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Anatomie des serpents et particularités.

 

Leur anatomie – morphologie

- Leur taille et poids

La taille d'un serpent peut aller de 10 centimètres et 2 grammes pour un serpent fil (Leptotyphlops Bilineata) à plus de 10 mètres pour un python réticulé (Python reticulatus).

Un anaconda vert (Eunectes murinus) pèse deux fois plus qu'un python réticulé (Python  reticulatus) de la même taille. On a découvert un spécimen de 7,92 mètres qui pesait 230 kilos.

Le plus petit (Serpent fil)

Le plus long (Python réticulé)

Le plus gros (anaconda vert

 

- Des animaux à sang froid ?

Les serpents sont Hétérothermes (ou Poïkilothermes ou Poecilothermes) ce qui signifie que leur température corporelle varie en fonction de la température de son environnement, de son milieu naturel.

Comme ils ne doivent pas créer leur propre chaleur, ils sont capables de vivre avec une ration alimentaire réduite.

Par exemple, un mammifère mange 30 à 50 fois plus qu'un serpent du même poids. De même pour l'eau, un serpent n'a besoin que d'un dixième des exigences d'un mammifère similaire en poids.

Il est à signaler qu'une certaine chaleur est nécessaire pour la digestion de l'ophidien. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils cessent de se nourrir lorsque la période froide approche et que l'hibernation s'annonce. Leur métabolisme se ralentit.

- Morphologie en fonction de l'environnement

En fonction de leur habitat et de leurs modes de vie, les serpents peuvent présenter des différences morphologiques. Une queue préhensile pour les grimpeurs, des écailles ventrales plus larges pour les terrestres, des flancs aplatis pour les marins.

- Tout en longueur

Les serpents sont dotés de 200 à 400 vertèbres qui peuvent s'écarter ou se resserrer à volonté.

Cela permets d'ingérer de grosses proies.

Ces vertèbres, avec les côtes et la colonne vertébrale servent à la reptation.

Les organes internes sont adaptés à ce corps allongé ; les poumons ou les reins ne sont pas l'un à côté de l'autre mais l'un derrière l'autre.

Le poumon gauche est beaucoup plus petit que le droit, voire absent.

Ils ne possèdent pas de vessie.

Voici l'anatomie simplifiée d'un boïdé femelle.

 

- Leur crâne

Il a une grande capacité à se déformer. L'os temporal et l'os malaire ont disparu pour permettre l'ingestion de proies entières.

La mâchoire inférieure est composée de deux parties reliées par un ligament souple.

Les dents sont dirigées vers l'arrière, tels de petits crochets, ce qui empêche la proie de se dégager. Si l'on se fait mordre par un serpent de grande taille, mieux vaut ne pas essayer de retirer sa main sous peine de s'arracher les chairs.

Une façon de répertorier les ophidiens consiste à les classer selon leur dentition.

On peut distinguer :

Les Aglyphes (couleuvres vraies) lesquels sont inoffensifs (Natrix, Thamnophis, Lampropeltis, …) Leurs dents sont fines et recourbées vers l'arrière. Elles ne sont pas pourvues de sillon pour injecter le venin.

        

Les Opistoglyphes (certains colubridés comme la couleuvre de Montpellier – Malpolon Monspessulama) possèdent des dents maxillaires postérieures plus grandes et pourvues d'un sillon longitudinal plus ou moins profond. Leur venin est léger et la plupart du temps inoffensif pour l'homme

Chez les Protéroglyphes (Elapidés et Hydrophéidés – Micruroides, Dendroaspis, …), le maxillaire porte à son extrémité antérieure un crochet traversé par un sillon ou canal profond et suivi de petites dents.

Les Solénoglyphes ont le maxillaire plus court et seulement pourvu d'un très grand crochet avec un canal. Ce crochet qui ne se redresse qu'au moment de mordre, est le reste du temps allongé le long du palais (Vipéridés – Vipères, Crotales, …)

- La peau, les écailles

Leur peau, comme de nombreux animaux, est composée d'un derme et d'un épiderme.

Les écailles sont constituées de kératine, comme les ongles ou les griffes.

Les écailles ventrales transversales sont souvent plus larges afin de permettre une meilleure adhérence lors de la reptation ou l'escalade.

Contrairement à la croyance populaire, le serpent n'est ni gluant, ni visqueux mais sec, propre et souvent doux.

Les ophidiens peuvent être très colorés, comme le serpent corail, ou de couleur uniforme mais presque toujours brillants.

 - Leurs sens

L'ouïe : Les serpents ne possèdent pas d'oreille externe, ils ne peuvent entendre les sons dans le sens habituel du terme. Ils captent les vibrations à l'aide de leur mâchoire inférieure.

La vue : Sauf pour les espèces fouisseuses, la vision est en général excellente mais seuls les objets en mouvement sont perçus.

Ils ne peuvent ouvrir ou fermer les yeux, ceux-ci sont recouverts d'une paupière fixe transparente appelée lunette laquelle se décolle avec le reste de la peau lors de la mue.

L'odorat : Hormis par les fosses nasales, les ophidiens sentent les odeurs avec leur langue bifide (fourchue).

Les molécules de l'environnement sont captées avec la langue puis sont "analysées" par une paire de cavités au niveau du palais. Il s'agit de l'organe de Jacobson.

 

Chaque partie de la langue fourni une indication sur la direction d'où vient l'odeur.

