BD
Krinein - 11 septembre 2006 :
La collection Grand Angle des éditions
Bamboo continue sur sa lancée, celle qui consiste
à aligner des nouvelles séries comme autant
de surprise. Lenny Valentino n'échappe pas à
cette règle. Malgré quelques clichés
et dialogues contrefaits et en dépit d'un dessin
qui exagère parfois, ce premier tome nous plonge
au coeur de la Prohibition en mêlant polar noir
et chassé-croisé aux airs de western.
Poison the well
Lenny Valentino est un gangster, mais qui a choisi d'oeuvrer
pour le bien de sa petite ville. En lutte contre le
Don, le parrain local, il est aidé par ses deux
frères, dont le jeune Rudy Boy, tête brûlée
bien utile. Epine embarassante dans le pied de la mafia,
il se retrouve avec sur ses traces le dénommé
Elmer Stump, tueur à gages réputé
qu'il a sauvé quelques années auparavant,
lorsque cet assassin était poursuivi par un dénommé
Karel Kowalsky. Inspecteur d'origine polonaise, celui-ci
ne s'est pas remis du meurtre de sa fiancée que
le mercenaire a perpétré ce soir là.
Chacun a ses ambitions, mais celles-ci risquent bien
de se téléscoper.
Lenny Kilmister
Ligne éditoriale oblige, l'influence cinématographique
est palpable, des fusillades sanguinolentes aux drames
romantiques sous ambiance feutrée. Tout en suivant
un cahier des charges relativement conventionnel fait
de vengeances, de personnages et situations repérables
(le tueur motivé par le seul appât du gain
et peut se retourner contre ses commanditaires, le héros
qui a du mal à gérer sa relation sentimentale,
le flic au fond du gouffre, le petit gavroche à
grande bouche), les auteurs parviennent à insuffler
suffisamment de noirceur et de rythme à leur
récit pour que celui-ci retienne l'attention.
L'ambiance également faite d'orchestres de jazz,
de tacots d'une autre époque et de costumes classes
comme on n'en fait plus, est également entraînante.
Le dessin de Guillaume Poux, inédit pour la collection
y est pour beaucoup. Evidemment dans une veine réaliste,
celui-ci lui donne du relief à grands renforts
de traits qui dynamisent l'ombrage ou accentuent les
mouvements. Parfois trop, et il n'est pas rare que dans
certaines cases le dessinateur en fasse trop et désamorce
leur intensité. En revanche, quand il s'agit
de dépeindre des flashbacks haletant, la colorisation
ternie et l'abondance de tracés se chargent de
produire les plus belles planches du volume.
Verdict
En conclusion, même sans déborder d'originalité
(on peut penser à De Sang froid, chez le même
éditeur, dans un contexte historique plus intéressant),
Lenny Valentino rejoint Groom Lake, Filii, Elvis et
Welcome to Hope dans la catégorie des bande-dessinées
mainstream qui savent se faire agréables. (Zdenek
- le 11/09/2006)
Planète
BD - septembre 2006 :
Dans le Chicago des années 30,
un puisant parrain engage un tueur professionnel pour
s'occuper du caïd Lenny Valentino. Un récit
de gangster efficace, dans les règles du genre...
L'histoire : En 1928, à Poison-Town,
banlieue de Chicago. Les trois frères Valentino
ont eu l’audace de tenir tête à Don
Cataneo, parrain de la pègre locale. Ce dernier
a envoyé ses hommes s’occuper de l’ainé,
Buddy… dont c’est aujourd’hui l’enterrement.
Il faut être complètement fou pour sortir
un jour pareil : les hommes du Don sont postés
un peu partout dans la ville, avec pour optique d’exterminer
le reste de la famille. A l’heure H, un side-car
fonce à travers le village. A bord, Lenny le
cadet et son petit frère de 13 ans, Rudy boy.
Au bout de la rue, le cimetière devient rapidement
un champ de bataille au moment où Buddy sort
du cercueil vivant, avec deux revolvers à la
main. De même, la petite assemblée «
endeuillée » se retourne et flingue à
tout va ! Dans la bataille, Buddy se fait bel et bien
descendre, cette fois. Mais le règlement de compte
tourne largement à l’avantage des Valentino.
