La Magie du Karma

Pourquoi vivons-nous ? Pourquoi mourrons-nous ? Que va-t'il se passer lors de notre mort ?


Tout d'abord il faut savoir que si nous sommes sur Terre c'est pour une raison bien spécifique. Soit nous sommes là pour une"mission"ou pour se perfectionner en subissant les actes dont nous avions infligés dans des vies antérieures. Il y a dans chaque personne une âme qui est emprisonnée par l'enveloppe charnelle. Le cycle d'un passage sur Terre se présente ainsi :


La Réincarnation



Notre âme est appelée pour revenir sur Terre ou autre part dans d'autres planétes et d'autres univers par Dieu pour accomplir une mission, nous nous portons même volontaire pour s'élever dans des sphères supérieures en se perfectionnant ou nous nous réincarnons pour expier les fautes que nous avons commises dans nos vies passées.

L'âme choisit un foetus qui va naître et doucement il se relie de plus en plus à ce bébé par des liens invisibles qui l'empêche de se déplacer par la pensée dans l'infini comme il pouvait le faire auparavant. Sa mémoire karmique alors s'efface progressivement de toutes les connaissances qu'il a eu de ses vies antérieures etc...

Il choisit lui-même le jour de sa naissance pour retrouver par l'astrologie le lien qui le rattache dans cette vie, et son prénom, comme ses parents, sa ville, son pays en se programmant certaine experiences qui pouraient l'aider à grandir, expérience qu'il n'avait pas encore vécu. Il vient ensuite au monde, et la mémoire karmique qui est déjà à moitié effacée, se logera dans le subsconscient .

Il peut ainsi commencer à vivre sa vie, son programme, et celui que Dieu à dessiné pour lui sans qu'il  en connaisse ses dessins .


Le libre arbitre


L'âme qui s'est incarnée a toujours le libre-arbitre. Il peut soit choisir le Bien soit le Mal . En fonction de ces attitudes, comportements, choix, il franchira plus ou moins facilement à des niveaux supérieurset de la Vie comme de la Mort. Il peut aussi s'être incarné pour une mission.

Généralement pour apporter son aide à son entourage avec lesquels pour certain il a une dette à épurer, ou inversément.  Il a le choix de commencer, de finir ou non son programme. Certaine âmes ne ce sont pas laissées le choix pour certaine épreuves, ou missions, mais elles l'ont autre part, dans le choix affectif par exemple.

Toutes les décisions auront une impact capital sur le programme que l'âme s'est donnée, c'est ainsi  qu'on change les données et que l'on ne suive plus le même programme mais en fonction de nos choix on nous imposera une autre dirrection et d'autres épreuves.Comment s'en rendre compte que l'on a pas suivi le programme??

 Eh bien avec l'astrologie, les gens ne se retrouvent pas dans par exemple un métier, une façon d'être, une ambiance soit riche ou pauvre, malade ou en bonne santé. Si nous avons en partie la moitié du contraire de notre théme alors c'est un fait que nous avons changé de direction.

Par exemple une femme dans son théme devait être mère de trois enfants, et qu'elle à 50 ans et qu'elle n'en a pas du tout elle a râté sa mission.

Autre exemple : Un homme qui devait dans son théme être un artiste peintre se voit dans cette vie comme banquier ou dépaneur de voiture. Lui aussi à râté quelque chose. Mais il n'est jamais trop tard oufff, le programme peut tout simplement être reporté, du moins pour l'homme, car la femme c'est compromis, dans cette vie, ou alors d'avoir adopter un ou deux enfants serait pour elle la solution, donc rien est impossible nous avons toujours la possibilité d'achever notre programme.

Ah oui, le programme c'est le destin , notre destin, la vie que nous nous sommes programmée, avec ses joies et ses peines, ses souffrances comme ces bonheurs.

Si maintenant cet homme et cette femme on passés 80 ans, il est certain qu'ils ont loupé le coche,e t qu'ils reviendrons avec le même niveau social, intellectuel, et spirituel, comme pour rrecommenccer à zéro, comme une repêche à un examens. Mais avec le sentiment qu'on a plus le choix.


Le Départ eternel, l'âme face à la mort et à la vie, au bien et au mal.

Avec les ans ou lors d'un accident la chair perd la vie. C'est alors que l'âme se détache lentement du corps, ce temps peut varier d'une minute à plus d'une année pour certains cas, comme le suicide. En effet lors d'un suicide l'âme à cause de la faute qu'il a commise, ressent menatalement le pourissement de cette chair et souffre encore plus que lorsqu'il était vivant. Les âmes qui ont fait le Mal souffrent aussi par ce qu'ils sont appelés dans le language populaire les "démons'". L'Enfer n'est donc pas un lieu précis mais il existe tout de même sans limite dans le temps, dans la souffrance de nos âmes mais n'étant jamais éternel. Aprés ce temps d'adaptation l'âme se re-situe c'est à dire qu'il se rend compte qu'il est mort et qu'il se souvient de toutes ses vies antérieures et des fautes qu'il a commise. Il monte au royaume des Cieux et aide les âmes en souffrance ou en errances. Peu à peu il s'élève dans d'autres cîmes ,dans ce qu'on appelle des sphéres, des sortes de'dimensions'plus ou moins évoluées. C'est alors que se fait ressentir au plus profond de l'âme le désir de se réincarner sur terre ou sur une autre planète pour s'élever spirituellement et intellectuellement.

Vous avez surement plein de questions sur les Esprits, en voici quelques unes avec les réponses (je ne les ai pas inventées, elles ont été dictées par un Esprit très élevé à Allan Kardec, le maître du spritisme) :

Est-ce que les Esprits des êtres que nous avons connus et aimés sont toujours avec nous ? Non, mais ils arrivent à la vitesse de la lumière lorsque vous y pensez et s'ils ne se sont pas déjà réincarnés.


Est-ce qu'il y a toujours des Esprits, bons ou mauvais, autour de nous ? Oui, il y en a partout mais ils ne vous voient pas si vous ne les interessez pas.