Les thermorécepteurs : Certains serpents, comme les boïdés, crotalinés ou pythoninés, sont équipés de détecteurs de chaleur situés entre les yeux et les narines, on les appelle aussi fossettes thermosensibles.

Ces détecteurs, au nombre de deux, permettent de déceler des animaux à sang chaud même dans le noir total.

- La croissance

Pour la plupart des animaux, la croissance s'arrête avec la maturité. Les serpents, eux, grandissent toute leur vie.

Les juvéniles grandissent beaucoup plus rapidement afin d'échapper aux prédateurs.

Lors de l'hibernation ou hivernage, la croissance ralentit très fort ou s'interrompt totalement.

La croissance d'un ophidien dépend aussi de la nourriture qu'il a à sa portée

- Mâle ou femelle ?

Comment déterminer le sexe d'un serpent ? Il y a très peu, voire pas de différence sexuelle visible.

Le mâle possède deux hémipénis érectiles. Il est également généralement plus petit que la femelle. Par contre sa queue est plus longue et il est plus large au niveau du cloaque.

Il existe deux méthodes pour sexer un ophidien. Attention, ces deux méthodes sont déconseillées aux débutants

  1. La saillie des hémipénis :
  2. Pratiquable seulement chez les juvéniles, cette technique consiste à faire une pression à la base de la queue du serpent, en direction du cloaque, afin de provoquer la sortie des hémipénis. S'il y a saillie, c'est inévitablement un mâle. Si par contre rien ne se produit, on peut présumer qu'il s'agit d'une femelle. Cette méthode n'est pas entièrement fiable lorsqu'on est en présence d'une femelle, car quelque fois certaines saillies chez les mâles ne sont pas bien réussies.

  3. Le sondage :

Le meilleur moyen de connaître le sexe d'un serpent est d'utiliser une sonde métallique. Cependant, ce travail nécessite une extrême délicatesse. Une personne sans expérience risque assurément de blesser le reptile de façon permanente.

L'introduction d'une sonde en acier inoxydable enduite de lubrifiant dans le côté du cloaque, en direction de la queue, dévoilera le sexe de l'animal. Si celle-ci n'entre que sous quelques écailles, nous sommes en présence d'une femelle. Si par contre, elle entre profondément (sous 9 à 15 écailles), il s'agit donc d'un mâle.

 

La mue

Comme d'autres reptiles, le serpent grandit toute sa vie.

Sa peau n'étant extensible à l'infini, la partie cornée se détache de la nouvelle couche.

Le serpent frotte son museau sur un objet dur jusqu'à ce que ses écailles se décollent puis, la veille peau, nommée exuvie est retirée comme un gant que l'on retourne lorsque le serpent se frotte contre des pierres ou des branches.

Cette opération est souvent facilitée par un bain ou l'humidité ambiante. L'eau s'infiltrant entre les peaux permet un décollement plus aisé.

La mue est annoncée par certains signes, le serpent refuse de s'alimenter, sa peau se décolore, terni et ses yeux deviennent opaques et laiteux.

Le processus total de la mue peut prendre de 7 à 14 jours.

Dans le cas où la mue n'est pas complète, il est possible d'aider le serpent en lui faisant prendre un bain tiède d'une trentaine de minutes ou éventuellement en lui passant un linge humide dans le sens des écailles.

Il ne faut jamais essayer de lui enlever l'exuvie en l'arrachant ou en pinçant.

Belle mue.

Leur nourriture

Les serpents sont exclusivement des prédateurs carnivores. Ils se nourrissent, selon l'espèce, de rongeurs, mammifères, poisson, insectes, oiseaux, œufs, reptiles et même pour certains de leurs propres congénères.

Ils ne mâchent pas leurs proies.

L'approche est lente et calculée. Bien souvent, la proie ne se rend pas compte de la présence de son prédateur. Il arrive que la victime soit face au serpent et n'aie pas de réaction, d'où la croyance populaire qui stipule que le serpent hypnotise sa proie. Il n'en est rien.

Trois techniques sont observées chez les ophidiens :

  1. Ils saisissent la proie entre les mâchoires puis l'avalent.
  2. Ils étouffent la prise dans leurs anneaux (constriction) puis l'avalent.
  3. Ils empoisonnent la victime en leur injectant un venin toxique contenu dans la glande de Duvernoy ou parotide. Il existe trois types de venins ; les neurotoxiques, les choquants et les hémorragiques.

Les deux dernières techniques sont les plus observées.

Le serpent engloutit sa victime en commençant généralement par la tête et ce, pour avaler dans le sens des poils, des plumes ou des écailles. La salive joue un rôle de lubrifiant.

La proie est envoyée vers l'œsophage par de savants mouvements de mâchoire. Une fois dans l'œsophage c'est par des contractions musculaires qu'elle est poussée dans l'estomac.

Pour boire, le serpent se plonge la tête dans l'eau et boit à grandes gorgées.

Après le repas, les ophidiens cherchent un endroit tranquille et chaud, ils ne reprennent leurs activités que lorsque la digestion est terminée.

Cela peut durer de quelques jours à plusieurs mois en fonction du repas pris.

Cette digestion ne peut s'opérer si la température ambiante n'est pas assez haute. On considère que sous les 10 degrés, l'animal régurgite sa proie.

Les intestins et l'estomac sécrètent des sucs gastriques capables de digérer des poils, plumes, cornes, griffes ou encore des os.

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