POEMES DE LA COUR

DU GRAND MONARQUE UNIVERSEL

COMPILATION III (29/05/2008)

 

Tous droits réservés par les auteurs Pierre de Safinah, Mustapha et parfois Omeg Alabab

(non inclus quelques extraits hallucinants de Zigonet)

 

« Habitant chaque être, chaque chose, chaque lieu

La Force divine peut être captée intensement

Lorsque l’homme fait l’effort

De l’appeler à se manifester »

 

Alassane NDAW

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PREAMBULE

 

Omeg ALABAB - L'armée de la pleine Lune

 

En faisant du sauvetage de poèmes sur le Forum de Safinah, je suis tombé sur ce lien récemment laissé par un certain Météore, avec comme titre : « Et l'armée de la plaine lune »  (Wed Feb 13, 2008 21:43)

http://www.youtube.com/watch?v=5nmsknRf6Ek&feature=related (Message émis par un chef du Hezbollah)

Comme video, ce n'est pas mal.

 



La voix est énergique. Les plans successifs sont excellents.

Le fond musical en latin, j'adore. Mais que vient faire un texte en latin -d’une chanson chrétienne- dans un outil de propagande du Hezbollah ??? – J’ai trouvé le chaînon manquant en visionnant une video du groupe ERA (Ameno Domine), voir après l’astérisque ! (*)

Revenons à la video du Hezbollah : Le message ne tient pas debout (Appel a une guerre non pas sans  justifications - je le reconnais-, mais sans issue favorable à espérer par les armes conventionnelles)…Un appel au martyre tout à fait inutile;  Seuls les morceaux tiennent parfois debout, mais on n’est pas là pour jouer au puzzel…

A quoi bon tout ce matos fièrement exhibé, notoirement insuffisant - et pas vraiment utile - ???...

                  ...Alors que, quand je pique une crise pour des broutilles a la maison, la terre tremble en Chine,

                  ...Quand je fulmine sur la junte birmane, un cyclone s'abat,

                  ...Et que quand l'Evêque de Liege est aux abonnés absents après le mail par moi à lui envoyé (), les orages s'abattent sur sa ville ???

                  Fais pas exprès moi ! - Je constate c'est tout, et je me suis fais une raison.

                  Ce n'est pas pour rien que j'ai du Xanax en commande. (Un stabilisateur d'humeur)

                  En Amérique du Nord, il y a eu une grande cité ou on portait le 'fils du ciel' (ou                                                       une dénomination similaire) sur une couchette, de peur qu'il s'abime un orteil et qu'il tombe en mauvaise humeur...

Je n'en demande pas tant, juste qu'on laisse ce 'matos' que je considère comme complètement périmé pour la 'BOMBE NUCLEAIRE DU PAUVRE'.

800.000 musulmans qui demanderait la même chose a Dieu, exactement au même moment 5 fois par jour, c'est un modem avec fibre optique qui s'ouvre, et question résultats, dejà quand je vois ce qui m'arrive en faisant quelque chose un peu par distraction, imaginez ce que vous pourriez faire VOUS (les Croyants au sens large).... Simple question de coordination.

L'art de la guerre, c'est surtout de surprendre l'ennemi...

 

Désunis on est aplatis.

 

Les vrais croyants ne sont pas toujours ceux qu’on pense.

En Israel comme en Palestine, il y a deux tendances:

                  Les colombes et les faucons.

                  Moi je préfère rester colombe tout en demandant a Dieu de faire le faucon.


                  DIEU reconnaitra les siens et n'épargnera pas les autres (ceux qui ont des armes en main et prétendent combattre en son nom sans lui avoir demandé la permission)

 

(*) Video du groupe ERA (Ameno Domine) ,  http://fr.youtube.com/watch?v=6SvxaNQ6d7M

 

Ameno Domine signifie en Latin je crois: "Viens Maitre"

 

C'est une invitation adressee au Fils de Marie.

 

Curieusement, les russes et les polonais attendent un Chevalier Blanc venant de l'Ouest.

 

Et en Asie, (venant de l'Ouest aussi) les anciens birmans bouddhistes disent:

 

"Si tu, un jour, de le voir une COQ avoir toutes ses plumes a Lui,

 

Il, alors, devenir le meilleur pour aller PLUS LOIN" (SIC - traduction approximative du birman au français)

 

Vous aurez remarqué que dans la video de Nasrallah, c'est en fond musical. Eux aussi attendent quelqu’un ?

 

Voyez, sur la tombe de la video, il est gravé « CATARS »…

 

Le reste pas facilement dechiffrable.