Les animaux ont-ils une âme et peuvent-ils nous rendre visite ? Oui les animaux ont une âme mais beaucoup moins évolué que l'âme humaine. Pour les animaux l'Homme est un Dieu comme les âmes élevés en étaient il y a longtemps pour les Hommes. MAis les animaux en général se réincarnent très rapidement, ils n'ont pas cette possibilité de voyager dans les sphéres évoluées, car leur intelligence est inférieur à celle des hommes, ils vivent d'instinct, et nepensent pas comme l'homme. Cependant, Dieu ou un esprit élevé peut éventuellement faire exception au cas où l'animal aurait appartenu à un enfant et que celui ci étant très affecté par sa mort, pourrait l'aider à surmonter certaine choses de sa vie. D'où le légendaire "amis imaginaire" il peut aussi sagir d'autres chose qu'un animal, mais cela revient souvent. Ainsi l'enfant passe le capte dificile e sa vie, et doucement finit par se détacher de son ami imaginaire.

Parfois des animaux sont guidés par des esprits pures pour sauver des êtres vivants.


Y a -t'il des autres planètes habitées ? Oui, elles sont plus ou moins évoluées et il y en a des milliards dans tout l'Univers

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Comment ont été créés les Esprits ? Les âmes sont créés par la simple volonté de Dieu. Nous faisions autrefois parties d'âmes que Dieu à choisi pour ses dessins, mais nous étions d'un niveau inférieur, nous ne pouvons alors pas comprenddre certaine choses essentiel de la vie, comme de l'univers. Mais jamais ne ne regressons, l'âme en fait évolue perpetuellement pour arriver commme on dit à la droite de Dieu, et devenir alors des archanges, des anges, des cherubains, ou des trônes etc.


Satan existe-t'il ? Non, il existe juste des Esprits qui ont choisi le Mal. (Il est donc impossible de communiquer avec Satan... l'esprit malin devait bien se moquer de vos pères lorsqu'il leur a fait croire çà...)


En fait le mal est un esprit, comme le bien apartient à Dieu, le mal appartient au diable, mais comme Dieu est le père de l'univers, le diable ne peut l'égaler, le surplanter. Seul les âmes des vivants sémeront le mal en faisant détourner les autres âmes de Dieu. C'est là seumement que le mal "gagne la partie" mais jamais pour longtemps, car une âme qui dans des vies antéreirur aurait fait le mal ne pourra continuer, car il aura entre temps évolué, et à son tour subit ce qu'il à fait subir, d'où ce sentiment de révolte que chaqu'un d'entre nous avons quand nous sommes confronté au mal que les autres propage de parts et d'autres.

 

LA RÉINCARNATION HUMAINE ET LA MÉMOIRE
INTÉGRALE

 

Pour aborder la vérification expérimentale de la réalité des vies successives et pour s'expliquer pourquoi le souvenir des existences antérieures n'est pas conservé, il a été nécessaire d'étudier som­mairement les différentes modalités de la mémoire.

Si vraiment l'âme est individualisée dans une substance qui l'accompagne pendant toute la durée de son évolution ; si ce corps spirituel est le gardien indéfectible de toutes les acquisitions antérieures, on est en droit de se demander pourquoi à chaque retour ici-bas nous n'avons pas connaissance de notre passé.

Pour comprendre l'oubli des vies antérieures, il était indispensable de montrer que, même dans notre existence actuelle, il se produit des lacunes profondes relativement à une multitude d'incidents qui nous sont arrivés, et même parfois que des périodes sortent entièrement de notre souvenir. Dès lors, il ne sera pas extraordinaire qu'il en soit de même pour tout ce qui précède la vie actuelle, puisque le périsprit a subi de très profondes modi­fications intimes en reparaissant ici-bas. C'est à chaque fois un nouvel équilibre qui s'établit et qui modifie nécessairement l'état de la mémoire.

Il est donc indispensable de montrer que si la mémoire est indestructible, elle ne redevient cons­ciente que dans des conditions particulières qu'il est nécessaire de bien connaître.

Ici encore ce n'est pas une théorie imaginée de toutes pièces, mais seulement une extension des faits qui sont actuellement connus.

Les expériences de MM. Pitres, Bourru et Burot, Pierre Janet, etc., ont prouvé que tout ce qui a pénétré en nous y a laissé une trace indélébile. Sans aucun doute, toutes ces acquisitions intellectuelles ne se présentent pas simultanément à la conscience. La règle, c'est que le plus grand nombre de celles-ci sont oubliées. Mais oubli ne veut pas dire destruction. La subconscience a enregistré pour toujours les états mentaux et, chose encore plus remarquable, elle les a associés indissolublement aux états physiologiques contemporains, de sorte qu'en ressuscitant les premiers, on fait renaître en même temps les seconds, et récipro­quement. Comme je l'ai indiqué plus haut, cette régres­sion de la mémoire peut se présenter spontanément, ou bien il est possible de la provoquer par différents pro­cédés et principalement en hypnotisant certains sujets qui possèdent ce pouvoir de résurrection mnémonique.

Les spirites, en pratiquant les expériences magné­tiques, avaient découvert ce pouvoir de rénovation des souvenirs terrestres pendant la vie, et ils ont poursuivi cette régression jusqu'aux états antérieurs à la naissance actuelle.

J'ai dit pourquoi cette méthode n'a pas donné jusqu'alors, malgré quelques succès, tous les résul­tats qu'on aurait pu en attendre, mais je suis per­suadé qu'elle sera féconde dans l'avenir, lorsqu'on aura éliminé les causes d'erreur dues à la suggestion de l'opérateur, à l'auto-suggestion des sujets, lorsque l'on agira sur l'esprit extériorisé en collaboration avec les guides du médium qui sauront employer les moyens les plus efficaces pour redonner à la mémoire périspritale toute son intensité. D'ailleurs la méthode n'a pas toujours été inféconde, puisque le professeur Flournoy, malgré son scepticisme bien connu, a été obligé d'avouer qu'il ne pouvait s'expliquer comment Hélène Smith aurait puisé les connaissances et le langage sanscrit de la prin­cesse Simandini.

Si j'ai fait des réserves à propos des récits des séances spirites dans lesquelles des reconnaissances réciproques ont eu lieu, c'est parce qu'il n'était fourni aucun moyen de contrôle pour vérifier la réalité des événements relatés par les sujets, ce qui ne veut pas dire que leurs récits fussent inexacts.

Il n'en va plus de même dans quelques cas où il est possible, dans une certaine mesure, de consta­ter l'exactitude de ces remémorations.

En effet, lorsque spontanément la dame anglaise, tout à fait ignorante à l'état normal de la politique française, fait preuve, pendant le dégagement, de connaissances approfondies sur ce même sujet et qu'elle affirme avoir vécu jadis dans notre pays, nous devons tenir le plus grand compte de cette observation provenant d'un milieu où la réincar­nation n'est généralement pas admise dans les cen­tres spirites.

