Bien noté

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12/12/2010

« Superbement mise en scène et en lumière, l’exposition qui se tient ici est une ode au respect de la vie qui nous entoure, même en ville. »

J’aime bien cette phrase par laquelle Diane Warland conclut son reportage diffusé vendredi dernier sur Télé Bruxelles. Mais de quel événement* la journaliste rend-elle compte ?

Le Musée des Sciences naturelles ouvre ses portes aux enfants à partir de huit ans pour un parcours dynamique sur le thème de la biodiversité dans la ville. Un fond d’écran intitulé 366 gestes pour la biodiversité peut être téléchargé gratuitement.

 

 

15/11/2010 

Vous connaissez sûrement les textes de Bruno Dewaele dont la rigueur de linguiste n’a d’égale   que sa propension pour les bons mots et dont les traits d’esprit n’ont de pareils, sinon d’égaux, que les avis éclairés.

Cette année encore, les Amis de l’Institut Bordet font confiance à sa plume pour le concours d’orthographe qu’ils organisent ce samedi 27 novembre à l’Athénée royal de Nivelles.

Que cette journée soit un plein succès !

Précision du 28/11/2010 : Voici le texte mis en ligne sur le site de l’auteur. Le titre ? Quand les codes se barrent.

 

 

01/11/2010

Je découvre le jeune site d’un jeune Liégeois qui se destine à enseigner aux plus de douze ans la langue de Molière, de Voltaire et de Yourcenar, plus exactement les « lettres » qui l’illustrent et la nourrissent.

L’Atelier français, le bien nommé, ne manque ni d’allure ni de pertinence. L’iconographie est soignée, les informations sont détaillées et les exercices proposés bien conçus.

L’onglet « Gymnase » conduit, on le devine, aux exercices que j’évoquais tandis que la « Salle de classe » initie le visiteur aux arcanes théoriques : côté Renart (orthographe originelle), une typologie des textes toute en nuance ; côté Chat botté, les notions essentielles de grammaire, d’orthographe et de vocabulaire ; côté Bibliothèque, l’éveil à la culture littéraire avec d’autres développements.

Le cadre est fixé et s’enrichira au fil du temps.

Bon succès à cette initiative et belle carrière à son auteur !

Précision du 15/10/2012 : L’Atelier français et l’Atelier de lecture       se présentent actuellement sous la forme de L’Ivre mot.

Depuis 2014, ces sites figurent plus sur la Toile.

 

 

22/10/2010

Aimez-vous les sites riches en animation multimédia ? Allez visiter l’appartement d’Annie Cordy et partez à la chasse aux surprises ! Cliquez sur le sombrero, par exemple, la flèche vous mènera à des quiz, des puzzles, ou à l’amusant jeu musical des chapeaux qui fera la joie des petits. Vous pouvez allumer le téléviseur ou le téléphone cellulaire, vous pouvez ouvrir le livre posé sur la table basse, animer les cadres photos sur le guéridon ou le tableau accroché au mur, vous pouvez même cliquer sur l’interrupteur pour mettre la pièce dans la pénombre ! N’oubliez pas auparavant de feuilleter la gazette…

À propos d’actualité, la belle artiste originaire de Bruxelles fête ses soixante ans de carrière : ce dimanche 24, La Une lui prépare une émission spéciale. Sa passion fait sa force et son talent le bonheur du public.

 

 

21/09/2010

Je fais du deux cents* à l’heure. Non, pas des kilomètres : des mètres !

Je m’explique.

Si une page de roman compte une trentaine de lignes et qu’une ligne fait environ dix centimètres, chaque page de roman équivaut à trois mètres de texte. Les yeux auront parcouru un kilomètre en refermant un volume de trois cent cinquante pages.

Or la vitesse moyenne de lecture non vocalisée ou silencieuse est de deux cent cinquante mots par minute, soit le nombre de mots habituel d’une page de roman – ou soixante pages à l’heure (Une lecture à haute voix descend à la vitesse d’élocution, de déclamation, plus précisément, soit cent quatre-vingts mots par minute).

Pour une police et un format de page courants, un lecteur lambda lisant soixante pages à l’heure parcourra donc trois mètres à la minute ou cent quatre-vingts mètres à l’heure. Un lecteur rapide pourra quadrupler cette vitesse…

Non, je ne suis pas tombé sur la tête : ne connaissez-vous pas le Marathon des mots   ? C’est tout proche !

 

 

11/09/2010

Il existe sans doute des métiers dont nous ignorons l’existence ou la dénomination.

Le pédologue, par exemple, que fait-il ?

