Commentaires (extraits choisis)

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Note de Nouméa, le 31/12/10 à 23 h 55, heure locale (GMT +11) :

Le présent message s’adresse aux passagers de 2010 en attente de la correspondance 2011. Dans moins de cinq minutes, le signal de transbordement, constitué de douze coups, indiquera le début des opérations. Il est instamment recommandé de ne pas se déplacer avant l’arrêt complet de la berge. Au premier des douze coups, chacun fera le premier pas. Il est important de savoir qu’aucun objet personnel oublié dans l’année ne sera restitué. Attention ! Nul retardataire, sous quelque motif que ce soit, ne sera admis dans la correspondance 2011.

 

Votre serviteur a écrit le 01/01/11 :
J’espère que le « transbordement » s’est correctement opéré pour chacun d’entre vous et je forme le vœu que la traversée 2011 s’effectue dans d’excellentes conditions. Bonne navigation !

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 02/01/11 : 

Uncoupdecou deetjaim onversend euxcassé!
Récris-leau trementIl seramieux quavant!
Levoici!Lev oilà!Pour trinquerav ectoi!Àla nnéequicom mence!Età notreconst ance!
       

 

Juliette & votre serviteur ont observé le 18/02/20 :

Juliette  —   Les trois calligrammes ci-dessus ne sont plus constitués d’images mais sont bel et bien composés de lettres – ou me trompé-je* ?
Votre serviteur —   Vous voyez bien, Juliette : ces trois calligrammes ne sont plus des copies d’écran de fichiers vectoriels mais sont en effet composés de lettres positionnées en coordonnées absolues selon l’angle désiré. La preuve ? Vous pouvez sélectionner le texte (Sous Windoxs : ALT + A).

 

Piet Toresk a écrit le 10/01/11 :
Malheur ! Votre nouvelle page de commentaires me conduit à penser que vous comptez sévir sur la Toile, comme vous dites, encore au moins deux années durant !

 

Votre serviteur a répondu le 10/01/11 :
Rien n’échappe à votre finesse d’observation ! Une place vous sera toujours accordée ici pour vous entendre jouer les harmoniques.

Fade serait ma mélodie sans votre écho.

Me voici d’humeur à chanter cocorico !

 

Hélène a écrit le 21/01/11 : 
Clair. Complet. Créatif. Extraordinaire. Fiable. Génial. Indispensable. Magnifique. Pertinent. Rafraîchissant*. Remarquable. Salutaire. Et ma gratitude en toutes lettres pour ce site remarquable.

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 21/01/11 :

Votre serviteur  —   Vos compliments me sont une douce chanson,
Dont le titre accompli serait « Label Hélène » :
Les qualificatifs de votre cantilène
Meubleront désormais du site le blason.
Bérénice  —   L’habit d’Hélène ainsi taillé à la mesure
De vos ambitions vous sied bien dans le noir ;
Mais, la lumière faite, prenez un mouchoir :
Car de votre écusson autre sera l’allure !
Votre serviteur  —   Il ne se sera pas passé même deux jours
Pour que la jalousie qui vous dévore l’âme
Du manteau de l’opprobre tisse ainsi la trame
Et en couvre mon œuvre à jamais et toujours !
Ensemble  —   Oh ! je vous taquinais, je voulais éprouver
Tout simplement vos nerfs, je voulais vérifier
Si vous vous fâcheriez, perdant ainsi la face,
Ou si vous garderiez cet humour qui vous classe./
Oh ! vous me taquiniez, vous vouliez éprouver
Tout simplement mes nerfs, vous vouliez vérifier
Si je me fâcherais, perdant ainsi la face,
Ou si je garderais cet humour qui me classe.

 

Votre serviteur, Chr. alias Bérénice & le chœur ont écrit le 01/03/11 :   

Votre serviteur  —   Un an de retraite et j’émets deux conclusions :
L’école où j’œuvrais tourne bien même sans moi ;
Et je tourne toujours n’assumant plus l’emploi –
L’une restera vraie mais la seconde non !
Bérénice  —   D’abord, pourquoi tourner  alors qu’on peut courir  ?
—   D’un moteur linéaire ne veux me servir !
—   Et comment pouvez-vous pleurnicher sur vous-même…
—   Puis-je vous demander où donc est le problème ?
—   Plutôt que de penser à votre confidente !
—   Une larme de moi sur vous-même vous tente ?
—   Allons ! reprenez-vous ! un peu de dignité !
—   Je suis de modestie et non de vanité !
—   Vous confondez la dignité avec l’orgueil !
—   Je vous confonds avec le clou de mon cercueil !
Le chœur  —   Il suffit maintenant ! ce n’est point le moment
De vous laisser aller à de vaines querelles !
Vous n’imaginez pas quelles graves séquelles
Laisse dans les esprits ce tournoi bêtifiant !
Les deux premiers  —   Nous ne vous avons pas sonné ni demandé
L’heure à votre pendule ni si vous suiviez
Même l’heure d’été ! Réservez vos critiques
À ceux qui apprécient vos propos despotiques !
Le chœur  —   Ils étaient brouillés çà ; les voici réunis !
Que feraient-ils sans nous ? Vain serait le croquis !
Ensemble  —   Vous nous sauvez la mise encore cette fois
Car sans vous nous irions sans doute de guingois ;
Vous avez mis un terme à nos jeux de bretteurs :
C’est un nouveau printemps qui éclaire nos cœurs !/
Nous leur sauvons la mise encore cette fois
Car sans nous ils iraient certes tout de guingois ;
Nous avons mis un terme à leurs jeux de bretteurs :
C’est un nouveau printemps qui éclaire leurs cœurs !

