BD publiées ou en cours de publication :

• Lenny Valentino, T. 1 Poison Town (avec Fuat Erkol, Guillaume Poux), Bamboo Edition, septembre 2006

 

BD Krinein - 11 septembre 2006 :

La collection Grand Angle des éditions Bamboo continue sur sa lancée, celle qui consiste à aligner des nouvelles séries comme autant de surprise. Lenny Valentino n'échappe pas à cette règle. Malgré quelques clichés et dialogues contrefaits et en dépit d'un dessin qui exagère parfois, ce premier tome nous plonge au coeur de la Prohibition en mêlant polar noir et chassé-croisé aux airs de western.
Poison the well
Lenny Valentino est un gangster, mais qui a choisi d'oeuvrer pour le bien de sa petite ville. En lutte contre le Don, le parrain local, il est aidé par ses deux frères, dont le jeune Rudy Boy, tête brûlée bien utile. Epine embarassante dans le pied de la mafia, il se retrouve avec sur ses traces le dénommé Elmer Stump, tueur à gages réputé qu'il a sauvé quelques années auparavant, lorsque cet assassin était poursuivi par un dénommé Karel Kowalsky. Inspecteur d'origine polonaise, celui-ci ne s'est pas remis du meurtre de sa fiancée que le mercenaire a perpétré ce soir là. Chacun a ses ambitions, mais celles-ci risquent bien de se téléscoper.
Lenny Kilmister
Ligne éditoriale oblige, l'influence cinématographique est palpable, des fusillades sanguinolentes aux drames romantiques sous ambiance feutrée. Tout en suivant un cahier des charges relativement conventionnel fait de vengeances, de personnages et situations repérables (le tueur motivé par le seul appât du gain et peut se retourner contre ses commanditaires, le héros qui a du mal à gérer sa relation sentimentale, le flic au fond du gouffre, le petit gavroche à grande bouche), les auteurs parviennent à insuffler suffisamment de noirceur et de rythme à leur récit pour que celui-ci retienne l'attention. L'ambiance également faite d'orchestres de jazz, de tacots d'une autre époque et de costumes classes comme on n'en fait plus, est également entraînante. Le dessin de Guillaume Poux, inédit pour la collection y est pour beaucoup. Evidemment dans une veine réaliste, celui-ci lui donne du relief à grands renforts de traits qui dynamisent l'ombrage ou accentuent les mouvements. Parfois trop, et il n'est pas rare que dans certaines cases le dessinateur en fasse trop et désamorce leur intensité. En revanche, quand il s'agit de dépeindre des flashbacks haletant, la colorisation ternie et l'abondance de tracés se chargent de produire les plus belles planches du volume.
Verdict
En conclusion, même sans déborder d'originalité (on peut penser à De Sang froid, chez le même éditeur, dans un contexte historique plus intéressant), Lenny Valentino rejoint Groom Lake, Filii, Elvis et Welcome to Hope dans la catégorie des bande-dessinées mainstream qui savent se faire agréables. (Zdenek - le 11/09/2006)

Planète BD - septembre 2006 :