Il en est de même de l'histoire du prince de Witt­genstein, où l'esprit de sa cousine affirme avoir vécu à Dreux dans les circonstances dramatiques que nous avons relatées. L'écriture des commu­nications au crayon étant de tout point semblable à celle de la chanoinesse vivante, l'identité de cette dernière semble bien établie et la réalité des sou­venirs est confirmée en partie par les recherches qu'un ami de l'auteur a exécutées pour retrou­ver les restes du couvent où elle aurait été reli­gieuse.

Enfin la reconnaissance de la médaille est aussi un argument que l'on ne peut négliger

Mais avec le cas rapporté par le prince Wisz­niewski, cette fois la preuve est complète. Une femme tout à fait ignorante, n'utilisant qu'un dialecte de bas allemand, s'exprime en excellent français, raconte des événements de sa vie passée, que l'on vérifie et qui sont parfaitement exacts. Nous voilà en présence d'un véritable cas de réincarnation qu'aucune autre hypothèse ne pourrait logique­ment expliquer.

L'exemple du fou Sussiac est non moins démons­tratif, puisque après sa mort il se souvient d'avoir habité un château et qu'il indique avec exactitude l'endroit ignoré de tous dans lequel sont renfermés les documents qu'il a été possible de retrouver en suivant ses indications.

Ces faits vérifiables sont encore malheureusement trop rares, mais nous n'avons pas le droit de les négliger, car ils servent à établir expérimenta­lement la réalité de ces vies antérieures que nous allons voir confirmer par d'autres phénomènes non moins intéressants et encore plus démons­tratifs.

Remarquons que les personnalités si différentes et si distinctes entre elles qui s'observent à chaque réincarnation ne sont pas incompréhensibles pour nous et ne portent pas atteinte au principe d'identité, puisque déjà nous avons constaté qu'un même individu, au cours de sa vie, peut présenter des oppositions prodigieuses dans son caractère.

Louis V... par exemple, est tantôt doux, honnête, soumis, puis, sous le choc d'une émotion ou d'un désordre organique, son état nerveux change et il devient taquin, voleur, insoumis; chaque phase est séparée par la perte de connaissance de cer­tains des états intellectuels antérieurs.

On remarque le même contraste dans les cas de Félida et surtout dans celui de Miss Beau­champs. Il semblerait que ces diverses personnalités sont en quelque sorte des états allotropiques de l'individualité totale.

Toute réincarnation amenant fatalement un tonus vibratoire tout à fait distinct de celui de la vie de l'espace et des existences antérieures, il est naturel dans ces conditions qu'à chaque retour ici-bas l'être qui se réincarne diffère plus ou moins de ce qu'il était antérieurement, tout en conservant une individualité inaltérable.

 

L'HÉRÉDITÉ ET LES ENFANTS PRODIGES

 

La science matérialiste attribuant les facultés intellectuelles au fonctionnement du cerveau, la suite des études que j'ai poursuivies m'obligeait nécessairement à rechercher dans quelle mesure les phénomènes de l'hérédité pouvaient fournir une explication du cas des enfants prodiges.

Nous avons vu que par le mot « hérédité » on dé­signe la transmission des caractères anatomiques et physiologiques entre les parents et leurs descen­dants ; c'est un fait indiscutable.

Mais la science actuelle n'en fournit aucune expli­cation valable. Toutes les théories imaginées par Herbert Spencer, Darwin, Neegeli, Weissmann, etc., sont absolument incapables de rendre compte de ce phénomène, car les gemmules, les micelles, l'idioplasma, les ides déterminantes, les biophores, les pangènes, etc., ne sont que des mots qui ne corres­pondent à aucune réalité objective. Il nous sera donc permis, à nous spirites, d'utiliser les connais­sances que nous avons acquises expérimentalement ; elles nous autorisent à formuler une explication, qui, elle, au moins, a le mérite de s'appuyer sur l'observation et l'expérience.

Puisque le périsprit possède le pouvoir d'orga­niser la matière, c'est à lui que nous attribuons cette fonction pour expliquer la formation de l'em­bryon et du foetus.

Si vraiment le principe spirituel a gravi lente­ment les échelons de la série zoologique, s'il a con­servé dans sa substance les traces indélébiles (organes atrophiés) de cette évolution, il est naturel qu'il la reproduise en abrégé pendant les premiers mois de la gestation.

Les caractères secondaires qui appartiennent aux parents peuvent être attribués à une action magnétique du père et de la mère qui modifie plus ou moins profondément le type périsprital de l'être qui s'incarne pour lui donner une ressemblance avec ses progéniteurs.

Cette hérédité physique n'est ni générale, ni absolue ; cependant elle existe parfois, et ceci n'est pas contradictoire avec l'explication que j'en donne.

Il en est tout autrement lorsqu'il s'agit de l'héré­dité psychologique. Celle-ci n'existe pour ainsi dire jamais, et si parfois on peut découvrir des apti­tudes intellectuelles semblables entre les parents et leurs descendants, ces similitudes ne sont jamais des transmissions directes.

Un mathématicien, par exemple, ne commu­niquera pas à son fils la connaissance de l'algèbre, pas plus qu'un linguiste ne lui donnera celle des langues qu'il connaît parfaitement.

J'ai cité de nombreux exemples qui démontrent non seulement qu'une quantité d'hommes de génie sont sortis des milieux les plus obscurs, dans les­quels il serait impossible de découvrir la cause de leurs facultés éminentes, mais aussi que les plus grands hommes n'ont eu souvent que des enfants dégénérés.

L'hérédité psychologique est si peu fréquente qu'un certain nombre de physiologistes ont été contraints d'imaginer une loi d'innéité. En réalité, c'est bien ce qui a lieu. Chaque être, en revenant sur la terre, apporte en soi tout le bagage de son passé et manifeste parfois dès la plus tendre enfance des connaissances si prodigieuses qu'il est matériellement impossible de les attribuer à l'héré­dité ou au fonctionnement de la matière cérébrale qui n'a pu encore acquérir toutes ses propriétés fonctionnelles.

Toutes les formes de l'intelligence se sont mani­festées avec un éclat incomparable chez des musi­ciens comme Mozart ou Beethoven, avant même qu'ils aient pu connaître les notions fondamen­tales de leur art.

Il en fut de même pour des peintres tels que Giotto et des sculpteurs comme Michel-Ange, qui à l'âge de 8 ans n'avait plus rien à apprendre de la technique de son métier.