 

Nora a écrit le 10/03/11 :
Votre section « Expressions idiomatiques » s’enrichit de cent quarante-quatre* expressions et nous fait découvrir un nouveau dictionnaire en ligne !

 

Votre serviteur a répondu le 10/03/11 :
Pour bonimenter, je dirais que j’en offre même, non pas treize, Mesdames et Messieurs, mais seize à la douzaine : aux douze nouveaux fichiers consacrés aux éléments naturels s’ajoutent trois séries sur les lettres et une série sur les unités de mesure.

Quant au site ABC de la langue française, il a en effet mis en ligne son Dictionnaire d’argot et du français familier et populaire. Attention ! ce projet est en construction et de type contributif  (tout visiteur peut librement créer ou modifier les pages) : il est à consulter sous réserves.

 

Alain Cise & votre serviteur ont écrit le 17/04/11 :

—   Que vont faire en vos vers les moteurs linéaires ?
—   Que diable allez-vous donc faire en mes commentaires ?  
—   Monsieur, votre réplique, non ! n’en est pas une !
—   Votre question, Monsieur, était-elle opportune ?
—   Je voulais être utile en écrivant pour vous
Une futilité que vous aimez écrire.
—   Je vous en prie, Monsieur, ne me faites pas rire :
Vous écrivez pour moi simplement pour des clous ?
—   Que vont faire des clous en ces vers, dites-moi !
—   Faites-vous de ces clous de simples sans-emploi* ?
J’y suis : de mon cercueil, vous les avez ôtés :
Et « ôteur de mes clous » vous serez appelé.
Vous serez un ôteur sans et sans piston,
Un simple ôteur sans rotation ni translation.
—   Ôteur ! ôteur ! ai-je une bobine d’ôteur ?
Puisque c’est comme ça, je m’en vais voir ailleurs !
—   Encore faudrait-il que vous existassiez,
Mon cher Monsieur, autrement que… sur le papier !

 

Votre serviteur a écrit le 05/05/11 : 

C’est neuf et saisissant : mes lettres sans jambages
Se sont laissées aller*, je l’écris sans ambages :
Sous la ligne de pied   on voit leurs œils coquins
Provoquer le lecteur et lui faire des clins.
Et dressées sur des jambes qui ne pendent plus,
Les autres, haut perchées, jettent un œil soudain
Supérieur sur leurs sœurs condescendues enfin :
Les hampes des même n’ont plus le dessus !
Et l’on est bientôt pris d’un mal de mer étrange
Devant l’horizon où chaque lettre se range.
Un  g  fait voir sa quille mais l’ a plongé ;
Un  p  a quitté l’eau, l’œil du a sombré !
L’  italique seul comprend hampe et jambag;
L’  de ce style nargue un peu du  j  le point
Comme s’il lui disait le surpasser de loin :
De sa hune, un gabier surveille le parage !  

 

Juliette & votre serviteur ont ajouté le 08/06/18 : 

Juliette  —   C’est bizarre : sur votre page À propos, l’f du verbe « firent » en italique n’a pas de jambage alors que cette même lettre en est munie dans votre poème du 5 mai 2011 ci‑dessus et sur cette fiche
Votre serviteur —  

Le poème fut d’abord écrit à la main, puis transcrit dans la police « Garamond », dans laquelle l’f italique est doté d’un jambage, comme dans la plupart des polices à empattements.

L’f de style italique dans les polices sans empattement se présente tantôt avec un jambage, comme dans les polices « Exo 2 », « Fira Sans », « IBM Sans », « Open Sans », « PT Sans », « Raleway », « Ubuntu » ; tantôt sans jambage, comme dans les polices « Exo », « Montserrat », « Nunito Sans », « Poppins », « Roboto », « Rubik » ou « Source Sans Pro », la police du site.

Sans jambage, l’f italique a la taille et la position du l ; avec jambage, l’f italique est la seule lettre minuscule avec également une hampe, outre le j assorti du point : dans le poème (et ci‑avant), la lettre est donc figurée par un tracé svg.

 

Votre serviteur a écrit le 31/05/11 :   

Aucune pluie depuis des lunes sur le site :
Chacun l’attend, scrute le ciel, mais elle hésite.

Plus ! il n’y en a plus !

Depuis qu’il n’a plus plu !

La plupart de mes feuilles maintenant jaunissent,
La phrase se durcit, les textes se flétrissent !