Dans le Chicago des années 30, un puisant parrain engage un tueur professionnel pour s'occuper du caïd Lenny Valentino. Un récit de gangster efficace, dans les règles du genre...
L'histoire : En 1928, à Poison-Town, banlieue de Chicago. Les trois frères Valentino ont eu l’audace de tenir tête à Don Cataneo, parrain de la pègre locale. Ce dernier a envoyé ses hommes s’occuper de l’ainé, Buddy… dont c’est aujourd’hui l’enterrement. Il faut être complètement fou pour sortir un jour pareil : les hommes du Don sont postés un peu partout dans la ville, avec pour optique d’exterminer le reste de la famille. A l’heure H, un side-car fonce à travers le village. A bord, Lenny le cadet et son petit frère de 13 ans, Rudy boy. Au bout de la rue, le cimetière devient rapidement un champ de bataille au moment où Buddy sort du cercueil vivant, avec deux revolvers à la main. De même, la petite assemblée « endeuillée » se retourne et flingue à tout va ! Dans la bataille, Buddy se fait bel et bien descendre, cette fois. Mais le règlement de compte tourne largement à l’avantage des Valentino. Un seul homme du Don est épargné pour lui permettre de rendre compte de la chose. Apprenant ce massacre, Don Cataneo engage le meilleur tueur à gage, un new-yorkais du nom d’Elmer Stump. Il ignore alors que Stump et Lenny Valentino partage un passé commun.
Ce qu'on en pense sur la planète BD : Chicago + les années 30… Les deux paramètres indispensables au récit de gangsters pur beurre sont réunis dans cette nouvelle série. Certes, le jeune caïd qui tient tête au parrain officiel, cela n’est pas très original comme sujet. Les références sont nombreuses au sein du 9e art : Ce qui est à nous, La cuisine du diable ou l’excellent Les sentiers de la perdition. Mais ce premier tome (sur 2 prévus pour le premier cycle) a le mérite d’être plutôt bien réalisé et parfaitement divertissant. En outre, le personnage central de Lenny, un héros romantique et indépendant, est immédiatement très attachant. Au scénario, Christian Simon et Fuat Erkol changent totalement de registre après un premier tome décevant de La marque du démon (Albin Michel). Le dessin réaliste et les couleurs sont quant à eux assurés par un nouveau venu dans la BD, Guillaume Poux. L’ensemble est graphiquement cohérent, même si certains passages sont mieux réussis que d’autres. Quelques perspectives bizarres, quelques cases (trop) rapidement bouclées, n’empêchent pas de s’enthousiasmer pour cette histoire de vengeance sur fond de prohibition… (Benoit Cassel - septembre 2006)

Phylactères - 12 septembre 2006 :

Prenez un jeune dessinateur bourguignon, fraîchement sorti de l’école de dessin de Lyon. Donnez lui la possibilité d’exposer sa très jeune production sur le site de BD paradisio. Connectez ensuite le Web à deux liégeois passionnés de scénarii et de l’époque 1930. Faites mijoter à feu doux et vous verrez que la sauce prendra de l’épaisseur et du goût.
Alors qu’Internet est accusé très régulièrement de faire exploser des couples, de servir de bases à des transactions pas toujours très reluisantes, voici donc un bel exemple d’utilisation utile et positive. Mais rendez vous compte qu’avant la séance de dédicaces dans le magasin BD WORLD de Namur et ce après plus de deux ans de travails en commun, nos trois compères ne s’étaient jamais rencontrés autrement que virtuellement via le net. O tempora, o mores !
Des sulfateuses dignes de Capone, un réseau mafieux peu scrupuleux de la vie des empêcheurs de magouiller en rond, un tueur à gages redoutable mais animé par un code d’honneur fait de reconnaissances et de souvenirs douloureux tant dans sa chair que dans son âme. Erkol et Simon ont su réunir les bons ingrédients pour faire de cette nouvelle série la bonne surprise du mois.
Un seul commentaire à Guillaume Poux (adorable en dédicaces !), je lui propose d’abandonner rapidement l’assaisonnement « Manga » de certaines de ces cases (cfr page 37) où une multitude de traits noirs dénigre totalement la qualité du reste de l’album. Lyonnais de formation, bourguignon de coeur, liégeois d’adoption, américain de création mais please !!! pas nippon d’influence !
N.B. Bonne M....à tous les trois et merci pour la dédicace ! (Jean Evrard - 12-09-2006)

Media-mags.com - 16 septembre :

Ce premier opus sorti fin aôut nous entraîne dans une amérique noire, du temps ou la mafia italienne avait exporté son savoir-faire outre-atlantique. Les aventures de Lenny Valentino et de son jeune frère Rudy Boy expriment la violence qui gangrenait la société américaine de l’époque. Froideur et cruauté sont les adjectifs qui viennent à l’esprit en parcourant ces planches. Le rythme est enlevé et l’on sent à chaque page que tout peut déraper. Et ça dérape ! Le sang coule des encriers de Guillaume Poux, le français, qui réalise ici son premier album. Le scénario nous provient de nos amis belges, Christian Simon et Fuat Erkol, auteurs d’un premier album « La marque du Démon » chez Albin Michel. J’ai d’ailleurs surpris ce dernier sur un forum, à questionner les participants sur leur appréciation de ce premier opus ! Verdict : tout le monde en redemande… Et nous de même !
Ce premier épisode de la saga des éditions Bamboo est très dynamique. Je dirai même très explosif ! On trouve tous les ingrédients d’un bon polar avec une sauvagerie non dissimulée qui laisse une certaine appréhension. Notre « héro », Lenny, peut à la fois susciter la compassion par son côté romantique mais nous le faire oublier lorsqu’il devient un tueur au milieu de cette jungle. Reste à savoir comment le personnage se dévoilera dans les prochains épisodes et s’il continuera à garder quelque peu cet air d’Arséne Lupin de la prohibition !
(Stef - 16-09-2006)

