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HISTORIQUE
The Colours:
C'est par ce terme que l'on désigne les drapeaux dans les
régiments britanniques. Un régiment en comporte deux. Le premier, the Queen's Colours, représente l'Union Jack. Le
second, the Regimental Colours, rappelle les couleurs du régiment. Si le premier est semblable dans toutes les unités, le second
est la carte de visite du régiment. Tous les deux montrent les faits d'armes, batailles où le
régiment s'est distingué. Le Regimental est de la couleur des "facings"; les
couleurs du col et des revers de veste. Seule exception, la Household
Division, la Garde, où ils sont cramoisis. La couleur bleue est réservée aux régiments royaux. En plus des
citations, la devise du régiment est inscrite autour du badge régimentaire.
Un motif rappelant l'origine
géographique, le casernement y est assemblé. La hampe est surmontée par le lion rampant royal et la couronne
du souverain.
Cette année, deux ans après notre Queen's Colours, nous
inaugurerons notre Regimental Colours. La couleur est le dark blue royal. Notre badge frappé du 5
indiquant notre division (Punjab Frontier Force) est surmonté de notre
devise: "Imperatricis auspiciis". Celle-ci est commune à l'ensemble de l'armée des Indes et se
traduit par: "Sous la bénédiction de l'Impératrice". Une ceinture de roses et de chardons termine l'ensemble. La
bordure est de frange dorée. Notre premier rang, "the Colour's Party" est formée
des deux Colour-Havildar, soit l'équivalent des Colour-Sergeants anglais,
d'un naik (caporal) et d'un soldat d'escorte. Sébastien Vandenbosch. Le 19 novembre 2007. Les
régiments de Cipayes ont été parmi les plus fervents défenseurs de l’Empire
après avoir été leurs pires ennemis. En effet, les Sikhs, notamment, entrèrent
en guerre à deux reprises contre les Anglais. La ressemblance est étroite
avec les régiments écossais ou de Gurkhas dont la bravoure est légendaire. Bon
nombre d’entre eux furent levés par l’Honorable Compagnie des Indes,
compagnie de commerce et de colonisation, avant d’être regroupés et
incorporés dans l’armée régulière des Indes. Ces troupes furent de haute
qualité. Leurs missions de police s’additionnaient au maintien des frontières
et à la lutte contre les rebellions. C’est pourquoi, lors de la Première
Guerre Mondiale, les régiments des Indes firent tant d’impression, à Ypres
par exemple. La porte de Menin comporte, hélas, trop de noms et beaucoup
d’entre eux viennent d’Asie.
Ypres - 1914 Le 5e
Régiment du Punjab est aussi appelé du nom d’un de ses colonels, « The
Vaughan’s Rifles ». Ses citations, il les acquit lors de la Seconde
Guerre afghane (1879-1880). L’armée était alors commandée par le Field
Marshal Lord Frederick Sleight Roberts, titulaire de la Victoria Cross. Celui-ci,
bien qu’étant un héros et au sommet de la hiérarchie militaire, était aimé de
ses soldats qui le surnommaient « Bob ». Il est resté célèbre pour
avoir déplacé son armée à marches forcées et en un temps record de Kabul vers
Kandahar, mettant fin au conflit. La médaille décernée à ses soldats est
visible sur le site. Aucun
officier ou soldat du régiment n’obtint la Victoria Cross. Pourtant, notre
Lieutenant P.Bierlaire, arbore une copie conforme de cette décoration sur sa
véritable tunique rouge écarlate. Ici, le souci de l’authentique cède le pas
à la prestance anglaise. Rappelons que nous ne sommes pas un musée, mais un
groupe de la Madeleine. Etre impartial nous empêcherait de porter nos
décorations d’ancienneté de la Marche ! Les gradés et la troupe donnent
cependant l’exemple : le R.S.M arbore des moustaches typiquement
« english », le Commandant porte un véritable tartan, …. Cette année, les spectateurs de juillet
verront les nouvelles améliorations des tenues, ... mais c’est encore
secret ! Sébastien Vandenbosch. Le 29 avril 2003.