Que dire pour expliquer le cas invraisemblable, mais cependant bien réel, d'un Hennecke qui, à 2 ans, savait trois langues, et à 2 ans 1/2, tétant encore sa nourrice, put subir un examen sur l'his­toire et la géographie. D'un Hamilton connaissant à 3 ans l'hébreu et à 7 ans se trouvant plus avancé que la plupart des candidats à l'agrégation.

Il est bien certain que le cerveau de ces enfants ne devait servir que mécaniquement pour l'énoncia­tion des idées, car il eût été incapable d'enregis­trer, en raison de son développement incomplet, la multitude des connaissances des associations d'idées et des raisonnements que ces sciences nécessitent.

Comme je l'ai dit, c'était probablement par un phénomène d'extériorisation que l'esprit incarné manifestait ses prodigieuses aptitudes qu'il n'avait pu acquérir évidemment que dans ses existences passées.

Ces phénomènes sont si embarrassants pour la science matérialiste qu'elle les passe soigneuse­ment sous silence.

 

LES RÉMINISCENCES

 

J'ai indiqué déjà les raisons pour lesquelles le souvenir du passé qui se manifeste d'une manière si éclatante chez les enfants prodiges n'est pas généralement conservé. Cependant, comme il n'existe pas de règles sans exception, il se peut que par­fois l'esprit incarné, sous l'empire de différentes circonstances, recouvre momentanément une par­tie de ses souvenirs antérieurs en se retrouvant dans les lieux qu'il a autrefois habités.

Ces réminiscences peuvent être vagues, mais quel­quefois elles acquièrent assez d'intensité pour impo­ser à celui qui les ressent la certitude qu'il a déjà vu le pays où il se trouve et même qu'il y a habité.

Ni le sentiment du déjà vu, ni la clairvoyance ne suffisent dans certains cas pour expliquer com­plètement ce phénomène. Il ne reste plus alors que la théorie des vies antérieures pour en rendre compte.

C'est ainsi que nous avons vu, comme il fallait s'y attendre, que la réminiscence, bien que géné­ralement imprécise, est assez fréquente dans le jeune âge. Mais dans l'impossibilité de vérifier la réalité de ces impressions, je ne les ai indiquées que pour ne rien négliger, en réservant pour la suite les exemples authentiques où la réminiscence a été contrôlée.

Avec les cas du major Wellesley, du clergyman et Mme de Krapkoff, nous faisons un pas en avant.

 

VÉRITABLES SOUVENIRS DE VIES ANTÉRIEURES

 

Ce n'est plus le simple sentiment du déjà vu ; chaque percipient a la sensation nette d'avoir vécu là autrefois et de ne pas assister simplement à une vision qui ressusciterait le passé.

Mais combien plus démonstratif est le cas de la dame russe : dès son enfance elle dessine sans modèles des personnages vêtus comme au XVIIIème siè­cle ; et elle reconnaît le château de Versailles et les ruines de Marly sans les avoir jamais vus ; elle a la sensation très nette d'y avoir vécu autrefois.

Il en est de même pour Mme Katherine Bates, dont l'écriture antérieure est reconnue comme étant celle qu'elle possédait autrefois ; puis la vision, la connaissance si approfondie du village de Broadway, sont vraiment démonstratives puisque, dans son exis­tence actuelle, elle n'avait jamais connu ce pays, qu'elle ignorait que son ancêtre y avait vécu, ce qui exclut l'hypothèse que la clairvoyance ait pu être la source de ces notions si précises.

L'enquête du Dr Gaston Durville, à propos de la vie antérieure de Mme Raynaud, est tout à fait intéressante en raison de la documentation exacte qui a été réunie pour en vérifier toutes les circons­tances. C'est vraiment un exemple de souvenir d'une vie précédente, car aucune autre hypothèse ne peut en expliquer tous les incidents.

On a vu dans mon rapport au congrès de 1898 que beaucoup d'hommes célèbres affirment se souvenir avoir vécu autrefois. Il est impossible de ne pas tenir compte chez les modernes des attestations d'hommes tels que Lamartine et Méry, si démonstratives à différents égards.

Il en est de même pour le Père Gratry ; il déclare que le génie de la langue latine lui fut révélé tout d'un coup (du dedans au dehors), c'est vraiment un réveil d'une science jadis apprise.

Il en est indiscutablement de même pour Nelly Foster, qui reconnaît un pays qu'elle n'a jamais vu depuis sa naissance et désigne les personnes avec lesquelles elle avait été en rapport dans son incarna­tion précédente, quand elle se nommait Maria.

Il ne peut s'agir ici de connaissance cryptesthé­sique, personne n'ayant parlé à l'enfant du pays que sa famille avait précédemment habité.

Il en est de même pour le cas rapporté par le commandant Mantin, où une fillette désigne exacte­ment les noms des localités espagnoles où elle n'avait jamais passé pendant le cours de sa vie actuelle.

Il est du plus haut intérêt de faire remarquer que les cas de souvenirs des vies antérieures peuvent s'observer dans tous les pays, chez toutes les races et à toutes les époques, et même dans les milieux où les idées de réincarnation sont complètement inconnues ; il semble donc que ces faits spontanés sont bien réellement des manifestations de la con­tinuité de la mémoire subconsciente.

Leur rareté relative n'est pas une raison suffi­sante pour nier ceux que nous avons recueillis.

En effet, nous avons vu que dans l'Inde les exem­ples de souvenirs de vies antérieures sont assez communs ; les cas signalés par le Dr Moutin sont bien contrôlés et ne peuvent se comprendre que si l'on admet la réincarnation. Ceux de recons­titution de l'individualité tout à fait inconnue des enfants qui prétendent avoir été des person­nages ayant réellement existé sont également du plus haut intérêt.

Les exemples Tucker en Italie et du Major Welch, dans l'Inde, s'ils étaient mieux documentés, seraient entièrement et complètement démonstratifs.

Je les ai notés pour mémoire, mais les récits de M. Courtain et le cas de la Havane ont été sérieu­sement observés et prouvent la survivance de la mémoire de la dernière incarnation de certains enfants.

Je n'ignore aucune des critiques que l'on peut élever relativement à la méthode historique, et en ce qui concerne la valeur de témoignages puisés à des sources si différentes, il eût été nécessaire que des enquêtes semblables à celles faites par MM. les Dire Moutin et Durville eussent été effec­tuées pour leur vérification.

