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La
Magie du Karma
Pourquoi vivons-nous ? Pourquoi mourrons-nous ? Que va-t'il se passer lors de
notre mort ?
Tout d'abord il faut savoir que si nous
sommes sur Terre c'est pour une raison bien spécifique. Soit nous sommes là pour
une"mission"ou pour se perfectionner en subissant les actes dont nous avions
infligés dans des vies antérieures. Il y a dans chaque personne une
âme
qui est emprisonnée par l'enveloppe charnelle. Le cycle d'un
passage sur Terre se présente ainsi :
La
Réincarnation
Notre âme est appelée pour revenir sur Terre
ou autre part dans d'autres planétes et d'autres univers par Dieu
pour accomplir une mission, nous nous portons même volontaire pour s'élever dans des
sphères supérieures en se perfectionnant ou nous nous réincarnons pour expier
les fautes que nous avons commises dans nos vies passées.
L'âme choisit un foetus qui
va naître et doucement il se relie de plus en plus à ce bébé par des
liens invisibles qui l'empêche de se déplacer par la pensée dans l'infini comme
il pouvait le faire auparavant. Sa mémoire karmique alors s'efface
progressivement de toutes les connaissances qu'il a eu de ses vies antérieures
etc...
Il choisit lui-même le jour de sa naissance
pour retrouver par l'astrologie le lien qui le rattache
dans cette vie, et son prénom, comme ses parents, sa
ville, son pays en se programmant certaine experiences
qui pouraient l'aider à grandir, expérience qu'il n'avait
pas encore vécu. Il vient
ensuite au monde, et la mémoire karmique qui est déjà à moitié effacée, se logera
dans le subsconscient .
Il
peut ainsi commencer à vivre sa vie, son programme,
et celui que Dieu à dessiné pour lui sans qu'il en
connaisse ses dessins .
Le
libre arbitre
L'âme
qui s'est incarnée a toujours le libre-arbitre.
Il peut soit choisir le Bien soit le Mal . En fonction de ces attitudes, comportements,
choix,
il franchira plus ou moins facilement à des niveaux supérieurset de la Vie comme
de la
Mort. Il peut aussi s'être incarné pour une mission.
Généralement pour
apporter son aide à son
entourage avec lesquels pour certain il a une dette à épurer, ou inversément.
Il a le choix de commencer, de finir ou non son
programme. Certaine âmes ne ce sont pas laissées le
choix pour certaine épreuves, ou missions, mais elles
l'ont autre part, dans le choix affectif par exemple.
Toutes
les décisions auront une impact capital sur le programme
que l'âme s'est donnée, c'est ainsi qu'on change
les données et que l'on ne suive plus le même programme
mais en fonction de nos choix on nous imposera une autre
dirrection et d'autres épreuves.Comment s'en rendre
compte que l'on a pas suivi le programme??
Eh
bien avec l'astrologie, les gens ne se retrouvent pas
dans par exemple un métier, une façon d'être, une ambiance
soit riche ou pauvre, malade ou en bonne santé. Si nous
avons en partie la moitié du contraire de notre théme
alors c'est un fait que nous avons changé de direction.
Par
exemple une femme dans son théme devait être mère de
trois enfants, et qu'elle à 50 ans et qu'elle n'en a
pas du tout elle a râté sa mission.
Autre
exemple : Un homme qui devait dans son théme être un
artiste peintre se voit dans cette vie comme banquier
ou dépaneur de voiture. Lui aussi à râté quelque chose.
Mais il n'est jamais trop tard oufff, le programme peut
tout simplement être reporté, du moins pour l'homme,
car la femme c'est compromis, dans cette vie, ou alors
d'avoir adopter un ou deux enfants serait pour elle
la solution, donc rien est impossible nous avons toujours
la possibilité d'achever notre programme.
Ah
oui, le programme c'est le destin , notre destin, la
vie que nous nous sommes programmée, avec ses joies
et ses peines, ses souffrances comme ces bonheurs.
Si
maintenant cet homme et cette femme on passés 80 ans,
il est certain qu'ils ont loupé le coche,e t qu'ils
reviendrons avec le même niveau social, intellectuel,
et spirituel, comme pour rrecommenccer à zéro, comme
une repêche à un examens. Mais avec le sentiment qu'on
a plus le choix.
Le
Départ eternel, l'âme face à la mort et à la vie, au
bien et au mal.
Avec les
ans ou lors d'un accident la chair perd la vie. C'est
alors que l'âme se détache lentement du corps, ce temps peut varier d'une
minute à plus d'une année pour certains cas, comme le suicide. En effet lors d'un suicide
l'âme à cause de la faute qu'il a commise, ressent menatalement le
pourissement de cette chair et souffre encore plus que lorsqu'il était vivant. Les
âmes qui ont fait le Mal souffrent aussi par ce qu'ils sont appelés dans le language populaire
les "démons'". L'Enfer n'est donc pas un lieu précis mais il existe tout de
même sans limite dans le temps, dans la souffrance de nos âmes mais n'étant jamais éternel. Aprés ce temps
d'adaptation l'âme se re-situe c'est à dire qu'il se rend compte qu'il est
mort et qu'il se souvient de toutes ses vies antérieures et des fautes qu'il a
commise. Il monte au royaume des Cieux et aide les âmes en souffrance ou en
errances. Peu à
peu il s'élève dans d'autres cîmes ,dans ce qu'on appelle des sphéres, des sortes de'dimensions'plus
ou moins évoluées. C'est alors que se fait ressentir au plus profond de l'âme
le désir de se réincarner sur terre ou sur une autre planète pour s'élever spirituellement et
intellectuellement.
Vous avez surement plein de questions sur les
Esprits, en voici quelques unes avec les réponses (je ne les ai pas inventées,
elles ont été dictées par un Esprit très élevé à Allan Kardec, le maître du
spritisme) :
Est-ce que les Esprits des êtres que nous avons connus et
aimés sont toujours avec nous ? Non, mais ils arrivent à la vitesse de la
lumière lorsque vous y pensez et s'ils ne se sont pas déjà réincarnés.
Est-ce qu'il y a toujours des Esprits, bons
ou mauvais, autour de nous ? Oui, il y en a partout mais ils ne vous voient pas
si vous ne les interessez pas.
Les animaux ont-ils une âme et peuvent-ils
nous rendre visite ? Oui les animaux ont une âme mais beaucoup moins évolué
que l'âme humaine. Pour les animaux l'Homme est un Dieu comme les âmes
élevés en étaient il y a longtemps pour les Hommes. MAis les animaux en général
se réincarnent très rapidement, ils n'ont pas cette
possibilité de voyager dans les sphéres évoluées, car
leur intelligence est inférieur à celle des hommes,
ils vivent d'instinct, et nepensent pas comme l'homme.