Un seul homme du Don est épargné pour
lui permettre de rendre compte de la chose. Apprenant
ce massacre, Don Cataneo engage le meilleur tueur à
gage, un new-yorkais du nom d’Elmer Stump. Il
ignore alors que Stump et Lenny Valentino partage un
passé commun.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Chicago + les années 30… Les deux paramètres
indispensables au récit de gangsters pur beurre
sont réunis dans cette nouvelle série.
Certes, le jeune caïd qui tient tête au parrain
officiel, cela n’est pas très original
comme sujet. Les références sont nombreuses
au sein du 9e art : Ce qui est à nous, La cuisine
du diable ou l’excellent Les sentiers de la perdition.
Mais ce premier tome (sur 2 prévus pour le premier
cycle) a le mérite d’être plutôt
bien réalisé et parfaitement divertissant.
En outre, le personnage central de Lenny, un héros
romantique et indépendant, est immédiatement
très attachant. Au scénario, Christian
Simon et Fuat Erkol changent totalement de registre
après un premier tome décevant de La marque
du démon (Albin Michel). Le dessin réaliste
et les couleurs sont quant à eux assurés
par un nouveau venu dans la BD, Guillaume Poux. L’ensemble
est graphiquement cohérent, même si certains
passages sont mieux réussis que d’autres.
Quelques perspectives bizarres, quelques cases (trop)
rapidement bouclées, n’empêchent
pas de s’enthousiasmer pour cette histoire de
vengeance sur fond de prohibition… (Benoit Cassel
- septembre 2006)
Phylactères
- 12 septembre 2006 :
Prenez un jeune dessinateur bourguignon,
fraîchement sorti de l’école de dessin
de Lyon. Donnez lui la possibilité d’exposer
sa très jeune production sur le site de BD paradisio.
Connectez ensuite le Web à deux liégeois
passionnés de scénarii et de l’époque
1930. Faites mijoter à feu doux et vous verrez
que la sauce prendra de l’épaisseur et
du goût.
Alors qu’Internet est accusé très
régulièrement de faire exploser des couples,
de servir de bases à des transactions pas toujours
très reluisantes, voici donc un bel exemple d’utilisation
utile et positive. Mais rendez vous compte qu’avant
la séance de dédicaces dans le magasin
BD WORLD de Namur et ce après plus de deux ans
de travails en commun, nos trois compères ne
s’étaient jamais rencontrés autrement
que virtuellement via le net. O tempora, o mores !
Des sulfateuses dignes de Capone, un réseau mafieux
peu scrupuleux de la vie des empêcheurs de magouiller
en rond, un tueur à gages redoutable mais animé
par un code d’honneur fait de reconnaissances
et de souvenirs douloureux tant dans sa chair que dans
son âme. Erkol et Simon ont su réunir les
bons ingrédients pour faire de cette nouvelle
série la bonne surprise du mois.
Un seul commentaire à Guillaume Poux (adorable
en dédicaces !), je lui propose d’abandonner
rapidement l’assaisonnement « Manga »
de certaines de ces cases (cfr page 37) où une
multitude de traits noirs dénigre totalement
la qualité du reste de l’album. Lyonnais
de formation, bourguignon de coeur, liégeois
d’adoption, américain de création
mais please !!! pas nippon d’influence !
N.B. Bonne M....à tous les trois et merci pour
la dédicace ! (Jean Evrard - 12-09-2006)
Media-mags.com
- 16 septembre :
Ce premier opus sorti fin aôut
nous entraîne dans une amérique noire,
du temps ou la mafia italienne avait exporté
son savoir-faire outre-atlantique. Les aventures de
Lenny Valentino et de son jeune frère Rudy Boy
expriment la violence qui gangrenait la société
américaine de l’époque. Froideur
et cruauté sont les adjectifs qui viennent à
l’esprit en parcourant ces planches. Le rythme
est enlevé et l’on sent à chaque
page que tout peut déraper. Et ça dérape
! Le sang coule des encriers de Guillaume Poux, le français,
qui réalise ici son premier album. Le scénario
nous provient de nos amis belges, Christian Simon et
Fuat Erkol, auteurs d’un premier album «
La marque du Démon » chez Albin Michel.
J’ai d’ailleurs surpris ce dernier sur un
forum, à questionner les participants sur leur
appréciation de ce premier opus ! Verdict : tout
le monde en redemande… Et nous de même !
