fleur de rose trémière

Venez consacrer deux heures de l’un de vos mardi par mois, votre jardin s’en portera beaucoup mieux…et vous aussi…

bordure de fleurs verticales

Janvier au jardin fruitier


Travaux au jardin fruitier

Les plantations: Il est loisible de poursuivre les plantations d’arbres fruitiers aussi longtemps que la terre n’est pas durcie par les gelées.
Un bon paillis de fumier se recommande.
Le gibier (lapins et lièvres) est avide d'écorce en période hivernale, chaque année, il provoque de très sérieux dégâts chez les professionnels.

Que faire?
Il existe des produits répulsifs à base d'huile animale fétide et d'huiles minérales à appliquer en un trait sur le tronc.

Un procédé plus simple et aussi efficace consiste à découper des bandes de plastique (d'un sac d'engrais ou de nourriture) et d'en faire une sorte de corset de protection assez large ceinturant le tronc et arrivant à 60-70 cm au-dessus du sol.

Le traitement hivernal: Le lessivage des arbres avec une solution décapante à base de carbolineum soluble pour arbre est vivement recommandable et devrait être renouvelé tous les 3 ans.

Le carbolineum est insoluble dans l'eau, mais les préparations commerciales sont formulées en solutions émulsionnables qui mélangées à l'eau, forment par agitation une émultion laiteuse( Carbozyl )

Il est du reste le seul produit encore admis chez le particulier (réglementation des toxiques).
Le carbozyl sera utilisé à la dose figurant sur les emballages pour les arbres plus âgés à écorce rugueuse, pour les sujets jeunes, on se contente d'une demi dose.

Cette pulvérisation éliminera les mousses, lichens et détruira les pontes et insectes hibernants.
Elle s'exécute au jet droit, direct, il faudra veiller à mouiller à fond, même le pied de l'arbre.
Le traitement est à faire par temps sec et par température douce (jamais en temps de gelée).

Le carbo doit être mélangé avec un peu d'eau chaude, à l'émulsion obtenue on ajoute l'eau de pluie (de préférence) dans la proportion indiquée.
Le carbolineum est aussi un bon produit répulsif contre les rongeurs (petit campagnol, gros campagnol, etc.).
A cette fin, on trempe à l'arrosoir à l'entour des arbres dans le courant de l'hiver, le dosage est généralement de 3 %.


Les élagages

Les arbres hautes tiges et demi ­tiges d'arbres à fruit à pépins peuvent être éla­gués pour autant que les gelées ne soient pas intenses (-100).

Ce travail a lieu sur des sujets dont la couronne est établie et comprenant un nombre suffisant de branches charpentières, somme toute, l'élagage se pratique dès que la formation est achevée.

Il consiste à enlever:

- 1 - Les branches et pousses superflues s'opposant à la pénétration de l'air et de la lumière dans toutes les parties de l'arbre, celles qui s'entre­croisent ou qui rentrent directement à l'intérieur de la couronne.
Une bonne aération limite l'en­vahissement de certains parasites tels puceron lanigère, tavelure, moniliose, etc...

- 2 - Les rameaux vigoureux qui ont pris naissance sur le tronc et aux environs du point de départ des grosses branches (gourmands).
Veiller à les extirper le plus bas possible pour éviter la réapparition de nombreux repercements issus des sous yeux.

- 3 - Les branches qui ont une mauvaise direction, les trop retombantes.

- 4 - Les branches malades, atteintes de chancre, de tavelure sur bois, les cassées par le vent, les travaux de cueillette, le poids des fruits, etc...

- 5 - Certaines parties de l'arbre peuvent provoquer un déséquilibre de la couronne en raison du développement excessif de l'une ou l'autre branche charpentière.
Alors, il y a lieu de revenir sur une branche secondaire présentant une bonne direction oblique ascendante.


Toutes ces suppressions seront exécutées avec discernement de manière à donner à la couronne de l'arbre un ensemble agréable et harmonieux.

Il faut toujours respecter la forme naturelle de "arbre (pyramide, buissonnante, élancée).
Le bon élagueur doit posséder un jugement sûr et un coup d'œil juste et connaître les principes de circulation de sève.

Les coupes doivent être bien faites de façon à laisser des plaies nettes et lisses, capables de se cicatriser au plus vite.
Les plaies trop larges le font difficilement, elles constituent ainsi un milieu propice au développement des parasites dangereux (chancre, plomb, etc.).
Afin d'éviter toute cause d'infection des tissus, les plaies seront recouvertes de goudron végétal, mastic à greffer ou autre onguent de cicatrisation.

Lors de l'enlèvement de grosses branches, le danger à craindre est la cassure brusque et la déchirure que peut provoquer la branche en se détachant.

coupe grosse branche par dessous et puis par dessus

On évite cet ennui en commençant le sectionnement par le dessous (photo 1) jusqu'au moment ou la scie se coince dans la plaie, on reprend ensuite par le dessus (photo 2).

L'enlèvement d'une branche doit toujours se faire le plus court possible, on ne peut laisser subsister de chicot, (photo 3 et 4) la circulation de la sève ne l'atteignant pas, il se forme un angle mort ou la cicatrisation est malaisée; souvent le bois meurt et devient porteur de toutes sortes de parasites indésirables.

coupe du chicot au raz du tronc

En principe, il ne peut rester d'empattement, surtout à la partie supérieure (passage de sève élaborée).
Après le sectionnement à la scie, la plaie est avantageusement rafraîchie à la serpette (photo 5), tout au moins sur les bords, les cellules du cambium qui se trouvent sous l'écorce et assument la formation du bourrelet cicatriciel ont été, en effet, meurtries par le sciage.

Passez un mastic de protection sur la coupe (photo 6), il facilitera la cicatrisation en protégeant la plaie de la pluie et des attaques de parasites (insectes et champignons), ceci pendant un à deux ans.
N'hesitez pas à en remettre tant que l'écorce n'a pas recouvert la coupe.

coupe à la serpette, placement de mastic sur la coupe

Attirons l'attention sur le fait que des outils bien adéquats et à la page peuvent seuls donner un travail valable.

fleur de rose rouge
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