Cependant, Dieu ou un esprit élevé peut éventuellement
faire exception au cas où l'animal aurait appartenu
à un enfant et que celui ci étant très affecté par sa
mort, pourrait l'aider à surmonter certaine choses de
sa vie. D'où le légendaire "amis imaginaire"
il peut aussi sagir d'autres chose qu'un animal, mais
cela revient souvent. Ainsi l'enfant passe le capte
dificile e sa vie, et doucement finit par se détacher
de son ami imaginaire.
Parfois
des animaux sont guidés par des esprits pures pour sauver
des êtres vivants.
Y a -t'il des autres
planètes habitées ? Oui, elles sont plus ou moins évoluées et il y en a des
milliards dans tout l'Univers
. Comment ont été créés les Esprits ? Les
âmes sont créés par la simple volonté de Dieu. Nous faisions autrefois parties
d'âmes que Dieu à choisi pour ses dessins, mais nous
étions d'un niveau inférieur, nous ne pouvons alors
pas comprenddre certaine choses essentiel de la vie,
comme de l'univers. Mais jamais ne ne regressons, l'âme
en fait évolue perpetuellement pour arriver commme on
dit à la droite de Dieu, et devenir alors des archanges,
des anges, des cherubains, ou des trônes etc.
Satan existe-t'il ? Non,
il existe juste des Esprits qui ont choisi le Mal. (Il est donc impossible de
communiquer avec Satan... l'esprit malin devait bien se moquer de vos pères lorsqu'il leur
a fait croire çà...)
En
fait le mal est un esprit, comme le bien apartient à
Dieu, le mal appartient au diable, mais comme Dieu est
le père de l'univers, le diable ne peut l'égaler, le
surplanter. Seul les âmes des vivants sémeront le mal
en faisant détourner les autres âmes de Dieu. C'est
là seumement que le mal "gagne la partie"
mais jamais pour longtemps, car une âme qui dans des
vies antéreirur aurait fait le mal ne pourra continuer,
car il aura entre temps évolué, et à son tour subit
ce qu'il à fait subir, d'où ce sentiment de révolte que
chaqu'un d'entre nous avons quand nous sommes confronté
au mal que les autres propage de parts et d'autres.
LA
RÉINCARNATION HUMAINE ET LA MÉMOIRE
INTÉGRALE
Pour aborder la vérification
expérimentale de la réalité des vies
successives et pour s'expliquer pourquoi
le souvenir des existences antérieures n'est
pas conservé, il a été nécessaire d'étudier sommairement les différentes
modalités de la mémoire.
Si vraiment l'âme est
individualisée dans une substance qui
l'accompagne pendant toute la durée de
son évolution ; si ce corps spirituel
est le gardien indéfectible de toutes les acquisitions antérieures, on
est en droit de se demander pourquoi
à chaque retour ici-bas nous n'avons pas connaissance de notre passé.
Pour comprendre l'oubli des
vies antérieures, il était indispensable de montrer que, même dans notre existence actuelle, il se produit des lacunes profondes relativement à une multitude
d'incidents qui nous sont arrivés, et
même parfois que des périodes sortent
entièrement de notre souvenir. Dès lors, il ne sera pas extraordinaire qu'il en
soit de même pour tout ce qui précède
la vie actuelle, puisque le périsprit
a subi de très profondes modifications
intimes en reparaissant ici-bas. C'est à chaque fois un nouvel équilibre
qui s'établit et qui modifie nécessairement
l'état de la mémoire.
Il est donc indispensable de montrer que si la mémoire est indestructible, elle ne redevient consciente que dans des conditions particulières qu'il
est nécessaire de bien connaître.
Ici encore ce n'est pas une théorie imaginée de toutes pièces, mais seulement une extension des faits qui sont actuellement connus.
Les expériences de MM. Pitres, Bourru et Burot, Pierre Janet, etc., ont prouvé que tout ce qui a pénétré en nous y a laissé une trace indélébile. Sans
aucun doute, toutes ces acquisitions
intellectuelles ne se présentent pas
simultanément à la conscience. La
règle, c'est que le plus grand nombre de celles-ci sont oubliées. Mais oubli ne veut pas dire destruction. La subconscience a enregistré pour toujours les
états mentaux et, chose encore plus
remarquable, elle les a associés indissolublement aux états
physiologiques contemporains, de sorte qu'en
ressuscitant les premiers, on fait
renaître en même temps les seconds, et réciproquement. Comme je l'ai indiqué
plus haut, cette régression de la
mémoire peut se présenter spontanément, ou bien il est possible de la provoquer par différents procédés et principalement en hypnotisant certains sujets qui possèdent ce pouvoir de résurrection
mnémonique.
Les spirites, en pratiquant les expériences magnétiques, avaient découvert ce pouvoir de
rénovation des souvenirs terrestres
pendant la vie, et ils ont poursuivi
cette régression jusqu'aux états antérieurs à la naissance actuelle.
J'ai dit pourquoi cette méthode n'a pas donné jusqu'alors, malgré quelques succès, tous les résultats qu'on aurait pu en attendre, mais je suis persuadé
qu'elle sera féconde dans l'avenir, lorsqu'on aura
éliminé les causes d'erreur dues à la suggestion de l'opérateur, à l'auto-suggestion des sujets, lorsque l'on agira sur l'esprit extériorisé en
collaboration avec les guides du médium qui sauront employer les moyens les plus efficaces pour redonner à la mémoire périspritale toute son intensité.
D'ailleurs la méthode n'a pas
toujours été inféconde, puisque le
professeur Flournoy, malgré son scepticisme bien connu, a été obligé d'avouer
qu'il ne pouvait s'expliquer comment Hélène Smith aurait puisé les connaissances et le langage sanscrit de la princesse Simandini.
Si j'ai fait des réserves à propos des récits des séances spirites dans lesquelles des
reconnaissances réciproques ont eu
lieu, c'est parce qu'il n'était fourni
aucun moyen de contrôle pour vérifier la réalité des événements relatés par les sujets, ce qui ne veut pas dire que leurs récits fussent
inexacts.
Il n'en va plus de même dans quelques cas où il est possible, dans une
certaine mesure, de constater l'exactitude de ces remémorations.
En effet, lorsque spontanément la dame anglaise, tout à fait ignorante à l'état normal de la
politique française, fait preuve, pendant le dégagement, de connaissances approfondies sur ce même sujet et qu'elle affirme avoir vécu jadis dans notre pays, nous devons tenir le plus grand compte de cette observation provenant d'un milieu où la réincarnation n'est généralement pas admise dans les centres spirites.
