Bien noté

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06/11/2016

Si vous appréciez les textes de Bruno Dewaele comme je les apprécie, si vous aimez respecter l’orthographe comme j’aime la respecter et si vous êtes plus jeune que je ne le suis, inscrivez-vous donc au concours organisé par Claudine Descans au profit de l’Institut Bordet   le samedi 26 novembre dès 10 heures à l’Athénée royal de Nivelles.

Le soir même – que dis-je ? dès midi, autant vous mettre au parfum… – le corrigé devrait figurer sur le site du facétieux auteur.

Si l’orthographe n’est pas votre préoccupation première ni votre talent mais que vous souhaitez limiter les dégâts lorsque vous écrivez, jetez un coup d’œil sur les quinze astuces pour éviter les fautes d’orthographe  proposées par le site Références/Le Soir.

 

 

25/10/2016

Dimanche prochain, notre journée comptera vingt-cinq heures, rapprochant l’heure légale de l’heure solaire. Bientôt midi sera à nouveau au mitan du jour…

Or, la plupart de nos horloges sont actuellement radiocommandées et nos ordinateurs depuis longtemps connectés à la Toile. La mesure ne suscite donc plus l’achat d’un nouveau matériel désormais banalisé, le basculement à l’heure d’été et le retour à la bonne heure impliquant de moins en moins de fastidieuses manipulations sur de multiples dispositifs, au risque d’en oublier l’un ou l’autre pour tomber dans l’incertitude avant une confirmation par les infos à la télé.

En outre, nombre de travailleurs sont de plus en plus souvent employés le dimanche ou la nuit, anéantissant ainsi les économies d’éclairage escomptées.

Au détour du compromis entre enseignement rénové et mesures d’austérité, les problèmes de trains et de robinets furent délaissés par les écoles et l’opportunité d’y inclure le changement d’heure ne fut pas saisie, à ma connaissance, bien que la pédagogie en vogue prônât l’ancrage dans le concret et le quotidien.

Comme le passage à l’heure d’été, flanqué de son corollaire d’automne, n’enquiquine-n’amuse-n’étonne plus grand monde aujourd’hui, qu’il n’induit guère d’économies et ne fait pas même l’objet d’une exploitation pédagogique, peut-être serait-il judicieux d’abroger cette disposition.

 

 

25/09/2016

Une radio connectée me fut dernièrement offerte : certains programmes passaient mal en fréquence modulée, je les reçois ainsi sans interférences par l’Internet, et j’en reçois également d’autres, notamment produits en France. Je me souviens des longues ondes par lesquelles j’écoutais enfant les radios de France…

« Alors, gloire à ces héros
Qui par la magie d’un stylo
Et parce qu’ils font vivre les mots
Emmènent mon esprit vers le haut »

En buvant le café ce matin, j’écoutais Vincent Perrot sur Rtl.fr et j’entends ces paroles de Renaud, cette chanson, Les mots, de son dernier album, qui me trottent désormais en tête.

 

 

13/08/2016 

Ce matin, je parcours les actualités sur la Toile. Je me suis en effet rabiboché avec mon système opérateur   et avec la connexion à l’Internet qu’il veut bien partager avec moi une fois qu’il a effectué ses mises à jour, envoyé ses rapports de mes activités et de ses erreurs, sans avoir négligé de me soumettre quelques suggestions et offres en relation avec mes centres d’intérêt présumés  .

Et qu’apprends-je ? Selon Der Spieghel, rapporte 7/7, l’Observatoire européen austral (ESO) aurait découvert une planète jumelle de la Terre : cette planète sœur ne lui serait pas éloignée de plus de quatre ou cinq années-lumière.

Et je m’inquiète aussitôt. Qu’en pensent les tenants de l’orthographe nouvelle ? Eh bien : rien ! « Une année-lumière, des années-lumière » : ce pluriel n’est pas affecté par les rectifications orthographiques, lesquelles ne portent que sur les noms composés d’un verbe suivi d’un nom ou composés d’une préposition suivie d’un nom, et liés par un trait d’union   – il n’est pas davantage question de soudure   ni du nivellement* de quelque anomalie  . Quant à la chose, l’année-lumière n’est pas une unité de temps mais une unité de longueur, comme le précise Wikipédia  .