Plus ! il n’y en a plus !

Depuis qu’il n’a plus plu !

Ma plume sèche ici, la pénurie est là :
Mes termes, je les cherche mais rien plus ne va !

Plus ! il n’y en a plus !

Depuis qu’il n’a plus plu !

Cette lettre attendue, l’écrire je ne puis :
Elle manque en effet même au plus bas du puits !

Plus ! il n’y en a plus !

Depuis qu’il n’a plus plu !

En vain sur le clavier je la cherche, fiévreux :
Entre l’i et le p, rien que le vide affreux !

Plus ! il n’y en a plus !

Depuis qu’il n’a plus plu !

Quant à ma marsupiale, elle se déshydrate :
Cette petite bête est un peu délicate !

Plus ! il n’y en a plus !

Depuis qu’il n’a plus plu !

Naviguer sur le Net m’est aussi difficile :
Sur les canaux les flux risquent de caler pile !

Plus ! il n’y en a plus !

Depuis qu’il n’a plus plu !

Car il me faut chercher l’adresse bienvenue
Qui ne renferme pas la lettre disparue.

Plus ! il n’y en a plus !

Depuis qu’il n’a plus plu !

Mais cet état de fait présente un avantage :
J’ai le dernier écrit, nul le dernier m… essage !

Oh ! mais voilà la pluie qui s’est mise à tomber !
Et l’ consent enfin à se manifester !

Il a plu, ça a plu !

Voici l’ revenu !

 

Piet Toresk a écrit le 07/06/11 :
Maintenant que vous avez l’ que vous attendiez tant, vous allez pouvoir écrire « inondation » !

 

Votre serviteur a répondu le 07/06/11 :
Pas seulement ! Il me faudra aussi compter avec les précipitations, orages, giboulées, torrents, brouillards, bourrasques, tornades et autres ouragans ! Mais j’écrirai plutôt « oasis ».

 

Robin Net a écrit le 10/06/11 :
Moi, la flotte, je connais, mais je me la coule douce !

 

Piet Toresk a écrit le 01/07/11 :   
Vous avez récemment enlevé le o, ne pensez-vous pas qu’il est temps d’ôter le  ?

 

Votre serviteur a répondu le 01/07/11 :

Telle est votre requête, j’ose y consentir.
J’ôte donc cette lettre d’entre les voyelles :
Chic ! il m’en reste cinq encore et des ficelles
Pour boucler cette strophe et ne point m’en servir.
Relever le défi, j’estime le pouvoir.
Je ne redoute point l’ensemble des consonnes,
En user, je le peux : elles sont toutes bonnes.
J’ouvre l’œil et le bon : en chemin ne veux choir !
L’écriture menée sous cette condition,
Pour être malaisée, ne semble toutefois
Guère impossible ici, sous cette restriction :
Il convient que le texte ne nomme l’exploit.

 

Piet Toresk a écrit le 14/07/11 :   
Vous avez récemment coupé l’o, ne pensez-vous pas qu’il est temps d’éliminer l’ ?

 

Votre serviteur a répondu le 14/07/11 :

Oh ! vous n’en manquez pas, vous qui me le pompez !
Quel but visez-vous donc, lançant cette consigne ?
Est-ce à mon oxygène que vous en avez ?
Est-ce mon attitude aussi qui vous indigne ?
Quant à ma mélodie, est-elle défendue ?
Ou bien bannissez-vous tout cela à la fois ?
Du mode infinitif, je laisse les emplois…
À bout de souffle enfin, je tombe de la nue !
Ponceau, puis bleue, puis jaune, je n’ai plus de face,
La bouche bée, plus n’ai-je non ! l’œil qui pétille !
Mes poumons s’asphyxient, je me sens qui vacille :
J’en manque tant et plus que je cède la place…

 

Chr. alias Bérénice, votre serviteur & le chœur ont écrit le 21/07/11 :   

Bérénice  —   Ah ! vous nous revenez ! et vous avez l’air mieux…
Votre serviteur  —   Voilà que maintenant vous me trouvez l’air vieux !
—   Votre dysacousie parfaitement se porte…
—   Comment ? je n’entends pas les phrases de la sorte !
—   Je vous ai préparé un bon bol d’air tout frais.
—   Fermez la porte avant que n’entre un vent mauvais !
—   Nous sommes en juillet, nul vent frisquet ne souffle !
—   C’est votre bouche alors qu’il convient de fermer !
Vous agitez mes feuilles et me distrayez !
—   Alors, allez au diable, espèce de maroufle !
Le chœur  —   Les voilà à nouveau en train de s’étriper !
De répliques acides ces deux-là s’enivrent :
Ces champions du dialogue au corps à corps se livrent,
Prenant mutuel plaisir à s’entredéchirer !
Les deux premiers  —   Que parlez-vous de nous sans même nous connaître ?
Vous jugez sur nos airs et sur notre chanson ;
Mais vous ignorez tout et de notre raison
Et du fond de nos cœurs : alors, allez donc paître !
Le chœur  —   Ils étaient brouillés là ; les voici réunis.
Que feraient-ils sans nous ? Vain serait le croquis !
Ensemble  —   Le chœur est attentif et, nous accompagnant,
Il dirige nos pas… diplomatiquement.
Nous ne sommes pas seuls dans notre face à face
Car il veille sur nous, évitant toute casse./
Nous sommes attentifs et, les accompagnant,
Nous dirigeons leurs pas diplomatiquement.
Non, ils ne sont pas seuls dans leur doux face à face
Car nous veillons sur eux, évitant toute casse.