Ce premier épisode de la saga des éditions
Bamboo est très dynamique. Je dirai même
très explosif ! On trouve tous les ingrédients
d’un bon polar avec une sauvagerie non dissimulée
qui laisse une certaine appréhension. Notre «
héro », Lenny, peut à la fois susciter
la compassion par son côté romantique mais
nous le faire oublier lorsqu’il devient un tueur
au milieu de cette jungle. Reste à savoir comment
le personnage se dévoilera dans les prochains
épisodes et s’il continuera à garder
quelque peu cet air d’Arséne Lupin de la
prohibition !
(Stef - 16-09-2006)
Scénario.com
- 20 septembre 2006 :
La collection Grand Angle s'enrichit
d'un nouveau titre et une fois de plus, à mon
humble avis, c'est à nouveau une bien agréable
surprise, un album qui mérite qu'on s'y arrête.
J'ai vraiment beaucoup apprécié l'histoire
et la manière dont elle est rythmée et
je trouve, une fois de plus, que c'est vraiment typique
à cette collection Grand Angle. On a l'impression
de se retrouver devant un film. On vit l'aventure à
200 à l'heure, et jamais on n'a envie d'appuyer
sur la touche pause. Le scénario est fluide,
rapide, bien construit et ceci grâce à
un découpage très réussi. On s'attache
rapidement aux personnages et à leur histoire.
J'ai aussi vraiment apprécié les illustrations
avec un trait plutôt fin et des jeux d'ombres
au crayon. Pour les couleurs, rien à redire non
plus, elles sont parfaitement dans le ton de l'histoire.
Certaines planches sont encore (et c'est bien sur complètement
voulu) à l'état de crayonné mais
colorié, une vraie réussite. Nous noterons
cependant quelques illustrations maladroites mais rien
de grave sur l'ensemble de l'album.
Le ton, le style et le rythme sont lancés, il
ne nous reste plus qu'à attendre la suite. (AUB
- 20/09/2006)
Le
graphivore - 25 septembre 2006 :
Dans les années ’20, les
frères Valentino tentent de protéger Poison
Town de l’emprise de la mafia en s’interposant
contre le Don. Lors d’une bagarre Buddy Valentino
est abattu. Le jour de son enterrement, la mafia projette
de tuer son frère Lenny mais le plan ne se déroule
pas tout à fait comme prévu…
Une BD intéressante (chouette histoire à
rebondissements) avec de beaux dessins, bref, une BD
comme on les aime et qu’on ne peut que recommander
chaudement ! (Super Hélo - 25/09/2006)
Nouvelobs.com
: 27 septembre 2006 :
Première BD pour Guillaume Poux
qui fait montre d'une grande justesse dans le trait
pour le tome 1 "Poison Town" de la série
"Lenny Valentino". Son cadre: l'Amérique.
Son décor: la guerre des gangs et la prohibition.
Le héros enfin: Lenny, un gangster poétique
et tourmenté. Un jour, Elmer Stump, tueur à
gages réputé pour être le meilleur
et en conséquence surnommé 100%, reçoit
l'ordre d'éliminer Lenny. Mais le lieutenant
Kowalski veille, lui qui a un vieux compte à
régler avec Elmer et qui l'attend de pied ferme
à Chicago. Haletant. (Serge Hénoque -
27/09/2006)
Superpouvoir.com
- octobre 2006 :
Un vrai petit bijou d’ambiance
prohibition. Graphiquement très réussi,
le bouquin donne envie de se replonger dans cette atmosphère
de l’Amérique d’Al Capone. Les motivations
du personnage principal me paraissent quand même
un peu étranges : les enfants peuvent-ils idolâtrer
un tueur à gages ? (Ed - octobre 2006)
Coin
BD - 4 octobre 2006 :
Une bonne petite surprise que cet album.
J'avoue que les Editions Bamboo, pour moi, n'étaient
qu'un éditeur d'humour en albums pas très
relevés.
Eh bien cet album, qui est le premier que je lis réellement
de cet éditeur, me fait réviser mon jugement.
Bon d'accord, c'est édité dans le label
"Grand Angle", le département adulte
de l'éditeur, j'aurais pu me douter que ce serait
pas mal...