Mais il n'est pas permis de négliger systéma­tiquement les exemples que j'ai recueillis. Il me parait impossible en effet, que tant de témoignages fournis par des personnes honorables, inconnues les unes des autres, appartenant à toutes les classes de la société, n'ayant aucun intérêt pour tromper, soient complètement dénués de valeur.

Ils émanent de sources si diverses et ont cepen­dant tant de caractères communs qu'il est impos­sible de les attribuer à la fantaisie des narrateurs ou à l'imagination des enfants, d'autant mieux que parfois ils se sont produits spontanément dans des milieux où toute idée de vie antérieure était absolument étrangère, aussi bien aux parents qu'aux enfants.

Il faudrait fermer volontairement les yeux pour ne pas comprendre l'importance de semblables constatations ; ce sont des faits et nul n'a scienti­fiquement le droit de les négliger.

Jusqu'à preuve du contraire, ils m'apparaissent comme des démonstrations positives de l'indiscu­table réalité des vies antérieures.

 

ANNONCE DE FUTURES RÉINCARNATIONS

 

S'il est utile de noter soigneusement les cas de reviviscence de la mémoire, il est non moins néces­saire d'enregistrer les récits dans lesquels l'annonce a été faite d'une future réincarnation.

Tantôt c'est spontanément que cette prédiction a lieu ; d'autres fois elle s'est produite pendant le sommeil, et enfin au cours de séances spirites.

Nous avons vu ces révélations se manifester sous les formes les plus variées. C'est d'abord la petite fille qui, avant sa mort, a l'intuition si nette d'être appelée à revenir qu'elle fixe le jour de sa nou­velle naissance.

Puis c'est le cas où l'esprit désincarné informe en rêve sa mère et celle qui fut sa sueur qu'il renaîtra chez cette dernière, et le nouveau-né a tous les caractères physiques identiques à ceux que sa première maman lui a vus en rêve.

Ce sont là des complications qu'aucun hasard ne pourrait combiner.

C'est encore par une vision que la femme du capitaine Batista apprend que sa chère petite Blanche lui reviendra, et celle-ci est si bien une réincarnation de la première Blanche qu'elle se souvient de la cantilène en langue française qui l'avait si souvent endormie dans sa vie précédente.

La reviviscence du souvenir est plus complète dans le cas de Nelly Foster où tous les détails de sa vie antérieure sont ressuscités avec une entière fidélité.

Ce sont là des faits éminemment convaincants, qui à eux seuls suffiraient, pour appuyer solidement la théorie des vies successives, car vraiment aucune autre explication logique ne pourrait inter­venir.

J'ai montré que dans les séances spirites il a été très fréquemment annoncé par les esprits qu'ils renaîtraient dans certaine famille désignée à l'avance, avec des signes caractéristiques, et que ces prédic­tions se sont réalisées minutieusement.

Il est utile de signaler le caractère moral qui se dégage de certaines de ces observations; d'une manière générale, les âmes qui viennent reprendre un corps le font dans le but de s'améliorer et elles l'annoncent explicitement comme une nécessité qui leur est imposée par la justice immanente.

C'est là un trait commun de l'enseignement des guides spirituels, puisque nous l'avons vu signa­ler en Angleterre à Mme Bates et dans les groupes lyonnais.

Tels furent les cas cités par MM. Bouvier, Toupet, Jaffeux.

Ils sont en quelque sorte résumés et complétés par le récit du Dr Samona, où l'annonce de la future réapparition de la petite Alexandrine se complique de celle d'une soeur jumelle avec une telle abon­dance de preuves que le doute est impossible.

Non seulement le caractère, les habitudes d'Alexan­drine 1 se retrouvent chez la nouvelle venue, mais encore des souvenirs très précis qui ne per­mettent pas de douter que la petite disparue ne soit revenue de nouveau.

Ce serait faire injure à nos lecteurs que d'insister davantage pour signaler toute l'importance de ces cas. Est-il possible qu'un tel ensemble de phénomènes de toute nature soit le fait de simples coïncidences ?

Comment pourrait-on expliquer les propriétés du corps spirituel qui ressuscite sa forme ancienne dans les séances de matérialisation ? Si l'on n'admet pas qu'ils ont été acquis ici-bas, qui donc pourra nous donner une explication logique des souvenirs et des réminiscences dont nous avons trouvé un si grand nombre d'exemples ?

Comment se refuser à croire aux prédictions faites dans les séances spirites quand elles se réalisent avec une si parfaite exactitude ?

Tous ces phénomènes en apparence si différents les uns des autres ont une explication commune.

C'est celle de la réincarnation qui nous montre l'esprit gravissant lentement la route ardue qui doit le conduire au bonheur, prix de ses efforts incessants.

 

Conclusion.

 

L’explication logique des inégalités intellectuelles et morales. – L’oubli du passé. – Le problème de l’existence du mal. – Le progrès. – Conséquences morales de la doctrine.

Ils éclairent d'un jour inattendu le problème de la destinée humaine en nous offrant des solutions nouvelles sur la nature divine et sur la véritable destinée qui est réservée à tous les êtres humains.

En effet, les philosophes spiritualistes de nos jours se sont assez peu occupés de l'origine de l'âme ; si son avenir les a intéressés, il ne paraît pas qu'il en soit de même de son passé. Il semble pourtant que les deux problèmes se tiennent et qu'ils sont égaux en mystère. Les théologiens ont mis plus de zèle à élaborer cette question ; elle tenait de près à la base même sur laquelle repose le christianisme la transmission du péché originel. Leurs opinions s'accordent assez peu et peuvent se réduire à deux hypothèses. Les uns ont admis que toutes les âmes étaient contenues dans celle d'Adam, qu'elles se transmettaient par génération : telle était en parti­culier l'opinion de Tertullien, saint Jérôme et Luther ; Leibniz et Malebranche se sont ralliés à cette doc­trine. Celle-ci n'a pas été admise universellement et l'opinion commune est qu'il faut un acte de la volonté divine pour créer une âme à chaque naissance. Mais ici nous nous heurtons à des difficultés logiquement insurmontables, car cette hypothèse est inconciliable avec la bonté et la justice de Dieu.

Aux preuves classiques concernant la démons­tration de l'existence de la cause première, le spiri­tisme est venu en ajouter une nouvelle, en quelque sorte expérimentale, qui résulte de nos rapports avec les Esprits désincarnés. L'étude des commu­nications spirites nous a prouvé, d'une manière irréfutable, que la situation de l'âme, après la mort, est régie par une loi de justice infaillible d'après laquelle chaque être se trouve dans des conditions d'existence qui sont rigoureusement déterminées par son degré évolutif et par les efforts qu'il a faits pour s'améliorer.