 

Chr. alias Bérénice, votre serviteur & le chœur ont écrit le 14/08/11 : 

Bérénice  —   Le dialogue en bonus n’a pas été écrit
Par Agatha Christie, donnez-m’en le crédit.
Votre serviteur  —   Ma chère amie, je sais déjà très bien cela.
C’est dans l’adaptation que volatile il y a !
Les deux premiers  —   Il fallait cependant que la chose fût dite :
La voilà précisée et la voilà écrite !
Le chœur  —   Cette scène nous laisse penauds en coulisses
Derrière notre dos, ils se sont faits complices !

 

Piet Toresk & votre serviteur ont écrit le 21/08/11 : 

Piet Toresk  —   La foire du Midi se termine et c’est maintenant que vous en rendez compte ? Vous seriez tombé de la grande roue que je n’en serais pas étonné !
Votre serviteur  —   Non, non ! et je n’y suis pas resté au sommet : en effet, les métiers sont bien démontés ; mais déjà nous les attendons pour le 14 juillet 2012 !

 

Votre serviteur, Chr. alias Bérénice & le chœur ont écrit le 01/09/11 :     

Votre serviteur  —   Il n’est pas seulement utile de « rentrer »,
Encor faut-il aussi, n’est-ce pas ? en sortir !
Partez donc du bon pied en vue de réussir,
Adoptez la meilleure façon de marcher.
Ni assoupissement ni excès de vitesse.
Attention à la route et au temps de sommeil !
Fuyez le paresseux, suivez le bon conseil.
Visez la qualité, corrigez la faiblesse.
Cherchez, réfléchissez, étudiez, inventez.
Faites à l’inertie un petit pied de nez.
Que chacun de vous soit un résolutionnaire
Passant de l’intention à l’œuvre salutaire.
Bérénice  —   Allez ! on moralise comme un vieux croûton* !
On se plaît* à donner certaine leçon aigre…
Mais on ne prend les mouches avec du vinaigre.
Enseignez le français : ce sera déjà bon !
Votre serviteur  —   Je ne saurais cacher mon désappointement,
Je suis comme blessé tant cette langue est cruelle !
Ma moitié me trahit, ma moitié n’est plus celle
Que je croyais, qui m’adorait, éperdument.
Le chœur  —   Poursuivez sur ce ton : le chœur fait demi-tour.
Travaillez sans filet, faites impudemment.
Jouez ainsi la pièce : ce sera un four.
Le chœur las n’est plus là, éteignez en sortant.
  (Le chœur sort sans se retourner,
l’éclairage faiblit, un vent froid envahit les lieux)
Les deux premiers  —   Un bon chœur a du cœur, qui pour les héros peine,
Un bon chœur ne les laisse pas tout seuls en scène ;
Oui, un bon chœur se bat, assurant leur destin ;
Oui, un bon chœur palpite et pour eux vibre enfin.
  (Après un temps, le chœur revient, processionnellement,
l’atmosphère se réchauffe)
Le chœur  —   Ils étaient brouillés là ; ils sont enfin unis.
Que feraient-ils sans nous ? Vain serait le croquis !
Ensemble  —   Ah ! nous avons un chœur, pas n’importe lequel…
Oui, un chœur bien à nous qui répond à l’appel.
Nous ne commettrons plus de stupides erreurs…
Qui ne soient commentées devant les visiteurs./
Ah ! tous deux ont un chœur, pas n’importe lequel…
Oui, un chœur bien à eux qui répond à l’appel.
Ils ne commettront plus de stupides erreurs…
Qui ne soient commentées devant les visiteurs.

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 24/09/11 :   

Bérénice  —   Vous visitez enfin le champ des sentiments
Et laissez de côté tous les raisonnements.
Votre serviteur  —   Votre fréquentation est un raffinement,
Et vous-même un remède à l’abrutissement.
Bérénice  —   Vous me flattez, mon cher, dites-moi seulement
Comment donc vous y vîntes… si rapidement.
Votre serviteur  —   J’explorai le registre : verticalement,
Travaillant par colonne ; horizontalement,
Mettant les mots en ligne ; et, minutieusement,
Toutes définitions notai sur le moment.
Ensemble  —   Il est bon que l’on nomme tout emballement
Pour en prendre conscience convenablement.
Les sentiments ne se commandent nullement,
On peut les commenter toutefois largement.

