Etymologie.

Formé de quelques métairies, Warquignies se forma au cours du XII siècle et sa dénomination fut souvent sujette à caution. En 1186, l’on trouve WASTIGNIES ; en 1187, WATIGNIES ; En 1188, WATRIGNIES ; en 1189, WATREGNIES ; en 1766, WARCQUEGNIES, et en 1813, il s’agira de Warkegnies, qui allait donner naissance à sa dénomination actuelle, Warcquegnies (en rouchi) et Warquignies (en Français.
La plus vieille forme de nom était aussi Wastignies, mot provenant du latin « Wastinium vaccaria », synonyme d’ « Eremus Desertun » ou des formes latines « Wasti » (Pâturages) et Eugies (village). L’on pourrait aussi avancer le nom de « Vaccaria » ou Pâturages de brebis, ce qui constitue aussi une explication plausible quand l’on sait que le borinage était jadis une étendue pâturée.

Charbonnage : Les houillères de Warquignies-Résignies.
Des origines à 1765

L’extraction a dû commencer très tôt à Warquignies et à Résignies car certaines veines y affleuraient. Certes ont mentionne les « carbenières » de résignies au XIV siècle, mais il est probable que l’importance suffisante que prit Warquignies, un siècle plus tôt, pour que l’abbaye de Saint-Ghislain s’en soit fait reconnaître la possession, dès 1264, soit due précisément à un début d’exploitation et à la richesse présumée de son sous-sol.
Le document le plus ancien qui concernes les houillères de Warquignies date du 7 mai 1470. L’original a disparu dans l’incendie qui ravagea en en mai 1940 le dépôt des archives de l’état a Mons. Fort heureusement le texte intégral en avait été publié et son analyse nous permet de fournir quelque précieuse indications .
Rappelons d’abord qu’en 1470, à côté de Résignies, propriété de l’abbaye de Saint-Ghislain, deux seigneuries se partageaient Warquignies.
L’une ne comportant que des terres labourables, appartenait a la famille du Parcq, de Mons ; l’autre, qui englobait tout le restant du territoire, dépendait de Pierart Rogier, bourgeois et échevins de Mons, seigneur haut-justicier.
Nous avons vu qu’en cette qualité il aurait du posséder tout le sous-sol de la localité .
En fait, ce droit ne devait être consacré qu’a partir de 1534 par les chartes ou lois générale du HAINAUT .
Ne nous étonnons donc pas si comme on va le constater, le sous-sol du fief des du Parcq ne lui appartenait que pour moitié
Il convient de savoir en outre que les charbonniers s’assemblaient en petite associations en « bandes », pour solliciter le droit d’extraire le charbon et que une fois cette autorisation accordée ils travaillaient eux-mêmes a l’exploitation en se faisant aider le plus souvent par quelques ouvriers salariés qui n’avaient aucune part dans les bénéfices.


Le château de Warquignies

Le château de Warquignies fut construit vers le XVI siècle. Il a appartenu au Seigneur Degrouf d’Erkelens.Quand il mourut, le château de Warquignies a appartenu à la commune.
Vers 1920, le château fût mis en vente. Mais après la guerre 1914-1918, le château fut un peu détruit. Monsieur François Quenon, décida de le racheter, et de le restaurer.
Il en fit une brasserie. Derrière la cour du château on peut voir un monticule surmonté d’une margelle en maçonnerie. C’est l’ancienne glacière du château.
Il y a un puit derrière le château qui fait plusieurs mètre de profondeur, et c’est dans ce puit que le Seigneur Degrouf cachait ses biens de valeurs.
Quelques années après le décès de monsieur François Quenon, le château fût revendu.
Actuelement, le propriétaire du château est monsieur Jacques Van Espen. Il habite à l’intérieur du château.
Vu de l’extérieur, le château est devenu un bâtiment non habitable, mais tout l’intérieur a été rénové.

Le pavé de Warquignies.

Si jadis n’a existé qu’un chemin pavé dans la commune il existe pourtant encore de nos jours, car les autres route sont bétonnées. Et pourtant ce fameux pavé a son histoire……..
Tout débutat vers 1760……
En ce temps là, monsieur Jacques Philippe Cavenaille adressa à sa majesté l’impératrice douairière, reine apostolique, une supplique que nous reproduisions dans son texte original :
« Bien qu’estant éloigné des kemins les plus proches (voyes de Dour et de Hornu), nous n’avons point de kemin pavé. Les autres kemins sont impraticables en tout pendant huit mois de l’année. Faute de pouvoir doit arrêter. C’est la misère. Nos cultivateurs ne savent envoyer leur blé et le pain fait absence ».
Les villages projettent de s’associer pour construire un pavé commençant au bout de celui construit par ceux d’Hornu, à travers le bois de Saint-Ghislain et rejoignant celui de dour. Sa longueur serait de 868 vergues.
Le bourgmestre déclare avoir fait part de la situation malheureuse des habitants aux états de la province d’hainaut. La construction serait très rapide ; le terrain est presque plat, les frais seraient très minimes. Les états ont déclaré qu’ils ne pouvaient s’occuper d’affaires d’aussi peu d’importance. En conséquence, Sa majesté l’impératrice Marie-Thérèse agirait pour le bien public en permettant la construction du pavé aux frais de l’habitant et l’application d’un impôt de deux liards à chaque voiture, les engrais de terres et chevaux de labour et pour la moisson exceptée.
En outre, la commune serait autorisée à employer le sable se trouvant aux environs.
Si finalement en 1877 ; ce pavé fut construit, ce ne fut point sans embûche de toutes sortes ; mais la bonne raison allait pourtant triompher .