Selon les astronomes de l’Eso, cette planète disposerait d’eau et, plus largement, remplirait les conditions d’habitabilité pour l’homme. Si nos jumeaux cosmiques existent et sont aussi dilapidateurs de leurs ressources que nous des nôtres, point n’est besoin d’entamer une si longue route pour manquer là de ce dont nous manquerons bientôt ici en ne modifiant pas nos habitudes…

Ajout du 24/08/2016 : Un communiqué de presse de l’Eso, traduit en français, confirme l’information  .

 

 

17/07/2016 

En janvier 2013   déjà, je vous l’annonçais : le XIVe Congrès mondial des professeurs de français (FIPF) doit se tenir à Liège en 2016. Eh bien, nous y sommes : du 14 au 21 juillet. Avec pour devise :

« Français, langue ardente ».

Vous le savez peut-être : la mascotte de Liège est Tchantchès  , et sa représentation graphique est offerte aux organisateurs par son dessinateur François Walthéry  . En savoir plus.

Tchantchès, par Walthéry

Vous le savez peut-être aussi : la devise de la Cité ardente est « Oufti ! ». En savoir plus.

Le programme ne comporte pas moins de trois cents* pages. Certes le congrès est réservé aux professionnels mais les conclusions ne manqueront pas d’intéresser grand nombre d’entre nous. Voici le sommaire des Actes qui en sont issus.

Que les enfants de tous pays continuent à « souffrir » sur les bancs de l’école et – pouquoi pas ? – en français !

 

 

27/06/2016

« Recette

Le jour où vous serez dans votre bonne assiette
procurez-vous :
un paquet d’alphabets en vrac,
douze cuillerées à soupe de brise vanillée
un quartier de lune rousse
un zeste de sentiment (au choix)
750 grammes de rêve
10 centilitres d’Alcool (l’Apollinaire est recommandé)  
(ou 20 centilitres si vous voulez donner leur part aux anges)
une pincée de virgules
Mélangez le tout
Faites chauffer 2 heures à 37° 5
Goûtez* ! (Si trop d’amertume, faites fondre une vieille histoire
d’amour et glacez le tout)
Dégustez votre poème avec quelques amis, mais un conseil :
Ne les gavez pas ! »

Cette Recette   est proposée par Jean-François Agostini   dans une anthologie pour enfants dès huit ans : Qu’est-ce qui mijote dans ma marmite à mots ?  , parue chez Bayard-Jeunesse.

 

 

24/05/2016

« Mon fils a dû hériter de l’intelligence de sa mère… parce que, moi, j’ai gardé la mienne. »

Cette boutade, Roland Ruquier en demandait l’auteur aux Grosses Têtes de son émission quotidienne  , dont j’écoutais ce matin la rediffusion en buvant mes premiers cafés, me rappelant ainsi de sympathiques souvenirs car le chansonnier était drôle, loufoque et souvent surprenant, émaillant volontiers ses histoires d’un « Écoute ! Écoute ! » devenu sa marque de fabrique.

Comment s’appelait-il donc ? Roger Nicolas !  

 

 

15/04/2016 

La machine avec laquelle je m’adresse à vous fonctionne depuis près de dix ans : régulièrement, il m’a fallu réinstaller le système opérateur  , renouveler l’antivirus ou le remplacer, passer d’un navigateur se déclarant ou déclaré obsolète, à un autre, lui-même défaillant sous ma configuration, procéder à de multiples et diverses mises à jour, me défaire de programmes que j’aimais pour d’autres que je dus apprendre à aimer, me battre avec maintes applications, extensions et modules validés ici, récusés là, assister à des conflits de compatibilité entre des services  qui s’étaient invités et cessaient de fonctionner, bref j’allume ma machine parfois en me demandant si c’est bien la mienne, si j’en suis seulement le locataire voire l’otage, et j’en viens à m’inquiéter que ce mode de fonctionnement ne s’étende à mon téléviseur, à mon réfrigérateur, à ma lessiveuse, à mon véhicule, à mon habitation ou à mon ascenseur… sinon à ma cafetière et mon rasoir ! Une conspiration des appareils domestiques se trame-t-elle ? Doit-on envisager le suicide d’un objet dit « intelligent » ?