Certes, le mot en évoque un autre, plus courant : pédagogue, avec pour racine commune παῖς, παιδός, « enfant » (cf. pédologie). Il existe cependant un terme homographe dont la racine est πέδον, πέδου, « sol, terre ». Dans ce cas, le pédologue est le spécialiste de la science des sols, de leur formation et de leur évolution.

Eh bien, c’est un des métiers mis à l’honneur ces samedi et dimanche à l’occasion de la vingt-deuxième édition des Journées du patrimoine en Région wallonne  .

Lors du Salon Batibouw 96, je me souviens, les extracteurs de Pierre bleue du Hainaut avaient proposé cette remarquable formule :

PIERRE BLEUE DU HAINAUT
ENCORE UN BLEU QUI FAIT CARRIÈRE
Une tradition qui vous permet toutes les inventions

La Région bruxelloise ne sera pas en reste puisque, les 18 et 19 prochains, le thème retenu est justement : Pierre & Compagnie.

 

 

20/08/2010

Si l’on doute encore que l’autodérision est une qualité belge, il suffira pour s’en convaincre de consulter l’Abécédaire de la préformation, imaginé par Johanne Montay et Himad Messoudi sur le site de la Radiotélévision belge francophone.

Le petit dico dans le vent (du Nord) initiera en outre les journalistes internationaux peu coutumiers de « notre » terminologie si étroitement liée à « nos » problèmes – éternels, semble-t-il, mais accommodés à la sauce de la saison : oui la crise  a tenu la saison et n’est pas près de quitter l’affiche…

Précision du 22/09/10 : De son côté, Martin Buxant propose dans La Libre sa version, également pittoresque !

Précision du 04/03/11 : La RTBf ayant réorganisé ses archives et renommé ses liens en février 2011, l’article a disparu dans l’opération : il a fallu le publier à nouveau, si bien qu’il est actuellement daté du 03/03/2011. Quant au gouvernement fédéral issu des élections de juin 2010, en ce mois de mars 2011, la Belgique en est encore dépourvue.

 

 

10/08/2010 

Hier, lundi 9 août, comme tous les 9 août à Bruxelles, la plantation du Meyboom s’est faite dans les temps, c’est-à-dire avant 17 heures, et dans les formes, c’est-à-dire dans une joyeuse exubérance.

—   Non, peut-être !

Mes récents visiteurs qui se demandent pourquoi un Arbre de mai  se plante au cœur de l’été se posent la bonne question : la bonne réponse figurait dans ce journal en 2008, lors de la sept centième plantation.

Le reportage de la télé régionale bruxelloise montre le célèbre marionnettiste Toone parmi les invités.

Télé Bruxelles

RTBf

 

 

22/07/2010 

Au lendemain de la Fête nationale de Belgique, rappelons-nous que, voici deux millénaires déjà, il était des populations belges dont César fit, si je puis dire, état…

Et le mixage linguistique de ces populations, que le monde entier ne peut plus ignorer, a développé les fameux belgicismes, ces particularités lexicales, grammaticales et phonétiques cultivées sur nos terres, articulées en nos gosiers et parfois tombées de nos plumes. Le professeur Doppagne     les étudia longuement et publia de nombreux ouvrages sur le thème, en collaboration souvent avec André Goosse et Joseph Hanse.

Mais la situation évolue et les outils et méthodes de recherche aussi. L’équipe de Michel Francard, professeur de linguistique française à l’UCL, a mené une longue enquête et en publie les observations dans son Dictionnaire des belgicismes  .

Ajout du 22/03/15 : La deuxième édition de l’ouvrage est sortie en même temps qu’un quiz en ligne : Quel français de Belgique parlez-vous ?

 

 

06/07/2010 

— Alors, tu les as vus ?

— Comment ? Ils sont passés ?

Pour paraphraser la Visite guidée   d’André Bialek, tu ne feras jamais le tour du Tour.

Car je doute qu’Eddy Merckx  , quintuple vainqueur du Tour et présent à Bruxelles ce dimanche pour remettre le trophée au vainqueur de la première étape, je doute que le champion belge ait connu cette péripétie :

L’étape Bruxelles-Spa (la deuxième) s’est illustrée par un extraordinaire ralenti à l’arrivée  , ôtant aux commen­tateurs toute tentation d’anglicisme. Un chien dans les roues déjà, et c’était la culbute ! Et un bitume humide causa d’autres chutes… avant la conclusion.

Alors, dans la célèbre ville d’eau, il était bon que le peloton fît enfin preuve d’équilibre : et d’offrir une formidable, une mémorable, une invraisemblable course de lenteur aux spectateurs mé‑du‑sés‑hé ! évoquant le titre de Johan Daisne   : De trein der traagheid, qui donnera au cinéma Un soir, un train, avec Yves Montand et Anouk Aimée.

