Poèmes retrouvés

La Colombe et la Fourmi

Ci-dessous, un poème dont le dernier mot de chaque vers a été ôté. Replacez ces mots eu égard à la rime, au nombre de syllabes et à d’autres indices que vous ne manquerez pas d’observer.

   arbalète      arrive      charité      Colombe      fête      Fourmi      jeté      là-dessus      long      nus      obole      rive      s'apprête      s'envole      tête      talon      tombe      Vénus   
Le long d’un clair ruisseau buvait une ,
Quand sur l’eau se penchant une Fourmi y ,
Et dans cet océan l’on eût vu la
S’efforcer, mais en vain, de regagner la .
La Colombe aussitôt usa de  :
Un brin d’herbe dans l’eau par elle étant ,
Ce fut un promontoire où la Fourmi .
Elle se sauve. Et
Passe un certain croquant qui marchait les pieds .
Ce croquant, par hasard, avait une .
Dès qu’il voit l’oiseau de ,
Il le croit en son pot et déjà lui fait .
Tandis qu’à le tuer mon villageois ,
La Fourmi le pique au .
Le vilain retourne la  :
La Colombe l’entend, part et tire de .
Le souper du croquant avec elle  :
Point de pigeon pour une .

LA FONTAINE (1621-1695), Fables, Livre II, 12

Pour la fourmi, le ruisseau est un océan, et le brin d’herbe, un promontoire.
Croquant, vilain : désignent avec une pointe de mépris le villageois, le paysan.
En son pot : dans sa casserole, prêt à cuire.