Scénario.com - 20 septembre 2006 :

La collection Grand Angle s'enrichit d'un nouveau titre et une fois de plus, à mon humble avis, c'est à nouveau une bien agréable surprise, un album qui mérite qu'on s'y arrête.
J'ai vraiment beaucoup apprécié l'histoire et la manière dont elle est rythmée et je trouve, une fois de plus, que c'est vraiment typique à cette collection Grand Angle. On a l'impression de se retrouver devant un film. On vit l'aventure à 200 à l'heure, et jamais on n'a envie d'appuyer sur la touche pause. Le scénario est fluide, rapide, bien construit et ceci grâce à un découpage très réussi. On s'attache rapidement aux personnages et à leur histoire.
J'ai aussi vraiment apprécié les illustrations avec un trait plutôt fin et des jeux d'ombres au crayon. Pour les couleurs, rien à redire non plus, elles sont parfaitement dans le ton de l'histoire. Certaines planches sont encore (et c'est bien sur complètement voulu) à l'état de crayonné mais colorié, une vraie réussite. Nous noterons cependant quelques illustrations maladroites mais rien de grave sur l'ensemble de l'album.
Le ton, le style et le rythme sont lancés, il ne nous reste plus qu'à attendre la suite. (AUB - 20/09/2006)

Le graphivore - 25 septembre 2006 :

Dans les années ’20, les frères Valentino tentent de protéger Poison Town de l’emprise de la mafia en s’interposant contre le Don. Lors d’une bagarre Buddy Valentino est abattu. Le jour de son enterrement, la mafia projette de tuer son frère Lenny mais le plan ne se déroule pas tout à fait comme prévu…
Une BD intéressante (chouette histoire à rebondissements) avec de beaux dessins, bref, une BD comme on les aime et qu’on ne peut que recommander chaudement ! (Super Hélo - 25/09/2006)

Nouvelobs.com : 27 septembre 2006 :

Première BD pour Guillaume Poux qui fait montre d'une grande justesse dans le trait pour le tome 1 "Poison Town" de la série "Lenny Valentino". Son cadre: l'Amérique. Son décor: la guerre des gangs et la prohibition. Le héros enfin: Lenny, un gangster poétique et tourmenté. Un jour, Elmer Stump, tueur à gages réputé pour être le meilleur et en conséquence surnommé 100%, reçoit l'ordre d'éliminer Lenny. Mais le lieutenant Kowalski veille, lui qui a un vieux compte à régler avec Elmer et qui l'attend de pied ferme à Chicago. Haletant. (Serge Hénoque - 27/09/2006)

Superpouvoir.com - octobre 2006 :

Un vrai petit bijou d’ambiance prohibition. Graphiquement très réussi, le bouquin donne envie de se replonger dans cette atmosphère de l’Amérique d’Al Capone. Les motivations du personnage principal me paraissent quand même un peu étranges : les enfants peuvent-ils idolâtrer un tueur à gages ? (Ed - octobre 2006)

Coin BD - 4 octobre 2006 :

