Fiches techniques:    
La réfection du lit non occupé:
Réf d'un lit occupé (changement de drap de dessous) chez un:
Réf d'un lit occupé (chgt du drap de dessous et de l'alèze) chez un:
Réf d'un lit occupé (chgt de l'alèze) chez un:

LE LIT DU MALADE

Aspect théorique :

1.      Composition de la literie.

a)      Pièces de protection :

La housse de matelas :       confectionnée en tissu imperméable, elle supporte les nettoyages et les désinfections.

La housse pour oreiller :          confectionnée en tissu imperméable souple, elle n’est utilisée que lorsqu’il existe des risques de souillures ( vomissements, saignements,…). Elle peut être lavée et désinfectée et doit être changée après le départ du malade.

La toile caoutchoutée :       nommée aussi « mackintosh », longue de 1,50 m et large de 0,90 m, lavable et désinfectable. Elle se place au travers du lit, le plus souvent au niveau du siège entre l’alèze et le drap de dessous et sert à protéger la literie inférieure lorsqu’il existe un risque (incontinence urinaire et/ou fécale, hémorragie digestive, plaies opératoires, …). Actuellement est de plus en plus remplacée par des alèzes plastifiées à usage unique, placées au-dessus de l’alèze en tissu 

b)      Pièces de literie :

Les oreillers :        On peut utiliser pour le malade plusieurs oreillers selon la position à donner :

-         un seul oreiller sert de coussin pour la tête et la nuque
-         deux oreillers : un sert de point d’appui aux épaules et descend au niveau des reins, l’autre soutient la nuque et la tête      

Au minimum un, permettra l’installation du malade.

 La taie d’oreiller :           Confectionnée en coton pour absorber la transpiration du malade.

  Les draps :                     Au nombre de deux :  Le drap de dessous recouvre le matelas, Le drap de dessus recouvre le malade.
Confectionnés en coton, de taille suffisante pour pouvoir être bordés et éviter de la sorte qu’ils ne bougent à chaque mouvement du malade.

 L’alèze :           Pièce de toile coton ou molleton, longue de 2m et large de 0,90m, elle doit être douce et sans couture, très solide puisque servant parfois à soulever le malade et recouvre la toile caoutchoutée parfaitement. A défaut de toile, elle protège de toute façon le milieu du lit (sous le siège du malade). Elle peut être remplacée par un drap plié en quatre mais il faut éviter de mettre les coutures au-dessus. Ces coutures, par frottement risquent de blesser le malade.
Dans tous les cas,
=> elle sera placée sur les parties diverses de la literie en protection des écoulements, quels qu’ils soient.
=> Elle sera placée sur le malade lui-même, quand il est déshabillé, pour ménager sa pudeur (lors d’examens, de transport, de soins corporels, etc. …).

=>Elles pourront remplacer le drap de dessous (= lit en trois alèzes) en fonction  des pathologies (dans les services de réanimation, …), des appareillages (malade en traction, …). Ce type de réfection facilite le travail de l’infirmier(e) et diminue les mobilisations du malade et donc la douleur qui y est consécutive.

 Remarque :   Le Larousse indique « alaise », l’usage a consacré « alèse » et « alèze ».

  Les couvertures :        

En laine, légères mais chaude, assez larges pour pouvoir être bordées,  elles seront en nombre suffisant
pour que le malade ait bien chaud. Elles sont d’un entretien coûteux et perdent de la chaleur à chaque lavage. Il ne faut pas les laisser traîner au ras du sol. Il faut bien les isoler entre le drap et le couvre-lit.

 Le couvre-lit :              

Il protège les couvertures et donne un aspect parfaitement net.
Dans bien des cas, il sert à lui seul de couverture.
A défaut, il sera remplacé par un troisième drap.

  2.      Précautions prises par l’infirmier(e) lors de la manipulation du linge sale.

=>     Ne jamais mettre le linge sale contre soi.

=>      Ne pas mélanger le linge d’hôpital en tissu avec le linge à usage unique en papier cellulose, ce dernier doit être jeté après usage dans une poubelle.

=>      Ne pas mélanger les couvertures ni les oreillers avec le linge en coton, ils sont lavés à part car ils ne supportent pas l’ébullition.

=>      Les linges contaminés (en cas de maladies contagieuses) doivent être mis dans des sacs spéciaux pour être acheminés vers la désinfection (cfr cours d’hygiène hospitalière).

=>     Ne jamais déposer le linge sale par terre, des sacs sont prévus à cet effet.

=>     Utiliser les chariots (de 1, 2 ou 4 sacs). Idéalement, le chariot est muni d’un couvercle pour éviter la contamination. Les sacs à linge sont stockés avant leur transport dans un endroit aéré.

 

Aspect pratique :

Démarche du soin.

Þ    Avant toute réfection de lit :

a)      Collecte des données :      
auprès du personnel, du service et en consultant le dossier infirmier :
·        Connaître au moins dans les grandes lignes :        
-         le diagnostic (restriction de la mobilité surtout)
-         le profil du patient (déficience auditive, …)
-         les particularités et entraves que l’on peut rencontrer (perfusion, sonde, prothèse, )
-         présence d’un matelas spécial (matelas anti-escarre par exemple)
·        Aller voir le malade :
-       Se rendre compte de son état,
-       Vérifier la literie,
-       Se rendre compte des difficultés éventuelles que l’on risque de rencontrer pendant l’exécution du soin (exemple : faire appel à une aide pour lever le patient au fauteuil et réfectionner le lit plus facilement)
-       Prévenir le malade de l’exécution proche du soin.  

b)      Planification :

=>     Placer à portée de main et dans l’ordre de leur utilisation tout ce qui est nécessaire.
=>     Prévoir une aide quand nécessaire (exemple : réfection d’un lit occupé).
=>     Prévoir un sac à linge sale quand nécessaire (qui reste dans le couloir par mesure d’hygiène).
=>     Fermer les fenêtres sauf si le lit est inoccupé ; toutefois tenir compte des malades environnants.

Þ    Exécution du soin :

=> Se laver les mains.
=> Remettre le lit en position horizontale.
=> Réfectionner le lit :        
avec précision, appliquer une technique adaptée à l’état du patient
avec douceur, dans les gestes et les paroles.
Sans oublier le confort du malade :
-         arrangement des coussins
-         réfectionner la partie supérieure du lit en demandant au patient à quelle hauteur il veut ses couvertures et son drap.
-         Penser à redonner au sommier sa position relevée (pied et/ou tête )

Þ    Après la réfection du lit :

-         Réinstaller le malade.
-         Ouvrir la fenêtre.
-         Penser à redonner au malade ses objets personnels et l’accès à sa table de nuit.
-         Ne pas oublier d’éliminer le linge sale.

Þ    Evaluation du soin :

La réfection du lit doit satisfaire :              
le besoin d’hygiène
le besoin de confort
le besoin de repos.