L'entité de Cerfontaine

Cerfontaine : un nom qui sonne haut et clair et qui évoque des sources vives, des eaux ruisselantes et des vallées charmeuses, de verts coteaux et des horizons de grands bois bleuissants

 

 
 


 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 


 
                                                                     

 
 

 

 

 

 

 

 


Zone de Texte: L'entité de Cerfontaine regroupe les villages de
Cerfontaine
Daussois
Senzeilles
Silenrieux
Soumoy
Villers-deux-Eglises

Cerfontaine est située au centre géographique de l'Entre-Sambre-et-Meuse, sur la ligne de faîte qui sépare les bassins de la Meuse, au sud et de la Sambre, au nord. Située au nord d'un massif forestier de plusieurs milliers d'ha, elle est un véritable château d'eau où prennent naissance plusieurs rivières : l'Eau d'Heure qui, après 4 km d'un parcours agreste, se retrouve prisonnière du plus grand système de barrage du pays; la Hantes, à la limite de la commune hennuyère de Froidchapelle, et la Brouffe, affluent de l'Eau Blanche qui un peu plus loin épouse l'Eau Noire pour former le Viroin et rejoindre la Meuse française.

Dans le passé, la destinée des six villages (Cerfontaine, Daussois, Senzeilles, Silenrieux, Soumoy et Villers-deux-Eglises) formant la nouvelle commune de Cerfontaine fut diverse : la liste des seigneurs et des collateurs de la cure le montre à souhait dans les ouvrages historiques consacrés à la région.

Au début de l'époque française, Daussois et Silenrieux furent inclus dans le canton municipal de Villers-deux-Eglises; Cerfontaine et Soumoy dans celui de Senzeilles au sein du district de Couvin et du département des Ardennes. Peu après, Daussois, Silenrieux et Soumoy rejoignaient le département de Sambre-et-Meuse tandis que les trois autres communes restaient dans le département des Ardennes.

Après les Cent jours, jusqu'à la mi-décembre 1815, les six communes se retrouvèrent incorporées au département des Ardennes avant de passer en bloc dans la province de Namur.

 

CERFONTAINE

 

Pays de pierre et de marbre, pays des grands bois, pays d'hommes fiers et indépendants, fiers de leur patrimoine forestier et jaloux des ressources que celui-ci leur apportait anciennement.

Pays de bûcherons et de carriers, de sabotiers et de dentellières, Cerfontaine a vu naître et ... mourir son chemin de fer (1853-1970) puis a vu construire les barrages de l'Eau d'Heure.

Site habité depuis le néolithique (grattoirs de type tardenoisien final découverts, aux Raches), compte un cimetière belgo-romain (à l'Aurcot).

Mais il faut arriver au X iè siècle pour trouver mention du nom du village dans les archives.

Son étymologie paraît limpide : Cerfontaine - fontaine aux cerfs.

Pays frontière depuis deux mille ans, il fut pays de Liège depuis 1049 (aux portes du Hainaut), puis département des Ardennes au début de 1793 à la fin de 1815.

 

 

 
Cerfontaine : son église au clocher à barbacanes et ses écoles en pierre du pays; son kiosque; son musée; ses grands bois; ses carrières, sa Marche napoléonienne St-Lambert; son cercle wallon des Foyans; sa gare bâtie sur un pont; sa Foire Verte de l’Eau d’Heure; son Harmonie royale; ses dentellières; son jeu de quilles; sa confrérie des sabotiers; son aérodrome; sa salle omnisports. 

 

 

 

 

 

 

 
 

 


 

 

 
 

 

 

 

 

 

 



 

Depuis 1977 et la fusion des communes, Cerfontaine, commune-pilote de l'entité qui porte son nom, groupe autour d'elle cinq villages :

 

DAUSSOIS

 

Anciennement, on a tiré des minerais de fer dans la commune; on y extrait encore de la terre glaise.  Il s'agit d'une ancienne terre franche : ainsi, le 4 mai 1611, les archiducs Albert et Isabelle confirment à la demande des seigneurs du lieu, l'immunité des tailles, aides, impôts et logements militaires dont jouissent à ce titre les habitants.

Le premier seigneur de la terre de Daussois est l'écuyer Jean de Robaulx (1581-1655) qui fut prévôt ou gouverneur de Beaumont de 1622 à 1655; il avait défendu les frontières du Hainaut contre Charles de Mansfeld lors de son retour en France.

Après la première abdication de Napoléon (6 avril 1814), un envoyé du roi Louis XVIII reprit possession du territoire au nom du Roi.

