Le Général Loison venait d'être nommé Gouverneur de la province de Münster et Osnabrück en Wesphalie. Je pense qu'il serait intéressant de prendre connaissance de la marque laissée par la deuxième domination française et, également du Général Loison. Je laisse la parole à l'écrivain allemand Hans-Joachim Behr, ainsi qu'au traducteur des passages de son livre, Monsieur ,Lauwers:
Les ministres Hanovriens avaient enlevé les emblèmes prussiens et avaient érigé des tableaux avec l'inscription: "PAYS DE HANOVRE", afin d'indiquer que le pays était neutre. Mais cela n'arrêtait pas la marche en-avant des français. Déjà, le 26 octobre le Général Grandjean occupait Osnabrück et le 9 novembre, venant de Kassel, Mortier entrait dans Hanovre, le 12 il prenait possession du pays et, tout de suite après, Hameln et Nienburg se rendaient.
Osnabrück fut séparé du reste du pays de Hanovre et rassemblé avec Münster, Tecklenburg, Mark et Lingen dans : PREMIER GOUVERNEMENT DES PAYS CONQUIS ET SOUMIS AU GENERAL LOISON, comme Gouverneur général. Un collège administratif à Munster, dans lequel von Bar était conseiller de chancellerie, s'occupait de l'administration. Les autorités existantes pouvaient continuer leur travail. En décembre, LOISON, venait pendant huit jours en visite de Munster à Osnabrück.
Ce voyage ainsi que les frais inhérents, s'élevaient à 1800 taler. L'argenterie fût prêtée par trois familles; lors de la restitution, il manquait à l'un, un couteau, à l'autre, une fourchette, le troisième, une cuillère. LOISON fît annoncer à la population Wesphalienne, un Régime Paternel. Les territoires sous son obédience ne retourneraient jamais plus à la Prusse, les Armoiries Prussiennes enlevées, les magasins expropriés, toutes les armes remises. Dans toutes les villes, une garde de citoyens probes serait créée afin de maintenir la Paix. Sa principale occupation, néanmoins, était d'exploiter le pays d'une façon extrême. A Münster, fût érigé une "Caisse de contribution spéciale ainsi qu'une commission des contributions et, dans lesquelles Herr von Bar et doyen de la cathédrale von Spiegel étaient membres. Pour l'entretien de l'armée il fallait payer de l'argent, livrer des chevaux et remettre à neuf les uniformes des soldats français. On s'adressait directement à Napoléon par l'entremise du Gouverneur, Général Loison, demandant une modération des taxes, étant le fait que le pays était complètement épuisé, mais sans succès. Déjà on avait introduit une taxe-maison, une taxe sur les revenus, la profession, les rentes, les chiens. Mais les montants collectés n'arrivaient pas du tout à procurer la taxe de guerre exigée. Le gouvernement français menaçait de prendre des mesures extrêmes. Pendant cette deuxième domination française qui avait duré un an à peine, notre Principauté a du envoyer à Münster un million de francs. Le 23 octobre, le Bourgmestre, réunissait pour la dernière fois les conseillers et les exhortait, le conseil et les différentes classes ensemble avec toute la bourgeoisie, de s'entraider afin de pouvoir vaincre les contrariétés éventuelles. Ils finissait ainsi : Osnabrück vivait heureux sous la Crosse et le Sceptre, heureux, avant beaucoup d'autres villes et heureux par soi-même. Ses habitants étaient des sujets fidèles à leurs Souverains, ils deviendront, ils doivent à présent devenir les fidèles sujets du Royaume de Wesphalie. Leur sens de l'homme de bien, leur assiduité et leur goût pour l'ordre leur vaudra l'hommage du nouveau Souverain. ( Jérôme, frère de Napoléon). Nous ne craignons rien, Osnabrück restera heureux tant qu'ils garderont leur sens inné pour le bien et la générosité. Osnabrück restera tant qu'ils vaudront leurs noms glorieux de leurs ancêtres ."