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Éditorial |
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De mémoire, jamais la date du
1er mai n’aura eu une telle portée symbolique qu’en cette année. Nous
savions déjà que, ce jour là, les libéraux allaient en pèlerinage à
Jodoigne, haut lieu de la famille Michel, que l’extrême-droite
française défilait au pied de la statue de Jeanne d’Arc à Paris (pour
l’anecdote, elle venait de Loraine, territoire germanique, et était
donc aussi étrangère à la terre de France que les Anglais qu’elle
voulait bouter !). |
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Maintenant, c’est Nicolas
Sarkozy qui s’empare du 1er mai, lui qui a mis fin au régime des
35 heures, à la retraite à 60 ans - l’homme qui aura conduit la
France et l’Europe à cinq années de régression sociale - qui
s’empare de cette date. Il y a là une escroquerie intellectuelle
et une manipulation de l’Histoire particulièrement inquiétante.
Alors que se profilent, chez
nous, les élections sociales, je m’inquiète particulièrement quand
j’apprends que le FN est devenu le premier parti des ouvriers de
France. J’ose espérer que parmi ceux qui défileront à la Bastille,
ce jour là, sous les couleurs des organisations syndicales, il n’y
en a aucun qui aura apporté la semaine précédente sa voix à Marine
Le Pen. Ce vote doit, en tous cas, tous nous interpeller, que nous
soyons responsables politiques ou syndicalistes socialistes.
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Ce qui s’est passé le 22
avril en France n’est pas un phénomène isolé. Il y a
effectivement, en Europe, une souffrance chez de nombreux
travailleurs, exaspérés par les effets d’une crise dont ils ne
sont en rien responsables et dont ils ont le sentiment d’être les
seuls à payer les conséquences. L’axe Sarkozy-Merkel sera sans
doute définitivement brisé dimanche prochain. François Hollande
doit se muer de candidat du rejet en homme d’état de projets. Il y
a une opportunité historique qui se fait jour en Europe pour la
Gauche. Il ne peut pas, nous ne pouvons pas la gâcher ! Bonne fête
du 1er mai, Camarades. |
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Colette Burgeon
Votre députée |
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