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L'histoire de Basècles |
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| Origine | Basècles en 1933 | Les carrieres | Les DAUDERGNIES | ||
| 1501-1600 | 1701-1800 | 1801-1900 | 1901-2000 |
A la sixième ligne de ce parchemin, on lit : ...villae nomine basilicas a croha usque ad petras boseras et de cruce quae est in via platonis usque..., c'est-à-dire : la villa nommée Basilicas (Basècles) s'étend depuis Croha (?) jusqu'à Petras Boseras (Péruwelz) et depuis une croix qui est sur le chemin de Platonis (Blaton) jusqu'à...
Par la romanisation progressive, le vocable, d'origine latine, devint l'actuel Basècles
Mais que signifiait Basilicas ?
Plusieurs éthymologistes ont étudiés la question ; l'explication de Du Cange est généralement admise : Basilicae appellantur aediculae quaedam, quas Franci nostri veteres magnatum tumulis imponebant, quod formam basilicarum seu aedium sacrarum refferent... (on appelle Basilicae de petits édifices que les Francs, nos ancêtres, érigeaient sur la tombe des grands hommes et qui rappelaient la forme des basiliques ou édifices sacrés).
Basècles signifierait donc mausolée.
BASÈCLES, commune du canton et à1/2 lieue 0. de Quévaucamps , de l'arrondissement et à 5 lieues 1/4 E. de Tournay ; à 5 lieues 1/2 0. du chef-lieu de la province. Elle est bornée au N. par les communes de Thumaide, Wadelincourt et Ellignies-Saint-Anne, à l'E. par celle de Quévaucamps, au S. par le territoire de Blaton et à l'O. par celui de Péruwelz.
Cette commune se compose de son chef-lieu, situé au centre du territoire, et de quelques maisons isolées.
L'Averne circule sur le territoire du N. à l'O.; ce ruisseau alimente un moulin à farine. Un étang de trente perches de superficie sur trois palmes de profondeur, à fond tourbeux, sert de réservoir à l'usine.
L'aspect du territoire est assez uniforme. Une colline s'étend de l'E. au N. 0. et s'incline en pente douce. La superficie du sol offre généralement une terre meuble, sablonneuse, mêlée d'argile et de rocaille; elle recouvre immédiatement le calcaire compacte d'un gris-bleu foncé ou le calcaire fétide dont la couleur varie depuis le gris-bleu pâle jusqu'au brun foncé et au noir. Parmi les espèces minérales que ce terrain recèle et dont on a pu déterminer les formes, on distingue la chaux carbonatée inverse,cuboïde et laminaire.
De nombreuses exploitations sont établies sur le territoire pour l'extraction de la pierre de taille et à chaux , et du marbre.
Terres labourables, quatre classes :
Le froment, le seigle, l'escourgeon ? l'avoine , le trèfle et le colza sont les principales productions. On ne cultive pas assez de légumes pour la consomation locale.
Très-peu de fruits. Il y a environ soixante bonniers de prés ; la majeure partie est située le long de l'Averne: on y dépouille un foin assez abondant et de bonne qualité. Les pâturages sont entourés de haies vives.
On y trouve en outre cinq parcelles de pépinières; elles forment à peine un bonnier de contenance. La culture des terres est assez bien soignée: les plus productives ne reposent jamais, les autres restent souvent en jachères et s'exploitent à la houe et à la bêche.
On comptait , en 1829, deux mille deux cent quarante-cinq habitans , dont mille cent treize du sexe masculin et mille ceiit trente-deux du sexe féminin. Il y avait eu pendant la même année quarante-deux décès et quatre-vingt-neuf naissances. La population était, en 1931 de deux mille deux cent soixante quinze habitans. Le nombre annuel des mariages vingt.
Les habitations , au nombre de quatre cent vingt-deux, sont presque toutes agglomérées et bâties assez régulièrement , partie en pierres bleues, partie en briques, et couvertes en pannes, en ardoises ou en chaume. Il y a une église, et une école primaire,
L'exploitation des carrières de calcaire compacte bleu est très considérable; la pierre est taillée sur les lieux pour différens usages tels que pour auges, pavés, seuils de portes; les débris sont convertis en chaux: celle-ci, d'une qualité inférieure à la chaux de Tournay, sous le rapport du ciment, a une propriété qui lui est particulière, c'est qu'on en compose un très-beau plâtre pour plafonds; on l'emploie aussi pour l'amendement des terres. Le calcaire fétide fournit au commerce des blocs qui, bien que d'un tissu grossier, présentent plusieurs des qualités du marbre : cette pierre, qui est très-solide,est surtout recherchée à cause de la propriété qu'elle a de prendre toutes les formes q'on veut lui donner : sa couleur qui est d'un bleu noir est susceptible d'un beau poli ; on s'en sert principalement pour paver l'intérieur des habitations ; les couches de médiocre épaisseur ont une consistance moindre; elles sont exploitées pour la fabrication d'une chaux assez estimée en ce qu'elle contient une assez grande quantité d'oxide de fer, qui contribue à augmenter la solidité des cimens. Les pierres bleues, les marbres dits de Basècles et la chaux donnent lien à un commerce très-important; on exporte aussi des productions du sol et du bétail.
