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André
Maus, né en 1943, a, en 40 ans, élaboré une
œuvre extrêmement dense, exposée très régulièrement
depuis son 1er prix de sculpture à l’académie
de Bruxelles en 1966. Les lignes qui suivent n’ont pas la
prétention de la présenter dans sa totalité
et les quelques pièces citées n’en illustreront
que quelques aspects. Chez André, la sculpture, qu’elle
soit terre, pierre ou bronze, est travail, au sens d’accouchement
lent. Marsyas est une belle illustration de cette émergence.
Mais il ne faudrait pas se tromper et y voir le fruit d’une
activité torturée ou d’un labeur pénible.
Bien sûr, il y a la difficile contrainte de la matière,
qu’il faut mettre en forme, comme dans Coquine, Maternité
ou Volupté. Mais cette activité procure un plaisir
intense, jubilatoire, elle libère, L’Elan le montre
bien. Par ailleurs, la maîtrise conduit au dépouillement,
comme dans La Rêveuse et au tragique, comme dans Les Orants.
C’est tout l’humain.
L’activité d’André
Maus est inlassable, mais jamais égoïste. Il partage
son plaisir en dessinant avec ses amis, artistes chevronnés
ou amateurs. Ils goûtent son immense curiosité et sa
grande culture qui, outre une technique sûre, nourrit une
œuvre qui tend à l’universel.
J.-C. W.
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