Une bonne petite surprise que cet album. J'avoue que les Editions Bamboo, pour moi, n'étaient qu'un éditeur d'humour en albums pas très relevés.
Eh bien cet album, qui est le premier que je lis réellement de cet éditeur, me fait réviser mon jugement. Bon d'accord, c'est édité dans le label "Grand Angle", le département adulte de l'éditeur, j'aurais pu me douter que ce serait pas mal...
Bref, nous voilà sur les traces de Lenny Valentino, petite frappe opérant à Chicago dans les années 1928. Il n'a qu'une envie, se venger du parrain qui a fait exécuter son frère par ses hommes de main. Il a à son côté son petit frère, un vrai teigneux.
Bon, disons-le tout de suite, ce n'est pas très original comme concept. L'intérêt de l'histoire réside essentiellement dans ses personnages, tous plutôt bien campés. J'ai par exemple bien aimé la scène entre Rudy Boy et Elizabeth, mais aussi l'ellipse narrative avec Lenny et Elmer Slamp. Et puis une bd où l'un des personnages s'appelle Spooky ne peut pas être mauvaise.
Les deux co-scénaristes ont trouvé un jeune dessinateur promis à un bel avenir. En effet Guillaume Poux, dont le style est proche de celui de Denis Falque, donc assez classique, est à suivre de près. Il est important de noter que son dessin évolue au fil de ce premier album. d'un peu hésitant, très crayonné au début, il se dirige vers une ligne plus claire, plus encrée par la suite. Une BD à suivre d'assez près donc. (Spooky - 04/10/2006)

Asteline - 9 octobre 2006 :

Cette BD est une tuerie générale, avec une trame de fond pompée dans les habituels clichés de l’univers mafieux, et cela sans la folie, la démesure, ni l’originalité d’un créateur comme Tarantino.
A vrai dire, même en ayant lu l’histoire de ce premier tome jusqu’au bout, je ne me souviens plus vraiment du scénario, tant il est peu innovant et peu intéressant. Une série de flashs-back « sentimenthe-à-l’eau » d’un flic blasé et brisé par l’assassinat de son amour perdu. Un tueur à gages sans scrupule, indestructible, et variant plus d’identité que de sentiments. Un gangster qui avance en solitaire, et ne supporte aucune autorité... Les personnages sont des marionnettes ballottées, sans consistance humaine ; ce qu’ils vivent ne semble les atteindre que de façon « théâtrale ». L’identification aux héros est donc peine perdue.
Dire qu’il a fallu deux scénaristes pour pondre une histoire aussi décevante ! (Roseau - 09/10/2006)

Bulles en Stock - 26 octobre 2006 :

COUP DE COEUR ! Dans les années 30, Lenny et ses frères sont en guerre contre le parrain de la grande ville. Quand on dit en guerre, ce n’est pas un vain mot. Ca dézingue de partout et l’hémoglobine coule à flot. Quand le frère de Lenny est abattu, ce dernier n’a qu’une obsession : le venger. Voilà enfin une vraie BD de gangsters avec des personnages attachants et des rebondissements. (Bulles en Stock - 26/10/2006)

Chroniques de l'Imaginaire - 29 octobre 2006 :

Aujourd'hui, à Poison Town, dans la banlieue de Chicago, c'est l'enterrement de Buddy Valentino, l'aîné de la famille. Il n'est jamais bon de vouloir tenir tête à Don Cataneo et Buddy en a fait les frais. Alors que de rares personnes sont venues au cimetière, puisque celui-ci est surveillé par les hommes du Don, pour rendre un dernier hommage au garçon courageux, un side car avance rapidement dans les rues de la ville. A son bord, Lenny et Rudy Boy, les deux frères de Buddy. Ils arrivent à point nommé pour la " résurrection " de Buddy qui se lève de la tombe avec un flingue dans chaque main pour canarder une nouvelle fois les hommes du Don. Et c'est aussi ce que font Lenny, Rudy Boy et les personnes présentes au cimetière. Un vrai massacre.
Un homme du Don est laissé en vie pour qu'il rapporte à ce dernier l'information que Lenny n'aura de paix que quand celui-ci sera dans la tombe. Puisque Buddy, dans la fusillade, est cette fois vraiment mort. C'est alors que le Don va engager un tueur à gages du nom d'Elmer Stump, dit " 100 % ", parce qu'il n'a jamais raté un seul de ses contrats. C'est le meilleur, mais aussi le plus cher. Mais le Don s'en moque. Il veut la peau de Lenny. Seulement, ce qu'il ne sait pas, c'est que Lenny et Elmer ont un passé en commun.
Les histoires de gangsters, c'est un peu comme la roulette. Une fois c'est génial et une fois c'est très moyen bof, limite emmerdant. Et ce premier tome de Lenny Valentino fait sans doute possible partie de la première catégorie. Certes les éléments sont classiques, mais ils sont agencés de telle manière qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde. Et puis l'attrait tient beaucoup au personnage de Lenny, très charismatique. Un gangster sans pitié mais habité par des motivation que l'on pourrait qualifier de nobles, s'il n'était pas lui-même une ordure.
Bref, un très bon début qui ne demande qu'à s'exprimer. (WongLi - 29/10/2006)