 

- La purete de la foi Catharre… -

 

Ils ont préféré se jeter dans les flammes avec leurs femmes et leurs enfants plutôt que de renier leur foi.

 

Ils n'avaient pas de prêtres ni d'évêques, juste des guides qu’ils appelaient « Les parfaits »..

 

Ils pratiquaient la religion chrétienne d'origine, répandue dans certains pays de l'Est par un des premiers prédicateurs à se risquer dans ces pays reculés.

 

Puis ils sont arrivés dans l'Aude en France ou des nobles de sont raliés à leur cause.

 

Relation tres chaude avec le Vatican !

 

"Schisme" (mais qui est schismatique ?) éviscéré mais pas décapité...

 

J'en ai rencontre un adepte a Quillan.

 

Je comprends que les palestiniens prefereraient des chrétiens de cette eau-la, plutôt que les autres...



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LES POEMES

 

LES ACQUIS

Wed May 28, 2008 08:58

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Les prix sont des prisons où croupit la vie gratuite
Le ouistiti lui rend visite
La monnaie de singe achète le silence des âmes
En échange de grimaces onéreuses sujettes
Aux généreuses galipettes
La liberté conditionnelle est anticonstitutionnelle
Si elle est subsumée au consumérisme des libéralités
Présumées innocentes pour les commodités bien-pensantes D'un réalisme consommé
La mort nous fait des cadeaux moricauds
Elle ne se paie pas notre tête
Le prophète saille de ses épaisseurs
Le coeur est bien plus qu'une simple pompe
Il est une lampe de sépulcre
Le vainqueur du combat contre l'ignorance
Dans la douceur des bras de la délivrance
Il connaît la sente vierge de toute empreinte
Renaît de ses cendres sur une verge étreinte
Il voit ce que la voix donne à entendre
Croît sous des tonnes de décombres
Les cieux lui doivent une fière chandelle
Les culs-terreux vocifèrent à tire-d'aile
Les airelles ne supportent pas le haut du pavé de boeuf
Dans la poitrine du cochon
Baluchon d'une doctrine
Que l'ostentation des vitrines éclairées aux néons
Adjure d'émigrer vers une région impropre
Aux dévotions apprêtées
Il s'apprête à établir le raccord
Entre les corps qui prêtent à sourire
Sous-fifres des décors prétentieux
Et les cours où gravitent les seigneurs qui ne souffrent
Aucun serf souffreteux au coin du feu mis à quia
Sur les lèvres bleuies du froid de l'hiver des hères
Les acquis sociaux sont plus précieux
Que les joyaux de la reine Victoria
Que les arènes de la corrida de Cordoba
Que la carène du vaisseau amiral de l'Invincible Armada
Ce serait un crime de lèse-majesté
Arrête de cramer tu attaques la fournaise
De molester les phéromones des fourmis
Jalousie des performances de l'haltérophile
Quand le sport devient un métier
Sous prétexte inique que joindre l'utile à l'agréable
Porterait atteinte aux bonnes moeurs sociétales
Constituerait une entorse douloureuse au rythme des rentables prouesses
Deux esses s'enlacent pour huit heures de délicatesses
Au plus fort du stress ergonomique
La forteresse de l'égo en détresse
S.O.S
Oblique vers la robotique
Erotique mécanique
Qu'un mai cynique
Messianique
Lubrifie pour nos graphiques en buildings
Briefing bureaucratique

Pierre

LES VEREUX HERITIERS

Tue May 27, 2008 07:42

194.78.218.213

 

Les yeux cadavéreux irrités
A la vue des véreux héritiers
Décochent des objurgations incandescentes
Aux franches olfactions impatientes
On sert les intérêts du peuple pour lequel on est élu
On ne se sert pas des intérêts palpables picaillons de dettes perclus
L'argent n'a pas d'odeur
Mais il trempe son nez arrogant
Dans les poudrières misanthropes rançonnées
Par le toboggan de la terreur
Il prend en otage tous les rouages des relations humaines
Semant haine chantage et carnage aux déviations de ses passages
Il règne sans partage
Gangrène les étages subalternes de la pyramide
Jusqu'au terme inéluctable
Suicide de sa gouverne inextricable
Je garde espoir que la spirale infernale
S'enroule autour du guide eschatologique
La certitude est une pléiade d'étoiles
Dont la magnitude étrille nuit et jour
D'une apologie de la lumière
Les yeux ennuyeux
Esclaves des enclaves ignares du regard
L'aveugle n'a pas besoin de voir ce que la virgule lui enjoint de vivre
Le sourd n'a pas besoin d'entendre ce que l'absurde l'astreint à taire
Le muet n'a pas besoin de dire ce que le mulet est enclin à braire
Le mort n'a pas besoin d'être ce que la rumeur feint de dire