Aussi ai-je l’habitude d’ouvrir ma liseuse, toujours laissée en veille et jamais connectée à la Toile, toujours avec le bonheur de tomber immédiatement sur la page que je lisais en la fermant et d’y poursuivre ma lecture sans crainte d’être interrompu.

Ajout du 01/12/2017 : Dans cet esprit, je mets en ligne quatre livres électroniques rassemblant quelques-uns de mes textes.

 

 

25/03/2016

« Toute la Belgique que j’aime
Aujourd’hui, elle a bien le blues     
Nous n’ serons plus jamais les mêmes,
Mais nous serons toujours debout. »

Dans Votez pour moi, ce matin, Olivier Leborgne sollicitait le rocker * Johnny Hallyday, imité par André Lamy, pour savoir comment il comptait rendre hommage aux victimes du 22 mars à Bruxelles lors de ses prochains concerts.

Empruntant à l’idole le style que nous lui connaissons, et sur sa composition de La musique que j’aime   (paroles de Michel Mallory, 1973), non sans avoir feint quelques essais malheureux aussitôt rejetés par son interlocuteur, André Lamy chante ces paroles remaniées par les auteurs des capsules, Xavier Diskeuve, Marcel Sel, Benoît Noël et Vincent Peiffer (Voyez à partir de 5 min 20).

Ajout du 06/12/2017 : Ce matin, le chanteur, né en 1943, nous a quittés.

 

 

08/03/2016 

Ce samedi 12 mars s’inaugure la semaine de la Langue française en fête pour se couronner le dimanche 20 mars, Journée internationale de la Francophonie, toujours le 20 mars mais pas toujours un dimanche.

Journée internationale de la Francophonie

La richesse des régionalismes francophones est mise en lumière avec la campagne Dis-moi dix mots. Avec dix autres mots choisis dans le thème, j’ai conçu une grille de mots croisés : à vous de les (faire) découvrir !

Chez nous, en Belgique, la Ville des mots cette année est Péruwelz  . Y prendrez-vous bien  une expression ? Ce sont des élèves de onze-douze ans qui ont imaginé les histoires inspirées par ces expressions. L’artiste péruwelzien Valfret   a réalisé les dessins : il y a du Van Gogh et du Ensor là-dedans.

 

 

02/02/2016 

Clavier matériel ou virtuel, la question est pareille : comment obtenir l’accès immédiat à certains caractères ?

Si votre traitement de texte est bien paramétré et que la langue de vérification est le français, les apostrophes et guillemets à la française, les majuscules accentuées, le Ç majuscule ainsi que les ligatures     sortiront de votre clavier par la grâce du correcteur orthographique en cours de frappe. Taperez-vous [ coeur ] ou [ Laetitia ], vous verrez s’écrire « cœur » et « Lætitia »  . [ ETANCON ] ou [ FACADE ] se mueront en « ÉTANÇON » et « FAÇADE ».

Mais votre éditeur Web, datant peut-être de dix ans, est moins efficace… Certes, le recours à la pédale ALT en composant un nombre à trois ou quatre chiffres tempérera* le clavier ! Ce sera cependant une lutte de tous les instants pour mettre en ligne un texte paraissant écrit dans notre langue…

Peut-être la solution sera-t-elle fournie avec le prochain achat de votre matériel informatique puisque l’Association française de normalisation (AFNOR) est saisie du problème, nous apprend Le Monde, selon un rapport de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France  .

Il n’en reste pas moins que derrière le clavier se nichent les intentions de celui qui opère. Ne dit-on pas : « À mauvais artisan, point de bons outils » ?

Ajout du 01/03/2016 : Dans un « formulaire », une ou deux lignes de code      règlent le problème. Les champs à compléter de  Cours toujours s’enrichissent enfin de ce dispositif !   

 

 

01/01/2016 

Le titre Le putsch râpé du Roi Carotte  donne la couleur de l’article de Nicolas Blanmont paru dans La Libre  à propos de l’Opéra-bouffe-féerie de Jacques Offenbach et Victorien Sardou     présenté à Lyon pour clôturer l’année. Il donne aussi l’envie d’en savoir plus, de visiter le site de l’Opéra de Lyon, et l’envie de voir le spectacle.

Jean-Marc Proust commente également cette production, ainsi que Fabrice Malkani et David Verdier.