Nos rapports avec l'Au-delà nous ont encore appris qu'il n'existe ni enfer, ni paradis, mais que la loi morale impose des sanctions inéluctables à ceux qui l'ont violée, alors qu'elle réserve des félicités profondes à ceux qui se sont efforcés de pratiquer le bien sous toutes ses formes. Cette bonté et cette justice de l'Etre tout-puissant semblent se trouver en défaut lorsque nous examinons les formi­dables inégalités physiques, morales et intellectuelles qui existent entre tous les êtres dès leur naissante.

Pourquoi, dirons-nous avec Allan Kardec, si le but que nous devons atteindre est le même pour tous, la puissance souveraine favoriserait-elle cer­taines de ses créatures en refusant aux autres les mêmes facultés pour arriver au bonheur futur ? Il n'est que trop évident qu'il existe entre les races qui peuplent la terre des différences profondes de mentalité et même dans chaque nation, dès la nais­sance, une formidable inégalité entre tous les indi­vidus. Il est absolument certain que l'âme de l'en­fant montre, dès son jeune âge, des aptitudes diverses et indépendantes de l'éducation. Pourquoi certains décèlent-ils, dès leur tendre enfance, des aptitudes pour les arts et les sciences, tandis que d'autres restent médiocres ou inférieurs toute leur vie ?

D'où viennent chez les uns les idées innées ou intuitives qui n'existent pas chez d'autres ?

Comment admettre qu'une âme neuve, venant pour la première fois ici-bas, soit déjà pétrie de vices et témoigne d'irrésistibles propensions pour le crime, tandis que d'autres, même dans des milieux infé­rieurs, possèdent des sentiments très nets de dignité et de douceur?

Quel sera le sort des enfants morts en bas âge et pourquoi la puissance infinie crée-t-elle des âmes qui doivent habiter des corps d'idiots et de crétins, sans utilité sociale ?

Il est de toute évidence que l'éducation est impuis­sante pour donner aux hommes les facultés qui leur font défaut, et qu'elle développe simplement celles qu'ils apportent à la naissance.

Si vraiment notre éternité future dépend d'un seul passage ici-bas (qui n'est à peine qu'une seconde dans l'immensité des temps), Dieu étant l'être éternel, infini, omniscient, pour lequel il n'existe ni passé ni futur, sait d'avance quel sort est réservé à chaque créature à laquelle il donne l'existence ; l'on est donc en droit de se demander pourquoi il crée ces monstres, dont la vie n'est qu'une série de crimes devant être châtiés par des supplices sans fin. De même, sachant ce qui doit advenir pour chacun de nous, pourquoi favorisera-t-il les uns aux dépens des autres, ce qui est contraire à la fois à la bonté et à la justice de celui que Jésus a appelé «le Père céleste », dont l'amour doit s'étendre à tous ceux qui sortent de lui ? Lorsqu' une doctrine philosophique ou un dogme religieux conduit à de telles inconsé­quences, logiquement on peut être assuré que ce dogme ou cette doctrine sont des erreurs manifestes, et l'on est en droit de rechercher une explication meilleure de ces apparentes anomalies. Dès lors, l'explication par les vies successives acquiert une valeur incontestable, puisqu'elle offre une solution raisonnable de tous les problèmes qui, sans elle, sont insolubles. En effet, si l'on admet que la nais­sance actuelle est précédée par une série d'existences antérieures, tout s'éclaire d'un jour nouveau et s'explique aisément. Les hommes apportent en naissant l'intuition de ce qu'ils ont acquis, ils sont plus ou moins avancés selon le nombre d'existences qu'ils ont parcourues. La création étant continue, dans une société, il existe en même temps des êtres dont l'âge spirituel diffère considérablement. De là proviennent les inégalités morales et intellectuelles qui les différencient. Nous pouvons donc dire avec Allan Kardec :

 

« Dieu, dans sa justice, n'a pu créer des âmes plus ou moins parfaites ; mais, avec la pluralité des existences, l'inégalité que nous voyons n'a plus rien de contraire à l'équité la plus rigoureuse ; c'est que nous en voyons le présent et non le passé. Ce raisonnement repose-t-il sur un système, une supposition gratuite ? Non, nous partons d'un fait patent, incontestable, l'inégalité des aptitudes et du développement intellectuel et moral, et nous trouvons ce fait inexplicable par toutes les théories qui ont cours ; tandis que l'explication en est simple, naturelle, logique par une autre théorie. Est-il rationnel de préférer celle qui n'explique pas à celle qui explique ? »

 

Si toutes les âmes doivent passer par toutes les situations sociales et par toutes les conditions physi­ques pour se développer moralement et intellectuel­lement, les inégalités de toute nature qui se cons­tatent entre les êtres, dans une société, se com­pensent dans la série des vies successives. Chacun à tour de rôle occupe tous les degrés de l'échelle sociale, ce qui crée une parfaite égalité dans les conditions du développement des êtres ; en vertu de la loi de justice, tous se trouvent, à chaque instant, dans la condition sociale qui convient le mieux à leur progrès individuel, car toute renaissance est conditionnée par les conséquences des vies anté­rieures.

Toute faute entraîne des effets inéluctables ; j'ai montré comment s'opère, d'une manière en quel­que sorte automatique, cette justice distributive qui est infaillible.

 

L'OUBLI DU PASSÉ

 