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 31/10/11 :   

Bérénice  —   Vous vous fîtes discret, vous écrivîtes peu :
J’en connais la raison, et pour cause parbleu !
Vous changeâtes d’adresse, emportant presque tout,
M’emmenant avec vous vers un nouveau chez nous.
Votre serviteur  —   Vous y participâtes de bonne façon :
Vos judicieux conseils me firent temps gagner…
Toutes vos instructions furent de celles qu’on
A intérêt à suivre pour calme garder !
Bérénice  —   Vous êtes la manœuvre, je suis la méthode ;
Quand vous êtes l’outil, je suis l’intelligence.
Vous avancez plus vite sous ma surveillance :
J’agis  en vous faisant agir tout à ma mode.
Ensemble  —   Comme le monde tourne bien quand on s’entend !
Tous les murs sont repeints, les meubles sont rangés,
Les rideaux sont pendus, les cartons sont vidés :
Je suis un peu fourbu et cela vous surprend ?/
Il est un peu fourbu et cela me surprend !

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 11/11/11 : 

Bérénice  —   Volontiers je fréquente vos chemins de vers :
Je me sens sur des rails, et filent les images
Sous mes yeux éblouis, et filent les ouvrages
D’art et de belles lettres à mes sens offerts.
Votre serviteur  —   N’était ma modestie, je vous le confierais :
Ces lignes de très grande virtuosité
Ont pour destinations adresse et qualité,
Mais ne laissent jamais quiconque sur les quais.

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 16/12/11 : 

Bérénice  —   À l’approche des fêtes, point ne suis surprise :
Vous maniez le couvert avec dextérité,
Votre coup de fourchette sent l’autorité.
En trois coups de cuiller à pot, je suis conquise !
Votre serviteur  —   J’ai mis les petits plats dans les grands car c’est fête !
Et, pour cette occasion, espérant vous ravir,
Je voulais sur un plat mes services offrir.
À la table dressée, que la joie soit complète !

 

Jean Intransi & votre serviteur ont écrit le 02/01/12 :   

Jean Intransi  —  

Vous prétendez aborder la ponctuation ! mais je ne vois dans vos exercices sous cette rubrique nulle trace des guillemets ni du tiret cadratin !

En outre, la ponctuation ne relève-t-elle pas de la grammaire quand vous en faites une affaire de rédaction ?

Votre serviteur  —  

Certes, la ponctuation est étudiée par le grammairien mais son usage, selon moi, est en effet affaire de rédaction.

Vous retrouvez l’emploi du tiret cadratin et des guillemets dans les chapitres Dialogue et Discours direct : j’ajoute donc au sommaire du chapitre Pratique de la rédaction une ligne apportant cette précision.

Pour ne point toutefois désoler l’homme rigoureux que vous êtes, je propose encore trois doubles séries d’exercices : ponctuer et mettre en ordre les répliques.

 

Fabienne E. a écrit le 18/01/12 :
Avant tout : meilleurs vœux pour 2012 et bonne continuation !

Une petite anomalie à corriger : dans Orthographe enfin, le texte de la dictée Une maladresse ne correspond pas au message audio.

Cordialement.

 

Votre serviteur a répondu le 18/01/12 :
Je vous remercie pour vos bons vœux. Je vous souhaite également, à vous-même et à vos proches, plein succès dans vos entreprises et beaucoup de bonheur pour vous et autour de vous.

Quant au texte « Une maladresse », en effet l’appel du fichier sonore comportait une erreur que je vous suis reconnaissant de m’avoir signalée : c’est rectifié, et vous en avez tout le mérite !

Bien à vous.

 

Chr. alias Bérénice, votre serviteur & Jean Intransi ont écrit le 02/02/12 :   

Bérénice  —   Je vous donne parfois la réplique en ces pages
En des échanges vifs et néanmoins courtois :
Loin de me demander mon avis, vil sournois !
Vous fîtes des questions de ces marivaudages !
Votre serviteur  —   Ne faites pas, Madame, la fausse modeste :
Être citée deux fois vous aura enchantée.
Sachez qu’ici rien ne se perd mais tout se crée :
Avec nos vers faits jeux désormais l’on se teste !
Car, comme on n’est jamais, dit-on, si bien servi
Que par soi-même, non ? j’en fais notre parti :
Je présente nos vers sous forme d’exercices,
Qui se feront ainsi sous les meilleurs auspices.

Jean Intransi  —   Vous qui vous targuez de respecter la forme,
Vous employâtes « faire » en neuf lignes cinq fois !
Votre serviteur  —   Je le fis pour vous faire écrire, c’est énorme !
C’est fait… car vous le fîtes ! Votre mot fait foi.