Pour « dérangeante » qu’elle soit, la satire de la vanité du pouvoir et de la versatilité du peuple n’est ni ennuyeuse ni pontifiante mais aussi malicieuse qu’étincelante : « Toute ressemblance avec des personnes ou des événements* existants, ou avec les portraits et récits que les médias en font, serait pure coïncidence. »

« Ah ! Les drôles de costumes !
Ils ont tous l’air de légumes !
Sans doute ils sortent du bal.
Sommes-nous en carnaval ? »  

Les répétitions du spectacle mis en scène par Laurent Pelly, et d’autres séquences, sont disponibles sur Culturebox, ainsi que la vidéo intégrale six mois durant. Un disque devrait également sortir.

Je me souviens d’une tyrolienne à trois temps, un enregistrement d’un autre temps, un 78 tours Gramophone de 1910 (GC34231) : le morceau 20 (Acte III, Septième tableau), La ronde des colporteurs autrement intitulé Nous venons du fin fond de la Perse    , bissé à la première et à chaque représentation, dans l’interprétation de Suzanne Brohly et Marthe Bakkers.

 

 

26/11/2015 

Adolescents, enfants ou tout-petits, vous êtes tous l’objet des attentions de Bayard-jeunesse. Vous connaissez sans doute l’une ou l’autre publication de l’éditeur.

Par exemple, mon petit-fils a connu Mes premiers J’aime lire à la bibliothèque Maurice Carême et il les a tant appréciés que nous lui en avons désormais acheté. Un disque en annexe permet d’écouter le texte en feuilletant le carnet.

« Le monde s’agrandit » est la devise du magazine Okapi, un magazine 100 % adolescents.

Okapi vient de sortir un numéro spécial 100 sites Internet et applis pour le collège. « Cours toujours » figure parmi les sites sélectionnés. Voici copie de la page qui le mentionne.

 

 

09/11/2015 

« Depuis 1987, le traditionnel concours d’orthographe de Nivelles   soutient la recherche contre le cancer et le bénéfice réalisé est intégralement versé aux Amis de l’Institut Bordet, seul centre oncologique monospécialisé dans notre pays, dont la réputation dépasse largement nos frontières. Notre modeste contribution aide à financer certains travaux prometteurs. Depuis plus de vingt ans, monsieur Bruno Dewaele nous offre un texte inédit, accessible à tous puisque les difficultés y sont progressives. »

Ainsi Claudine Descans invite-t-elle chacun à participer à cette activité à la fois généreuse et intéressante fixée au samedi 28 novembre prochain.

Ajout du 28/11/2015 : Rédigé et dicté par Bruno Dewaele, le texte figure sur le site de l’auteur dont l’inventivité toute rigoureuse est inégalée. Le titre ? Enfin Wembley vint

 

 

14/10/2015 

« Je n’aime pas la popularité, je préfère la célébrité. La popularité, c’est les gens qu’on reconnaît* ; la célébrité, c’est les gens qu’on connaît : c’est pas tout à fait pareil. »

Cette réflexion de Claude Brasseur est rapportée sur Vivacité dans le journal de Christophe Grandjean du  8/9 de ce mercredi à l’occasion de la sortie du film L’étudiante et Monsieur Henri.

Dans La vie que je veux, Barefoot Doctor alias Stephen Russell écrit :

« Être populaire signifie que lorsque vous pénétrez dans une pièce bondée, les gens ne vous traitent pas seulement avec respect, admiration ou déférence, mais viennent vous serrer dans leurs bras (…) D’ailleurs, il est formidable d’être populaire, tant que l’on n’oublie pas l’inconstance humaine et que l’on résiste à la tentation de prendre sa popularité au sérieux. »

Dans la même émission, un poil plus tard, Cathy Immelen parle du film dans Actu Ciné tandis que Benjamin Maréchal s’exclame : « Ça ne sert à rien de faire vos puribonds ! » – mot‑valise   unissant puritain à pudibond.

 

 

17/09/2015 

Connaissez-vous Benoit-Jean Poquelin, qui se serait penché il y a quelques années sur la diction dans la pratique du théâtre scolaire ? N’était-il pas question d’insuffisance articulatoire ? Et savez-vous ce qu’est exactement la dysacouskie ? Attention ! on ne parle pas de dysacousie !