Bulle d'encre - 30 novembre 2006 :

Le premier tome de cette série donne directement le ton : des fusillades, des courses poursuites, des individus froids, méthodiques et dangereux, de la vengeance… Tous les ingrédients d’une série d’action sans fioritures sont là ! Le tandem Erkol et Simon nous livre un scénario digne des histoires cinématographiques de gangsters, on entendrait presque les pétarades (à quand le dolby surround dans les BD ?). Poux, assurant seul le dessin et les couleurs, s’en sort plutôt bien malgré certains traits encore incertains. A lire le soir, en rentrant du boulot, pour se vider la tête et se détendre. (Anthony Roux - 30/11/2006)

Telemoustique - 02 décembre 2006 :

Dans l'Amérique des années 30, un homme, Lenny Valentino, se dresse contre la mafia. Mais ses intentions ne sont peut-être pas aussi pures qu'on l'imagine. Quelle était d'ailleurs la nature des relations qu'entretenait sa mère avec Allessandro Cataneo, un des parrains de Chicago? Premier tome assez réussi d'un diptyque, Poison Town est le fruit d'une première collaboration entre un jeune dessinateur français et deux scénaristes liégeois déjà aperçus dans le fantastique (La Marque du démon). Dynamique (parfois artificiellement), cinématographique en diable, l'album assume ses poncifs, jonglant sans scrupule avec l'imagerie habituelle des USA période avant-guerre. On pense inévitablement à Il était une fois en Amérique, au Parrain, ou à The Road to Perdition, ne serait-ce que pour les ambiances et la sourde tonalité qui s'en dégagent. Les personnages eux-mêmes sont d'ailleurs, paraît-il, indirectement tirés de l'iconographie hollywoodienne: Errol Flynn, James Coburn, Rita Hayworth, Marlon Brando... Vous avez dit hommage? (Telemoustique - 02/12/2006)

Bruits de Bulles - 08 janvier 2007 :

A Poison Town comme ailleurs, la mafia est avant tout une histoire de famille(s). Les auteurs l’ont bien compris : ils brisent la loi du silence de manière collective (Erkol et Simon au scénario, Poux aux dessins et couleurs) et nous présentent, en guise d’opposition à la pieuvre, un nouveau héros efficace, lui-même issu de famille nombreuse. Au sein du clan Valentino, on n’hésite d’ailleurs pas, à l’image du chef de file, à commencer tout jeune sa carrière de "résistant". Ce qui donne d’emblée un parfum légèrement amoral à ce premier opus, qui n’en reste pas là au niveau qualités.
On appréciera en effet qu’en ces temps de parution d’albums vite lus, vite digérés, les auteurs n’aient pas ménagé leurs efforts pour nous offrir une histoire des plus conséquentes, avec au programme un dessin soigné et dynamique, des rebondissements surprenants, un humour (noir) bienvenu et, surtout, la construction d’un bagage solide pour les personnages. Rarement autant d’informations auront été dévoilées dans un tome d’introduction, avec maintien d’un bon niveau de suspens pour la suite. Le petit plus ? Un parfait dosage des influences cinématographiques : les auteurs semblent avoir été parrainés par le grand Sergio Leone en personne. Assurément l’une des bonnes surprises de la rentrée...
Avis : Leone n’aurait pas renié ce "Pour quelques maffieux de plus". (Nickel - 08/01/2007)

Bedethèque - 24 février 2007 :