Il en est de même de l'histoire du prince de Wittgenstein, où l'esprit de sa cousine affirme avoir vécu à Dreux dans les circonstances dramatiques que nous avons relatées. L'écriture des communications
au crayon étant de tout point semblable à celle de la chanoinesse vivante, l'identité de cette dernière semble bien établie et la réalité des souvenirs
est confirmée en partie par les recherches qu'un ami de l'auteur a exécutées pour retrouver les restes du couvent où elle aurait été religieuse.
Enfin la reconnaissance de la médaille est aussi un argument que l'on ne peut négliger
Mais avec le cas rapporté par le prince Wiszniewski, cette fois la preuve est complète. Une
femme tout à fait ignorante,
n'utilisant qu'un dialecte de bas allemand, s'exprime en excellent français, raconte des événements de sa vie passée, que l'on vérifie et qui sont parfaitement exacts. Nous voilà
en présence d'un véritable cas de
réincarnation qu'aucune autre
hypothèse ne pourrait logiquement expliquer.
L'exemple du fou Sussiac est non moins démonstratif, puisque après sa mort il se souvient
d'avoir habité un château et qu'il
indique avec exactitude l'endroit
ignoré de tous dans lequel sont renfermés les documents qu'il a été possible de retrouver en suivant
ses indications.
Ces faits vérifiables sont encore malheureusement trop rares, mais nous n'avons pas le droit de les négliger, car ils servent à établir expérimentalement la réalité de ces vies antérieures que nous allons voir confirmer par d'autres phénomènes non
moins intéressants et encore plus démonstratifs.
Remarquons que les personnalités si différentes et si distinctes
entre elles qui s'observent à chaque réincarnation
ne sont pas incompréhensibles pour nous et ne portent pas atteinte au
principe d'identité, puisque déjà nous avons
constaté qu'un même individu, au
cours de sa vie, peut présenter des oppositions
prodigieuses dans son caractère.
Louis V... par exemple, est
tantôt doux, honnête, soumis, puis,
sous le choc d'une émotion ou d'un désordre
organique, son état nerveux change et il devient taquin, voleur,
insoumis; chaque phase est séparée par la
perte de connaissance de certains des
états intellectuels antérieurs.
On remarque le même contraste dans les cas de Félida et surtout dans celui de Miss Beauchamps. Il semblerait
que ces diverses personnalités sont en
quelque sorte des états allotropiques de l'individualité totale.
Toute réincarnation amenant fatalement un tonus vibratoire tout à fait distinct de celui de la vie
de l'espace et des existences
antérieures, il est naturel dans ces
conditions qu'à chaque retour ici-bas l'être
qui se réincarne diffère plus ou moins de ce qu'il était antérieurement, tout en conservant une individualité inaltérable.
L'HÉRÉDITÉ
ET LES ENFANTS PRODIGES
La science matérialiste attribuant les facultés intellectuelles au
fonctionnement du cerveau, la suite
des études que j'ai poursuivies m'obligeait nécessairement
à rechercher dans quelle mesure les phénomènes de l'hérédité pouvaient fournir une explication du cas des enfants prodiges.
Nous avons vu que par le mot « hérédité » on désigne la transmission des caractères anatomiques et physiologiques entre les parents et leurs
descendants ; c'est un fait indiscutable.
Mais la science actuelle n'en fournit aucune explication valable. Toutes les théories imaginées par
Herbert Spencer, Darwin, Neegeli,
Weissmann, etc., sont absolument incapables de rendre compte de ce phénomène, car les gemmules, les micelles, l'idioplasma,
les ides déterminantes, les biophores, les pangènes, etc., ne sont que des mots qui ne
correspondent à aucune réalité
objective. Il nous sera donc permis, à nous spirites, d'utiliser les
connaissances que nous avons acquises expérimentalement ; elles nous autorisent à formuler une
explication, qui, elle, au moins, a le
mérite de s'appuyer sur l'observation et l'expérience.
Puisque le périsprit possède le pouvoir d'organiser la matière, c'est à lui que nous attribuons cette fonction pour expliquer la formation de
l'embryon et du foetus.
Si vraiment le principe spirituel a gravi lentement les échelons de la série zoologique, s'il a
conservé dans sa substance les
traces indélébiles (organes atrophiés)
de cette évolution, il est naturel qu'il
la reproduise en abrégé pendant les
premiers mois de la gestation.
Les caractères secondaires qui appartiennent aux parents peuvent être attribués à une action magnétique du père et de la mère qui modifie plus
ou moins profondément le type périsprital de l'être qui s'incarne pour lui
donner une ressemblance avec ses
progéniteurs.
Cette hérédité physique n'est ni
générale, ni absolue ; cependant
elle existe parfois, et ceci n'est pas
contradictoire avec l'explication que j'en donne.
Il en est tout autrement lorsqu'il s'agit de l'hérédité psychologique. Celle-ci n'existe pour ainsi dire jamais, et si
parfois on peut découvrir des aptitudes intellectuelles semblables
entre les parents et leurs descendants, ces similitudes ne sont jamais des transmissions directes.
Un mathématicien, par
exemple, ne communiquera pas à son
fils la connaissance de l'algèbre, pas
plus qu'un linguiste ne lui donnera celle des langues qu'il connaît
parfaitement.
J'ai cité de nombreux exemples qui démontrent non seulement qu'une quantité d'hommes de génie sont sortis des milieux les plus obscurs, dans lesquels
il serait impossible de découvrir la cause de leurs facultés éminentes, mais aussi que les plus grands hommes n'ont eu
souvent que des enfants dégénérés.
L'hérédité psychologique est si peu
fréquente qu'un certain nombre de
physiologistes ont été contraints d'imaginer une loi d'innéité. En
réalité, c'est bien ce qui a lieu.
Chaque être, en revenant sur la
terre, apporte en soi tout le bagage de son passé et manifeste parfois dès la
plus tendre enfance des connaissances
si prodigieuses qu'il est matériellement
impossible de les attribuer à l'hérédité
ou au fonctionnement de la matière cérébrale qui n'a pu encore acquérir toutes ses propriétés fonctionnelles.
Toutes les formes de l'intelligence se sont manifestées avec un éclat
incomparable chez des musiciens
comme Mozart ou Beethoven, avant même
qu'ils aient pu connaître les notions
fondamentales de leur art.
Il en fut de même pour des peintres tels que Giotto et des sculpteurs comme Michel-Ange, qui à l'âge de 8 ans n'avait plus rien à apprendre de la technique de son métier.