— Alors, tu les as vus ?

— Un peu, dis !

 

 

25/06/2010

On se souvient du film de Gérard Corbiau, Le Maître de musique, avec José Van Dam.

Non, je ne parle pas de Jean-Claude Van Damme, l’acteur belge connu pour ses citations loufoques – du genre : « Selon les statistiques, une personne sur cinq est déséquilibrée. S’il y a quatre personnes autour de toi et qu’elles te semblent normales, c’est pas bon. » ou encore : « Si tu téléphones à une voyante et qu’elle ne décroche pas avant que ça sonne, raccroche. »

Eh bien, vendredi 2 juillet prochain, dès 22 heures, José Van Dam, le célèbre baryton-basse belge donnera un concert dans les Serres royales du Château de Laeken, retransmis en direct par la RTBf. Accompagné par l’Orchestre et les Chœurs de La Monnaie, le chanteur sera entouré par d’autres artistes belges et étrangers.

Tel sera l’événement* officiel d’ouverture de la Présidence belge du Conseil de l’Union européenne.

 

 

01/06/2010 

Je découvre un texte de Jean VAN HAMME dont la lecture est aussi agréable que l’auteur, on le devine, a dû prendre plaisir à l’écrire.

Ou je me trompe ou il s’agit bien d’un hommage en forme de pastiche au célèbre auteur de Bob Morane, Henri VERNES : après l’évocation de quelques ahurissantes péripéties auxquelles le personnage principal, un romancier intarissable, s’est ingénié à confronter ses personnages avec une cruauté de théâtre, le récit se conclut, par une remarquable pirouette, sur une fin des plus heureuses.

VAN HAMME s’est plu à rédiger des titres à tiroir qui frappent le lecteur, à émailler le texte d’un vocabulaire qui fleure bon le pittoresque, à évoquer des lieux exotiques qui affolent l’imagination.

Je n’ai pu résister à construire un questionnaire sur L’ange de miséricorde, puisque tel est le titre de la nouvelle.

 

 

11/05/2010 

Ah ! les demi-finales du Concours Reine Élisabeth comblent cette semaine les mélomanes puisque la troisième chaîne radio de la RTBf transmet les interprétations en direct chaque jour à 15 et à 20 heures.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, chacun des vingt-quatre candidats présente en première partie un concerto pour piano de Mozart – quatre par jour, précisément. L’Orchestre royal de Chambre de Wallonie est dirigé par Paul Goodwin.

Il est également possible de télécharger les enregistrements durant la période de l’épreuve seulement.

Je vous propose d’écouter le premier concurrent, la Russe Varvara Nepomnyashchaya, dans le Concerto pour piano no 21 en do majeur (K467) de Mozart.  

Est-ce Sacha Guitry qui soupirait : « Ô privilège du génie ! Lorsqu’on vient d’entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui » ?

Ajout du 15/05/10 : La Bulgare Anna Petrova fut rayonnante dans le Concerto pour piano n o 9 en mi bémol majeur dit Jeunehomme (K271).  

 

 

05/05/2010

Une deuxième fois, mon fils me fait grand-père :
Mon petit-fils Lucas vient d’avoir une sœur,
Elle s’appelle Emma, elle est mise à l’honneur ;
Déjà elle sourit : elle a franc caractère.

 

 

13/04/2010 

Suffirait-il que la concordance des temps et des modes fût respectée pour que les œuvres romanesques plongeassent le lecteur dans l’euphorie ? Un brin d’humour, un grain de curiosité, un rien de tendresse, le plein de culture et, emballez, c’est pesé ! Mortelle collection de Didier SÉNÉCAL m’a transporté.

« Il ne me restait plus que de rares plaisirs dans ma noire dépression : aligner les subjonctifs imparfaits, faire étalage de ma cuistrerie, citer Victor Hugo… »
(Chapitre I. La route Napoléon )

Démo :

« Somnifère ou pas somnifère, je ne parvins pas à massoupir. Ni même à trouver ne fût-ce quun semblant de détente. Alors, je me relevai pour rallumer lordinateur. Dans mon état, nétait-il pas préférable que je surfasse sur Internet, que je googlasse sur Phillip Island, Victoria, Australie ? »
(ibidem)

C’est Bertrand Cousin qui parle, un des trois narrateurs, tandis que Mark Harrison, un peu de la Cia, et Pauline Dugast, un peu de la Dst, assurent leur part du récit. Historien spécialiste de Napoléon et conseiller de nombreux musées, il vient de perdre son épouse dans un accident de voiture d’où lui-même n’est sorti qu’après des heures de coma. Un autre véhicule l’a poussé dans le ravin, prétend-il à un gendarme français qui ne le croit pas. Son ami belge, Jos Van Muylder, a également perdu la vie. De façon pas si naturelle qu’il y paraît à la police locale de son lieu de vacances.

