Comment utiliser les doigts... pour soustraire ?
Comment utiliser les doigts...
pour soustraire ?
 
  1. PuceLes manipulations actives

On joue à pêcher des poissons, on regarde ce qu’il y a dans l’eau, puis ce qu’on a pêché qui va dans le seau du pêcheur. On raconte... “il y en a 8 dans l’eau; j’en pêche 5 (que je mets dans le seau); combien en reste-t-il dans l’eau ?”

Le mot ‘’reste’’ est très important. On l’utilise tout le temps. On le redit en calcul.

Ensuite, on fait des manipulations du même genre avec les doigts. On peut par exemple mettre des petites marionnettes ou des bouchons de feutres sur les doigts et les enlever, puis on apprend à abaisser les doigts seuls. On joue à pêcher, on regarde ce qui reste. On oralise toujours beaucoup, et on écrit le calcul en le racontant.

  1. PuceOral pour dire le calcul

Exemple:  8 – 5 = 3

Je dis d’abord “j’en ai huit, on en enlève (pêche) cinq, il en reste trois”.

Petit à petit, on pourra dire “le huit moins le cinq, reste le trois”.

  1. PuceSur les doigts

Attention: abaisser les doigts dans l’ordre du décomptage pour garder la logique de la construction!
(commencer par le dernier!)


L’enfant commence par abaisser le huitième, puis le septième, et ainsi de suite. L’enfant abaisse les doigts, d’abord un par un, puis, plus tard, d’un seul coup!

  1. PuceEvoquer les doigts

Les voir ou les “sentir” sans les faire bouger, apprendre à “voir” ce que l’on fait sur les doigts dans la tête, évoquer l’oralisation de “l’histoire” du calcul.

  1. PuceMettre la démarche dans l’abaque

On peut barrer les points représentant les unités-doigts.

 

Si le premier nombre est supérieur à 10 (exemple: 13 - 5 = 8):

On repasse par le CLAP (dix) !

    

Je montre d’abord treize avec mes doigts (“clap” et trois).

1° étape:

En comptant jusque cinq, j’abaisse d’abord les trois doigts que je vois, puis le dix revient de ma tête (faire le mouvement du bas - d’en-dessous du banc par exemple - vers le haut) et j’en abaisse encore deux.

2° étape:

Je regarde les trois doigts que je peux voir et j’imagine ce qu’il va se passer sans le faire. J’essaie e le raconter. Ensuite j’exécute ce que j’ai d’abord pensé: abaisser les trois, le dix revient, abaisser encore deux d’un coup.

L’oralisation de la démarche est importante. Il faut raconter ce qu’on fait, l’évoquer, et aussi représenter la démarche dans l’abaque, par des calculs composés ou des situations fléchées.

Exemple: