L'EGLISE DE ROISIN ET SES CHAPELLES

Il existait à Roisin avant 1841, et ce depuis le VII ème siècle une église consacrée à St Brice. Cet édifice, dépourvu de plafond, tombait en ruines. Il fut démoli en 1841 et une nouvelle église fut reconstruite en 1841-1842.

Sa longueur intérieure est de 35 mètres tandis que sa largeur fait 15,60 mètres. Le choeur se termine en hémicycle. Les fondements et soubassements des murs sont en pierres de taille et les murs en briques. Elle possède 2 rangées de colonnes cylindriques en pierre d'un seul bloc, provenant d'une carrière de Roisin. Les chapiteaux et les bases de ces colonnes ne sont pas sculptés. Les fenêtres, de formes quadrangulaires, se terminent en cintre, elles ont 3 m de haut et 1 m90 de largeur. La voûte de la nef principale est cintrée, construite en bois, elle est plafonnée et peinte. Dans le choeur, il y avait, jusque dans les années 1960, des stalles en bois de chêne, sans sculptures, avant qu'un prêtre, brocanteur, les ait fait disparaître, ainsi que d'autres choses de grandes valeurs. La chaire de vérité est en chêne ainsi que les lambris et le maître autel. Le banc de communion était aussi en bois sculpté sans aucune représentation. Les bénitiers et les fonds baptismaux sont en pierres d'une grande simplicité. Dans les petites nefs, il n'y a qu'un plafond et les poutres ne sont pas apparentes. La porte d'entrée et les deux petites latérales sont en chêne. La tour de l'église a été construite en 1734, elle est de forme carrée et renferme un bel escalier qui conduit au jubé. Les abats sons sont de forme rectangulaire, terminée par un cintre. La jolie flèche, très solide, a été construite en chêne et couverte tout comme l'église en ardoise. Derrière le maître autel, on trouve un grand tableau encadré ( 3m X 2m50 ) représentant, d'après les archives de l'église, "La conférence sur l'Eucharistie entre les docteurs de l'Eglise", l'auteur est inconnu; c'est la copie d'un Rubens dont l'original se trouverait en l'église Saint Paul à Anvers. Une autre grande toile domine l'entrée de l'escalier du jubé derrière les fonds baptismaux. Elle représente 2 évêques, dont Saint Nicolas et la légende des 3 petits enfants. 14 stations de chemin de croix sur toile de 1m25 sur 90 cm, restaurées après les bombardements de 1918, étaient aussi dans l'édifice.

Vue de l'Eglise et presbytère
ROISIN - L'église et le presbytère.

L'église a été bénie le 20 novembre 1842 par le doyen du canton. La cérémonie a été payée par la comtesse de Louvencourt. Pour plus de renseignements sur les contenants de celle-ci, voir les copies de ses archives, contenues dans une grande farde noire avec l'histoire du couvent de Roisin. Le 17 août 1851, des cloches ont été bénies pour les églises de Roisin et Maurain. A ma connaissance, après la guerre de 1914-1918, il y avait trois cloches; deux ont été volées le 21/06/1943 par les allemands sous le pastorat de l'abbé Ch. DESCAMPS. La plus petite qui restait a ensuite été refondue et trois nouvelles cloches ont été bénies le 3 août 1952 par Monseigneur HIMMER. Max LEMAIRE était curé à cette époque.

La Chapelle Seigneuriale

A l'intérieur, et à gauche de l'édifice, se trouve la chapelle dite " du Château ". Elle fait partie intégrante du bâtiment. Elle était séparée du reste par une barrière en bois noir. Les seigneurs et derniers nobles de Roisin avaient leur entrée propre et se mettaient en ce lieu lors des offices. Le dernier noble à occuper la chapelle était le Père Jacques de Bivort de la Soudée.

Sous celle-ci on trouve une crypte où reposent les corps des anciens seigneurs et Baudry de Roisin. La chapelle appartenait vers 1600 au comte Ernest de Louvencourt et aurait été bâtie vers l'an 600 par le seigneur baron de Roisin. On m'a appris en classe que celle-ci se trouve toujours à la même place et que l'église actuelle aurait été reconstruite en tenant compte de le chapelle.

Elle renferme plusieurs tombeaux, dont le principal en marbre noir se trouve au centre et sur le dessus duquel il y a deux statues couchées en marbre blanc, un chevalier et sa dame en costume du XVI ème siècle. Ce tombeau comporte une inscription et est orné d'armoiries en relief représentant les écus des nobles de l'époque. La dernière inhumation remonte en 1871.

L'autel est un retable à colonnes ( renaissance classique ) avec au centre un Christ entouré des statues de la Vierge et Saint Jean. Tous les monuments de cette chapelle sont de très grande valeur.

Chapelle seigneuriale et sépulture des Baudry
ROISIN - Le chapelle seigneuriale et sépulture des Baudry

Le sanctuaire de Saint Ghislain.

Au centre de la petite nef de droite se situe la chapelle ou le sanctuaire de Saint Ghislain, protecteur des femmes enceintes et de la petite enfance. L'autel est surmonté d'une des deux plus vieilles statues du Saint que l'église possède. A la droite, une autre statue du saint offrant son baudrier au Seigneur. Non loin de là, une autre en bois date de 1619.

Le sanctuaire de Saint Ghislain
ROISIN - Le sanctuaire de Saint Ghislain

Sous l'égide du curé René Delférier, ce sanctuaire fut entouré d'un grillage en fer forgé. Cet ensemble fut ensuite démonté, on ne sait pas pourquoi? En mosaïque, dans le pavement de la chapelle, on trouve les armoiries de Roisin avec un singe, assis sur un casque, tenant en une main le drapeau du Seigneur et dans l'autre une grappe de raisins.

Un magnifique vitrail retrace la scène du baptême du premier miraculé que l'on appela Baudry. On peut voir aussi en ces lieux un drapeau confédéral en fine soie brodée offert par le comte Al-Esterazy de Marcolto ( Hongrie ).

Une frise représentant des feuilles de vigne et grappes de raisin orne aussi cette chapelle. De nombreux ex-voto se trouvent sur les murs du portail et la droite de l'autel. On peut y voir celui en relief que le roi Léopold III et la reine Astrid ont offert en 1930 pour la naissance de celui qui allait devenir le roi Baudouin ler.

Les deux autres chapelles.

A droite, dans le fond de l'église, il y a un autel dédié à Saint Roch, tandis qu'à l'avant de la même nef, une chapelle consacrée à la vierge est installée. Un banc de communion en chêne sculpté se trouvait devant mais il a disparu comme celui de saint Ghislain. Les statues de St Eloi, St Brice et du Sacré-coeur sont également disparues.

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