En dépit de son caractère illégal, car actuellement assimilé à un assassinat, c’est sur un duel au pistolet, bourré par le canon d’un mélange de salpêtre, de soufre et de charbon de bois, dans la forêt de Fontainebleau, que l’histoire se termine, devant un chapeau abusivement attribué à l’empereur.

 

 

01/04/2010

On nous cache tout, on nous dit rien, chantait Jacques Dutronc.

En tout cas, on tient les journalistes à l’écart.

Il se murmure (J’aime bien cette forme à la fois impersonnelle et pronominale) que le boson existerait bel et bien. Clairement : un trou noir serait sorti de la collision des protons à Genève, vous savez : l’accélérateur de particules. Et ce trou noir pourrait manger la matière…

Selon Françoise Baré (RTBf, La Première), l’antimatière serait déjà à l’œuvre : au CERN, des objets commencent à disparaître, comme des clés, des stylos, des lunettes, un porte-monnaie* !

Et moi-même, je deviens la proie de trous de mémoire… Il va me falloir partir à la pêche aux souvenirs !

 

 

21/03/2010

La campagne belge de la Langue en fête se termine et je n’en ai point écrit un mot !

La Journée internationale de la francophonie, c’était hier, le vingt mars, comme depuis sa fondation en 1970 voici quarante ans, et je vaquais ailleurs !

Mais la Semaine de la langue française court jusqu’au 27 mars…

Alors, nul motif de m’escagasser ! Ah ! le mot vous intrigue comme il m’a intrigué ! C’est l’un des dix mots, non pas de la campagne belge, qui s’achève, mais bien internationale, qui commence. Consultez donc les sites :

Atilf (Analyse et traitement informatique de la langue française) et Voyage avec les mots

Aussi, francophones de tous pays, ne boudons pas notre plaisir de vivre ensemble en partageant notre langue. Tel est le message de Monsieur Diouf dans son discours : Préparer la francophonie de demain.

 

 

25/02/2010 

Le vecteur de l’information, tant pour la transmission des données que pour leur sauvegarde, est indubitablement numérique. Un des mérites de cet outil est son caractère universel puisqu’il traite aussi bien l’image que le texte, le mouvement que la parole.

La qualité du vecteur ne détermine toutefois pas celle du contenu. En matière de texte par exemple, l’éditeur, sur le mode numérique ou non, maîtrise la publication. Ainsi la version finale d’un texte d’auteur est-il établie, éventuellement enrichie d’un apparat critique ou d’illustrations. En outre, la qualité de la mise en page, les bonnes pratiques typographiques, l’orthographe, garantissent un plaisir de lecture que le texte « brut » n’assure pas toujours… Ces règles valent aussi bien pour la Toile que pour le papier, même si elles s’adaptent évidemment au média et à son format.

Cette année, la Foire du livre de Bruxelles a pour thème « l’échappée numérique » : jeudi 4 mars, le philosophe Michel Serres inaugurera le « L@b », participera à 13 h à une table ronde pour donner ensuite une conférence.

À propos d’édition, notamment numérique, je vous recommande le mémoire que Lionel Meinertzhagen   consacre à l’histoire du livre et à l’avenir du livre électronique : le romaniste propose d’ailleurs de nommer « livrel » le texte numérisé d’un livre. Et pourquoi ne pas appeler liseuse   la tablette de lecture nomade ?

Ajout du 11/03/10 : En 24 h chrono, à la Foire du Livre de Bruxelles, Nicolas Ancion a écrit la nouvelle « Une très petite surface ».      

 

 

01/02/2010

Cette semaine, plusieurs élèves se sont inquiétés de mon tout prochain départ à la retraite et m’ont demandé si je ne souhaitais pas terminer l’année avec eux, ajoutant qu’ils aimeraient bien.

Comme la question a été soulevée dans les quatre classes avec lesquelles je travaille et que la réaction semblait unanime, cet élan de sympathie m’a touché et j’espère en conserver intact le souvenir.

Je vois dans cette attention un signe de la réalisation de mon souhait : passer le témoin à celui ou celle qui me remplacera dès mars prochain avec les meilleures chances de succès tant pour le professeur que pour les élèves dont nous aurons cette année partagé la formation.