Cette commune est traversée de l'E. à l'O. par la grande route de Mons à Tournay; plusieurs chemins de terre, entr'autres ceux de Condé à Ath et de Basècles à Ellignies-Sainte-Anne, facilitent les communications avec les environs.
L'intérieur de la commune est pavé.
La découverte la plus probante est celle qui fut faite en 1848 d'un cimetière de l'époque franque, comprenant une cinquantaine de tombes. Le terrain déblayé où ont été receuillis les objets a une surface de 200 mètres carré. Les 49 squelettees étaient irrégulièrement étendus, loin les uns des autres. A côté d'eux un vase en terre noire et des armes qui tombaient en poussière.
Se basant sur la similitude de formes de la hache, de la lance, des vases avec d'autres découvertes à Lede; les archéologues pensent qu'il s'agit là de squelettes de l'époque franque, occupant 49 sépultures différentes ; on enterrait à peu de profondeur à cette époque.
Ces découvertes avaient été faites dans une carrière appartenant à Madame Veuve Legrand.
En 1884, les travaux d'agrandissement affectués à la carrière Constant Place ont fait découvrir trois fers de lance et une bouteille en terre grise et dure, partiellement brisée, ornée à la roulette. On n'en sait pas davantage sur la découverte de 2 squelettes avec lance et épée, en 1875, dans la même carrière, ni sur les 4 squelettes, également accompagnés chcun d'une lance et d'une épée à l'endroit appelé le trou Antoine, en 1861.
Tous ces endroits sont contigus les uns aux autres, et on peut considérer les découvertes de 1848, de 1860, de 1875 et de 1884 comme ne faisant qu'une .
La voie Romaine
| 1501 | Assassinat de Jean Benoit, brasseur et mayeur de Basècles. A lintérieur de léglise, du côté de fonts baptismaux, un tableau en pierre blanche retrace cet assassinat. La pierre porte des traces de polychromie et une légende explique : Jehan Benoit, en son temps mayeur de Bazecles, gist icy, lequel fut murdri de son serviteur auprez de Condé par ung vendredi, nuit de lan, en lan XV cent et ung... |
| La cuve octogonale des fonts baptismaux, en pierre bleue
peinte, est dun style gothique du XVIème siècle ; hauteur 1,22m. La statue de Saint Martin date du XVIIème siècle. |
| 1765 | Date de construction de lautel latéral nord (de la sainte vierge). Le décor appartient au style Louis XV. |
| 1771 | A la suite dune supplique émise par les gens de loi du village, les abbés de Saint-Ghislain décidèrent la construction dune nouvelle église, en lieu et place de lancienne, devenue trop petite. |
| 1779 | Les travaux de la nouvelle église commencent sous la prélature de dom Amand Cazier, abbé du monastère et comte de Basècles. |
| 1784 | Le 15 janvier, Jean-Théodore Barbieux, fondeur à Tournai, livre trois cloches dun poids total de 4.930 livres, poids de Tournai, ou 4.536 livres, poids de Mons, pour remplacer la seule existante. |
| 1786 | Un des confessionnaux, en bois, à rehauts dorés, daterait
de cette date. Le 2 août 1786, les échevins commandent une cloche denviron 2500 livres, poids de Mons, à livrer six semaines plus tard, pour remplacer une de celle fournies en 1784. Cette cloche est décorée en relief de la scène du partage du manteau de Saint-Martin, sur une face, et dun calvaire classique (le christ et deux larrons en croix), sur lautre, avec la liste des mayeurs et échevins. |
| 1790 | Deux des cloches livrées en 1784 sont enlevées par les Révolutionnaires français. |
| Le banc de communion en chêne fut exécuté à la fin du XVIIIème siècle. De même que la chaire de vérité, en bois peint doré, est un travail de style Louis XVI ; ses faces sont ornées de médaillons aux effigies des quatres Evangélistes avec leurs attributs symboliques. |
| 1803 | Jusquen 1803, le presbytère servit de gendarmerie |
| 1825 | Réalisation des stalles du chur qui proviennent de latelier de J.B. Quitton, menuisier à Huissignies. |
| 1826 | Date de réalisation du pavement du chur de léglise |
| 1828 | Réalisation de lassomption, toile de 3,20 * 1,90m, par Denher, peintre à Ath. |
| 1831 | Le recensement mentionne 225 ouvriers travaillant la pierre de taille et le marbre, et 120 autres soccupant des 17 fours à chaux situés, pour la plupart, dans la partie méridionale du village |
| 1842 | Le nombre des fours à chaux est passé de 25 à 30 |
| 1843 | Achat à Moustier de lautel latéral sud (de Saint Martin) façon Louis XV. |
| 1844 | Il y a à cette époque 35 fours à chaux. |
