fleur de rose trémière

Venez consacrer deux heures de l’un de vos mardi par mois, votre jardin s’en portera beaucoup mieux…et vous aussi…

bordure de fleurs verticales

Avril au jardin fruitier


Travaux au jardin fruitier

- Terminer la taille des arbres fruitiers à noyau.
- Greffer en fente, en approche ou en écusson, et fin du mois en couronne.
- Surveiller les arbres nouvellement plantés, pailler éventuellement.
- Attacher les framboisiers sur les fils.
- Prendre les mesures nécessaire en cas de, gelées tardives (floraison, des arbres fruitiers).
- En serre, ébourgeonner les vignes.

La tavelure:

La tavelure menace nos essences à fruits à pépins: ce parasite redoutable réclame des interventions régulières dès l'apparition des organes verts.
Ces derniers doivent être protégés par un film de produit fongicide.
Les infections de tavelure ont lieu chaque fois que la durée d'humectation des feuilles atteint un certain nombre d'heures à une température déterminée par exemple un feuillage humide durant 10 heures à une température de 14° détermine une infection légère; 10 heures d'humectation à une température de 16°amène une forte contamination.

Il est pratiquement impossible de récolter des fruits sains sans faire appel aux produits fongicides.
Contrairement aux insecticides, les fongicides recommandés pour lutter contre la tavelure ne sont pas toxiques, il s'agit de soufre mouillable, de fongicides de synthèse: captan - TMTD et aussi de produits à base de dodine et de Bénomyl.

Dans la pratique ont traite tous les 10 jours.
S'il pleut fréquemment les pulvérisations devront être plus rapprochées, en principe on recommence quand les chutes d'eau ont dépassé les 25 mm, on considère alors que le produit a perdu toute activité.

Si au contraire, il ne pleut pas l'aspersion peut être postposée, les spores de la maladie ne pouvant germer sur les feuilles que si celles-ci ont été mouillées un certain temps (9heures au moins).
Les risques d'infection primaire durent jusqu'à fin juin, début juillet.
Une culture indemne à ce moment ne sait plus émettre des spores de tavelure secondaire ou tardive, dès lors tout traitement doit être arrêté.


Le pêcher

Le pêcher est si sensible :
Les pêchers souffrent habituellement des gelées tardives, leurs fleurs très précoces à s'épanouir sont très fragiles.

En amateurisme, ces arbres sont plantés très souvent devant un mur ensoleillé, ceci constitue déjà une première chance de réussite.
Complémentairement on peut abriter les branches fleuries au moyen d'une grande toile en jute ou d'un film en matière plastique (PVC).

Cette protection doit être mise à 30 cm des parties à protéger afin de permettre le passage des abeilles.
Il ne convient pas de former un abri hermétique, il est même recommandé de ménager un petit espace libre au pied des sujets afin de permettre l'écoulement de l'air froid.

C'est aussi diminuer les risques de gelées printanières de toutes nos essences cultivées en basses tiges que de maintenir tondu très ras le gazon qui occupe les interlignes et cela du boutonnement blanc ou rose à la formation des jeunes fruits.

Le pied des arbres doit être débarrassé des plantes adventices et être dur, un sol ouvert (remué) augmente l'effet du gel.
Le désherbage chimique donne entière satisfaction; sur terrain propre on utilise des produits à base d'urée (prémazin à la dose de 15 à 20 g au m2).

Pour réussir valablement, il faut attendre un sol humide ou arroser préalablement.
En cas de végétation adventice, on emploie un herbicide destructeur de chlorophylle du type Paraquat (20 cc à 30 cc à l'are).
Les deux produits peuvent être combinés. Il existe d'autres spécialités commerciales, il s'agit de s'en référer strictement au mode d'utilisation.


Les pucerons

Les pucerons affectionnent les arbres à fruits à noyau: quelques journées sèches et chaudes au 1er printemps suffisent à donner le départ des premiers individus.
Les pucerons s'attaquent aux jeunes feuilles, aux bourgeons floraux et aux pousses encore tendres, herbacées.
Tous ces hémiptères sont dotés d'un rostre qu'ils enfoncent dans les tissus végétaux pour y sucer la sève; ce sont des suceurs.

Ils sont d'une extrême prolifération. Un œuf d'hiver procure une fondatrice, laquelle donne naissance à des individus femelles capables de procréer parthénogénitiquement c'est-à-dire sans intervention des sexes.
Ces femelles sont parfois ailées, elles se déplacent alors sur des végétaux hôtes secondaires (souvent des herbacées).
Tout au long de l'année nous assistons à un nombre invraisemblable de générations.

Les pucerons ont aussi leurs prédateurs, ce sont les coccinelles, hémérobes et sylphides.
Ces êtres utiles arrivent malheureusement lorsque les dommages des pucerons sont fort avancés.
Pour cette raison, les traitements «aphicides" sont à exécuter dès l'apparition des premiers individus.
Les aspersions données lorsque les feuilles sont enroulées et dégradées ne sont pas intéressantes du fait qu'on se trouve alors en présence des insectes utiles qu'il faut ménager à tout prix.

Les pucerons sont aussi des vecteurs de maladies spécialement des «virus» (très fréquents sur groseilliers, fraisiers et framboisiers).
Les secrétions des pucerons forment le miellat (recherché par les fourmis) lequel est à la base de la maladie cryptogamique ayant le nom de fumagine.
Il s'agit d'un enduit noirâtre détériorant grandement les produits à récolter (prunes, reine claude, etc...).

Pour lutter contre la gamme des pucerons l'amateur a recours à des spécialités les moins toxiques (bien s'en référer aux recommandations qui figurent sur les emballages).
Il faut choisir dans la gamme des diazinon et aussi les diméthoates (systémique), le purin d'ortie ou le pyrhètre.
Les traitements seront à renouveler si le besoin s'en fait sentir, certaines années pouvant être qualifiées d'« années à pucerons ».

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