 

 

01/01/2010 

Adolescent, j’écoutais à longueur de soirée les airs de Mozart et de Rossini interprétés par Maria Callas. J’avais emprunté les vinyles à la « Discothèque nationale », rebaptisée depuis La Médiathèque, et les avais copiés avec l’enregistreur que mon grand-père m’avait offert.

Depuis, ma passion à la fois pour Mozart et pour la cantatrice est restée la même, avec le cd, le dvd et le mp3 pour la portabilité.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir aujourd’hui Georges Prêtre, avec lequel Maria Callas travailla beaucoup, diriger l’Orchestre philharmonique de Vienne à l’occasion du Neujahrskonzert ! Quel bonheur de voir le chef donner la mesure avec une finesse et un enjouement que l’orchestre lui rendit bien !

Le Point     ORF

 

 

06/12/2009 

Le dimanche matin, je regarde sur France 5 La Grande Librairie. Du dialogue entre les invités du jour jaillit comme une allégorie du rapport de l’auteur à son personnage, de l’individu à l’histoire, du réel au modèle, de l’énigme à la clé.

Évoquant Socrate, le philosophe François Roustang le présente comme l’antithèse de Platon, son disciple qui rapporta ses dialogues : le second construit un système sur l’enseignement du premier, lequel dénonce toute représentation comme imposture.

Non sans ironie, évidemment, Jean VAN HAMME fait alors observer que, Socrate n’ayant rien écrit, il est difficile de savoir sa pensée propre…

Si le personnage est question, l’auteur serait réponse. Si la marionnette est le dire, le montreur serait le dit. Or la vie se définit par un excédent de dire sur le dit, de latent sur le vieillissant. Mais dans ce jeu croisé, Socrate précède Platon…

De cette subtile mise en scène de la vie et de celui qui l’interroge, sans cesse naissent de nouveaux intervenants si bien que la pièce se perpétue et que s’en trouve retardé son propre dénouement.

L’artiste et le philosophe sont au cœur de ce mystère. Dessin et destin, écriture et vie.

 

 

01/12/2009

Véronique Gens était reçue ce matin par Jean-Pierre Hautier sur La Première. Elle est actuellement Iphigénie à La Monnaie  . En 1774, Gluck arrive en effet à Paris et compose Iphigénie en Aulide, le livret s’inspirant de Racine, inspiré lui-même par Euripide.

Dans l’entretien mis en ondes, la soprano française parle du « vivier baroque » du Chœur des Arts florissants où elle fit ses débuts. Mais elle a également chanté Mozart. Or, Gluck est à la charnière entre le baroque et le classique.

L’artiste développe aussi le beau paradoxe selon lequel il serait plus difficile pour une française de chanter en français que pour une anglaise. Car elle vise à la fois la clarté de la diction et la sonorité du timbre, en dépit des nasales de la langue française ! Si j’en juge par la musicalité de sa voix quand seulement elle parle, je ne doute pas de la grâce de son chant.

 

 

15/11/2009

Les « Amis de l’Institut Bordet », soutenant la lutte contre le cancer, organisent chaque année un concours d’orthographe à Nivelles. Créée par évelyne Carrière en 1987, l’activité est désormais sous la conduite de Claudine Descans. Les épreuves sont corrigées par les membres du Cercle d’Or  .

Le rédacteur de la dictée, qui en lira lui-même le texte samedi 28 novembre, est Bruno Dewaele, dont je découvre les sites : À la fortune du mot et Par mots et par vaux. Les intitulés seuls en disent long sur l’auteur…

Formons le vœu que les traitements continuent à s’améliorer et que de plus en plus de patients vaincront la maladie. Mes pensées vont à ceux qui en souffrent actuellement.

Précision du 28/11/09, 17 heures : Le texte dicté par Bruno Dewaele sous le titre Dictée sauce piquante est disponible sur son site.

 

 

27/10/2009

Ce mardi matin, j’écoutais l’émission de Jean-Pierre Hautier, « Bonjour quand même », sur La Première. Il me fut agréable d’entendre Diane de Selliers, avec pour confidente Corinne Boulangier, présenter son Énéide  de Virgile.

Illustrée d’une iconographie de l’époque, fresques et mosaïques, sélectionnée avec soin, l’édition permet cette approche de l’œuvre en parallèle avec le texte. Le premier volume comporte la traduction française en alexandrins libres de Marc Chouet tandis que le texte original figure dans le second volume. Mais le long poème de Virgile se lit passionnément tant la langue est belle, les images évocatrices et le récit vivant.

 

 

22/10/2009

Voici une nouvelle de nature à réjouir les lecteurs de Simenon et tous les amateurs de l’univers auquel l’homme a donné vie par la plume : avec la collaboration de l’éditeur Luc Pire, John Simenon, l’un des fils de l’écrivain, envisage l’implantation à Liège d’un espace dédié à l’illustre auteur.