| 1848 | En avril, de nombreux ouvriers baséclois qui travaillaient en France reviennent grossir le flot des chômeurs |
| 1852 | Le 9 juillet, le Conseil Communal décide de construire un nouveau presbytère |
| 1855 | Une grève éclate dans toutes les carrières de Basècles |
| 1858 | Réalisation de Luther et son
Confesseur (au presbytère), uvre réalisée par Clara Cenicke. Le 19 octobre, Jean-Baptiste Letot, meunier, sollicite des autorités communales lautorisation dinstaller une machine à vapeur de 8CV à lintérieur du moulin |
| 1860 | Une inondation eut lieu dans plusieurs carrières suite à un tir de mine |
| 1862 | Le 18 septembre, le gouverneur du Hainaut suggère aux autorités basécloises, louverture dune bibliothèque populaire accessible aux villageois |
| 1863 | Le 22 juillet, le sieur Dubar, instituteur, sollicita des conseillers communaux louverture dune école dadultes à Basècles |
| 1867 | Le 17 février, les mandataires communaux se décident , à titre dessai, à créer des cours pour adultes qui se donneraient durant les soirées dhiver |
| 1868 | Un groupe dexploitants carriers projeta de raccorder les chantiers baséclois au chemin de fer Hainaut-Flandres |
| 1869 | Le 9 décembre, le Conseil communal cote la création dune école de dessin et de modelage |
| 1870 | Le 25 novembre, une école de musique fut créée |
| 1876 | Le 2 novembre, un train spécial venu de Bruxelles amena une délégation ministérielle à Basècles |
| 1879 | Formation du parti socialiste |
| 1880 | Les maîtres carriers baséclois offrent le pavement en
pierre bleue, les plinthes et les pilastres en marbre noir Les registres de recensement de lindustrie établis par le Ministère de lIntérieur signalent à propos des carrières basécloises, que 22 sociétés particulières dexploitations occupent 544 ouvriers et ouvrières ainsi que 12 employeés |
| 1881 | Le 2 mai, vu le réel succès des cours industriels, les conseillers communaux décident dapproprier lancienne maison communale avec logement, salle de musique et salle de dessin |
| 1884 | Naissance du syndicalisme |
| 1890 | Edmond Landrieu raccorde sa carrière, sise à Sartys, au canal de Pommeroeul à Antoing. |
| 1896 | Le chemin de croix, suite de peintures réalisées à Tournai par lécole Saint-Luc |
| 1899 | Le 19 mars , premier enterrement civil dans le cimetière paroissial |
| La statue de Saint Hubert date du XIXème siècle. |
| 1902 | Alors que la grève des charbonnages en France était générale, un mouvement de revendications sétendait à la région de Basècles, Blaton et Quevaucamps.. la grève commença en avril. Le travail recommença en mars de lannée suivante. |
| 1906 | Le 21 février 1906, Mr et Mme Bleu-Lebailly firent don dun vitrail de Saint-Ghislain, tandis que Mlle Marie Dubois de Bruxelles, en offrait un autre, représentant Sainte-Catherine, en souvenir de sa tante Mlle Catherine Bayart. |
| 1913 | En avril, une grève générale éclate dans lindustrie : cétait un des moyens utilisés par la classe laborieuse pour conquérir le droit au Suffrage universel en Belgique |
| 1922 | Le vitrail consacré à Saint-Vincent de Paul fut placé, en juin 1992, par la famille lebailly, en mémoire de labbé Vincent Dubruille. |
| 1928 | Les cloches de léglise sont montées sur des roulements à billes |
| 1940 | En mai, Alfred Gors, avec tous les jeunes gens de 16 à 35 ans, répondit à lordre du Gouvernement et gagna la France pour y passer un court séjour. Dès son retour à Basècles, il participa activement à la résistance |
| 1943 | Les 13 et 14 août, les Allemands volent deux cloches Amélie-Henri et Marie-Aldegonde |
| 1946 | Maurice Matton construit de ses mains un semi géant en
tôle soudée et peinturlurée que lon prénomma Pipo Un comité récolta des fonds afin dériger un monument commémoratif qui fut inauguré le 25 août |
| 1947 | Un géant à visage " plus humain " fut construit. Il figurait un vieil ouvrier de carrière baséclois (géant hilare à sarrau de grosse toile bleue, foulard rouge à gros pois blancs autour de son cou et, sur le chef, une casquette de soie noire... |
| 1955 | Fermeture de la carrière Marbres belges S.A. |
| 1962 | Le 8 avril, S.E. Mgr Himmer, Evêque de Tournai, baptise
les trois nouvelles cloches de léglise. Elles ont été commandées à la firme
Horacantus de Lokeren et proviennent dune fonderie hollandaise Fermeture de la Carrière Roland |
| 1965 | Fermeture de la Marbrerie Pourbaix, qui avait déjà réduit son activité de 2/3 en 1962 |
| 1970 | Démolition du moulin à eau |
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