Après la prise de la ville d'Opporto (PORTO) et de Braga la municipalité de cette dernière envoya une adresse au Maréchal Soult de bien vouloir soumettre à Sa Majesté l'Empereur Napoléon d'obtenir de lui, un Prince de son sang ou un Prince à son choix. D'autres villes firent les mêmes voeux. On croyait être en pays allié !.
Soult crut qu'il pourrait tirer un grand parti de ces propositions et donna l'ordre d'engager le plus grand nombre de communes à y souscrire. Cette façon d'agir aurait pour lui de graves conséquences et donna lieu à des interprétations malveillantes à son égard. La situation militaire tournant à la faveur des Anglais, Loison commis l'erreur d'abandonner Amarante et le pont qu'il occupait coupant ainsi la possibilité d'une retraite de l'armée française. Cette résolution était inexplicable et ce mouvement pouvait donc être le fait d'une trahison. La position de l'armée en devint délicate. Dans la nuit du 8 au 9 mai 1809 , le général Lefebvre avait révélé au Maréchal Soult, qu'un de ses anciens aides-de-camps l'Adjudant-Major Argenton était venu lui faire des propositions pour entrer dans une conspiration. Immédiatement arrêté, il passa aux aveux et dénonça un grand nombre de généraux et de colonels. Pour sa défense, devant le conseil de guerre, il dénonça le Maréchal Soult d'avoir des vues sur la couronne du Portugal.
A la fin de la même année Argenton rentra en France sous un déguisement, ce qui semble indiquer qu'il continuait à être l'instrument d'une intrigue politique. Il fut reconnu, arrêté, jugé à Paris et fusillé. Devant le conseil de guerre il changea son système de défense. Son avocat, Me Falconet, ayant entendu parler de projets que l'on attribuait à propos de la couronne du Portugal, chercha à expliquer la trahison de son client, par le mécontentement causé par son ambition. La résolution de Loison de quitter le pont d'Amarante était inexplicable car le général maître du pont ne pouvait rencontrer aucun obstacle sérieux. Si Silveira avait voulu s'opposer à sa marche, les divisions françaises en se réunissant l'auraient, facilement écrasé. Ce mouvement ne pouvait donc qu'être le fait d'une trahison et cette trahison était prouvée par l'arrestation d'un Adjudant-Major du 18e dragons, nommé Argenton, qui avait été envoyé au Duc de Wellington par son Colonel Lafitte et par le Colonel Donadieu. Cet Adjudant-Major fut saisi porteur de lettres du général anglais à ces deux officiers supérieurs.
Le Maréchal Soult jugea, dès lors, qu'un complot, dont le général Loison était le chef, avait été organisé pour le livrer lui et son corps d'armée à l'ennemi. Le général Loison se serait lui sauvé avec ses troupes et ses adhérents et, il se serait présenté à l'Empereur comme ayant conservé les débris de l'armée compromise par les fautes ou par l'ambition du Maréchal Soult. Nous serions restés prisonniers et l'éloignement du lieu de la scène n'aurait, peut-être pas permis à l'Empereur de pénétrer dans ce mystère d'iniquité.
... Quant au général Comte Loison il s'était rendu célèbre par sa bravoure mais aussi par ses rapines , sa paillardise et son indiscipline. Sa tête était alors mise à prix dans tout le Portugal et les généraux Brun de Villeret et Tholozé l'accusent formellement de trahison. C'est lui qui avait livré sans combat aux Portugais le pont d'Amarante ce qui contraignait Soult, pour sauver son corps d'armée, à sacrifier les canons qui lui restaient et toutes ses voitures et à abandonner les routes pour la montagne. Comme Quesnel, Loison était donc intéressé à accuser Soult pour se défendre.
Le général Brun de Villeret se rendit auprès de l'Empereur en mission en Autriche, Schoenbrûnn. Il put lui exposer la position du Maréchal. Au terme d'un long entretien avec Brun, l'Empereur lui remis une lettre confidentielle à remettre au Maréchal. Il termina en disant:
"Ajoutez que tout est oublié et que je mets, maintenant, en lui toute ma confiance."
Brun écrivit ;
"On imaginera aisément combien je fus satisfait de la manière dont se terminait ma mission et quel empressement je mis à apporter au Duc de Dalmatie (Soult) de si bonnes nouvelles..."
COMPOSITION DE LA DIVISION SOUS LE GENERAL LOISON.
SECONDE DIVISION D'INFANTERIE.
État-Major.
Mr. Le général de division Comte LOISON, commandant.
MM. Coizel, chef de bataillon et Lages, capitaine aide-de-camp.
Mr le général de brigade Charlot.
MM. Lalou et Cardineau, capitaines aide-de-camp.
Le général de brigade Baron Thomières.
Mr Pillet, Adjudant-commandant, chef d'Etat-Major.
Mr Oboussier, capitaine adjoint.
Troupes.
| 1ère Brigade |
3e bataillon du 4e léger 3e bataillon du 12e léger 3e bataillon du 15e léger |
1098 1253 1305 |
|
4731
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| 2e Brigade |
3e bataillon du 58e de ligne 2e bataillon du 2e Suisse |
1428 1103 |
|
3565
|
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| Total: |
8296
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