La Tragédie d'Opporto: Une nuit tragique:

LE GENERAL LOISON LIVRE SANS COMBAT, AUX PORTUGAIS LA LIGNE DE RETRAITE SUR L'ESPAGNE.

Soult fait aussitôt détruire dix-huit canons restants, les voitures et les bagages et charge les blessés sur les chevaux. A l'aube, Soult prend la montagne et sauve son armée.

Tous les rapports annonçaient, en effet, qu'une armée anglaise avait débarqué à Lisbonne dans le courant d'avril. Elle était forte de 25.000 hommes et commandée par Sir Wellesley, plus tard, Duc de Wellington, 1769-1852 né, à Dublin, la même année que l'Empereur et que le Maréchal Soult qui fut longtemps son adversaire et qui devint son ami. Il avait terminé son éducation à Bruxelles puis, à l'Académie Militaire d'Angers où il contracta de solides amitiés. Cette empreinte française lui permit de comprendre et de combattre efficacement nos chefs en Espagne mais, nous lui devons son intelligente modération de 1814-1815 et ses fréquentes et efficaces interventions contre le haineux Blücher. Wellington, comme Soult a été à la fois, un grand soldat et un grand ministre militaire; comme lui il a méprisé les politiciens et bravé l'impopularité pour obtenir les résultats qu'il estimait essentiels.

Il résulte de témoignages des aides de camp du Maréchal Soult que le maréchal a lui-même veillé au passage de son avant-garde sur la rive droite, à la destruction du pont, au rassemblement des bateaux et à la mise en place du dispositif de protection contre tout débarquement anglais éventuel par la mer. C'est à trois heures du matin qu'il a envoyé Tholossé auprès du général Loison et il n'a consenti à prendre du repos qu'au petit jour.

Le Maréchal Soult écrit dans ses mémoires...

Le Maréchal Soult poursuit dans ses mémoires...

Dans "NAPOLÉON", Jean Tulard écrit;