Le mot que je retiendrais de cette BD est "plaisant" même si ce n'est pas un indispensable à mes yeux. Le dessin est sympathique. Il manque de maturité, pêche par un excès de traits même si ceux-ci sont assez lâchés, offre des lignes de mouvements totalement superflues à plusieurs moments, bénéficie d'un encrage parfois un peu hésitant, mais il est assez joli et agréable à regarder. La colorisation, informatique mais discrète, le met en outre en valeur avec réussite même si l'abondance de traits du dessin laisse à penser que l'auteur est plus habitué au noir et blanc.
L'histoire aussi est plutôt sympathique et bien rythmée. Elle offre une certaine originalité vis-à-vis de ses personnages principaux, sortes de gentils délinquants familiaux qui s'opposent énergiquement à la toute puissante maffia. Pour le reste, c'est de l'action, des secrets de familles ou de vieilles relations entre les protagonistes. Quelques facilités de scénario permettent de maintenir un rythme et une narration assez ébouriffée par moments. Pas désagréable à lire pour un moment de détente, cette BD manque encore un peu de profondeur et d'intérêt pour se démarquer. (Ro - 24/02/2007)

Blog Coyote 73 - 06 mars 2007 :

J'ai envie de dire, "bravo moussaillon!". Je parle de Gunt, ce magicien du crayon, qui a sorti (depuis le mois de Septembre c'est vrai, mais il ne m'avait rien dit...!!) sa première BD!! ET comme vous vous en doutez vu mon engouement, c'est génial!! Le scénario est plutôt bien ficelé, avec ce premier tome qui met en place les différents acteurs grâce à des flashbacks bien amenés...et bien sûr (le principal) des dessins de toute beauté!!!
L'histoire se déroule aux Etats-Unis en 1929, période de prohibition, et c'est tout naturellement dans ce cadre mafieu que se situe l'action. Un personnage principal attachant, des seconds rôles noirs à souhait, bref tous les ingrédients pour un bon polar "à la Parrain"! Alors si vous voulez vous faire plaisir, et bien sûr aider un jeune artiste en devenir, n'hésitez pas à l'acheter!!! (Je connais le dessinateur, il vous fera une dédicace avec plaisir!) :)) (Coyote - 06/03/2007)

Coin BD - 31 mars 2007 :

Le postulat de départ ?... Lenny Valentino est le caïd local de Poison Town. Et il défie l'autorité du grand patron de la mafia de Chicago. Et forcément, cela va donner lieu à une guerre des gangs comme le cinéma nous en a déjà tant montrées. Mais j'ai apprécié ! Il faut dire que l'album démarre sur les chapeaux de roues et que la narration ne faiblit vraiment pas jusqu'à la fin du tome. Un travail remarquable car il est le résultat de la rencontre de trois jeunes auteurs, lesquels -d'ailleurs- disposeraient d'une quinzaine de scénarios déjà écrits. Mais ce premier résultat, une sorte de défi déjà de réussir à se faire éditer, est à la hauteur.
La mise en page de Guillaume Poux donne une véritable dimension au textuel et à l'histoire. Il joue également sur des flash-back MAIS : alors que souvent ces derniers égarent un peu le lecteur - dont moi, forcément - ils renforcent ici la narration et permettent à la tension dramatique d'augmenter de page en page. Un bien bel (si je peux dire) univers qui ne demande qu'à être confirmé. Je mets une note perso de 3,5/5. Rare de ma part pour un premier opus. (LYmagier - 31/03/2007)

Bédéthèque - 07 mai 2007 :

Série bien sympa et prometteuse. D'habitude je n'achète pas le 1er tome d'une nouvelle série. Je préfère attendre que quelques tomes soient sortis et qu'il y ait plusieurs avis positifs sur bdtheque. Mais grâce à l'interview des auteurs et en feuilletant ce 1er tome chez mon libraire, j'ai craqué, je l'ai acheté. Et bien m'en a pris. D'abord l'histoire est trépidante et sans temps mort. Je ne vous ferai pas de résumé (voir celui de la fiche) mais en lisant ce 1er tome, j'ai eu l'impression de lire le story-board d'un film de Quentin Tarantino : héros avec un lourd passif, petites frappes, tueurs à gages, règlements de comptes, vengeances, amour naïf (certains diraient "romantique"), destins croisés, flashbacks... et une scène finale qui est un clin d'oeil à un grand film de Tarantino et qui augure d'un début de 2nd tome bien palpitant. Même si le dessin semble encore hésitant sur certaines cases, il me paraît tout à fait convenable et approprié à ce type d'histoire mafieuse et bourrée d'action. Le rythme est soutenu par un cadrage efficace. Le seul reproche (et ceux qui ont déjà lu un de mes avis vont dire : Encore !) que je ferai est que le dessinateur utilise trop de hachures pour créer des ombres, pour flouter l'image ou pour donner un effet de vitesse (ben oui, j'aime pas ). En tout cas, vivement la suite ! (Biglolo - 07/05/2007)