La Libre       RTBf

Le projet d’une « Maison Simenon » dans la Cité ardente s’implanterait magnifiquement aux alentours de la nouvelle gare des Guillemins  , conçue par Santiago Calatrava, très récemment inaugurée, dont la structure est à la fois transparente et originale.

Ainsi le voyage par rail et le voyage par la fiction se conjugueraient-ils singulièrement sur le mode liégeois au carrefour de tant de chemins.

 

 

30/09/2009 

L’expression de l’idée a généralement ici la priorité sur l’opinion. Cependant, lorsqu’un conflit apparaît entre une majorité de gens de même opinion et une même majorité de gens de cette opinion incapables de la mettre en œuvre, le débat mérite un engagement.

L’opinion est qu’il est bon que la Terre continue à nourrir ses enfants. Mais comment déclencher un mouvement unanime pour la traduire en faits ?

Un excellent article de Paul Krugman récemment paru dans le New York Times  et publié en traduction française hier sur le site de la RTBf cerne avec acuité le défi des incidences de l’activité humaine sur l’environnement et pose les jalons pour encore pouvoir le relever.

Voilà un écho intéressant à l’un des volets du discours du Ministre des Affaires étrangères belge aux Nations unies dont je rendais compte lundi dernier.

Ajout du 21 février 2019 : Il aura fallu une décennie pour qu’une action de taille soit mise en place.

 

 

28/09/2009

« Rien ne se crée sans les hommes. Rien ne dure sans les institutions. Ces paroles de Jean Monnet, l’un des fondateurs de l’Union européenne, ont gardé tout leur sens. La sécurité, le changement climatique, certains effets de la mondialisation sont des défis auxquels l’ensemble des pays sont confrontés. C’est pourquoi ils requièrent une approche mondiale qui réserve un rôle central à l’Organisation des Nations unies. »

Ainsi débute le discours du ministre des Affaires étrangères belge prononcé en français devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Le texte intégral de cette intervention figure notamment sur le site belge des Affaires étrangères.

 

 

20/09/2009 

Les visiteurs de ce site connaissent sans doute le Concours international d’écriture pour adolescents mis sur pied chaque année par l’Atelier de lecture   : des ados écrivent pour des ados ; les meilleurs textes sont sélectionnés par les lecteurs ados et édités par les concepteurs du projet (J. L. Davagle - F. Chatelain). Le thème de 2009 est : « Le conte merveilleux et sa parodie ».

Cette année, Ado-Livres lance le concours « J’ADO-LI(V)RE ». Le public adolescent pourra sélectionner des œuvres écrites spécialement à son intention. Benoît Anciaux est à l’initiative de ce projet.

Puisque les Belges francophones fêtent cette semaine leurs journées de septembre, signalons également le site institutionnel de La Fureur de lire, opération annuelle qui se tient du 14 au 18 octobre. Un concours de nouvelles y est également proposé sur le thème « Tout bascule ».

 

 

29/08/2009

La chanson d’Yves Duteil Si j’étais ton chemin est très belle. Une fois encore, le chanteur-compositeur sort la formule qui frappe, il déroule la phrase qui coule de source et qui touche. Ce texte est écrit pour son petit-fils.

En voici quelques lignes :

« Je t’aimerais au point de te lâcher la main
Pour que tu sois le seul à choisir ton destin
à dessiner ta route en puisant au hasard
Les raisons d’espérer et la force d’y croire
Si j’étais ton chemin, si j’étais ton chemin

» (…)

» Je ne t’épargnerais ni le temps ni l’effort
Pour que tu sois debout devant les coups du sort
Solide et résistant face à l’adversité
Riche de ton courage et de ta liberté »

Vous l’aurez remarqué, ces vers sont des alexandrins de belle facture : cette chanson n’est-elle pas un aboutissement de l’écriture ?

Je vous recommande le reportage de Tv-francophonie.com, Yves Duteil, Fragile humanité, consacré au travail du chanteur.

 

 

09/08/2009 

« Ce dimanche, nous sommes le 9 août et qui dit 9 août dit Meyboom  à Bruxelles. Une sorte de course contre la montre : l’arbre de joie doit être planté avant dix-sept heures. L’objectif est de commémorer la victoire des Bruxellois sur les Louvanistes… Dans les rangs des Compagnons de Saint‑Laurent, une vingtaine d’hommes ET une femme : c’est une première cette année. »

Ainsi commence, ce matin à 7 heures, le journal parlé de La Première (RTBf) – un reportage d’Hélène Remy, annoncé par Valentin Boigelot.

