31 octobre
2004 - Mardi de la 22ème semaine paire
1 Cor 2,
10-16 ; Luc 4, 31-37
Prieuré de
Kibungo, Rwanda
H o
m é l i e
Hier nous avons vu que
le véritable « pouvoir » réside non pas dans celui qui a la force et
qui l’utilise pour écraser ou pour tuer, mais dans celui qui sait pardonner et
ne pas répondre à la violence par la violence.
Dans l’Évangile
d’auujourd’hui nous voyons une autre forme de pouvoir chez Jésus. Il parle avec autorité aux forces du mal et
celles-ci lui obéissent. Lorsqu’il guérit
un possédé en commandant simplement au démon de sortir de lui, la foule se
dit : « Quelle
est cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits
mauvais, et ils sortent ! ».
Parce que Jésus parle
« avec autorité », le démon
sait qui il est : « Je sais fort bien qui tu es », lui
dit-il. Savoir qui est quelqu’un et
connaître quelqu’un sont deux choses fort différentes. On peut savoir qui est quelqu’un, on peut
même savoir beaucoup de choses à son sujet ; mais on ne peut pas dire qu’on
connaît vraiment quelqu’un aussi lontemps qu’il n’y a pas eu entre cette
personne et nous une relation mutuelle de confiance et d’amitié.
Seul l’Esprit de Dieu,
nous dit Paul dans la lettre aux Corinthiens, connaît vraiment Dieu. Or cet Esprit de Dieu, c’est à la fois
l’Esprit du Père et l’Esprit du Fils, l’amour mutuel qui les unit. Or, la chose merveilleuse, dit encore saint
Paul, c’est que nous avons l’Esprit du Christ.
Et c’est pourquoi il nous est possible à nous aussi de connaître
Dieu. Cette connaissance de Dieu est
au-delà de toutes les connaissances au sujet de Dieu que nous pouvons – et que
nous devons – acquérir à travers nos lectures et nos études.
Demandons la grâce de
vivre toujours plus sous l’influence de l’Esprit d’amour qui nous permette non
seulement de connaître vraiment Dieu, mais qui nous permette de chasser, par
cette Parole toute puissance qu’est le Christ lui-même, toutes les forces du
mal qui peuvent s’attaquer à nous.