L’arrivée du troisième millénaire a
coïncidé avec le début d’une nouvelle révolution culturelle
basée sur les technologies de l’informatique et de la
communication dont l’Internet est le cœur. Une révolution qui,
comme toutes les révolutions, consomme une rupture avec les
modes d’action et de pensée qui précèdent. Une révolution qui
constitue vraisemblablement un progrès mais qui risque de
laisser des gens sur le carreau et d’exclure un peu plus si,
dès maintenant, les responsables politiques ne prennent pas la
mesure de l’événement.
Les usages des Technologies de
l’Information et de la Communication (TIC) ne cessent de
s’étendre et si nous n’y prenons garde, la fracture numérique
et sociale ainsi que le fossé entre les générations risquent
de s’accentuer. De l’agriculture à la médecine en passant par
l’industrie ou le commerce, les TIC prennent une place
croissante dans la vie humaine et le fonctionnement de nos
sociétés. Le PS veut garantir à tous les citoyens un accès
libre et égal à une société de la connaissance qui peut être
un véritable facteur d’épanouissement. Les pouvoirs publics
ont un rôle déterminant à jouer pour que la société de
l’information se développe dans un cadre d’accès universel.
Ceci implique que toutes les barrières d’ordre éducatif,
culturel ou sociologique soient levées. Le PS entend que les
efforts soient poursuivis à l’avenir, notamment dans le cadre
du Plan national de lutte contre la fracture numérique.
Dans les inégalités qui sont à la base de
la fracture numérique, il faut distinguer les inégalités dans
l’accès et les inégalités dans les usages qui renvoient aux
compétences requises pour les maîtriser. La fracture numérique
est d’autant plus préoccupante qu’elle touche au marché de
l’emploi. Les travailleurs qui sont réticents par manque de
qualifications suffisantes à utiliser de nouvelles
technologies et plus particulièrement l’informatique et la
télématique, risquent d’être exclus du marché du travail ou de
devenir des travailleurs précaires. La face sombre de la
révolution numérique, c’est que la maîtrise des TIC est devenu
un prérequis sur le marché du travail. Sa face claire, c’est
que les nouvelles technologies offrent également un accès
pratiquement illimité à l’information et à la formation. Pour
le PS, la e-inclusion doit être au centre des
dispositifs de formation permanente et de recyclage afin de
permettre une (ré)insertion dans le marché du travail, d’une
part, mais également dans la société. Pour lutter efficacement
contre la fracture numérique, il faut : poursuivre et
améliorer la formation aux Technologies de l’Information et de
la Communication, favoriser l’accès à internet et à
l’équipement, promouvoir l’utilisation de logiciels libres et
de standards ouverts. À La Louvière, avec des moyens limités,
nous nous y employons. Ainsi, notre cité a été choisie, en
octobre dernier, comme ville pilote pour le déploiement d’un
réseau de fibre optique à très haut débit. Cette action unique
en Wallonie permettra aux Louviéroises et aux Louviérois de
disposer des dernières avancées en matière de technologie de
l’information et du multimédia.
Je ne peux passer non plus sous silence
l’existence de nos trois espaces numériques labellisés par la
Région wallonne en janvier 2008 (Haine-Saint-Pierre, Strépy-Bracquegnies
et Indigo à La Louvière). Ces EPN sont non seulement un
lieu d’accès, de formation et d’accompagnement aux
Technologies de l’Information et de la Communication mais
constituent aussi un réseau de soutien, de partage de
connaissances et de compétences. Ce sont là de véritables
outils d’intégration sociale que nous souhaitons voir se
multiplier dans nos quartiers.