L'entité
de Cerfontaine
Cerfontaine : un nom
qui sonne haut et clair et qui évoque des sources vives, des eaux ruisselantes
et des vallées charmeuses, de verts coteaux et des horizons de grands bois
bleuissants





Cerfontaine est située au centre géographique de
l'Entre-Sambre-et-Meuse, sur la ligne de faîte qui sépare les bassins de
Dans le passé, la destinée des six villages (Cerfontaine, Daussois,
Senzeilles, Silenrieux, Soumoy et Villers-deux-Eglises) formant la nouvelle
commune de Cerfontaine fut diverse : la liste des seigneurs et des collateurs
de la cure le montre à souhait dans les ouvrages historiques consacrés à la
région.
Au début de l'époque française, Daussois et Silenrieux furent inclus
dans le canton municipal de Villers-deux-Eglises; Cerfontaine et Soumoy dans
celui de Senzeilles au sein du district de Couvin et du département des
Ardennes. Peu après, Daussois, Silenrieux et Soumoy rejoignaient le département
de Sambre-et-Meuse tandis que les trois autres communes restaient dans le
département des Ardennes.
Après les Cent jours, jusqu'à la mi-décembre 1815, les six communes se
retrouvèrent incorporées au département des Ardennes avant de passer en bloc
dans la province de Namur.
CERFONTAINE
Pays de pierre et
de marbre, pays des grands bois, pays d'hommes fiers et indépendants, fiers de
leur patrimoine forestier et jaloux des ressources que celui-ci leur apportait
anciennement.
Pays de bûcherons
et de carriers, de sabotiers et de dentellières, Cerfontaine a vu naître et ...
mourir son chemin de fer (1853-1970) puis a vu construire les barrages de l'Eau
d'Heure.
Site habité depuis
le néolithique (grattoirs de type tardenoisien final découverts, aux Raches),
compte un cimetière belgo-romain (à l'Aurcot).
Mais il faut
arriver au X iè siècle pour trouver mention du nom du village dans les
archives.
Son étymologie
paraît limpide : Cerfontaine - fontaine aux cerfs.
Pays frontière
depuis deux mille ans, il fut pays de Liège depuis 1049 (aux portes du
Hainaut), puis département des Ardennes au début de 1793 à la fin de 1815.


Cerfontaine : son église au clocher à barbacanes et ses écoles en
pierre du pays; son kiosque; son musée; ses grands bois; ses carrières, sa Marche napoléonienne St-Lambert; son cercle
wallon des Foyans; sa gare bâtie sur un pont; sa Foire Verte de l’Eau d’Heure;
son Harmonie royale; ses dentellières; son jeu de quilles; sa confrérie des
sabotiers; son aérodrome; sa salle omnisports.



Depuis 1977 et la
fusion des communes, Cerfontaine, commune-pilote de l'entité qui porte son nom,
groupe autour d'elle cinq villages :
DAUSSOIS
Anciennement, on a
tiré des minerais de fer dans la commune; on y extrait encore de la terre
glaise. Il s'agit d'une ancienne terre
franche : ainsi, le 4 mai 1611, les archiducs Albert et Isabelle confirment à
la demande des seigneurs du lieu, l'immunité des tailles, aides, impôts et
logements militaires dont jouissent à ce titre les habitants.
Le premier seigneur
de la terre de Daussois est l'écuyer Jean de Robaulx (1581-1655) qui fut prévôt
ou gouverneur de Beaumont de 1622 à 1655; il avait défendu les frontières du
Hainaut contre Charles de Mansfeld lors de son retour en France.
Après la première
abdication de Napoléon (6 avril 1814), un envoyé du roi Louis XVIII reprit
possession du territoire au nom du Roi.
Après les Cent
jours et l'abdication définitive de Napoléon (22 juin 1815), la région fut
administrée par les Prussiens, puis à nouveau par les Français.
Le 20
novembre 1815, le deuxième traité de Paris détachait la région de