Que dire pour expliquer le cas invraisemblable, mais cependant bien réel, d'un Hennecke qui, à 2 ans, savait trois langues, et à 2 ans 1/2, tétant
encore sa nourrice, put subir un
examen sur l'histoire et la
géographie. D'un Hamilton connaissant à 3 ans l'hébreu et à 7 ans se trouvant plus avancé que la plupart des candidats à
l'agrégation.
Il est bien certain que le cerveau de ces enfants ne devait servir que mécaniquement pour l'énonciation des idées, car il eût été incapable d'enregistrer, en raison de son développement incomplet, la multitude des connaissances des associations
d'idées et des raisonnements que ces
sciences nécessitent.
Comme je l'ai dit, c'était probablement par un phénomène d'extériorisation que l'esprit incarné manifestait ses prodigieuses aptitudes qu'il
n'avait pu acquérir évidemment que
dans ses existences passées.
Ces phénomènes sont si embarrassants pour la science matérialiste qu'elle les passe soigneusement sous silence.
LES RÉMINISCENCES
J'ai indiqué déjà les raisons pour lesquelles le souvenir du passé qui
se manifeste d'une manière si
éclatante chez les enfants prodiges n'est pas généralement conservé. Cependant, comme il n'existe pas de règles sans exception, il se peut que parfois l'esprit incarné, sous l'empire de
différentes circonstances, recouvre
momentanément une partie de ses
souvenirs antérieurs en se retrouvant dans
les lieux qu'il a autrefois habités.
Ces réminiscences peuvent être
vagues, mais quelquefois elles acquièrent
assez d'intensité pour imposer à
celui qui les ressent la certitude qu'il a déjà vu le pays où il se trouve et même qu'il y a habité.
Ni le sentiment du déjà vu, ni la clairvoyance ne suffisent dans certains cas pour expliquer complètement ce phénomène. Il ne reste plus alors que
la théorie des vies antérieures pour
en rendre compte.
C'est ainsi que nous avons vu, comme il fallait s'y attendre, que la
réminiscence, bien que généralement
imprécise, est assez fréquente dans le jeune
âge. Mais dans l'impossibilité de vérifier la réalité de ces impressions, je ne les ai indiquées que pour ne rien négliger, en réservant pour la suite les exemples authentiques où la
réminiscence a été contrôlée.
Avec les cas du major Wellesley, du clergyman et Mme de Krapkoff, nous faisons un pas en avant.
VÉRITABLES
SOUVENIRS DE VIES ANTÉRIEURES
Ce n'est plus le simple sentiment
du déjà vu ; chaque percipient a
la sensation nette d'avoir vécu là autrefois et de ne pas assister simplement à une vision
qui ressusciterait le passé.
Mais combien plus démonstratif est le cas de la dame russe : dès son enfance elle dessine sans modèles des personnages vêtus
comme au XVIIIème siècle ; et elle reconnaît le château de Versailles et les ruines de Marly sans les avoir jamais vus ; elle a la
sensation très nette d'y avoir vécu autrefois.
Il en est de même pour Mme Katherine Bates, dont l'écriture antérieure est reconnue comme étant celle qu'elle possédait autrefois ; puis la vision, la connaissance si approfondie du village de Broadway, sont vraiment démonstratives puisque, dans son
existence actuelle, elle n'avait
jamais connu ce pays, qu'elle
ignorait que son ancêtre y avait vécu, ce qui exclut l'hypothèse que la clairvoyance ait pu être la source de ces notions si précises.
L'enquête du Dr Gaston Durville, à propos de la vie antérieure de Mme Raynaud, est tout à fait intéressante en raison de la documentation exacte
qui a été réunie pour en vérifier toutes les circonstances. C'est vraiment un exemple de souvenir d'une vie précédente, car aucune autre hypothèse ne
peut en expliquer tous les incidents.
On a vu dans mon rapport au congrès de 1898 que beaucoup d'hommes célèbres affirment se souvenir avoir vécu autrefois. Il est impossible de ne pas
tenir compte chez les modernes des
attestations d'hommes tels que Lamartine
et Méry, si démonstratives à différents
égards.
Il en est de même pour le Père Gratry ; il déclare que le génie de la langue latine lui fut révélé
tout d'un coup (du dedans au dehors), c'est vraiment un réveil d'une science jadis apprise.
Il en est indiscutablement de même pour Nelly Foster, qui reconnaît un
pays qu'elle n'a jamais vu depuis sa
naissance et désigne les personnes avec lesquelles elle avait été en rapport dans son incarnation précédente, quand elle se nommait Maria.
Il ne peut s'agir ici de connaissance cryptesthésique, personne
n'ayant parlé à l'enfant du pays que sa
famille avait précédemment habité.
Il en est de même pour le cas rapporté par le commandant Mantin, où une fillette désigne exactement
les noms des localités espagnoles où elle n'avait jamais passé pendant le cours de sa vie actuelle.
Il est du plus haut intérêt de faire remarquer que les cas de
souvenirs des vies antérieures peuvent s'observer
dans tous les pays, chez toutes les races et à toutes les époques, et même dans les milieux où les idées de réincarnation sont complètement inconnues ; il semble donc que ces faits spontanés sont bien réellement des manifestations de la continuité de la mémoire subconsciente.
Leur rareté relative n'est pas une raison suffisante pour nier ceux que nous avons recueillis.
En effet, nous avons vu que dans l'Inde les exemples de souvenirs de vies antérieures sont assez communs ; les cas signalés par le Dr Moutin sont bien contrôlés et ne peuvent se comprendre que si l'on admet la réincarnation. Ceux de reconstitution de l'individualité tout à fait inconnue des enfants qui prétendent avoir été des personnages
ayant réellement existé sont également du plus haut intérêt.
Les exemples Tucker en
Italie et du Major Welch, dans l'Inde,
s'ils étaient mieux documentés, seraient entièrement et complètement démonstratifs.
Je les ai notés pour mémoire, mais les récits de M. Courtain et le cas de la Havane ont été
sérieusement observés et prouvent la
survivance de la mémoire de la
dernière incarnation de certains enfants.
Je n'ignore aucune des critiques que l'on peut élever relativement à la méthode historique, et en
ce qui concerne la valeur de
témoignages puisés à des sources si différentes, il eût été nécessaire que des
enquêtes semblables à celles faites
par MM. les Dire Moutin et Durville eussent été effectuées pour leur vérification.
Mais il n'est pas permis de négliger systématiquement les exemples
que j'ai recueillis. Il me parait impossible
en effet, que tant de témoignages fournis par des personnes honorables, inconnues les unes des autres, appartenant à toutes les classes de la
société, n'ayant aucun intérêt pour
tromper, soient complètement dénués
de valeur.
