2 janvier – Mémoire de Saint Basile le Grand et de Saint Grégoire
de Nazianze
Abbaye de Soleilmont
L’Évangile d’hier (1 janvier) nous présentait Marie,
la contemplative, qui gardait dans son cœur et méditait tout ce qu’elle entendait
au sujet de son fils. Dans la première
lecture d’aujourd’hui Jean, un autre grand contemplatif, nous invite à faire
de même : « Pour vous, que ce que vous
avez entendu dès le début demeure en vous. Si en vous demeure ce que vous
avez entendu dès le début, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans
le Père. » Maintenant que nous approchons déjà de la fin du « Temps de
Noël », nous devons voir à ce que toutes ces belles célébrations ne soient
pas simplement des moments joyeux dont la mémoire s’estompe graduellement,
mais qu’elles produisent en nous des fruits qui demeurent. Et Jean de nous inviter à demeurer en Dieu, puisque son « Onction »
demeure en nous.
Et puis, dans l’Évangile d’aujourd’hui
l’accent change subitement. Des récits
de l’enfance de Jésus on s’oriente déjà vers son baptême. Et la question de
l’identité de Jésus se pose toujours. Alors qu’on se demandait qui était cet enfant qui venait de naître,
et que peu avaient la grâce de reconnaître, la question de l’identité se posera
de même au moment du baptême. Il y
a parmi vous quelqu’un que vous ne reconnaissez pas, dira Jean le Baptiste.
Et il continuera : « Il y a un de mes disciples » (car
c’est ainsi que doit se traduire l’expression « il y en a un qui vient
après moi – ou un qui me suit ») qui est plus grand que moi.
Ainsi donc le Verbe de Dieu, qui s’est fait tout petit enfant pour
devenir l’un de nous, a commencé son ministère public en se faisant d’abord
disciple de Jean-Baptiste.
Tout comme la question de l’identité
de Jésus posait celle de l’identité de Jean-Baptiste (Dis-nous, finalement,
qui tu es ?), elle pose aussi celle de notre propre identité. « Qui
sommes-nous ? » -- Créés à l’image de Dieu, nous n’arrivons jamais
à percevoir qui nous sommes vraiment qu’en pénétrant toujours dans le mystère
de Jésus. Comme Marie, gardons tous
ces événements et méditons-les dans notre cœur.