1950
Paroles : Delormel et Garnier Musique : L.C. Desormes Orchestre : Marius Coste Editions Fortin Enregistrée le 29 juin 1950
Je suis le chef d'une joyeuse famille Depuis longtemps j'avais fait l'projet, D'emmener ma femme, ma sœur, ma fille, Voir la revue du 14 juillet Puis après avoir cassé la croûte, En cœur nous nous sommes mis en route ; Les deux femmes avaient pris le devant ; Moi j'donnais l'bras à belle maman. Chacun d'vait emporter D'quoi pouvoir boulotter D'abord moi j'portais les pruneaux, Ma femme portait deux jambonneaux, Ma belle-mère comme fricot, Avait une tête de veau, Ma fille son chocolat, Et ma sœur deux œufs sur le plat. Gais et contents, Nous marchions triomphants, En allant à Longchamps le cœur à l'ai-ai-ai-se, Sans hésiter, car nous allions fêter, Voir et complimenter l'armée françai-ai-se. Bientôt de Longchamps on foul-la plouse, Nous commençons par nous installer, Puis je débouche les douze litres à douze, Et on se met à saucissonner. Tout à coups on crie : " vive la France " ; ..Cré Dieu c'est la revue qui commence, Je grimpe sur un marronnier en fleur Et ma femme sur le dos d'un facteur. Ma sœur qu'aime les Lanciers, Acclame ces fiers troupiers, Ma tendre épouse bat des mains, Quand défilent les Saint-Cyriens, Ma belle-mère pousse des cris En r'luquant les Spahis, Moi j'faisais qu'admirer Le brave général Boulanger. Gais et contents, Nous étions triomphants, De nous voir à Longchamps le cœur à l'ai-ai-ai-se, Sans hésiter, nous voulions tous fêter, Voir et complimenter l'armée françai-ai-se. En route j'invite qu' èque militaires, A venir se rafraîchir un brin. Mais à force de lécher des verres, Ma famille avait son petit grain. Je quitte le bras de ma Belle-mère, Je prends celui d'une cantinière Et le soir quand nous nous rentrons, Nous sommes tous complètement ronds. Ma sœur qu'était en train D'ram'ner un fantassin, Ma fille qu'avait son plumet, Sur un cuirassé s'appuyait ; Ma femme sans façon, Embrassait un dragon ; Ma belle-mère, au p'tit trot, Galopait au bras d'un turco. Gais et contents, Nous allions triomphants, En revenant d'Longchamps le cœur à l'ai-ai-ai-se, Sans hésiter, nous venions d'acclamer, D'voir et d'complimenter l'armée françai-ai-se. Merci à Dominique Darte pour ces paroles