Ils émanent de sources si diverses et ont cependant tant de caractères communs qu'il est impossible de les attribuer à la fantaisie des
narrateurs ou à l'imagination des enfants, d'autant mieux que
parfois ils se sont produits spontanément dans des milieux où toute idée de vie antérieure était absolument étrangère, aussi bien aux parents qu'aux
enfants.
Il faudrait fermer volontairement les yeux pour ne pas comprendre l'importance de semblables constatations ; ce
sont des faits et nul n'a scientifiquement
le droit de les négliger.
Jusqu'à preuve du contraire, ils m'apparaissent comme des démonstrations positives de l'indiscutable réalité des vies antérieures.
ANNONCE DE FUTURES RÉINCARNATIONS
S'il est utile de noter soigneusement les cas de reviviscence de la mémoire, il est non moins nécessaire
d'enregistrer les récits dans lesquels l'annonce a été faite d'une future réincarnation.
Tantôt c'est spontanément que cette prédiction a lieu ;
d'autres fois elle s'est produite
pendant le sommeil, et enfin au cours
de séances spirites.
Nous avons vu ces révélations se manifester sous les formes les plus variées. C'est d'abord la
petite fille qui, avant sa mort, a
l'intuition si nette d'être appelée à
revenir qu'elle fixe le jour de sa nouvelle
naissance.
Puis c'est le cas où l'esprit désincarné informe en rêve sa mère et
celle qui fut sa sueur qu'il renaîtra
chez cette dernière, et le nouveau-né a tous les caractères physiques identiques à ceux que sa première maman lui a vus en rêve.
Ce sont là des complications qu'aucun hasard ne pourrait combiner.
C'est encore par une vision que la femme du capitaine Batista apprend que sa chère petite Blanche lui reviendra, et celle-ci est si bien une
réincarnation de la première Blanche qu'elle se souvient
de la cantilène en langue française qui
l'avait si souvent endormie dans sa
vie précédente.
La reviviscence du souvenir est plus complète dans le cas de Nelly Foster où tous les détails de sa vie antérieure sont ressuscités avec une entière
fidélité.
Ce sont là des faits éminemment
convaincants, qui à eux seuls
suffiraient, pour appuyer solidement la théorie des vies successives, car vraiment aucune
autre explication logique ne pourrait intervenir.
J'ai montré que dans les séances spirites il a été très fréquemment annoncé par les
esprits qu'ils renaîtraient dans certaine famille désignée à l'avance, avec des signes caractéristiques, et que ces
prédictions se sont réalisées
minutieusement.
Il est utile de signaler le caractère moral qui se dégage de certaines de ces observations; d'une manière générale, les âmes qui viennent reprendre un corps le font dans le but de s'améliorer et
elles l'annoncent explicitement
comme une nécessité qui leur est imposée par la justice immanente.
C'est là un trait commun de l'enseignement
des guides spirituels, puisque nous l'avons vu signaler en Angleterre à Mme Bates et dans les groupes
lyonnais.
Tels furent les cas cités par MM. Bouvier, Toupet, Jaffeux.
Ils sont en quelque sorte résumés et complétés par le récit du Dr Samona, où l'annonce de la
future réapparition de la petite
Alexandrine se complique de celle
d'une soeur jumelle avec une telle abondance de preuves que le doute
est impossible.
Non seulement le caractère, les habitudes d'Alexandrine n°1 se retrouvent chez la nouvelle venue, mais encore des souvenirs très précis qui ne permettent pas de douter que la petite disparue ne soit revenue de nouveau.
Ce serait faire injure à nos lecteurs que d'insister davantage pour signaler toute l'importance de ces
cas. Est-il possible qu'un tel
ensemble de phénomènes de toute
nature soit le fait de simples coïncidences ?
Comment pourrait-on expliquer les propriétés du corps spirituel qui ressuscite sa forme ancienne dans les séances de matérialisation ? Si l'on n'admet pas qu'ils ont été acquis ici-bas, qui donc pourra nous donner une explication logique des souvenirs
et des réminiscences dont nous avons trouvé un si grand nombre d'exemples ?
Comment se refuser à croire aux
prédictions faites dans les séances
spirites quand elles se réalisent avec
une si parfaite exactitude ?
Tous ces phénomènes en apparence si différents les uns des autres ont une explication commune.
C'est celle de la réincarnation qui nous montre l'esprit
gravissant lentement la route ardue qui doit le conduire au bonheur, prix de ses efforts incessants.
Conclusion.
L’explication logique des inégalités intellectuelles
et morales. – L’oubli du passé. – Le problème de l’existence du mal. – Le
progrès. – Conséquences morales de la doctrine.
Ils éclairent d'un jour inattendu le problème de la destinée humaine en nous offrant des solutions
nouvelles sur la nature divine et sur la
véritable destinée qui est réservée à
tous les êtres humains.
En effet, les philosophes spiritualistes de nos jours se sont assez peu
occupés de l'origine de l'âme ; si son
avenir les a intéressés, il ne paraît pas qu'il en soit de même de son passé. Il semble pourtant que les deux problèmes se tiennent et qu'ils sont égaux en mystère. Les théologiens ont mis plus de zèle à élaborer cette question ; elle
tenait de près à la base même sur
laquelle repose le christianisme la
transmission du péché originel. Leurs opinions s'accordent assez peu et peuvent se réduire à deux hypothèses. Les uns ont admis que toutes les âmes
étaient contenues dans celle d'Adam,
qu'elles se transmettaient par génération : telle
était en particulier l'opinion de
Tertullien, saint Jérôme et Luther ; Leibniz
et Malebranche se sont ralliés à cette doctrine. Celle-ci n'a pas été admise universellement et l'opinion commune est qu'il faut un acte de la volonté divine pour créer une âme à chaque naissance. Mais ici nous nous heurtons à des
difficultés logiquement insurmontables, car cette hypothèse est
inconciliable avec la bonté et la justice de Dieu.
Aux preuves classiques concernant la démonstration de l'existence de la cause première, le
spiritisme est venu en ajouter une
nouvelle, en quelque sorte
expérimentale, qui résulte de nos rapports
avec les Esprits désincarnés. L'étude
des communications spirites nous a prouvé, d'une manière irréfutable, que la
situation de l'âme, après la mort, est régie
par une loi de justice infaillible d'après laquelle chaque être se trouve dans des conditions d'existence qui sont
rigoureusement déterminées par son
degré évolutif et par les efforts qu'il a faits pour s'améliorer.