Bref, nous voilà sur les traces de Lenny Valentino,
petite frappe opérant à Chicago dans les
années 1928. Il n'a qu'une envie, se venger du
parrain qui a fait exécuter son frère
par ses hommes de main. Il a à son côté
son petit frère, un vrai teigneux.
Bon, disons-le tout de suite, ce n'est pas très
original comme concept. L'intérêt de l'histoire
réside essentiellement dans ses personnages,
tous plutôt bien campés. J'ai par exemple
bien aimé la scène entre Rudy Boy et Elizabeth,
mais aussi l'ellipse narrative avec Lenny et Elmer Slamp.
Et puis une bd où l'un des personnages s'appelle
Spooky ne peut pas être mauvaise.
Les deux co-scénaristes ont trouvé un
jeune dessinateur promis à un bel avenir. En
effet Guillaume Poux, dont le style est proche de celui
de Denis Falque, donc assez classique, est à
suivre de près. Il est important de noter que
son dessin évolue au fil de ce premier album.
d'un peu hésitant, très crayonné
au début, il se dirige vers une ligne plus claire,
plus encrée par la suite. Une BD à suivre
d'assez près donc. (Spooky - 04/10/2006)
Asteline
- 9 octobre 2006 :
Cette BD est une tuerie générale,
avec une trame de fond pompée dans les habituels
clichés de l’univers mafieux, et cela sans
la folie, la démesure, ni l’originalité
d’un créateur comme Tarantino.
A vrai dire, même en ayant lu l’histoire
de ce premier tome jusqu’au bout, je ne me souviens
plus vraiment du scénario, tant il est peu innovant
et peu intéressant. Une série de flashs-back
« sentimenthe-à-l’eau » d’un
flic blasé et brisé par l’assassinat
de son amour perdu. Un tueur à gages sans scrupule,
indestructible, et variant plus d’identité
que de sentiments. Un gangster qui avance en solitaire,
et ne supporte aucune autorité... Les personnages
sont des marionnettes ballottées, sans consistance
humaine ; ce qu’ils vivent ne semble les atteindre
que de façon « théâtrale ».
L’identification aux héros est donc peine
perdue.
Dire qu’il a fallu deux scénaristes pour
pondre une histoire aussi décevante ! (Roseau
- 09/10/2006)
Bulles
en Stock - 26 octobre 2006 :
COUP DE COEUR ! Dans les années
30, Lenny et ses frères sont en guerre contre
le parrain de la grande ville. Quand on dit en guerre,
ce n’est pas un vain mot. Ca dézingue de
partout et l’hémoglobine coule à
flot. Quand le frère de Lenny est abattu, ce
dernier n’a qu’une obsession : le venger.
Voilà enfin une vraie BD de gangsters avec des
personnages attachants et des rebondissements. (Bulles
en Stock - 26/10/2006)
Chroniques
de l'Imaginaire - 29 octobre 2006 :
Aujourd'hui, à Poison Town,
dans la banlieue de Chicago, c'est l'enterrement de
Buddy Valentino, l'aîné de la famille.
Il n'est jamais bon de vouloir tenir tête à
Don Cataneo et Buddy en a fait les frais. Alors que
de rares personnes sont venues au cimetière,
puisque celui-ci est surveillé par les hommes
du Don, pour rendre un dernier hommage au garçon
courageux, un side car avance rapidement dans les rues
de la ville. A son bord, Lenny et Rudy Boy, les deux
frères de Buddy. Ils arrivent à point
nommé pour la " résurrection "
de Buddy qui se lève de la tombe avec un flingue
dans chaque main pour canarder une nouvelle fois les
hommes du Don. Et c'est aussi ce que font Lenny, Rudy
Boy et les personnes présentes au cimetière.
Un vrai massacre.
Un homme du Don est laissé en vie pour qu'il
rapporte à ce dernier l'information que Lenny
n'aura de paix que quand celui-ci sera dans la tombe.
Puisque Buddy, dans la fusillade, est cette fois vraiment
mort. C'est alors que le Don va engager un tueur à
gages du nom d'Elmer Stump, dit " 100 % ",
parce qu'il n'a jamais raté un seul de ses contrats.
C'est le meilleur, mais aussi le plus cher. Mais le
Don s'en moque. Il veut la peau de Lenny. Seulement,
ce qu'il ne sait pas, c'est que Lenny et Elmer ont un
passé en commun.