Dans la continuité, la sept cent unième plantation annoncera donc le changement. Et Bruxelles bruxellera : en avant la musique !

Meyboom   -   Meyboom   -   Gardevils   -   Puzzlavie   -   Localisation

 

 

15/07/2009 

Un ado voulant simplement faire ses devoirs au calme est confronté à une situation périlleuse d’où il ne sortira peut-être pas vivant.

Quant à son ami, mais des années ont passé, comme trois autres passagers d’un airbus, les uns qu’il ne connaît pas mais auxquels un fil le rattache ou le troisième jadis intime mais dont il fut séparé, il révèle progressivement son histoire. L’appareil semble en apesanteur quand il perd de l’altitude : va-t-il s’écraser ?

Ces personnages ont-ils un avenir ou un souvenir ?

Une intrigue passionnante et une grande habileté à la conduire à son point d’orgue. L’information clé, selon les lois du genre mais non sans ingéniosité, le lecteur ne la connaît qu’en fin de lecture.

Parce que je t’aime est le quatrième roman de MUSSO que je referme, comme les premiers, sans l’avoir quitté des yeux : l’auteur excelle dans le maniement de récits mis en abyme     et dans l’art de retisser les fils de la destinée.

 

 

10/06/2009

Durant les mois de juillet et d’août, le LabSET, situé à Liège, accueille chaque mardi matin de 9 h 30 à 12 h 30 les enfants inscrits en fin de primaire (5e et 6e année) ou en début de secondaire (1re et 2e année) qui souhaitent renforcer leur maîtrise des compétences de lecture et d’écriture en français. Ces ateliers sont gratuits.

Une formule d’apprentissage en ligne, également gratuite, est parallèlement mise en place : un ordinateur connecté à la Toile est évidemment requis.

 

 

20/05/2009 

Pourquoi évoquerais-je ici le Musée Magritte, qui ouvre ses portes au public le 2 juin prochain Place Royale (Bruxelles) et que le souverain inaugure aujourd’hui ? Le surréaliste comme on le sait est peintre, point écrivain.

Certes l’artiste fréquenta André Breton et Paul Éluard ; dans la revue La Révolution surréaliste, il écrit alors Les Mots et les images          . Certes l’artiste tient une place privilégiée dans l’imaginaire belge comme sa peinture se fait expression poétique du monde.

Les textes gravés sur les murs du Musée invitent aussi le visiteur à une sorte de promenade littéraire dans un dialogue entre le visible, le lisible et l’idée : « c’est la pensée de Magritte qui revient dialoguer avec les tableaux », confie à Nicole Debarre le directeur des Musées royaux des Beaux-Arts, Michel Draguet.

Ajout du 08/07/2017 : La collection Espace Nord réédite la plaquette Les Mots et les Images en version tant papier que numérique. Je vous recommande par ailleurs le téléchargement du recueil des citations de Magritte mis en ligne par le Musée qui porte son nom.

 

 

02/05/2009

Chaque printemps, la Dictée des Amériques organise un concours d’orthographe à l’issue duquel le texte de l’épreuve finale est mis en ligne. Il est loisible au visiteur du site québécois d’écouter la lecture de la dictée, de la dactylographier sur le formulaire et d’en recevoir le corrigé immédiatement.

Cette année, la rédactrice en est Ariane Moffatt. En février 2006, elle assura la première partie du spectacle de Souchon à l’Olympia. En avril 2008, Tous les sens  lui vaut le Juno du meilleur album francophone.

Le club d’orthographe belge Le Cercle d’Or a vu ses trois candidats couronnés de succès : ils ont ramené de la Belle Province un trophée d’argent et deux trophées d’or.

 

 

11/04/2009 

Le facteur m’apporte le colis Belgique Loisirs. J’entame la lecture de l’épais volume signé Claudie GALLAY, Les Déferlantes (Éditions du Rouergue / France Loisirs, 2008).

La narratrice est une ornithologue observant les goélands à la Hague, en pointe du Cotentin. Du vent et des vagues, d’où le titre. Une nature insoumise et un monde intérieur.

Et je pointe un trait stylistique du récit : une façon de discours direct libre, dénué des marques formelles du style direct que sont les guillemets, le tiret ou l’italique, une virgule remplaçant les deux points avant la citation. Allégeant le texte, ce procédé insère le bref propos d’un tiers dans le monologue intérieur de la biologiste solitaire.

Voici les quatre premiers passages, que je transcris à l’identique ; je surligne simplement la citation, laquelle se signale par la majuscule.