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 11/02/12 : 

Bérénice  —   J’aime lire vos vers car ils sont colorés
Comme ces beaux vitraux d’anciennes cathédrales :
La lumière jaillit et arrose les dalles
De ma mémoire et de mes yeux émerveillés. 
Votre serviteur  —   Avez-vous bien dormi ? Vous êtes-vous relue ?
Ou bien vous moquez-vous et riez à mes dépens ?
Car ce fabuleux coup d’encensoir, je le sens,
Titille à l’irriter ma vanité imbue !
Bérénice  —   C’est votre anniversaire que je fête ainsi !
Pour célébrer ce jour et cette circonstance,
Je vous aurai donné en cadeau cette stance.
Précieux est mon présent : lisez-le à l’envi.
Votre serviteur  —   Comment ? Vous n’achetâtes pas le chronomètre
Vu dans le catalogue de l’homme à envier ?
Vous me parliez de l’heure et le leurre affûtiez* !
Je riais : de votre geste comblé je puis être.

 

Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 03/03/12 : 

Bérénice  —   Quand donc sortirez-vous de la cage de vers
Dans laquelle vous vous enfermâtes un jour ?
Vous pincez votre langue en comptant les pieds pour
En fin de compte tout comprendre de travers.
Votre serviteur  —   L’individu à plume grattant le papier,
Il n’écrit pas derrière quelques fils d’acier !
Assis devant la Toile, une vitre l’isole,
Mais cet écran pour lui la planète survole !
Avec les battements du monde sous les yeux,
Il compte les syllabes et cherche les rimes,
Et de fétus de lettres, l’esprit malicieux,
Il fait un nid pour un lecteur aimant les cimes.
Bérénice  —   Je suis cette lectrice-là, toute sincère !
Emmenez-moi à tire d’aile dans les airs,
Qui chatouillent l’oreille et qui résonnent clair !
De vos lignes ailées, je suis la passagère.
Ensemble  —   De la pierre taillée à la pierre polie,
Puis l’âge des métaux, peut-être on en oublie…
Tous les deux, nous en sommes à l’âge du vers :
Nous, de l’écrit contraint, savourons l’univers.

 

Chr. alias Bérénice, votre serviteur & Jean Intransi ont écrit le 01/04/12 :   

Bérénice  —   Nous sommes aujourd’hui le premier avril, non ?
Avez-vous oublié qu’on fête le poisson ?
Votre serviteur  —   Il serait désolant que je vous induisisse
En erreur : nul poisson sur lequel l’on ne glisse…
Jean Intransi  —   Vos derniers exercices sont un vrai scandale :
Vous livrez des erreurs, prétextant un poisson,
Que mémoriseront trop d’étudiants, j’en râle !
Et qu’ils reproduiront, je le crains, à foison !
Votre serviteur  —   Pressé donc, cher ami, de me stigmatiser,
À l’examen complet de la situation,
Vous préférâtes illico me rédiger
Cette amère missive, mordant au poisson.
Car si l’on répond bien, c’est qu’on a vu la faute
Et l’on n’a pas besoin de quelque explication ;
Sinon apparaîtra* la rectification.
Hâtif, oui ! en erreur est induit l’internaute.

 

Juliette a écrit le 01/06/12 :
Le hasard de mes recherches sur la Toile me révèle le billet que vous avez laissé en avril 2010 sur Facebook  à propos de la Pataphysique. D’abord, le lien vers Comédien.be renvoie à une page introuvable ; ensuite, et surtout, l’adresse du lien principal affiche un message d’erreur !

 

Votre serviteur a répondu le 01/06/12 :
Qu’à cela ne tienne ! Voici une collection d’adresses brossant du comédien Alexandre Von Sivers portrait, biographie       et filmographie  .

Brillamment introduite par René Michelems, la séquence de la RTBf, datant de 1976, mettait en scène un détective de fiction, Alexandre Von Sivers, précisément, chargé par un Marco Lamensch facétieux de partir « à la recherche de Mélanie Le Plumet », Provéditrice Générale du Collège de Pataphysique comme chacun sait. Les Archives audiovisuelles de lINR-RTB-RTBf ayant revu leur nomenclature, voici le lien actuel.

Or le réalisateur Richard Olivier a récemment conçu le projet Big Memory, brossant le portrait de cent septante* cinéastes belges, dont Marco Lamensch. Un recueil en est sorti en février 2012 aux Impressions nouvelles : voyez l’album Lire un extrait.

 

Jean Intransi & votre serviteur ont écrit le 21/06/12 :   

Jean Intransi  —  

Ouf ! Vous avez enfin renoncé à la fenêtre qui depuis trois semaines surgissait sur la page principale de votre site et en vantait complaisamment les mérites !

Votre serviteur  —  

Pour la forme, je comprends que le procédé puisse irriter mais je n’ai pas renoncé  au texte lui-même, qui figure sur la page À propos sous « Spécificités du site et objectifs de son auteur ».