Yozone - juillet 2007 :

Un véritable film sur papier !
« Je m’appelle Lenny, Lenny Valentino. Gangster de métier et sans pitié. Mon plus grand ennemi se fait appeler le Don et il m’a dans le collimateur. ‘Faut dire que j’fais ma propre loi et que je commence à le gêner : il dirige le plus grand gang de Chicago, j’suis flatté... Mon p’tit frère me file un coup de main et j’avoue que malgré son jeune âge et son caractère de cochon, on peut compter sur lui. Magdalena voudrait que j’arrête de chercher des noises au Don, mais bon dieu ! Il a assassiné mon père ! Elle a beau avoir ravi mon cœur, elle ne pourra pas m’empêcher d’avoir ma revanche ! Des nouvelles têtes viennent mettre leur nez dans cette histoire, j’sais pas trop pourquoi... un flic polonais, Kowalski, je crois, et Elmer Stump, le tueur à gages... celui-là, j’aurais mieux fait d’le laisser crever quand j’en avais l’occasion... ! J’vous en dirai pas plus sur moi, alors, si mon histoire vous intéresse, j’ vous conseille de filer doux et d’aller chez vot’ libraire le plus proche. J’dois vous laisser, j’ai une vengeance qui attend depuis trop longtemps. Si on se revoit, j’vous raconterai la suite. »
On s’y croirait.
Le scénario de Fuat Erkol et de Christian Simon est efficace. Des personnages charismatiques, partageant un passé commun mais obscur encore pour le lecteur, un gavroche qui apporte une touche comique à la BD, des indices distillés au compte goutte comme l’alcool censé être prohibé (n’est ce pas, Don Cataneo ?), des guet-apens, des fusillades, du sang (plein ^^ ), de l’amour (si si, notre Lenny tient beaucoup à sa Magdalena... il a raison, elle est bien jolie), de l’humour (noir), de la tristesse...
Un savant mélange qui donne un cocktail savoureux : on ne s’ennuie pas une seconde et la fin nous laisse... sur notre faim !
Les dessins et la mise en couleur de Guillaume Poux nous mettent tout de suite dans l’ambiance, on se croirait devant une toile de cinéma ! Les ombres sont très travaillées et il en ressort un beau relief qui rend le dessin réaliste. Les planches concernant les flash-back de Stump et de Kowalski sont moins accentuées, ce qui nous permet de vivre ce retour dans le passé avec douceur, comme si les révélations que nous allions découvrir étaient trop brutales ou trop surprenantes.
Un premier tome savoureux et prometteur qui se clôt sur un suspens insoutenable ! (Fabrice Leduc et Marina- 07/2007)

Bédéthèque - 02 janvier 2008 :

L'avis ne porte que sur le tome 1. La couverture ne m'a jamais attiré, j'ai profité de sa disponibilité à la bibliothèque pour me lancer. Le scénario est très rythmé, efficace et joue parfaitement avec le lecteur. Le dessin ne m'a pas convaincu, très inégal, des effets informatiques à côté de personnages aux trop nombreuses rayures... Il en reste une BD non révolutionnaire mais plaisante à lire. Je suivrai mais je ne pense pas investir personnellement sur cette série. Pollux29 - 02/01/2008)

Revue de Presse

Interviews et clips videos

Forums de discussions

 
Droits d'auteurs © : Toutes les images et tous les textes de ce site sont interdits à la reproduction et à la diffusion sans mon accord préalable.