Les histoires de gangsters, c'est un peu comme la roulette.
Une fois c'est génial et une fois c'est très
moyen bof, limite emmerdant. Et ce premier tome de Lenny
Valentino fait sans doute possible partie de la première
catégorie. Certes les éléments
sont classiques, mais ils sont agencés de telle
manière qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde.
Et puis l'attrait tient beaucoup au personnage de Lenny,
très charismatique. Un gangster sans pitié
mais habité par des motivation que l'on pourrait
qualifier de nobles, s'il n'était pas lui-même
une ordure.
Bref, un très bon début qui ne demande
qu'à s'exprimer. (WongLi - 29/10/2006)
Bulle
d'encre - 30 novembre 2006 :
Le premier tome de cette série
donne directement le ton : des fusillades, des courses
poursuites, des individus froids, méthodiques
et dangereux, de la vengeance… Tous les ingrédients
d’une série d’action sans fioritures
sont là ! Le tandem Erkol et Simon nous livre
un scénario digne des histoires cinématographiques
de gangsters, on entendrait presque les pétarades
(à quand le dolby surround dans les BD ?). Poux,
assurant seul le dessin et les couleurs, s’en
sort plutôt bien malgré certains traits
encore incertains. A lire le soir, en rentrant du boulot,
pour se vider la tête et se détendre. (Anthony
Roux - 30/11/2006)
Telemoustique
- 02 décembre 2006 :
Dans l'Amérique des années
30, un homme, Lenny Valentino, se dresse contre la mafia.
Mais ses intentions ne sont peut-être pas aussi
pures qu'on l'imagine. Quelle était d'ailleurs
la nature des relations qu'entretenait sa mère
avec Allessandro Cataneo, un des parrains de Chicago?
Premier tome assez réussi d'un diptyque, Poison
Town est le fruit d'une première collaboration
entre un jeune dessinateur français et deux scénaristes
liégeois déjà aperçus dans
le fantastique (La Marque du démon). Dynamique
(parfois artificiellement), cinématographique
en diable, l'album assume ses poncifs, jonglant sans
scrupule avec l'imagerie habituelle des USA période
avant-guerre. On pense inévitablement à
Il était une fois en Amérique, au Parrain,
ou à The Road to Perdition, ne serait-ce que
pour les ambiances et la sourde tonalité qui
s'en dégagent. Les personnages eux-mêmes
sont d'ailleurs, paraît-il, indirectement tirés
de l'iconographie hollywoodienne: Errol Flynn, James
Coburn, Rita Hayworth, Marlon Brando... Vous avez dit
hommage? (Telemoustique - 02/12/2006)
Bruits
de Bulles - 08 janvier 2007 :
A Poison Town comme ailleurs, la mafia
est avant tout une histoire de famille(s). Les auteurs
l’ont bien compris : ils brisent la loi du silence
de manière collective (Erkol et Simon au scénario,
Poux aux dessins et couleurs) et nous présentent,
en guise d’opposition à la pieuvre, un
nouveau héros efficace, lui-même issu de
famille nombreuse. Au sein du clan Valentino, on n’hésite
d’ailleurs pas, à l’image du chef
de file, à commencer tout jeune sa carrière
de "résistant". Ce qui donne d’emblée
un parfum légèrement amoral à ce
premier opus, qui n’en reste pas là au
niveau qualités.
On appréciera en effet qu’en ces temps
de parution d’albums vite lus, vite digérés,
les auteurs n’aient pas ménagé leurs
efforts pour nous offrir une histoire des plus conséquentes,
avec au programme un dessin soigné et dynamique,
des rebondissements surprenants, un humour (noir) bienvenu
et, surtout, la construction d’un bagage solide
pour les personnages. Rarement autant d’informations
auront été dévoilées dans
un tome d’introduction, avec maintien d’un
bon niveau de suspens pour la suite. Le petit plus ?
Un parfait dosage des influences cinématographiques
: les auteurs semblent avoir été parrainés
par le grand Sergio Leone en personne. Assurément
l’une des bonnes surprises de la rentrée...
Avis : Leone n’aurait pas renié ce "Pour
quelques maffieux de plus". (Nickel - 08/01/2007)
Bedethèque
- 24 février 2007 :
Le mot que je retiendrais de cette
BD est "plaisant" même si ce n'est pas
un indispensable à mes yeux. Le dessin est sympathique.
