Le Général Loison était remplacé dans son commandement de Westphalie par Canuel. Il était dès lors, appelé à Stettin afin de commander la direction du siège de Kolberg.
Le 1er février 1807, il prenait ses dispositions pour l'attaque future de la place fortifiée qui était initialement défendue par Nettelbeck. Quatre-vingt dix pièces d'artillerie la défendaient. Comme les Français s'approchaient, les mercenaires et les habitants s'apprêtaient à un siège de longue durée.
Le cinq avril après un bombardement intensif, un des commandants Prussien disait:
" Si cela continue, nous devrons bientôt céder "
mais Nettelbeck répondait:
"Citoyens, le moment est venu de montrer ce que nous avons en nous "
et sortant l'épée il disait:
"le premier qui parle de réddition, Je le tuerais "
Le 29 avril le commandant était remplacé par Gneisenau. Ce dernier avait un plan: Ne jamais donner de répits aux assiégeants.
C'était un siège dur et il était devenu plus difficile pour les défenseurs car les Français rampaient tout près.
La garnison, cependant, avait augmenté de 1'000 à 6'000 hommes .De ces les 6'000 courageux plus de 2'000 devaient être tués ou blessés . On pouvait à peine trouver une maison avec un carreau intact quand une trêve a été annoncée le 3 juillet 1807.
Le 25 juin, Napoléon et Frederick Wilhelm avaient signé une cessation d'hostilités. Les français n'ont jamais tenu compte de cela . Au contraire ils ont même fait des tentatives, plus désespérées, pour prendre la forteresse.
Gneisenau avait fait des soldats, avec du matériel peu prometteur et il avait trouvé des citoyens libres et des troupes de garnison décidés a aller jusqu'au bout afin de préserver leur liberté. Et c'est ainsi que face à l'acharnement de Loison, ces hommes devinrent des héros.
Cet héroïsme, de la petite ville de Kolberg, en Prusse orientale sur la côte Baltique avait symbolisé l'héroïsme d'Allemands ordinaires devant l'envahisseur. Kolberg était toujours dans les mains Prussiennes quand la guerre était finie.
A la fin de l'année, le Général Loison rejoignait l'armée de la Gironde sous les ordres du Maréchal Junot, non sans laisser des traces indélébiles de son passage en Prusse. En décembre il partirait pour Salamanque et pour ses exploits au Portugal.
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| La guerre totale du second semestre 1944 dans le IIIe Reich allait bientôt être à son point culminant et au moment où l'Allemagne avait le plus besoin de son potentiel humain, Goebels, sur les ordres de Hitler, allait immobiliser plus de cent quatre-vingt mille hommes, pour les employer comme figurants dans un film retraçant l'opiniâtreté de Loison et la défense de la petite ville Balte contre l'armée de Napoleon. La défense acharnée de cette petite ville et un film dédié à sa mémoire devaient, aux yeux d'Hitler, valoir plus pour le moral de la population, que l'annonce d'une victoire militaire. L'évocation de la défense héroïque de la patrie par le peuple contre l'invasion allait être exploité pour la propagande. Le film fut réalisé, en couleurs, par Veit Harlan . Le général Loison, un des protagonistes prenait une place dans l'Histoire et dans le cinéma Allemands, grâce à Hitler et sous ses yeux. |
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