Nos rapports avec l'Au-delà nous ont
encore appris qu'il n'existe ni
enfer, ni paradis, mais que la loi morale impose des sanctions inéluctables à ceux qui l'ont violée, alors qu'elle réserve des
félicités profondes à ceux qui se sont
efforcés de pratiquer le bien sous
toutes ses formes. Cette
bonté et cette justice de l'Etre
tout-puissant semblent se trouver
en défaut lorsque nous examinons les formidables inégalités physiques, morales
et intellectuelles qui existent entre tous les êtres dès leur naissante.
Pourquoi, dirons-nous avec Allan
Kardec, si le but que nous devons atteindre est le même pour tous, la puissance souveraine favoriserait-elle certaines
de ses créatures en refusant aux autres les mêmes facultés pour arriver au bonheur futur ? Il n'est que trop évident qu'il existe entre les
races qui peuplent la terre des
différences profondes de mentalité et
même dans chaque nation, dès la naissance,
une formidable inégalité entre tous les individus. Il est absolument certain
que l'âme de l'enfant montre, dès
son jeune âge, des aptitudes diverses et
indépendantes de l'éducation. Pourquoi certains décèlent-ils, dès leur
tendre enfance, des aptitudes pour les arts
et les sciences, tandis que d'autres restent
médiocres ou inférieurs toute leur vie ?
D'où viennent chez les uns les idées innées ou intuitives qui n'existent pas chez d'autres ?
Comment admettre qu'une âme neuve, venant pour la première fois ici-bas, soit déjà pétrie de vices et témoigne d'irrésistibles propensions pour le
crime, tandis que d'autres, même dans des milieux inférieurs, possèdent des sentiments très nets de
dignité et de douceur?
Quel sera le sort des enfants morts en bas âge et pourquoi la puissance infinie crée-t-elle des
âmes qui doivent habiter des corps
d'idiots et de crétins, sans utilité
sociale ?
Il est de toute évidence que l'éducation est impuissante pour donner aux hommes les facultés qui leur font défaut, et qu'elle développe simplement celles qu'ils apportent à la naissance.
Si vraiment notre éternité future dépend d'un seul passage ici-bas (qui n'est à peine qu'une
seconde dans l'immensité des temps),
Dieu étant l'être éternel, infini,
omniscient, pour lequel il n'existe ni passé ni futur, sait d'avance quel sort est réservé à chaque créature à laquelle il donne l'existence ; l'on est donc en droit de se demander pourquoi il crée ces monstres, dont la vie n'est qu'une série de crimes
devant être châtiés par des supplices sans fin. De même, sachant ce qui doit advenir pour chacun de
nous, pourquoi favorisera-t-il les uns aux dépens des autres, ce qui est contraire à la fois à la
bonté et à la justice de celui que Jésus a appelé «le Père céleste », dont l'amour doit s'étendre à tous ceux
qui sortent de lui ? Lorsqu'
une doctrine philosophique ou un
dogme religieux conduit à de telles inconséquences, logiquement on peut être assuré que ce dogme ou cette doctrine sont des erreurs
manifestes, et l'on est en droit de
rechercher une explication meilleure
de ces apparentes anomalies. Dès
lors, l'explication par les vies
successives acquiert une valeur
incontestable, puisqu'elle offre une solution raisonnable de tous les problèmes qui, sans elle, sont insolubles. En effet, si l'on admet que la
naissance actuelle est précédée par une série d'existences antérieures, tout s'éclaire d'un jour nouveau et s'explique aisément. Les
hommes apportent en naissant l'intuition de ce qu'ils ont acquis, ils
sont plus ou moins avancés selon le nombre
d'existences qu'ils ont parcourues.
La création étant continue, dans une
société, il existe en même temps des êtres dont l'âge spirituel diffère considérablement. De là proviennent les inégalités morales et
intellectuelles qui les
différencient. Nous pouvons donc dire avec Allan Kardec :
« Dieu, dans sa justice, n'a pu
créer des âmes plus ou moins parfaites ; mais,
avec la pluralité des existences, l'inégalité que nous voyons n'a plus rien de
contraire à l'équité la plus rigoureuse ; c'est que nous en voyons le présent et non le passé. Ce
raisonnement repose-t-il sur un système, une
supposition gratuite ? Non, nous
partons d'un fait patent,
incontestable, l'inégalité des aptitudes et du développement intellectuel et moral, et nous trouvons ce fait inexplicable par toutes les théories qui
ont cours ; tandis que l'explication en est simple, naturelle, logique par une autre théorie. Est-il rationnel de
préférer celle qui n'explique pas à
celle qui explique ? »
Si toutes les âmes doivent passer par toutes les situations sociales et par toutes les conditions
physiques pour se développer
moralement et intellectuellement,
les inégalités de toute nature qui se constatent entre les êtres, dans une société, se compensent dans la série des vies successives. Chacun à tour de rôle occupe tous les degrés de l'échelle sociale,
ce qui crée une parfaite égalité dans les conditions du développement des êtres ; en vertu de la loi de justice, tous se trouvent, à chaque instant, dans la condition
sociale qui convient le mieux à leur
progrès individuel, car toute renaissance est conditionnée par les conséquences
des vies antérieures.
Toute faute entraîne des effets inéluctables ; j'ai montré
comment s'opère, d'une manière en quelque
sorte automatique, cette justice distributive qui est infaillible.
L'OUBLI DU PASSÉ
L'objection la plus communément faite à la Palingénésie,
c'est l'oubli presque général des existences antérieures. Dès lors, il semblerait illogique, au point de vue de la justice, de nous faire expier
dans une existence des fautes
commises dans des vies passées dont
nous aurions perdu le souvenir. Il est bon
de faire observer, tout d'abord, que l'oubli d'une faute ou d'un crime n'en atténue pas les conséquences, et que la connaissance de ces fautes serait, pour beaucoup d'entre nous, un fardeau
insupportable et une cause de découragement qui nous enlèverait la force de lutter pour notre relèvement. D'ailleurs, si la rénovation du passé était générale, elle perpétuerait les dissentiments, les
haines qui ont été les causes des fautes antérieures et s'opposerait à tout progrès. C'est donc un bien que nous revenions chaque fois sur la terre avec
une âme allégée du poids du passé. Mais il est bon de faire observer également que tous les incidents
malheureux de notre vie ne sont pas
nécessairement les expiations des
fautes antérieures. En effet, ces
épreuves sont des conditions indispensables pour nous obliger à vaincre notre
égoïsme et à développer les facultés ou les vertus qui nous font défaut. D'ailleurs cet oubli du passé n'est pas
permanent, ni absolu. Nous l'avons
constaté, puisque déjà sur la terre
nous avons signalé des cas où la mémoire
des existences passées a été conservée. A un certain degré d'élévation, nous retrouvons, dans l'au-delà, entre deux incarnations, le
souvenir de nos vies antérieures, et
ceci nous permet de mieux connaître
ce qui nous manque encore pour nous élever
dans la hiérarchie des esprits, en développant toutes les virtualités intellectuelles
ou morales, qui sont en germe dans
notre conscience et dont l'épanouissement
doit nous conduire au plus haut sommet de
la spiritualité. Cette vue, en quelque sorte panoramique, de notre évolution spirituelle nous
procure le sentiment de notre identité,
et la perpétuité de notre être
spirituel.
