



L’enfant peut voir et sentir la quantité des doigts ! Il peut aussi montrer une quantité de doigts sans avoir besoin de les voir. Les doigts sont le lieu de sensations qui lui permettent d’en contrôler la quantité.
A.Face à l’organisation de la représentation, l’attitude est plus sereine
L’enfant peut s’angoisser quand il compte une quantité de… s’il a peur d’avoir oublié de compter tel ou tel objet… Les doigts sont “faciles” à compter, à garder…
Les enfants abordent un sens commun à tous pour organiser la représentation des nombres.
L’organisation des doigts est indiscutablement privilégiée: nous avons tous dix doigts et nos mains sont morphologiquement et naturellement bien organisées. Le nombrement est aisé. L’écriture en base dix coule de source.
L’enfant qui montre un nombre de doigts montre une organisation d’un nombre tout court, et cette organisation permet d’imaginer sans difficulté la quantité.
L’utilisation des doigts est un chemin qui conduit tout droit à l’abstraction. Elle intervient dans les apprentissages, dans les situations de vie, donne du sens aux structures numériques et aux calculs.

8 dans la tête !
B.Les doigts, aussi, on les a toujours sur soi !
Ils ont l’avantage d’être à notre disposition à tout moment. Même quand on ne les voit pas, on les sent (perception kinesthésique). Nous n’avons pas besoin de voir nos mains pour donner le nombre de doigts levés: nous sentons l’état de notre corps, nous percevons le mouvement de l’intérieur. Nous pouvons donc contrôler les quantités sans les voir.
L’enfant, n’importe quand, n’importe où, dans n’importe quelle situation, peut faire référence à ses doigts, il les a sur lui, il les sent, il les imagine.
C.L’enfant peut rattacher le nombre abstrait à un nombre de doigts…
Le travail à l’aide des mains est une étape utile, pratique et directe vers l’intégration des nombres abstraits.
Le comptage qui semble facile ne conduit pas à l’opération logique de classification des nombres et de l’inclusion. Il peut aboutir à la réponse correcte qui renforce l’opération, mais il ne conduit pas à l’intégration de cette opération.
Jusqu’à 7 ans, l’enfant n’est pas capable d’abstraire complètement les nombres sans se rattacher à une image (visuelle ou kinesthésique) de ces nombres.
Les doigts sont un matériel instinctif, concret, visible. On peut les sentir, les imaginer aisément. C’est un matériel sobre et UNIVERSEL !
D.Les mains sont “organisées”
La configuration spatiale des doigts (quatre et un) permet une représentation rapide d’une quantité. La disposition dissymétrique de la main respecte ainsi la limite (à quatre) de la capacité humaine à reconnaître immédiatement et visuellement les nombres. Le pouce s’écarte de l’index, et on peut donc reconnaître immédiatement une série du premier coup d’œil. De plus les mains ont l’avantage d’être organisée en deux fois cinq doigts.
Au-delà des deux mains, l’enfant est amené à abstraire le “10” pour continuer la suite des nombres sur ses doigts. Pour concrétiser le passage abstrait par le “10”, il suffit à l’enfant de frapper dans ses mains (le “clap”).
“clap”
E.Les mains sont efficaces
Les enfants intègrent plus vite et plus facilement les notions de nombre et d’opération.
Que de temps gagné ! Finies les manipulations fastidieuses…
Il est étonnant de voir comme les enfants retiennent facilement, évoquent spontanément, retrouvent aisément leurs repères… en se passant de revenir au concret ou au collections, en retrouvant dans leur tête ce qu’ils cherchent.
Tout coule de source, rien n’est plus vraiment à démontrer… L’oralisation exprime continuellement les situations. Ces manières déculpabilisent les enfants qui presque tous, et toujours en cas de périodes d’apprentissage, utilisent leurs doigts en calcul… et il n’est d’ailleurs pas rare de voir des personnes adultes y avoir également recours !
Avant d’expliquer dans le détail “pourquoi” les doigts, ce site explique succintement “comment” est née cette méthode d’apprentissage du calcul basée sur les doigts. Si cela vous intéresse, faites un détour par l’historique.

Voici maintenant, en cinq arguments, pourquoi les doigts forment une collection de base efficace à l’apprentissage.