 

Chr. alias Bérénice, votre serviteur & le chœur ont écrit le 21/07/12 :   

Bérénice  —   Que se passe-t-il donc ? Le chœur a disparu,
Le chœur s’en est allé sans avoir prévenu !
Est-ce que vous pensez qu’en poésie française
Il soit recommandé de filer à l’anglaise ?
Votre serviteur  —   Exigeant l’attention de tous à tout moment,
Le chœur a préféré, ma foi, lever le camp.
Mais il m’a désigné comme porte-parole :
Pour lui parle l’auteur mais sans tenir le rôle.
Bérénice  —   On aura donc tout vu ! On coupe le crédit,
On réduit le budget, on dégraisse, on liquide,
On frappe dans le chœur, on écarte le guide :
Plus de relief, plus d’horizon, juste l’ennui !
Votre serviteur  —   La décision, vous dis-je, émanait bien du chœur :
Alors je vous demande de vous arrêter
Et je vous le demande en son nom supérieur
Et en mon nom aussi, dois-je le préciser ?
Bérénice  —   C’est entendu ! Le chœur est mort, vive le chœur !
L’auteur est et le chœur et « votre serviteur »,
C’est lui qui écrira ce que dit Bérénice :
Il tire les ficelles tapi en coulisse !
Votre serviteur  —   Bah ! qu’à cela ne tienne ! Je vous ai laissé*
Poser votre question, ma chère Bérénice,
Car elle m’amusait : ainsi ai-je pensé
Qu’il fallait que j’usasse de cet artifice.
  (Un jeu de lumière sort des ténèbres le chœur
qui n’avait en effet pas quitté la scène)
Le chœur  —   L’auteur a ses raisons que le chœur reconnaît*
Puisqu’il est rétabli dans ses prérogatives :
Écoutez son discours, évitez les esquives !
Le salut vous n’aurez qu’en suivant ses décrets !
Ensemble  —   Ah ! la nôtre planète tourne comme il faut,
Le canevas est clair et concise est la trame,
De source coule notre texte en un tableau
Exprimant un bonheur du mot que rien n’entame.  

 

Louis Fine & votre serviteur ont écrit le 12/08/12 : 

Louis Fine  —   J’ai toujours l’impression, Monsieur, en vous lisant,
Que vous parlez très fort, que même vous hurlez :
C’est que j’ai le tympan fragile, un rien le fend,
Un mot en italique et vous me le percez !
Point n’est besoin de tendre l’oreille à vous lire :
Votre langue en couleur happe mon attention,
Vos cyclones verbaux frappent mon pavillon,
Qui par vos majuscules se fera détruire !
Votre serviteur  —   Je n’use pas souvent d’une typographie
Redondante pourtant : je ne fais pas crisser
Ma plume et ne malmène jamais le clavier.
Votre vue, j’en ai peur, a trahi votre ouïe*.
Ils glissent sur les touches mes doigts de pianiste :
Attentif aux accords et soucieux des accents,
Je fuis le hiatus, à l’harmonie je tends.
Votre oreille n’a rien, passez chez l’oculiste.
Louis Fine  —   Comment ?
Votre serviteur  —   Je dis : allez donc voir un ophtalmo.
Vous êtes sourd de l’œil pour lire avec l’oreille !
Louis Fine  —   Quand ?
Votre serviteur  —   Comme il vous plaira, mais retenez ce mot :
Quand j’écris à voix basse, il faut qu’on s’émerveille.
Louis Fine  —   Vous l’ignorez, Monsieur : je lis à haute voix.
Vos retours de chariot* un jour m’assourdiront ;
Vos points d’exclamation, curieux chemin de croix,
Tard ou tôt enclume et marteau me briseront.
Votre serviteur  —   Ne lisez que d’un œil, bouchez-vous une oreille.
Aux consonnes veillez : roulez l’ prudemment ;
Aux voyelles aussi : gare à l’embranchement
De l’ grec ; en chemin, pas d’excès de bouteille.

 

Votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 01/09/12 :   

Votre serviteur  —   Furent-ils assez longs, les deux mois de vacances
Pour vous faire connaître inaction et ennui ?
Un bon travail suppose un bon repos aussi
Et les bons loisirs font les bonnes performances.
L’esprit débarrassé d’une ancienne tourmente,
Vous jetez un regard neuf vers l’année qui vient ;
Le corps ragaillardi au soleil du jardin,
Vous prenez votre élan pour la vie étudiante.
Étudiez, grandissez, travaillez, explorez :
De vos maîtres suivez hardiment la foulée ;
Un jour assurément vous les dépasserez.
À toutes et à tous, excellente rentrée !
Bérénice  —   Comment ! Voilà tout ce que vous trouvez à dire !
Votre inventivité a pour seul horizon
La grille du jardin qui s’atteint d’un seul bond !
Je le dis sans détour : permettez-moi de rire !
Votre serviteur  —   Je comptais bien sur vous, ma chère Bérénice,
Pour hausser le niveau, élargir le propos,
Ajouter votre touche en plaisants trémolos !
Vous étonnera-t-il que je vous applaudisse ?
Ensemble  —   Car vous avez/
En effet, j’ai /raison : le but est que l’on crée.
De l’imagination, cultivons le jardin :
Dessinons un mouton en quelques traits de craie ;
Du grenier à folie, laissons tomber un grain.

 

Jean Quigrogne, votre serviteur & Chr. alias Bérénice ont écrit le 01/10/12 :

Jean Quigrogne  —   Je n’ai plus d’appétit, je n’ai plus goût* à rien,
Je suis à bout, je n’en puis plus, j’ai la nausée,
Mieux vaut le déclarer ici même d’emblée :
Je ne digère pas vos vers, c’est cornélien !
Votre serviteur  —   Pourquoi en faites-vous alors votre menu ?
Seriez-vous masochiste ? ou un brin polémiste ?
Ou, peut-être, Monsieur, êtes-vous humoriste ?
Les croyant à croquer, mes vers, je suis déçu !
Bérénice  —   Sous le couvert d’un tiers, vous avez osé, tiens !
Évoquer cet auteur par lequel je pris vie
Sur scène en une héroïque comédie :
Assurément vos vers sont moins bons que les siens.
Votre serviteur  —   Allez rejoindre Tite  , allez perdre votre aise !
Mais laissez-moi vous dire : Racine d’abord
Dans votre bouche mit la poésie française
En une tragédie au classique décor.
Bérénice  —   Je garderai mon aise, qu’allez-vous chercher ?
Vous avez le mérite, Monsieur, d’exister.
Et, vous le déclarez en me le faisant dire :
Vos vers sont excellents, je l’avoue sans sourire.
Ensemble  —   On ne plaisante pas devant pareille chose,
Et si je dis /
Si elle dit / sans rire apprécier vos/mes/ses vers,
C’est qu’ils sont appréciables, oui, je le suppose,
Et il serait fâcheux qu’on les prît de travers.

 

Jean Quirit, votre serviteur, Chr. alias Bérénice & le chœur ont écrit le 10/11/12 :

Jean Quirit  —   Avec vous, je suis mort de ri-hi-hi-hi-ire,
Et il est temps que vous a-ha-ha-ha-rrêtiez !
Je suis à bout de sou-hou-hou-ouffle, épuisé !
Quand je me tiens les côtes, c’est pi-hi-hi-ire !
Votre serviteur  —   Je craignais au contraire que l’on se lassât
De mes variations en qualité mineure,
Que l’on trouvât-ha-ha-ha ma plume meilleure
Au repos. Et, du coup, vous me voyez béat.
Bérénice  —   C’est cela : triomphez de ce piètre combat !
Succombez au facile et manquez le sublime !
Mais vous soulèverez la critique unanime :
Loin du lustre, il préfère du rire l’éclat.
Votre serviteur  —   Oui, il est comme il est et non comme il doit être !
Pleurer de rire, ah ! oui ; pleurer sans rire, oh ! non.
Le destin est soluble dans la dérision
Quand il est imposture et ne fait que paraître !
Bérénice  —   Faites la ni-hi-ique aux guindés de la rime,
Je vous suis-hi-hi-hi, de ce pas-ah-ah-ah !
Faisons un pied de nez, hé-hé, à la déprime,
Laissons l’aigre refrain pour le couplet sympa.
Bérénice & votre serviteur  —   Que ceux qui affirmaient qu’on peut rire de tout
Prennent garde à la rime une fois, même deux :
On peut rire de tout, certes, et même d’eux ;
On peut rire de tout, certes, mais pas de nous.
Le chœur  —   Vous soulevez, hélas ! notre indignation :
Vous plaidez l’irrespect et voulez le respect !
N’ajoutez pas un mot, pour longtemps restez muets :
Le silence sera votre punition.

 

Le chœur, Chr. alias Bérénice & votre serviteur ont écrit le 12/12/12 :   

  (On se souvient : le chœur contraignit au silence
Bérénice et votre serviteur pour irrespect)
Le chœur  —   Vous deviez seulement observer le silence
Sur le coup et d’ici la prochaine séance.
Votre mutisme étrange alarme nos esprits :
Notre sentence hélas vous mit sur le tapis !
Bérénice  —   Vous donnâtes un texte à dire au chœur d’abord :
Vous fûtes astucieux en pratiquant ainsi ;
Le chœur rompt le silence et, plus aucun souci :
Nous prenons la parole à travers et à tort !
Votre serviteur  —   Si vous me regardez de travers à vos jours,
Vous prenez la parole à bon escient toujours.
Car vous parlez si bien que, lorsque vous parlez,
Nul ne peut mieux parler que vous qui m’épatez.
Bérénice  —   Je ne vous ferai pas répéter : je relis
Cette déclaration ô combien élégante.
Mais il me vient un doute qui soudain me hante :
Seriez-vous ironique comme pas permis ?
Le chœur  —   Il a repris la plume, ils ont pris la parole :
Ils la jouent à nouveau à leur manière drôle !
Nous la sentons venir, aïe ! la prise de bec :
Nous baissons le rideau ou ils vont à l’échec !
Bérénice & votre serviteur  —   Nous avons hérité d’un chœur qui n’aime pas
Le théâtre et qui n’aime pas non plus ses coups* !
Nous ne la jouerons hélas ni devant vous
Ni en coulisse. On ferme ! Nous baissons les bras.
  (Après un temps significatif,
le chœur reprend la première strophe
et le texte repart en boucle)