Après les Cent jours et l'abdication définitive de Napoléon (22 juin 1815), la région fut administrée par les Prussiens, puis à nouveau par les Français.

 
Le 20 novembre 1815, le deuxième traité de Paris détachait la région de la France pour l'incorporer effectivement dans la province de Namur.

Daussois : son église classée; sa Marche folklorique St-Vaast.

 

 

 

 

 


 

SENZEILLES

 

Ramassé sur lui-même, le bourg s'étend au sommet d'une petite butte au centre de prairies, à quelques centaines de mètres au nord d'un massif forestier important. Son château, dont il subsiste trois tours d'angle, une terrasse et l'habitation surmontée d'une tour centrale, joua un rôle non négligeable de défense avant le XVIè siècle.

Une famille noble porta le nom du village du XIIè au XVIè siècle; la plupart de ses membres occupèrent des postes importants tant sur le plan civil que militaire ou religieux en Hainaut, à Liège, dans le comté de Namur et jusqu'en Angleterre.

La localité était déjà habitée à l'époque romaine, une habitation belgo-romaine détruite au milieu du Xiè siècle fut découverte en 1907. Si le village passa en 1706 dans la famille des ducs d'Orléans, il était déjà devenu français au traité de Nimègue en 1678. Presque cent ans plus tard, en 1772 exactement, il devint liégeois jusqu'en 1793.

On extrait ici un beau marbre rouge, notamment à la carrière du Beauchâteau, tandis que quelques ateliers de fabrication métallique ont fonctionné depuis le début du siècle.

La création du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse dans les années 1850 a nécessité le creusement d'un tunnel, rectifié et élargi en 1911 et finalement bouché en 1976.

Senzeilles : son château; son horloge astronomique; la carrière classée de marbre rouge du Beauchâteau; ses éoliennes; sa Marche folklorique St-Martin.

 

 
 

 


 

 

 

 

 

 

 


 

SILENRIEUX

 

Village qui devrait son nom à une petite fleur, la Silène, croissant sur les rives de l'Eau d'Heure.

Patrie de Piret (1758-1838), avocat du Price-évêque de Liège, premier fabricant de sucre (à Liège) et de Jules Léonard (1825-1897), peintre réputé.

Très allongé, Silenrieux comptait trois arrêts de chemin de fer : Gerlimpont, Silenrieux et Falemprise. La voie-ferrée, supprimée en 1970, s'est muée en route touristique vers Walcourt.

Battefer (un des plus anciens documents à faire mention de Battefer date du 20 octobre 1554) et Féronval rappellent l'industrie métallurgique locale et voisinent avec les quartiers à l'appellation biblique de Bethléem et Nazareth.

Silenrieux : sa brasserie artisanale; sa pisciculture; son fromage de chèvre; le bief du vieux moulin; Marche folklorique Ste-Anne; ses brocantes.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

SOUMOY

 

Le 9 décembre 1516, Gabriel de Glimes, baron de Florennes, transfère la terre de seigneurie de Soumoy à Jacques de Robaulx qui bâtira bientôt un château dans le village.

Le 16 ventôse an II (6 mars 1794), les Autrichiens sont défaits par l'armée française des Ardennes sur les hauteurs de Rowlè.

 
Lieu-dit : chemin des mines, au nord de la localité, par où les minerais de fer de la région étaient transportés au fourneau de Falemprise.  Ce serait un ancien diverticulum ou voie romaine secondaire.

Soumoy : son château; ses gîtes; Marche folklorique St-André.

 

 

 

 

 


 

VILLERS-DEUX-EGLISES

 

Un des 23 villages de ce nom qui signifie "partie d'un domaine démembré" (villa, vilare).

On y a découvert des sépultures belgo-romaines du Iiè siècle de notre ère au Mont et à Frégiau. En outre, son appellation originale et caractéristique évoque les deux sanctuaires qui s'y dressaient jusqu'à la fin du XVIè siècle (1588).

Une église dépendait de l'abbaye Notre Dame de Floreffe; l'autre relevait de l'abbaye Saint Jean et Saint Maure de Florennes. Le 19 juillet 1588, les Prémontrés de Floreffe vendirent leurs droits et revenus aux Bénédictins de Florennes et depuis lors, la localité ne possède plus qu'une église.

 
Villers-deux-Eglises : la statue de St-Pierre; sa carrière du Traignia; sa Marche folklorique St-Pierre; son église, ses vitraux et son confessionnal.

 

 

 

 

 

 


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