Dessins d'époque (SIMKIN)
VICTORIA 1er. Reine d'Angleterre et impératrice des Indes (1819-1901). Sous l'occupation britannique, les Indes étaient partagées
en trois présidences: Bengale, Madras et Bombay dirigée chacune par un
gouverneur. Celui du Bengale était en outre gouverneur général des Indes,
mieux connu sous le nom de vice-roi. Vers 1890, période qui nous intéresse, le commandement de
l'armée des Indes est exercé par le commandant en chef de l'armée du Bengale
à qui sont subordonnés les commandants en chef des armées de Madras et de
Bombay. L'armée du Punjab est sur le point de former une entité autonome,
mais pour l'instant, elle fait partie de l'armée du Bengale sous le nom de
"Punjab Frontier Force", appellation qui définit assez bien son
rôle de gardien des frontières du Nord-Ouest de l'Inde, régulièrement
assaillies par les bandes de pillards et l'armée régulière afghane. La haute qualité de l'armée des Indes en général est due
au fait que ces troupes furent sur pied de guerre permanent pendant près d'un
siècle: pacification de l'Inde, guerres afghanes, guerres birmanes,
expéditions extérieures (Somalie, Chine, Tibet) sans compter leur intervention
remarquée en France; pendant la guerre de 1914-1918. La société 5e Régiment de Cipayes du Punjab mieux connue
sous l'appellation Cipayes anglais peut-être considérée comme le petit-enfant
des grognards de Napoléon. En effet, au sein de la Garde Impériale de Jumet,
chère à Gabriel Thibaut, survient, en 1978, une dissidence qui est à
l'origine du 17e cipayes français. Et, en 1985, un
désaccord au sein de cette dernière provoque le départ de plusieurs membres
qui s'empressent de fonder les Cipayes anglais. La première assemblée de la société a lieu le 15 novembre
1985 au café "Le Tivoli", place Francq à Jumet-Heigne. Fascinés par
un ouvrage sur l'armée britannique en Afrique et aux Indes, ils décident de
représenter un régiment typiquement indien, commandé par des Britanniques.
Leur choix se porte sur un régiment de l'armée du Punjab. Claude Pouillard est nommé président et sergent-major,
Raoul Servais, commandant. Ceux-ci sont entourés de Pascal Bierlaire,
lieutenant et trésorier, Guy Pouillard, sous-lieutenant porte-drapeau et
André Verdonc, caporal et secrétaire. Le 5e Régiment des Cipayes du Punjab évoque donc cette
armée pittoresque par les uniformes, s'inspirant du "5th Infantry Punjab
Frontier Force" dont les traditions dans l'armée des Indes remontent à sa
création en 1849. Pendant la guerre des Cipayes, il restera fidèle à la
Couronne britannique, la rébellion s'étant surtout répandue dans l'armée du
Bengale. Il participera, aux côtés des troupes anglaises, à la campagne
contre les troupes révoltées. Après la guerre, les forces indigènes seront
réorganisées et les forces "pujabis" seront intégrées dans l'armée
du Bengale. Le "5th Infantry Punjab Frontier" a reçu comme
citations: Peiwar Kotal, Charasiah, Kabul 1879 et Afghanistan 1878-1880. Vareuse rouge sur pantalon bouffant bleu, turban bleu à
patte rouge et franges jaunes, les Cipayes anglais étonnent le public depuis
ces dernières années. Leur musique se compose, en effet, d'un pipe-band d'une
dizaine de cornemuses et tambours et ce, dans la plus pure tradition des
régiments indiens qui affectionnent, encore aujourd'hui, ce type de
formation. N'empêche! Ils contribuent à une rentrée haute en couleur
et ont bien raison de défiler
fièrement derrière "L'Union Jack" portant
pour seule inscription: 5e Régiment des Cipayes du Punjab -1986. Source:"LA MADELEINE" Tradition wallonne. (1993)
Baptême du drapeau en 1986 Etre un cipaye :
Le lundi, un petit cordial lui est préparé par un
pharmacien Jumetois pour le remettre des fatigues de la veille… Le mardi, un baptême lui est chaudement
recommandé. Attention, ici rien de dégradant, rien que du naturel et de bonne
qualité. Et voilà, rien de bien méchant !
Sébastien Vandenbosch. Le
4 mai 2003.
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