INTRODUCTION

 

Mémoire de l’Histoire

 

La victoire méconnue :

Le musée de Cortil-Noirmont (village du haut Brabant) propose une pathétique vitrine retraçant par de multiples facettes,  la glorieuse épopée du 4ème Corps de la 1ère Armée Française (Général Aymes, 1ère Armée du Général Blanchard).

Ce corps d’élite, nonobstant une aviation s’assurant la maîtrise de l’espace aérien, parvint par sa bravoure, sa pugnacité, à stopper en l’étrillant plus que sévèrement le rouleau compresseur nazi (16ème corps blindé du Maréchal Hoepfner).

 

Une chaussée dite romaine

 

Le choc des titans :

Sises sur l’historique et traditionnelle ‘filière des invasions’ (dite également chaussée de Brunehaut), les terres de Gembloux, Ernage, Cortil-Noirmont, Chastre, St-Géry, Gentinnes, Villeroux, Blanmont, et bien d’autres localités, allaient durant 72 heures apocalyptiques, devenir malgré elles, le théâtre électif où deux armées s’affronteraient en une bataille qui allait avoir le triste privilège d’être probablement la première conflagration de chars de l’Histoire militaire (environ  1000 chars engagés).

 

 

 

Manœuvre Dyle – Ligne KW

 

Un printemps rouge :

Sous un ciel de mai 40, qui, sans doute, ne fut jamais aussi azuré, des hommes venus à notre secours allaient teinter de leur sang le fertile limon hesbignon. L’obstacle constitué par le chemin de fer Bruxelles – Namur (jalonnant la ligne KW), va être un des points stratégiques des  acharnés combats qui s’y déroulèrent les 13, 14 & 15 mai 1940. Cette ligne KW était une ligne défensive continue depuis Anvers jusque la ligne Maginot ; elle fut concertée avec nos anciens alliés de 1918. Le tronçon constituant la voie ferroviaire fut renforcé trop hâtivement par des mines et l’utilisation maximale des feux d’une artillerie française, se révélant, aux dires mêmes des généraux allemands d’une REDOUTABLE EFFICACITE.

 

 

 

 

 

Dunkerque ou pas Dunkerque

 

Un embarquement aléatoire :

Gembloux, certes VICTOIRE TACTIQUE sans lendemain du fait de l’écroulement conjugué et stratégique des fronts sud-Namur et Sedan ; cependant, endroit géographique que, par attribution, les hasards complexes de l’Histoire désignait comme théâtre d’une mêlée sanglante ! Oui, légitimement, l’interrogation est de mise quant au devenir du corps expéditionnaire britannique ré embarquant à Dunkerque ?…si la position Gembloux eut été forcée dès la première heure par le 16ème Panzerkorps qui avait Nivelles dans sa ligne de mire, pris en écharpe, les blindés allemands, de surcroît sur leurs arrières…comment la manœuvre se serait-elle déroulée ?

 

La terre livre ses secrets

 

Une vérité tardive :

Plus d’un demi-siècle après, le nouveau musée cortilois retrace par l’image, par des témoignages poignants, l’âpreté de cette bataille. Une foule de vestiges y sont rassemblés ; ces dernières années encore (1987-1989) des dépouilles de soldats furent exhumées le long du chemin de fer ; les restes de ceux-ci reposent présentement à la nécropole voisine de Chastre, tandis que équipements et armements figurent au musée de Cortil-Noirmont.

 

De sinistre mémoire

 

Une période sombre :

De nombreux documents de toutes sortes émis sous l’occupation permettent de revivre cet épisode difficile de l’histoire des belges. Les enfants découvriront des cartes de ravitaillement, des lettres de prisonniers, les photos ayant servi à l’identification des soldats disparus, des clichés de combats, etc. etc. Enfin de très nombreuses cartes marquées informeront et l’amateur et l’historien.

 

Des fouilleurs d’Histoire

 

Flash sur le passé :

Un travail de recherche ininterrompu fut à la base du musée grâce à l’apport d’historiens locaux, tels Messieurs François & Labarre (Gloire et Sacrifices) ; des travaux d’histoire militaire émanant de l’Ecole Royale Militaire et de l’ancienne Ecole de Guerre Belge ; des travaux aussi de Mr Robert Pied (Wavre, Centre antichars & l’Enfer de la Dyle) ; également de Mr Pierret (Echec à la 4ème Panzer) ; sans compter le dévouement permanent de notre conservateur Mr Albert Noël. D’ailleurs ces équipes enthousiastes continuent encore à œuvrer sur le sujet, surtout au niveau de contacts avec les anciens combattants tant français qu’allemands.