Il manque de maturité, pêche par un excès
de traits même si ceux-ci sont assez lâchés,
offre des lignes de mouvements totalement superflues
à plusieurs moments, bénéficie
d'un encrage parfois un peu hésitant, mais il
est assez joli et agréable à regarder.
La colorisation, informatique mais discrète,
le met en outre en valeur avec réussite même
si l'abondance de traits du dessin laisse à penser
que l'auteur est plus habitué au noir et blanc.
L'histoire aussi est plutôt sympathique et bien
rythmée. Elle offre une certaine originalité
vis-à-vis de ses personnages principaux, sortes
de gentils délinquants familiaux qui s'opposent
énergiquement à la toute puissante maffia.
Pour le reste, c'est de l'action, des secrets de familles
ou de vieilles relations entre les protagonistes. Quelques
facilités de scénario permettent de maintenir
un rythme et une narration assez ébouriffée
par moments. Pas désagréable à
lire pour un moment de détente, cette BD manque
encore un peu de profondeur et d'intérêt
pour se démarquer. (Ro - 24/02/2007)
Blog
Coyote 73 - 06 mars 2007 :
J'ai envie de dire, "bravo moussaillon!".
Je parle de Gunt, ce magicien du crayon, qui a sorti
(depuis le mois de Septembre c'est vrai, mais il ne
m'avait rien dit...!!) sa première BD!! ET comme
vous vous en doutez vu mon engouement, c'est génial!!
Le scénario est plutôt bien ficelé,
avec ce premier tome qui met en place les différents
acteurs grâce à des flashbacks bien amenés...et
bien sûr (le principal) des dessins de toute beauté!!!
L'histoire se déroule aux Etats-Unis en 1929,
période de prohibition, et c'est tout naturellement
dans ce cadre mafieu que se situe l'action. Un personnage
principal attachant, des seconds rôles noirs à
souhait, bref tous les ingrédients pour un bon
polar "à la Parrain"! Alors si vous
voulez vous faire plaisir, et bien sûr aider un
jeune artiste en devenir, n'hésitez pas à
l'acheter!!! (Je connais le dessinateur, il vous fera
une dédicace avec plaisir!) :)) (Coyote - 06/03/2007)
Coin
BD - 31 mars 2007 :
Le postulat de départ ?... Lenny
Valentino est le caïd local de Poison Town. Et
il défie l'autorité du grand patron de
la mafia de Chicago. Et forcément, cela va donner
lieu à une guerre des gangs comme le cinéma
nous en a déjà tant montrées. Mais
j'ai apprécié ! Il faut dire que l'album
démarre sur les chapeaux de roues et que la narration
ne faiblit vraiment pas jusqu'à la fin du tome.
Un travail remarquable car il est le résultat
de la rencontre de trois jeunes auteurs, lesquels -d'ailleurs-
disposeraient d'une quinzaine de scénarios déjà
écrits. Mais ce premier résultat, une
sorte de défi déjà de réussir
à se faire éditer, est à la hauteur.
La mise en page de Guillaume Poux donne une véritable
dimension au textuel et à l'histoire. Il joue
également sur des flash-back MAIS : alors que
souvent ces derniers égarent un peu le lecteur
- dont moi, forcément - ils renforcent ici la
narration et permettent à la tension dramatique
d'augmenter de page en page. Un bien bel (si je peux
dire) univers qui ne demande qu'à être
confirmé. Je mets une note perso de 3,5/5. Rare
de ma part pour un premier opus. (LYmagier - 31/03/2007)
Bédéthèque
- 07 mai 2007 :
Série bien sympa et prometteuse.
D'habitude je n'achète pas le 1er tome d'une
nouvelle série. Je préfère attendre
que quelques tomes soient sortis et qu'il y ait plusieurs
avis positifs sur bdtheque. Mais grâce à
l'interview des auteurs et en feuilletant ce 1er tome
chez mon libraire, j'ai craqué, je l'ai acheté.
