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Éditorial |
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La coutume voudrait que
je vous présente mes vœux mais je m’interroge : cela a-t-il du sens
alors que nous entamons une quatrième année de crise qui semble
plonger inexorablement le monde entier vers une récession plus grande
que celle ayant suivi le crack boursier de 1929 ?
Aujourd’hui, l’Europe
semble à la dérive. Incapable d’imaginer un projet collectif de
développement harmonieux pour sa population, au bord de la banqueroute
et emmené par deux dirigeants aux ego surdimensionnés engoncés dans
leurs certitudes, notre continent risque le naufrage. Qu’il semble
loin le temps où Jacques Delors écrivait son livre blanc sur l’avenir
de la construction européenne dans lequel il présentait 310 mesures
visant à stimuler la reprise économique, à assurer les libertés de
circulation des individus, des biens, des services et des capitaux et
à réunir les marchés nationaux en un marché unique !
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Cela se passait en 1985 et c’était la
réponse d’un social-démocrate européen à l’ultralibéralisme des
Reagan et Thatcher qui donnaient le « La » en Occident.
En ce début d’année, ma seule
certitude est que la réponse à cette crise ne se trouve pas dans des
programmes d’austérité et de coupe-sombre des politiques sociales et
de santé décrétés par les agences de notations et les institutions
financières comme le FMI et complaisamment relayées ici par la FEB, le
VOKA et la N-VA mais bien dans une économie placée au service de
l’Homme et de ses besoins. La réponse à la crise doit être européenne.
Mais, l’Europe compte-t-elle encore des femmes et des hommes d’état
capable de relever ce défi ? |
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Je termine ce billet en vous livrant cette
réflexion du père du Traité de Maastricht et initiateur de la Charte
sociale européenne : « Je refuse une Europe qui ne serait qu’un
marché, une zone de libre-échange sans âme, sans conscience, sans
volonté politique, sans dimension sociale. Si c’est vers ça qu’on va,
je lance un cri d’alarme ». |
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Colette Burgeon
Votre députée |
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