L'oubli des incidents de nos vies antérieures est nécessaire pour que nous puissions abandonner plus
facilement les erreurs et les préjugés
contractés au cours de ces
existences. Cependant la justice exige que
nous rachetions nos fautes lorsque nous les avons commises sciemment. C'est pourquoi, ainsi que le dit le Dr Geley :
« Chacun de nos actes, de
nos travaux, de nos efforts, de nos peines, de nos joies et de nos
souffrances, de nos erreurs et de nos fautes, a une répercussion
fatale, des réactions mentales dans l'une ou l'autre de nos
existences. "
LE PROBLÈME DE L'EXISTENCE DU MAL.
Si le spiritisme a conquis des millions d'adeptes, dans le monde entier, ce n'est pas seulement parce qu'il apporte à l'humanité la démonstration scientifique de l'existence de l'âme et de son immortalité, c'est aussi parce qu'il propose des
solutions logiques pour toutes les
énigmes que les religions ou les
philosophies n'ont pu résoudre jusqu'alors. Il ne se contente pas de consoler ceux que le chagrin de perdre les êtres qu'ils aimaient avait réduits au désespoir, il répond à nos interrogations
sur notre origine et nos destinées par des théories qui s'accordent aussi bien avec la justice et la bonté de Dieu, qu'avec les exigences de la science.
Quelle plus angoissante question que celle de l'existence du mal ? Comment un être tout-puissant le laisse-t-il subsister, s'il ne dépend que de sa
volonté que ce mal disparaisse ? Pourquoi
les biens naturels, santé, force, intelligence, semblent-ils distribués au hasard, aussi bien que la fortune et les honneurs, alors que le plus souvent ils sont l'apanage de
ceux qui en sont le moins dignes ? Pourquoi
ces calamités qui ravagent des pays
tout à coup en plongeant dans la
douleur des milliers d'êtres innocents ?
Interrogez les religions et elles ne
vous répondront qu'en invoquant la
libre décision de la Divinité qui
peut, à son gré, faire des vases d'élection ou d'impureté. L'arbitraire d'une telle doctrine saute aux yeux. Un père juste et bon ne peut pas, sous peine d'une monstrueuse partialité, prédestiner les
uns à l'abjection, alors que d'autres
n'auront qu'à se laisser vivre pour
arriver à la félicité suprême.
La doctrine des vies multiples nous fait entrevoir une partie de la solution du problème. Si
l'on revient un grand nombre de fois
sur la terre, le jeu des
réincarnations nous placera successivement
dans toutes les positions possibles, et l'inégalité réelle qui existe pour une seule vie se compense quand on embrasse la multiplicité des conditions physiques, morales, intellectuelles et sociales,
que l'on a tour à tour occupées
ici-bas. Ce qu'il y aurait d'arbitraire
disparaît si tous les êtres intelligents subissent des épreuves semblables et le sentiment de justice que chacun porte gravé en soi en est satisfait.
LE PROGRÈS
Le mal n'est plus alors une fatalité
inéluctable et méchante, de laquelle
on ne pourrait pas s'affranchir ;
il apparaît comme un aiguillon, comme une nécessité destinée à pousser l'homme dans la voie du progrès. Malgré tous les sophismes des
rhéteurs, il est certain que le
progrès n'est pas une utopie. L'existence
de l'homme, à l'époque quaternaire, errant à travers les forêts ou gîtant dans
les cavernes, n'est pas comparable à
celle du plus misérable paysan de nos
contrées modernes. A mesure que nous
pénétrons davantage le mécanisme de la nature, nous pouvons utiliser les
sciences pour améliorer notre
situation physique ; c'est ce qui a eu
lieu au cours des âges par la transformation graduelle des plantes qui sont utiles à notre alimentation, par l'assainissement des contrées
insalubres, par le redressement et la
régularisation des cours d'eau qui
suppriment les inondations, etc. ; de
même les fléaux naturels, tels que le
choléra, la peste, la diphtérie, la rage diminuent chaque jour d'intensité à la suite des immortelles découvertes de
Pasteur et de ses élèves. Nous avons
le droit d'espérer que, grâce aux
progrès de l'hygiène, la tuberculose et les autres maladies épidémiques
qui déciment encore l'humanité ne
seront plus, d'ici quelques années,
qu'un mauvais rêve que la lumière de la science aura fait disparaître.
La civilisation assure à l'homme une sécurité que ses précurseurs ne connaissaient pas, de même que
l'agriculture et l'industrie lui ont procuré un bien-être que ses ancêtres n'auraient jamais osé rêver. Les
communications rapides entre toutes les
parties du monde ont fait disparaître ces famines périodiques qui ont été le fléau de l'antiquité et du moyen âge, comme les progrès de l'hygiène ont diminué les épidémies.
Au point de vue moral, les progrès ont été plus lents ; la
lutte pour l'existence est encore cruelle, surtout dans les villes, mais qui aurait le front de comparer le prolétariat actuel à l'esclavage
antique ? Si les guerres ne semblent
pas sur le point de disparaître,
elles ont perdu une partie de leur horreur primitive. On n'arrache plus des populations entières de leurs foyers pour être vendues à l'encan et les souverains ne passent plus leur temps, comme en Assyrie ou en Egypte, à crever les yeux des prisonniers ou à élever des pyramides avec leurs membres
mutilés. Après l'horreur du carnage,
les blessés sont recueillis et
soignés, la fureur homicide s'éteint quand
la bête humaine est repue. On soigne les blessés au lieu de les achever. Le sentiment de la solidarité s'affirme par la multiplication des
hôpitaux, par les pensions aux vieillards, par l'aide apportée aux infirmes aussi bien que par les associations
qui garantissent leurs membres contre les risques de la maladie et du chômage. On sent qu'un nouvel
état de choses est en train de
s'élaborer ; s'il est encore rudimentaire et trop défectueux sur beaucoup de points, il n'est pas interdit de penser
qu'il prendra de jour en jour un plus
grand essor. L'évolution vers le
mieux apparaît comme la conséquence
de l'élévation intellectuelle de la masse
sociale, que l'instruction, libéralement distribuée, commence à faire sortir de la torpeur dans laquelle
elle croupissait pendant tant de
siècles pour le profit exclusif de ses
exploiteurs. On n'attend plus le bonheur
d'une intervention surnaturelle. On comprend qu'il sera le résultat de l'effort collectif de tous. Il faut
laisser aux amateurs de paradoxes faciles
la négation du progrès, car celui-ci apparaît comme la loi spirituelle qui régit l'univers entier.