L'objection la plus communément faite à la Palin­génésie, c'est l'oubli presque général des existences antérieures. Dès lors, il semblerait illogique, au point de vue de la justice, de nous faire expier dans une existence des fautes commises dans des vies passées dont nous aurions perdu le souvenir. Il est bon de faire observer, tout d'abord, que l'oubli d'une faute ou d'un crime n'en atténue pas les conséquences, et que la connaissance de ces fautes serait, pour beaucoup d'entre nous, un fardeau insupportable et une cause de découragement qui nous enlèverait la force de lutter pour notre relève­ment. D'ailleurs, si la rénovation du passé était générale, elle perpétuerait les dissentiments, les haines qui ont été les causes des fautes antérieures et s'opposerait à tout progrès. C'est donc un bien que nous revenions chaque fois sur la terre avec une âme allégée du poids du passé. Mais il est bon de faire observer également que tous les incidents malheureux de notre vie ne sont pas nécessaire­ment les expiations des fautes antérieures. En effet, ces épreuves sont des conditions indispen­sables pour nous obliger à vaincre notre égoïsme et à développer les facultés ou les vertus qui nous font défaut. D'ailleurs cet oubli du passé n'est pas perma­nent, ni absolu. Nous l'avons constaté, puisque déjà sur la terre nous avons signalé des cas où la mémoire des existences passées a été conservée. A un certain degré d'élévation, nous retrouvons, dans l'au-delà, entre deux incarnations, le souvenir de nos vies antérieures, et ceci nous permet de mieux connaître ce qui nous manque encore pour nous élever dans la hiérarchie des esprits, en développant toutes les virtualités intellectuelles ou morales, qui sont en germe dans notre conscience et dont l'épa­nouissement doit nous conduire au plus haut sommet de la spiritualité. Cette vue, en quelque sorte pano­ramique, de notre évolution spirituelle nous procure le sentiment de notre identité, et la perpétuité de notre être spirituel.

L'oubli des incidents de nos vies antérieures est nécessaire pour que nous puissions abandonner plus facilement les erreurs et les préjugés contractés au cours de ces existences. Cependant la justice exige que nous rachetions nos fautes lorsque nous les avons commises sciemment. C'est pourquoi, ainsi que le dit le Dr Geley :

 

« Chacun de nos actes, de nos travaux, de nos efforts, de nos peines, de nos joies et de nos souffrances, de nos erreurs et de nos fautes, a une répercussion fatale, des réactions mentales dans l'une ou l'autre de nos existences. "

 

LE PROBLÈME DE L'EXISTENCE DU MAL.

 

Si le spiritisme a conquis des millions d'adeptes, dans le monde entier, ce n'est pas seulement parce qu'il apporte à l'humanité la démonstration scien­tifique de l'existence de l'âme et de son immor­talité, c'est aussi parce qu'il propose des solutions logiques pour toutes les énigmes que les religions ou les philosophies n'ont pu résoudre jusqu'alors. Il ne se contente pas de consoler ceux que le chagrin de perdre les êtres qu'ils aimaient avait réduits au désespoir, il répond à nos interroga­tions sur notre origine et nos destinées par des théories qui s'accordent aussi bien avec la justice et la bonté de Dieu, qu'avec les exigences de la science.

Quelle plus angoissante question que celle de l'existence du mal ? Comment un être tout-puissant le laisse-t-il subsister, s'il ne dépend que de sa volonté que ce mal disparaisse ? Pourquoi les biens naturels, santé, force, intelligence, semblent-ils distribués au hasard, aussi bien que la fortune et les honneurs, alors que le plus souvent ils sont l'apanage de ceux qui en sont le moins dignes ? Pourquoi ces calamités qui ravagent des pays tout à coup en plongeant dans la douleur des milliers d'êtres innocents ? Interrogez les religions et elles ne vous répondront qu'en invoquant la libre décision de la Divinité qui peut, à son gré, faire des vases d'élection ou d'impureté. L'arbitraire d'une telle doctrine saute aux yeux. Un père juste et bon ne peut pas, sous peine d'une monstrueuse partialité, prédestiner les uns à l'abjection, alors que d'autres n'auront qu'à se laisser vivre pour arriver à la félicité suprême.

La doctrine des vies multiples nous fait entre­voir une partie de la solution du problème. Si l'on revient un grand nombre de fois sur la terre, le jeu des réincarnations nous placera successive­ment dans toutes les positions possibles, et l'inégalité réelle qui existe pour une seule vie se compense quand on embrasse la multiplicité des conditions physiques, morales, intellectuelles et sociales, que l'on a tour à tour occupées ici-bas. Ce qu'il y aurait d'arbitraire disparaît si tous les êtres intelligents subissent des épreuves semblables et le sentiment de justice que chacun porte gravé en soi en est satisfait.

 

LE PROGRÈS

 

Le mal n'est plus alors une fatalité inéluctable et méchante, de laquelle on ne pourrait pas s'affranchir ; il apparaît comme un aiguillon, comme une nécessité destinée à pousser l'homme dans la voie du progrès. Malgré tous les sophismes des rhéteurs, il est certain que le progrès n'est pas une utopie. L'existence de l'homme, à l'époque quaternaire, errant à travers les forêts ou gîtant dans les cavernes, n'est pas comparable à celle du plus misérable paysan de nos contrées modernes. A mesure que nous pénétrons davantage le mécanisme de la na­ture, nous pouvons utiliser les sciences pour amé­liorer notre situation physique ; c'est ce qui a eu lieu au cours des âges par la transformation gra­duelle des plantes qui sont utiles à notre alimen­tation, par l'assainissement des contrées insalubres, par le redressement et la régularisation des cours d'eau qui suppriment les inondations, etc. ; de même les fléaux naturels, tels que le choléra, la peste, la diphtérie, la rage diminuent chaque jour d'inten­sité à la suite des immortelles découvertes de Pasteur et de ses élèves. Nous avons le droit d'espérer que, grâce aux progrès de l'hygiène, la tuberculose et les autres maladies épidémiques qui déciment encore l'humanité ne seront plus, d'ici quelques années, qu'un mauvais rêve que la lumière de la science aura fait disparaître.

La civilisation assure à l'homme une sécurité que ses précurseurs ne connaissaient pas, de même que l'agriculture et l'industrie lui ont procuré un bien-être que ses ancêtres n'auraient jamais osé rêver. Les communications rapides entre toutes les parties du monde ont fait disparaître ces famines périodiques qui ont été le fléau de l'antiquité et du moyen âge, comme les progrès de l'hygiène ont diminué les épidémies.