Henry Landroit   a regroupé dans son Dystionnaire les vingt mots désignant vingt dyséquilibres  recensés parmi nos collégiens, les assortissant, comme il se doit, d’exemples glanés dans la littérature pédagogique. Ce singulier lexique se consulte sur le site de l’Association belge des professeurs de français.

La plupart de ces mots figurent bien dans les dictionnaires, lesquels ignorent toutefois les définitions proposées dans ce glossaire, comme les exemples que son rédacteur feint de rapporter.

Certes six mots sont fabriqués de toutes pièces par le facétieux auteur, qui défie justement l’internaute de les débusquer. Mais ne soyons pas dystraits : si les dictionnaires de langue ignorent la dysmélie, elle est répertoriée par les lexiques médicaux et certaines encyclopédies.

 

 

19/08/2015 

« Notre Manneken-Pis
En son socle de pierre
N’est, nous l’avons appris,
Qu’un faux des plus vulgaires,
Une pâle copie !
Et le plus rigolo
Ce n’est pas du pipi
Ce n’est que du pipeau ! »

Voilà un extrait de la chronique en vers de Sébastien Waroquiez dans l’émission de Walid C’est presque sérieux  , diffusée en direct mardi 18 août* et en différé ce matin du 19.

Les déclarations de Géraldine Patigny   émeuvent en effet les Bruxellois : leur Manneken-Pis serait-il un faux ? Certes la statue exposée au coin de la rue de l’Étuve et de la rue du Chêne est une copie mais on croyait l’original, restauré en 2003, à l’abri des intempéries, au Musée de la Ville de Bruxelles  , Grand-Place.

Le 13 août* 1619, le célèbre sculpteur Jérôme Duquesnoy l’Ancien fut chargé par les receveurs de réaliser une statue en bronze pour remplacer le « Petit Julien » servant déjà de fontaine et connu sous le sobriquet actuel depuis 1451. Cette première figurine, disparue, était en pierre      . Ainsi s’expliquerait la devise figurant toujours sur le socle :

IN PETRA EXALTAVIT ME ET NVNC EXALTAVI CAPVT MEVM SVPER INIMICOS MEOS  

En pierre le Seigneur m’a élevé et maintenant j’élève la tête au-dessus de mes ennemis

On ignore les origines de la première figurine, voilà qu’on ne serait plus très sûr de l’authenticité de la seconde !

Une observation : nos contemporains exigent la transparence, n’est-il pas temps de n’user plus que du vers ?

 

 

26/07/2015 

Le Tour de France s’achève aujourd’hui.

Combien de fois Eddy Merckx   a-t-il remporté cette course de légende   ?

Voir le texte et entendre l’enregistrement

Le champion cultive un autre don, révélé en 2005 à l’occasion de son soixantième anniversaire : il parle aisément le patois de Bruxelles et récite les adaptations des Fables de La Fontaine par VIRGILE et LEBOUC avec une verve inégalable  .

 

 

20/07/2015

Du 20 au 23 de ce mois se tient à Liège le Forum mondial de la langue française, mis sur pied pour la deuxième fois par L’Organisation internationale de la Francophonie. Plus de mille participants, âgés de dix-huit à trente-cinq ans, sont attendus.

Québec avait accueilli l’an dernier le premier Forum, dont voici le compte rendu.

Avec HackXplor  , les francophones enfourchent la monture des nouvelles technologies : il sera question d’accélérateur d’innovations et de conovateurs numériques.

On parlera de Clom (Cours en ligne ouvert et massif). On peut même s’y inscrire et c’est gratuit. Il s’agit de dégager les similitudes des langues romanes en vue de rapprocher ceux qui les parlent.

Parmi la centaine d’ateliers mis en place, je citerai Parlons ensemble en français, projet de la Bibliotheca Alexandrina.

 

 

01/06/2015 

Le mois dernier, le Petit journal des Profs recommandait à notre attention le roman de Romain Puértolas, L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa,     paru en août 2013 aux Éditions Le Dilettante et récemment publié au Livre de poche.

Eh bien, j’y ai retrouvé la fameuse épithète homérique, l’epitheton ornans, l’épithète de nature, ces locutions immuables caractérisant un héros tout au long du récit, comme « Le bouillant Achille », « Hector au casque étincelant », « Ulysse aux mille ruses », « Athéna aux yeux pers », « Calypso aux belles boucles » ou « Héra aux sandales d’or ».