Loin du style du compte rendu, un surprenant effet d’évocation s’impose ici au lecteur.

 

 

24/02/2009 

Quelle meilleure façon de développer les compétences littéraires que de lire des textes littéraires ? Les comprendre aussi, en apprécier la forme qui s’entrelace avec l’idée, déceler les intentions de l’auteur par les indices qu’il sème, entrer en connivence ou en conflit avec la manière ou la matière, mais ne point rester indifférent. Et pour étayer le jugement et appréhender la variété des styles, combien est-il important de mettre en parallèle ou en opposition des textes d’auteurs différents !

On attendait dans les classes une anthologie qui relevât ce défi. Eh bien, la voici, et c’est du Belge !

Paul ARON et Françoise CHATELAIN, Manuel et anthologie de littérature belge, Éditions Le Cri.

Samedi 7 mars, à 12 heures, à l’Espace Mille Feuilles, Christian Libens animera un débat autour de l’ouvrage. Où ? Foire du livre de Bruxelles, Tour & Taxis.

 

 

13/02/2009 

Juliette, Marguerite, elle se prénommait.
À l’aube vendredi, elle s’en est allée.
Au souvenir sa vie est maintenant confiée.
Sa mémoire sera dans nos cœurs désormais.

Maman s’est éteinte. Elle avait quatre-vingt-trois ans.

 

 

17/01/2009 

Lus ou entendus, dits ou tus, susurrés ou martelés, calligraphiés ou raturés, bons ou cruels, graves ou futiles, captieux ou sincères ; qu’on regrette, qu’on attend, auxquels on applaudit, qui bouleversent, qui laissent de marbre ; ceux qu’on entend mal, qu’on prononce mal, qu’on écrit mal, qu’on mange, qu’on cherche, qu’on ne mâche pas ; historiques, familiers, prémonitoires, inutiles ; les premiers, le dernier…

Cette année, la Ville des mots sera Bruxelles.

Des mots, la Ville en verra la couleur : chatoyante et bigarrée, tantôt sombre tantôt éclatante, chaude, contrastée, changeante, locale ou du temps ; elle en évaluera le ton : épique ou lyrique, ironique ou pathétique, nostalgique ou tragique ; elle en connaîtra la nature : noms qui désignent, pronoms qui se déclinent, verbes qui se conjuguent, adjectifs qui varient et adverbes qui, hormis tout, ne le font jamais ; elle en distinguera la fonction : les sujets qui font, qui sont ou qui subissent, les épithètes qui qualifient, les attributs qui caractérisent, les objets et les circonstances qui donnent du champ à ce verbe sans lequel il est peu de bonnes phrases.

Du 14 au 22 mars, la Langue française en fête et, jusque-là, neuf jeux neufs.

Allez ! Je me lance ! Voici mon acrostiche sur le mot imposé :

A
T
O
M
I
U
M
u nord de la ville de Bruxelles
rône ce surprenant édifice,
uvrage de Monsieur Waterkeyn,
olécule de fer sur la plaine
nsigne du Heysel, quelle aubaine
ltime ! Neuf boules, un délice
is à la vue de toutes les belles !

 

 

03/01/2009

Un blog relativement récent, ses premiers billets sont datés d’octobre 2008, me tombe sous les yeux et m’enchante : Le Fil de Laure.

Les analyses sont à la fois denses et raffinées. Comment ? Oui : fines et fouillées. Pertinentes et de belle qualité, les illustrations enrichissent sans conteste le propos.

Puis-je vous recommander l’un ou l’autre développement qui méritent l’attention ? L’Argumentation, la Lecture analytique, les Paroles rapportées.

L’adresse est évidemment classée parmi mes « Sites utiles », sous la rubrique « Didactique du français ».

 

 

01/01/2009

Puisque les débuts d’année donnent lieu aux rétrospectives, sacrifions au genre à notre façon.

Les internautes que vous êtes ne sont pas sans savoir que les moteurs de recherche, de type Google ou Yahoo, gardent en mémoire les pages qu’ils ont visitées. Lorsqu’un site est momentanément inaccessible, il est commode d’en feuilleter les pages conservées « En cache ».

Il existe cependant une organisation à but non lucratif dont la mission est d’archiver les pages de la Toile : WebArchive. Il suffit de dactylographier l’adresse du site recherché pour voir le catalogue chronologique des compilations. Wikipédia consacre à cette entreprise un article détaillé.

La curiosité m’est donc venue de savoir si « Cours toujours » avait un histoire… Le site n’avait pas un mois qu’un premier enregistrement était réalisé le 22 juin 2005. Et, comme le montre l’archive d’octobre 2005, le site était passé de sept à onze chapitres.