Et bien m'en a pris. D'abord l'histoire est trépidante
et sans temps mort. Je ne vous ferai pas de résumé
(voir celui de la fiche) mais en lisant ce 1er tome,
j'ai eu l'impression de lire le story-board d'un film
de Quentin Tarantino : héros avec un lourd passif,
petites frappes, tueurs à gages, règlements
de comptes, vengeances, amour naïf (certains diraient
"romantique"), destins croisés, flashbacks...
et une scène finale qui est un clin d'oeil à
un grand film de Tarantino et qui augure d'un début
de 2nd tome bien palpitant. Même si le dessin
semble encore hésitant sur certaines cases, il
me paraît tout à fait convenable et approprié
à ce type d'histoire mafieuse et bourrée
d'action. Le rythme est soutenu par un cadrage efficace.
Le seul reproche (et ceux qui ont déjà
lu un de mes avis vont dire : Encore !) que je ferai
est que le dessinateur utilise trop de hachures pour
créer des ombres, pour flouter l'image ou pour
donner un effet de vitesse (ben oui, j'aime pas ). En
tout cas, vivement la suite ! (Biglolo - 07/05/2007)
Yozone
- juillet 2007 :
Un véritable film sur papier
!
« Je m’appelle Lenny, Lenny Valentino. Gangster
de métier et sans pitié. Mon plus grand
ennemi se fait appeler le Don et il m’a dans le
collimateur. ‘Faut dire que j’fais ma propre
loi et que je commence à le gêner : il
dirige le plus grand gang de Chicago, j’suis flatté...
Mon p’tit frère me file un coup de main
et j’avoue que malgré son jeune âge
et son caractère de cochon, on peut compter sur
lui. Magdalena voudrait que j’arrête de
chercher des noises au Don, mais bon dieu ! Il a assassiné
mon père ! Elle a beau avoir ravi mon cœur,
elle ne pourra pas m’empêcher d’avoir
ma revanche ! Des nouvelles têtes viennent mettre
leur nez dans cette histoire, j’sais pas trop
pourquoi... un flic polonais, Kowalski, je crois, et
Elmer Stump, le tueur à gages... celui-là,
j’aurais mieux fait d’le laisser crever
quand j’en avais l’occasion... ! J’vous
en dirai pas plus sur moi, alors, si mon histoire vous
intéresse, j’ vous conseille de filer doux
et d’aller chez vot’ libraire le plus proche.
J’dois vous laisser, j’ai une vengeance
qui attend depuis trop longtemps. Si on se revoit, j’vous
raconterai la suite. »
On s’y croirait.
Le scénario de Fuat Erkol et de Christian Simon
est efficace. Des personnages charismatiques, partageant
un passé commun mais obscur encore pour le lecteur,
un gavroche qui apporte une touche comique à
la BD, des indices distillés au compte goutte
comme l’alcool censé être prohibé
(n’est ce pas, Don Cataneo ?), des guet-apens,
des fusillades, du sang (plein ^^ ), de l’amour
(si si, notre Lenny tient beaucoup à sa Magdalena...
il a raison, elle est bien jolie), de l’humour
(noir), de la tristesse...
Un savant mélange qui donne un cocktail savoureux
: on ne s’ennuie pas une seconde et la fin nous
laisse... sur notre faim !
Les dessins et la mise en couleur de Guillaume Poux
nous mettent tout de suite dans l’ambiance, on
se croirait devant une toile de cinéma ! Les
ombres sont très travaillées et il en
ressort un beau relief qui rend le dessin réaliste.
Les planches concernant les flash-back de Stump et de
Kowalski sont moins accentuées, ce qui nous permet
de vivre ce retour dans le passé avec douceur,
comme si les révélations que nous allions
découvrir étaient trop brutales ou trop
surprenantes.
Un premier tome savoureux et prometteur qui se clôt
sur un suspens insoutenable ! (Fabrice Leduc et Marina-
07/2007)
Bédéthèque
- 02 janvier 2008 :
L'avis ne porte que sur le tome 1. La couverture ne m'a jamais attiré, j'ai profité de sa disponibilité à la bibliothèque pour me lancer. Le scénario est très rythmé, efficace et joue parfaitement avec le lecteur. Le dessin ne m'a pas convaincu, très inégal, des effets informatiques à côté de personnages aux trop nombreuses rayures... Il en reste une BD non révolutionnaire mais plaisante à lire. Je suivrai mais je ne pense pas investir personnellement sur cette série. Pollux29 -
02/01/2008)
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