fleur de rose trémière

Venez consacrer deux heures de l’un de vos mardi par mois, votre jardin s’en portera beaucoup mieux…et vous aussi…

bordure de fleurs verticales

Montage d'une couche chaude


La couche

Pour ceux qui désirent monter une couche chaude ou tiède, c'est la période idéale.

La couche, c'est la source naturelle de chaleur à l'intérieur du coffre.
Elle est ordinairement constituée d'un mélange de débris végétaux et de fumier (celui de cheval est le plus chaud).
La fermentation de ce mélange s'accompagne d'une importante élévation de température qui se stabilise au bout de quelques jours autour d'une vingtaine de degrés, selon la nature des matériaux mis en oeuvre.

On distingue ainsi 3 sortes de couches:

- 1 - La couche chaude:
presque exclusivement constituée du fumier frais de cheval sur une épaisseur importante (40 à 60 cm) et qui peut fournir 25°C pendant 4 à 5 semaines. On l'emploie surtout entre novembre et mars.

- 2 - La couche tiède:
de température plus faible (15 à 18 °C) parce que due à une fermentation plus lente et modérée des matériaux.
On utilise en général du fumier vieux (entassé depuis plusieurs mois) ou des feuilles mortes (chêne, châtaignier, orme, hêtre) que l'on brasse avec un peu de fumier frais (moitié/moitié ou 2/3 de fumier vieux ou feuilles pour 1/3 de fumier frais).

La constitution d'une couche tiède peut s'échelonner entre Janvier et avril; sa durée d'activité est d'environ 2 mois, surtout si l'on prend soin de regarnir périodiquement (tous les 15 jours) les côtés des coffres avec du fumier frais : ce sont les réchauds.

- 3 - La couche sourde:
appelée encore couche enterrée, que l'on utilise quand les grands froids ne sont plus à craindre.
On l'établit dans une fosse creusée aux dimensions des coffres et sur 50 cm environ de profondeur.

On l'emplit avec du fumier vieux ou des débris de végétaux (vieux foin, paille, mauvaises herbes) mêlés d'un peu de fumier frais, de cheval ou de mouton, voire de poule (3/4 - 1/4).
Ce type de couche ne fournit qu'une faible chaleur mais n'exige en revanche que peu de fumier.

Les déperditions de chaleur sont limitées, la terre des parois formant un excellent isolant.
On emploiera cette formule de culture hâtée pour les semis en place de concombre ou de melon ou pour la mise en nourrice des plants devant subir plusieurs repiquages.


Montage d'une couche maraichère.

couche réalisée avec du fumier

La couche chaude est montée à partir d'un mélange de fumier de cheval, de feuilles mortes .
Un mélange de ces éléments est placé dans une tranchée (longueur variable), largeur 1,50 m maximum (suivant châssis dont on dispose).

Le fumier de cheval pailleux et riche en déjections est mélangé aux feuilles mortes qui agissent comme modérateur de température.
La couche chaude (20 à 30°C) se compose d'environ 2/3 de fumier et de 1/3 de feuilles ou paille, sur 80 à 90 cm d'épaisseur.

On l'utilise peu en culture maraîchère, mais surtout en floriculture.
La couche tiède est composée par moitié de fumier et de feuilles, sur 50 à 60 cm d'épaisseur.
Une couche de paille (ou feuilles) est placée dans le fond de la tranchée, puis le mélange employé (fumier + feuilles) est disposé en couches successives, en tassant très fortement et en humectant d'eau ou mieux de purin.

Lorsque le travail est terminé, on recouvre de châssis et on laisse passer le « coup de feu », c'est-à-dire l'élévation à forte température.
Lorsque cette température est normale (15 à 18° C) on place le mélange de terre et de terreau sur une épaisseur de 20 à 25 cm et lorsqu'il est réchauffé on peut commencer la culture.

Sur cette couche, vers le 20 janvier, on peut semer des carottes courtes, laitues Gotte ou autres de printemps, radis rond rose, cressons etc...


Montage d'une couche électrique

couche chaufée à l'électricité

L'électricité offre actuellement la méthode la plus pratique de chauffage grâce à un fils chauffant qui peut être placé sous le terreau de culture. Le schéma ci-contre nous montre la disposition.

bac en isomo personnelle

Le câble chauffant est déployé en boucle régulièrement espacé entre 2 lits de sable de 5 cm assurant ainsi une diffusion homogène de la chaleur, et est recouvert par un feutre horticole qui protègera le câble de tout contact. Le tout est couvert de 20 cm de terreau. La chaleur diffusée par le câble chauffant est très douce et s'accumule progressivement dans le terreau. Il n'y a donc à craindre ni surchauffe ni refroidissement brutal lorsque la température est atteinte. Cette t° est réglée au degré prés par un thermostat dont la sonde est enfoncée dans le terreau.

resistance chauffante dans le sable sous le feutre horticole

En serre j'utilise comme bac de culture des bacs de poisson en frigolite(isomo)trouvé chez le poissonnier, ainsi le bac sert de contenant et d'isolant. Dans le bac en frigolite, je place des billes en argile expansé (argex) qui servira de drainage. Par dessus, un tissus horticole, là dessus une couche de sable de rivière (sable du Rhin) de 2cm.

resistance dans le sable, le feutre horticole et par dessus le terreau

Maintenant on place le câble chauffant en boucle régulièrement espacée, ce câble est recouvert de 2cm de sable et d'un tissus horticole qui protègera le tout d'un malencontreux coup d'outil. Ensuite une couche de terreau, soit de semis et bouturage soit d'un bon terreau de repiquage, selon l'utilisation du bac. Comme on peut le voir sur la dernière photo un thermostat à été installé avec sa sonde qui sera dans le terreau.

le thermostat dans le terreau

Ce thermostat est réglé à environ 18°. Il existe bien sûr des thermostats électronique mais le mien est tout autre, d'abord il est gratuit car de récupération, il s'agit du thermostat d'une cuve de chauffe eau électrique dont la cuve avait rendu l'âme. Il faut régler le thermostat dans de l'eau tiède (18°) et le monter dans une boite en plastic Teko( chez les marchands de pièces électroniques). Le tuyau de la sonde est enfilé dans un tube en cuivre de 10mm pour l'eau dont le bout est bouché par une pièce de cuivre prévu pour ce matériel de plomberie. Il y a plus de10 ans que j'utilise ce système sans problème. Je mesure régulièrement la température du substrat avec la sonde d'un multimètre (pour l'électricité, multimètre digital) et j'obtiens toujours mes 18°.

fleur de rose rouge
bordure de fleurs verticales