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  Éditorial      
         
  Il y a quelques jours, je lisais avec beaucoup d’intérêt une contribution de Jean-François Nandrin, criminologue et enseignant publiée sur le site internet de La Libre Belgique. Je vous invite toutes et tous à la lire car c’est une bulle d’oxygène dans un air de plus en plus malsain, celui du règne du politiquement correct. Il pose sans fard la question suivante : « Est-il encore permis d’exprimer librement un avis ou sommes-nous contraints de suivre aveuglément le courant dominant sous peine d’être cloués au pilori ? »  
         
 

Si je ne partage pas la démonstration de l’auteur, il n’en demeure pas moins que la question qu’il pose est pertinente.

En considérant qu’il est inconvenant pour des partis qu’ils soient de gauche ou de droite mais pétris de valeurs démocratiques et humanistes d’aborder et de prendre positions sur certains sujets de société ou politiques, nous laissons le champ libre aux extrêmes.

Quiconque, par une parole ou une phrase écrite approximative, s’écarterait involontairement du politiquement correct se voit voué aux gémonies et montré du doigt. Cela d’autant plus rapidement que les informations circulent à une vitesse extraordinaire sur les réseaux sociaux, ne permettant plus leur recoupement et un travail sérieux d’analyse et de réflexion. La recherche du « buzz », de la petite phrase assassine ou, au contraire, qui se retournera contre son auteur prime, quitte à brûler ce que l’on a adoré la veille.

 

 
         
 

Dans ce contexte, permettez à la doyenne des députées fédérales de s’inquiéter de la dérive qui menace notre société emportant avec elle nos valeurs et fondements démocratiques. Un

parti politique doit-il suivre le vent de l’opinion ou au contraire, doit-il être porteur de projets qui peuvent dans certains cas heurter a priori les électeurs ?

En 1981, François Mitterrand n’a pas hésité à braver les opinions car il était certain de la justesse de ses valeurs en abolissant la peine de mort. Je suis certaine que plus que jamais, toutes les personnes qui veulent s’occuper de la chose publique doivent oser exprimer leurs convictions profondes et faire preuve de pédagogie, quitte à ramer à contre-courant. C’est au prix de cet effort que nous restaurerons la crédibilité du monde politique.

 
     
 

Colette Burgeon

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      Date de la dernière modification du site: jeudi 14 novembre 2013