validéesValid
J’ai dû remanier l’un ou l’autre document,
Je m’y suis attelé ma foi quelques journées…
J’ai rectifié les « formulaires », notamment,     
La balise « marquee » posait aussi problème,    
Comme les « listes » en tableaux au demeurant :   
Suffisamment enfin pour en faire un poème !
Ensemble  —   Cela ne change rien, c’est ça qui change tout !
Nous conservons l’esprit, nous arrangeons la forme ;
Le site aura mué depuis le dernier août* :
Le visiteur n’attendra pas en vain sous l’orme !   

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 31/10/16 :   

Bérénice  —   Vous avez
Le stylo
Mégalo
Et la plume
Qui enfume
Bref : le clavier
Très chicanier !
Votre serviteur  —   Vous avez
La canine
Qui fulmine
Et l’incisive
Qui invective
Bref : la langue
Qui harangue !
Bérénice  —   Aurais-je
Le ciboulot
Un peu vieillot
Et la raison
En perdition
Bref : la pensée
Désemparée ?
Votre serviteur  —   Aurais-je
L’entendement
Déliquescent
Et la jugeote
Comme en ribote
Bref : la tête
Du poète ?
Ensemble  —   Tu te / Je me prétendrais
Poète n’étant point cartésien
Comme tu te / je me dirais
Graphiste n’étant point musicien
Ou pharmacien
Parce que papa
Ne l’était pas ?  

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 01/12/16 : 

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Bérénice  —  

Votre serviteur  —  

Ensemble  —  
Faisons le catalogue de tous nos soucis,
Par ordre alphabétique, grands comme petits.
Attendez ! Parlez-vous d’ennuis ou d’inquiétudes ?
De préoccupations ou de vicissitudes ?
Je cherche à établir l’inventaire précis
De nos soucis, en un tableau bref et concis. 
Devons-nous recenser les afflictions passées
Ou les seules douleurs récemment endurées ?
Que cette liste ne comprenne nul « hormis » 
Que l’ensemble des cas se trouvent réunis !
Certes, mais distinguons souci psychologique
Et souci matériel, en commune logique.
Je le dis à regret : vous avez mal compris ;
Il conviendrait que tous les cas fussent repris. 
Isolons alors ceux dont nous serions la cause,
De ceux où le destin aveugle à nous s’oppose.
Une seule corbeille : pas de compromis ;
Tous nos soucis bien alignés sur le tapis ! 
Des tuiles, des tracas, des problèmes, sans doute ;
Mais des soucis, je n’en vois pas sur notre route ! 
Aucun souci s’il n’en est guère : ah ! je souris ; 
L’ensemble est vide, adieu le noir, adieu le gris ! 
Pépins, accrocs, malheurs, parfois sur notre piste ;
Mais des soucis, je n’en vois point sur notre liste. 
Seul le souci des autres, c’est juré, promis !
Car, c’est connu, les autres, c’est le paradis !