Aux yeux d’un chauffeur de taxi et de sa femme plus tard, d’un migrant soudanais, d’une actrice bien connue, d’un commandant de navire anglais et de ses hommes, bref aux yeux des personnages qui le découvrent, le fakir semble toujours « noueux comme un arbre » ; avec quelques variations de forme, ils le voient aussi toujours : le visage mat barré par une gigantesque moustache. Un objet également se retrouve flanqué d’un caractérisant récurrent : « l’Opinel au manche en/d’ivoire » du chauffeur de taxi. Et, pour boucler la boucle :

« Là, il aurait inspecté les soutes et aurait transpercé de son Opinel au manche en ivoire tous les sacs pouvant contenir le grand corps sec et noueux comme un arbre de son ennemi juré. » (Cf. Italy )

L’usage du procédé est ici évidemment parodique, c’est l’un de ces petits moteurs qui apportent au lecteur le sourire.

 

 

11/05/2015 

Les demi-finales du Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique (CMIREB), celles que je préfère, commencent cet après-midi et pour toute la semaine. Je les préfère à l’épreuve finale d’abord car Mozart y est largement représenté, ensuite car les interprètes y sont, selon moi, plus spontanés et plus enthousiastes.

Cette année est consacrée au violon, avec l’Orchestre royal de Chambre de Wallonie sous la conduite de Paul Meyer. Même si j’écoute plus volontiers un soliste au piano qu’au violon, j’attends ces demi-finales avec l’émerveillement d’un jeune homme.

La RTBf offre de voir les séances en direct dans le Studio 4 de l’Espace Flagey, à quinze et vingt heures, ainsi que leur enregistrement pendant quelques semaines seulement  .

En 2012, je vous proposais d’écouter le concerto pour violon numéro 4 en ré majeur (K218)  . Je vous propose cette fois le concerto numéro 5 en la majeur (K219) interprété par Tobias Feldmann  .

 

 

30/04/2015

Généralement les hommes, et parfois les femmes, veillent très bien à construire leur malheur, je veux dire celui de leurs congénères et, par ricochet ou par eux-mêmes, le leur.

Mais la nature, pas seulement celle des hommes, cette nature brute de l’infinité des temps les frappe aussi sans ménagements et comme aveuglément. On se souvient du séisme ayant ravagé Haïti en 2010, et du tsunami s’abattant sur le Japon un an plus tard  .

Le Népal subit cette semaine les conséquences désastreuses du séisme ayant secoué Katmandou, sa capitale, et les régions voisines hélas aussi, encore peu accessibles aux secours    .

 

 

14/04/2015 

Agréable et intéressante surprise ce matin sur les ondes de La Première, la gouaille de l’invité plaidant avec bonheur son sujet : l’orthographe.

Historien, auteur, comédien et « coach »      en orthographe, Bernard Fripiat s’entretenait avec Myriam Leroy dans l’émission Entrez sans frapper à l’occasion de la sortie de son livre en février dernier : Au commencement était le verbe… ensuite vint l’orthographe (La Librairie Vuibert)  .

J’y épingle notamment cette boutade : « Quand vous tombez sur un Français qui ne comprend pas septante, vous dites : Septante, c’est nonante moins vingt, et vous êtes tranquille. »

Vous connaissez peut-être son site Orthogaffe, dont la devise est Puisque de toute façon nous ne la simplifierons jamais… profitons de l’orthographe pour rire un bon coup !  Une bonne centaine de saynètes. L’épisode 110 : n’y allez pas plutôt plus tard…  

Ajout du 18/04/2015 : Il est également l’invité du 13 heures sur La Une (RTBf).

 

 

05/03/2015

« Amalgame, bravo, cibler, grigri (ou gris-gris), inuit, kermesse, kitsch (ou kitch), sérendipité, wiki et zénitude »

Tels sont les dix mots de l’opération « Dis-moi dix mots », en l’occurrence : Dis-moi dix mots que tu accueilles.

Il s’agit donc de mots d’origine étrangère entrés dans la langue française, et dans les dictionnaires français, certains si récemment que le correcteur orthographique de mon traitement de texte, datant de 2010 il est vrai, les souligne encore en rouge – comme « zénitude » entériné par Le Petit Robert en 2010.