Il en résulte donc que nous sommes créateurs d'un déterminisme ultérieur qui sera la
conséquence de nos actions passées,
tout en possédant la possibilité de
modifier nos existences futures dans le sens le plus favorable, suivant le degré de liberté morale et intellectuelle en rapport avec le point de l'évolution où nous sommes parvenus.
EXTRAIT
de l'auteur Gabriel DELANNE
CONSÉQUENCES MORALES
Les vies successives ont pour objet le développement de
l'intelligence, du caractère, des facultés, des
bons instincts et la suppression des mauvais.
L'évolution étant continue et la création perpétuelle, chacun de
nous, au cours de ses existences, est à
tout instant ce qu'il s'est fait lui-même. En effet, chacun de nos actes emporte avec soi une sanction
inévitable qui peut ne pas s'exercer
immédiatement, mais qui, tôt ou
tard, aura une répercussion certaine dans des vies futures.
Les inégalités morales et intellectuelles ne sont donc plus le résultat
de décisions arbitraires de la divinité
et la justice ne s'en trouve pas offensée.
Partant tous du même point pour aboutir au même but, qui est le perfectionnement de notre être passant par toutes les situations terrestres,
il existe, en réalité, une parfaite égalité entre tous les individus, les différences se compensant au cours des vies multiples.
Cette communauté d'origine nous montre clairement que la fraternité n'est pas un vain mot. A
tous les degrés de développement, nous
nous sentons reliés les uns aux
autres, de sorte qu'il n'existe aucune différence radicale entre tous les
peuples, en dépit de la couleur de leur peau ou de leur degré d'avancement. L'évolution n'est pas seulement
individuelle, elle est collective.
Chaque nation se réincarnant par groupe, il existe une responsabilité
collective comme il en existe une
individuelle ; il en découle que, quelle que soit notre position dans la société, nous avons intérêt à l'améliorer, puisque en
réalité, c'est notre sort futur que
nous préparons ainsi.
L'égoïsme est donc à la fois
un vice et un mauvais calcul, car
l'amélioration générale ne peut résulter que du progrès individuel de chacun des membres qui constituent la société ; lorsque
ces grandes vérités seront bien
comprises, on trouvera moins de dureté parmi ceux qui possèdent et moins de haine et d'envie dans les classes inférieures.
Si ceux qui détiennent la richesse étaient persuadés que leur prochaine incarnation
pourrait s'accomplir dans les classes indigentes, ils auraient un intérêt
évident à améliorer les conditions sociales des
travailleurs ; réciproquement,
ceux-ci accepteraient avec
résignation leur situation momentanée, sachant
que plus tard ils pourront être à leur tour parmi les privilégiés.
La Palingénésie est donc une doctrine essentiellement rénovatrice ; elle est un facteur d'énergie, puisqu'elle
stimule en nous la volonté sans laquelle aucun progrès individuel ou général ne saurait se réaliser.
La solidarité s'impose donc à nous comme une condition essentielle du progrès social ; c'est une loi de nature que l'on peut
distinguer déjà dans les sociétés animales
qui se sont constituées pour résister à
la loi brutale de la lutte pour la vie.
Le mal n'est donc pas une nécessité fatale qui serait imposée à l'humanité ; celle-ci peut et doit s'en affranchir, elle résulte purement et simplement de
notre ignorance des lois physiques et
morales qui régissent le monde.
En résumé, la théorie des vies successives satisfait toutes les aspirations de nos âmes qui exigent une
explication logique du problème de la destinée. Elle se concilie parfaitement avec l'idée d'une providence, à la fois juste et bonne, qui ne punit
jamais nos fautes par des supplices
éternels, mais qui nous laisse à chaque instant le pouvoir de réparer nos erreurs en nous élevant lentement, par nos propres efforts, en gravissant les degrés de cette
échelle de Jacob dont les premiers
échelons plongent dans l'animalité et
dont les plus hauts s'élèvent jusqu'à la spiritualité la plus parfaite.
Nous pouvons dire avec Maeterlinck :
« Reconnaissons en passant qu'il est fort regrettable que les arguments des théosophes et des néo-spirites
ne soient pas péremptoires ; car il
n'y eut jamais croyance plus belle, plus
juste, plus pure, plus morale, plus féconde, plus consolante et jusqu'à un certain point plus
vraisemblable que la leur. Seule,
avec sa doctrine des expiations et des purifications successives, elle
rend compte de toutes les inégalités
sociales, de toutes les injustices abominables du destin. Mais la qualité d'une croyance n'en
atteste pas la vérité. Bien qu'elle
soit la religion de six cent millions d'hommes, la plus proche des mystérieuses
origines, la seule qui ne soit pas
odieuse, et la moins absurde de toutes, il lui faudra faire ce que ne firent pas les autres, nous apporter d'irrécusables témoignages et, ce qu'elle
nous a donné jusqu'ici n'est que la
première ombre d'un commencement de
preuve. »
Ces preuves que demande M. Maeterlinck, je crois les avoir apportées.
C'est maintenant une démonstration positive que que nous
possédons et elle nous permet de comprendre non
seulement la survie du principe pensant, mais aussi son immortalité, puisque pendant des millions d'années nous avons évolué sur cette terre que nous
quitterons le jour où nous n'aurons
plus rien à y apprendre.
Voir Le Ciel et l'Enfer, d'Allan KARDEC
; dans cet ouvrage on trouvera la justification de ces
affirmations. Consulter également le Livre des Esprits dans lequel est synthétisé l'enseignement spirite.
EXTRAIT
de l'auteur Gabriel DELANNE
Si
vous voulez en savoir plus sur les âmes, les esprits,
les anges, Dieu...Cliquez
ici,
vous tombrez sur un site où vous pourrez télécharger
les livres d'ALLAN CARDEC, célébre spirit !! Je vous
conseil d'abord le LIVRE DES ESPRITS et Ensuite le LIVRE
DES MEDIUMS.
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