Au point de vue moral, les progrès ont été plus lents ; la lutte pour l'existence est encore cruelle, surtout dans les villes, mais qui aurait le front de comparer le prolétariat actuel à l'esclavage antique ? Si les guerres ne semblent pas sur le point de dispa­raître, elles ont perdu une partie de leur horreur primitive. On n'arrache plus des populations entières de leurs foyers pour être vendues à l'encan et les souverains ne passent plus leur temps, comme en Assyrie ou en Egypte, à crever les yeux des prison­niers ou à élever des pyramides avec leurs membres mutilés. Après l'horreur du carnage, les blessés sont recueillis et soignés, la fureur homicide s'éteint quand la bête humaine est repue. On soigne les blessés au lieu de les achever. Le sentiment de la solidarité s'affirme par la multiplication des hôpitaux, par les pensions aux vieillards, par l'aide apportée aux infirmes aussi bien que par les associations qui garantissent leurs membres contre les risques de la maladie et du chômage. On sent qu'un nouvel état de choses est en train de s'élaborer ; s'il est encore rudimentaire et trop défectueux sur beau­coup de points, il n'est pas interdit de penser qu'il prendra de jour en jour un plus grand essor. L'évo­lution vers le mieux apparaît comme la consé­quence de l'élévation intellectuelle de la masse so­ciale, que l'instruction, libéralement distribuée, com­mence à faire sortir de la torpeur dans laquelle elle croupissait pendant tant de siècles pour le profit exclusif de ses exploiteurs. On n'attend plus le bonheur d'une intervention surnaturelle. On com­prend qu'il sera le résultat de l'effort collectif de tous. Il faut laisser aux amateurs de paradoxes faciles la négation du progrès, car celui-ci apparaît comme la loi spirituelle qui régit l'univers entier.

Il en résulte donc que nous sommes créateurs d'un déterminisme ultérieur qui sera la conséquence de nos actions passées, tout en possédant la possi­bilité de modifier nos existences futures dans le sens le plus favorable, suivant le degré de liberté morale et intellectuelle en rapport avec le point de l'évolution où nous sommes parvenus.

EXTRAIT  de l'auteur  Gabriel DELANNE

CONSÉQUENCES MORALES

 

Les vies successives ont pour objet le développe­ment de l'intelligence, du caractère, des facultés, des bons instincts et la suppression des mauvais.

L'évolution étant continue et la création per­pétuelle, chacun de nous, au cours de ses existences, est à tout instant ce qu'il s'est fait lui-même. En effet, chacun de nos actes emporte avec soi une sanction inévitable qui peut ne pas s'exercer immédiate­ment, mais qui, tôt ou tard, aura une répercussion certaine dans des vies futures.

Les inégalités morales et intellectuelles ne sont donc plus le résultat de décisions arbitraires de la divinité et la justice ne s'en trouve pas offensée.

Partant tous du même point pour aboutir au même but, qui est le perfectionnement de notre être passant par toutes les situations terrestres, il existe, en réalité, une parfaite égalité entre tous les individus, les différences se compensant au cours des vies multiples.

Cette communauté d'origine nous montre claire­ment que la fraternité n'est pas un vain mot. A tous les degrés de développement, nous nous sentons reliés les uns aux autres, de sorte qu'il n'existe aucune différence radicale entre tous les peuples, en dépit de la couleur de leur peau ou de leur degré d'avance­ment. L'évolution n'est pas seulement individuelle, elle est collective. Chaque nation se réincarnant par groupe, il existe une responsabilité collective comme il en existe une individuelle ; il en découle que, quelle que soit notre position dans la société, nous avons intérêt à l'améliorer, puisque en réalité, c'est notre sort futur que nous préparons ainsi.

L'égoïsme est donc à la fois un vice et un mauvais calcul, car l'amélioration générale ne peut résulter que du progrès individuel de chacun des membres qui constituent la société ; lorsque ces grandes vérités seront bien comprises, on trouvera moins de dureté parmi ceux qui possèdent et moins de haine et d'envie dans les classes inférieures.

Si ceux qui détiennent la richesse étaient per­suadés que leur prochaine incarnation pourrait s'accomplir dans les classes indigentes, ils auraient un intérêt évident à améliorer les conditions sociales des travailleurs ; réciproquement, ceux-ci accepte­raient avec résignation leur situation momentanée, sachant que plus tard ils pourront être à leur tour parmi les privilégiés.

La Palingénésie est donc une doctrine essentielle­ment rénovatrice ; elle est un facteur d'énergie, puisqu'elle stimule en nous la volonté sans laquelle aucun progrès individuel ou général ne saurait se réaliser.

La solidarité s'impose donc à nous comme une condition essentielle du progrès social ; c'est une loi de nature que l'on peut distinguer déjà dans les sociétés animales qui se sont constituées pour résister à la loi brutale de la lutte pour la vie.

Le mal n'est donc pas une nécessité fatale qui serait imposée à l'humanité ; celle-ci peut et doit s'en affranchir, elle résulte purement et simplement de notre ignorance des lois physiques et morales qui régissent le monde.

En résumé, la théorie des vies successives satisfait toutes les aspirations de nos âmes qui exigent une explication logique du problème de la destinée. Elle se concilie parfaitement avec l'idée d'une pro­vidence, à la fois juste et bonne, qui ne punit jamais nos fautes par des supplices éternels, mais qui nous laisse à chaque instant le pouvoir de réparer nos erreurs en nous élevant lentement, par nos pro­pres efforts, en gravissant les degrés de cette échelle de Jacob dont les premiers échelons plongent dans l'animalité et dont les plus hauts s'élèvent jus­qu'à la spiritualité la plus parfaite.

Nous pouvons dire avec Maeterlinck :

« Reconnaissons en passant qu'il est fort regrettable que les arguments des théosophes et des néo-spirites ne soient pas péremptoires ; car il n'y eut jamais croyance plus belle, plus juste, plus pure, plus morale, plus féconde, plus con­solante et jusqu'à un certain point plus vraisemblable que la leur. Seule, avec sa doctrine des expiations et des purifications successives, elle rend compte de toutes les inégalités sociales, de toutes les injustices abominables du destin. Mais la qualité d'une croyance n'en atteste pas la vérité. Bien qu'elle soit la religion de six cent millions d'hommes, la plus proche des mystérieuses origines, la seule qui ne soit pas odieuse, et la moins absurde de toutes, il lui faudra faire ce que ne firent pas les autres, nous ap­porter d'irrécusables témoignages et, ce qu'elle nous a donné jusqu'ici n'est que la première ombre d'un commen­cement de preuve. »

Ces preuves que demande M. Maeterlinck, je crois les avoir apportées.

C'est maintenant une démonstration positive que que nous possédons et elle nous permet de comprendre non seulement la survie du principe pensant, mais aussi son immortalité, puisque pendant des millions d'années nous avons évolué sur cette terre que nous quitterons le jour où nous n'aurons plus rien à y apprendre.

Voir Le Ciel et l'Enfer, d'Allan KARDEC ; dans cet ouvrage on trouvera la justification de ces affirmations. Con­sulter également le Livre des Esprits dans lequel est synthétisé l'enseignement spirite.

EXTRAIT  de l'auteur  Gabriel DELANNE

 

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