En Belgique, la vingtième édition de La Langue française en fête a choisi comme Ville des mots  Saint‑Gilles  , commune de la région de Bruxelles‑Capitale.

Vous trouverez une grille de mots croisés conçues par mes soins, comprenant les dix mots de cette année et dix autres dans le thème.

Dans deux semaines, et comme tous les ans, le 20 mars sera la Journée internationale de la Francophonie.

 

 

18/02/2015

« Laissez parler
Les p’tits papiers
À l’occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler »

Écrite   et composée par Serge Gainsbourg en 1965, cette chanson fut interprétée par Régine. En 1967, elle « passera » dans le Palmarès des chansons mais je préfère l’environnement musical du piano avec pédale de résonance.

En classe, les petits papiers sont subrepticement transmis de banc en banc, sans anicroche. Généralement innocentes, ces missives donnent parfois lieu à des fous rires, si le maître* en ignore la circulation, par feinte ou par distraction, tantôt elles éclatent au grand jour quand la chaîne* est brusquement interrompue par un condisciple rétif ou maladroit.

Dans le Petit Journal des profs, Vincent Lion nous livre toute fraîche* une tranche de vie scolaire. Il y propose aussi la version des Petits Papiers interprétée par Jane Birkin, Jacques Dutronc et Serge Gainsbourg en 1972.

 

 

16/02/2015

Sur le coup de dix heures ce lundi matin, j’ai pris l’autoroute de la mer – dans le sens opposé : vers Bruxelles, on revient toujours de quelque part – doublement mal nommée parce qu’il faudrait plutôt dire route pour autos, en fait route pour camions  tant j’ai pris au postère des talons qui me camionnaient par une purée de pois bien plus dense qu’un banal brouillard !

Quant à de trop nombreux automobilistes, ni amis ni même cousins, ils n’hésitaient pas à croiser à des vitesses insensées des poids lourds eux-mêmes en double file et faisant rougir leur tachymètre !

Peut-être la communauté Comanche avait-elle omis de signaler l’intempérie, la réalité même échappant en effet à ces branchés du volant…

 

 

21/01/2015 

« Tu traverses le jardinet qui précède la maison. C’est ici que ta soirée commence. »

Tel est l’incipit du roman de Jean MUNO  , Le Joker     (Louis Musin, 1972) le seul roman, à ma connaissance, écrit à la deuxième personne : l’auteur y tutoie son héros – le seul roman à la deuxième personne pendant quarante ans  car un roman de Patrick SÉNÉCAL, Contre Dieu, paru en 2010 aux éditions Coups de tête, adopte le même mode narratif :

« (…) et ça commence quand tu vas répondre à la porte pour te retrouver face à deux flics qui te dévisagent comme s’ils portaient la misère humaine sur leurs épaules, ils te demandent ton nom, et ta réponse n’arrange rien car leurs visages s’affaissent de plusieurs centimètres, alors tu attends… »

Dès le 29 janvier, et pour plusieurs mois, la Bibliothèque royale de Belgique accueille une exposition des Archives & Musée de la Littérature consacrée à l’écrivain de l’insolite, de l’ironie et de la subtile dérision. La collection Espace Nord présente à cette occasion la nouvelle édition des Histoires singulières (Prix Rossel 1979).

Je vous recommande également le compte-rendu d’Aurélien Boivin : Jean Muno : Dans la veine du fantastique belge, publié par Québec français. « Pour Muno, la patrie, c’est la langue », y lit-on.

 

 

01/01/2015

« Quand Jules est au violon
Et Léon à l’accordéon
Faudrait avoir deux jambes de bois
Pour ne pas danser la polka »

Ces paroles de Maurice Vidalin et la fougue de Gilbert Bécaud qui les avait mises en musique (1963) m’ont sauté aux oreilles avant-hier comme j’écoutais Mathilda, quinze ans, première scientifique, nous jouer un petit air d’accordéon dans Questions pour un champion.

Durant les congés scolaires du passage à l’an neuf, Julien Lepers propose en effet le Trophée des Lycées. Les candidats du lycée La Pérouse-Kerichen (Brest) participaient à l’émission diffusée mardi 30 décembre.

Trophée des Lycées

Quant au compositeur de la pièce interprétée par Mathilda, la consulation des commentaires Facebook confirme qu’il s’agit de Miquèu Montanaro.

 
 
 
Okapi 2015