Daussois : son église classée; sa Marche folklorique St-Vaast.
SENZEILLES
Ramassé sur
lui-même, le bourg s'étend au sommet d'une petite butte au centre de prairies,
à quelques centaines de mètres au nord d'un massif forestier important. Son
château, dont il subsiste trois tours d'angle, une terrasse et l'habitation surmontée
d'une tour centrale, joua un rôle non négligeable de défense avant le XVIè
siècle.
Une famille noble
porta le nom du village du XIIè au XVIè siècle; la plupart de ses membres
occupèrent des postes importants tant sur le plan civil que militaire ou
religieux en Hainaut, à Liège, dans le comté de Namur et jusqu'en Angleterre.
La localité était
déjà habitée à l'époque romaine, une habitation belgo-romaine détruite au
milieu du Xiè siècle fut découverte en 1907. Si le village passa en 1706 dans
la famille des ducs d'Orléans, il était déjà devenu français au traité de
Nimègue en 1678. Presque cent ans plus tard, en 1772 exactement, il devint
liégeois jusqu'en 1793.
On extrait ici un
beau marbre rouge, notamment à la carrière du Beauchâteau, tandis que quelques
ateliers de fabrication métallique ont fonctionné depuis le début du siècle.
La création du
chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse dans les années
Senzeilles : son château; son horloge
astronomique; la carrière classée de marbre rouge du Beauchâteau; ses éoliennes;
sa Marche folklorique St-Martin.


SILENRIEUX
Village qui devrait
son nom à une petite fleur,
Patrie de Piret
(1758-1838), avocat du Price-évêque de Liège, premier fabricant de sucre (à
Liège) et de Jules Léonard (1825-1897), peintre réputé.
Très allongé,
Silenrieux comptait trois arrêts de chemin de fer : Gerlimpont, Silenrieux et
Falemprise. La voie-ferrée, supprimée en 1970, s'est muée en route touristique
vers Walcourt.
Battefer (un des
plus anciens documents à faire mention de Battefer date du 20 octobre 1554) et
Féronval rappellent l'industrie métallurgique locale et voisinent avec les
quartiers à l'appellation biblique de Bethléem et Nazareth.
Silenrieux : sa brasserie artisanale; sa
pisciculture; son fromage de chèvre; le bief du vieux moulin; Marche folklorique Ste-Anne; ses brocantes.


SOUMOY
Le 9 décembre 1516,
Gabriel de Glimes, baron de Florennes, transfère la terre de seigneurie de
Soumoy à Jacques de Robaulx qui bâtira bientôt un château dans le village.
Le 16 ventôse an II
(6 mars 1794), les Autrichiens sont défaits par l'armée française des Ardennes
sur les hauteurs de Rowlè.
Lieu-dit
: chemin des mines, au nord de la localité, par où les minerais de fer de la
région étaient transportés au fourneau de Falemprise. Ce serait un ancien diverticulum ou voie
romaine secondaire.

Soumoy : son château; ses gîtes; Marche folklorique St-André.
VILLERS-DEUX-EGLISES
Un des 23 villages
de ce nom qui signifie "partie d'un domaine démembré" (villa,
vilare).
On y a découvert
des sépultures belgo-romaines du Iiè siècle de notre ère au Mont et à Frégiau.
En outre, son appellation originale et caractéristique évoque les deux
sanctuaires qui s'y dressaient jusqu'à la fin du XVIè siècle (1588).
Une église
dépendait de l'abbaye Notre Dame de Floreffe; l'autre relevait de l'abbaye
Saint Jean et Saint Maure de Florennes. Le 19 juillet 1588, les Prémontrés de
Floreffe vendirent leurs droits et revenus aux Bénédictins de Florennes et
depuis lors, la localité ne possède plus qu'une église.
Villers-deux-Eglises : la statue de St-Pierre; sa carrière du Traignia; sa
Marche folklorique St-Pierre; son église, ses
vitraux et son confessionnal.
