L'HOMME.

Si le récit d'une vie égale à celle du Général, Comte Loison, était une fable, il serait sans doute aisé de tirer une moralité. N'étant pas "La Fontaine", l'opportunité de lui donner un déguisement animal n'est pas de mise. Cela dit, il n'aurait certes pas, endossé la caricature du baudet !

Puisque l'on ne peut apercevoir l'homme, qu'en travers d'une lucarne embuée, depuis près de deux siècles, je ne porterai aucune opinion et ce, à l'inverse de certains. Diderot, n'a-t-il pas écrit: " Il n'y a de si rare qu'un homme tout à fait méchant, si ce n'est, peut-être qu'un homme, tout à fait bon". Je ne prendrai donc, pas le risque d'en dire trop, pour ne rien dire si ce n'est quelques réflexions.

Loison, à l'instar de ses contemporains, était rapace mais, l'Empereur avait très souvent encouragé la cupidité de ses Officiers. L'intelligence supérieure du Général, a certainement, beaucoup contribué à bâtir sa fortune. Il est indéniable, qu'indépendamment, de son extrême jeunesse, au moment des faits, le côté négatif dans sa vie, est la destruction de l'abbaye d'Orval. N'aura-t-il pas essayé de se faire pardonner en contribuant largement , à l'élévation de son Oncle à l'une des plus hautes dignités ecclésiastiques.

Peut-on imaginer, aujourd'hui, qu'un homme puisse affronter les dangers autant que Loison et passer entre toutes les mailles du filet, comme il le fit. Son accident de chasse en 1806 (manchot), l'avait beaucoup diminué physiquement mais, nullement empêché de parcourir des milliers de kilomètres à pied et à cheval. Rien que cette performance vaudrait d'être inscrite aujourd'hui, au " livre des records". Au risque d'émettre un jugement incertain ou injuste de l'homme, je laisserai le souvenir, que d'autres hommes ont gravé sur le côté ouest de l'Arc de Triomphe à Paris, "LE GENERAL LOUIS-HENRI LOISON".