Pierre

LE SUFFRAGE UNIVERSEL

Sun May 25, 2008 12:08

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Il faut travailler ses faiblesses
Les travaux chevillés là
Où le bât blesse
Colmater les brèches
Avant qu'elles ne nous envoient barboter dans l'Ardèche
Le temps presse
L'orange passe au rouge
L'orage agresse nos tympans
Le soleil coupe la poire en deux parts égales sous la coupe de l'oeil orbitaire
Le bonhomme de neige bougonne dans les nuages
Le permafrost épouse la glasnost
En voyage de noces sur la Berezina
Ils envisagent une pause sur le Ladoga
Vous n'avez rien à déclarer
La machine à café de chez Pouchkine à détartrer
Les ordres ridicules à s'en mordre la cuticule à sang
Le mort se remémore l'arôme des rimes que l'âme estime sans un remords
Le macrocosme transfigure le microcosme fulgurent les millésimes aux cimes
Mic-mac de mimétismes
Le tic-tac répond du tac au tac aux trucs pondus par la phonétique automatique
L'index du panier de la ménagère
Ne permet plus de s'épargner des saignées majeures
Prête à se signer résigné au malheur
Les chômeurs les bras en croix
Embarrassent le crucifix croupissant
Sabbat de zélotes concupiscents
Les jours où l'on boulotte
La chouette ulule pour des clopinettes
Les peaux se reposent
Les âmes s'amusent
Les esprits paressent
Dieu est au mieux des milieux
Les crânes rasés jusqu'aux axones
Les ânes harassés jusqu'aux endorphines
A un jet de pierre
Jetair les fait rêver
Aux charters grevés
De bonnes directions
Les dunes à l'horizon
La thune a toujours raison
Hors saison elle s'entoure de ristournes
Les arbres foudroyés ne seront pas choyés par le soufre des allumettes
Mieux vaut se confesser aux sains cieux en cachette
Que de fesser les vicieux assassins d'une baguette de rejeton
Les étoiles sont moins visibles que les étincelles
Présentes dans le ciel elles présentent l'avantage substantiel
D'avoir le recul nécessaire
Le suffrage universel inaudible voie lactée
Pour ester en justice les espèces en voie de disparition
Sans distinction de race ou de genre
La clémence immanente est d'une bienveillance permanente
Que recouvre parfois une fine pellicule de colère inhérente
A la transcendance radicale du roi
Qui peaufine l'éducation sentimentale
De ses ouailles en perdition
Il n'est pas interdit de laver le fruit
Avant de l'avaler d'un savant appétit de yéti
Chaînon manquant à l'appel du clairon de la chaîne hi-fi
Ou de télévision pupille de la nation
Je prononce mes voeux de chasteté
Je balance une pièce dans la perspicuité de l'eau
Et je tire la chasse
La nuit pâlit
Le jour poli lui polit le sursis
Pour se convertir à la fraîcheur de l'aurore
Avant de sombrer corps et âme
Calame au coeur de l'encrier
Dans l'océane obédience des arcanes de l'obéissance
Un périscope se crispe sur la croupe d'une vague
Il apostrophe l'horoscope qui divague de catastrophes en télescopes
La vérité sort de la bouche des fleuves
La mer y ajoute son grain de sel
En un clin d'oeil la douche lave les poissons
Des soupçons de culpabilité

 

Pierre

LES FRACTURES SOCIALES

Fri May 23, 2008 07:30

194.78.218.213

 

Ouvrir la portière d'une voiture
Partir à l'aventure découvrir
Ce que la carte routière séquestre
De crottins sur chemins équestres
Ce que Michelin veut
Le pneu le peut
Le cheval de fer raille ses fers
Les éoliennes écologiques volent aux moulins à vent
Derniers témoins d'une époque révolue
Le souffle de vie dévié en gifle béotienne
Aux agriculteurs aigris derrière les clôtures
Future expropriation
Facture de prison expiatoire
Politique de prévention
Réduction des fractures sociales
A saturation dans les villes en rupture de solution civique
Le problème de l'immigration
Est de l'huile jetée sur le feu
De nos dissensions autochtones
Ne blâme pas l'étranger étranger
Au talon d'Achille de la cheville ouvrière
Des pas feutrés sur les oeufs
Noël au balcon
Pâques aux tisons
La fête du mouton allochtone
Sur le calendrier lunaire
Les sans-pitié mettent en danger
La pérennité d'une société dont les miettes de solidarité
Ne permettent pas aux sans-papiers d'être traités
Avec un paraître de dignité
On ne sait pas accueillir toute la misère de la terre
Mais on sait ouvrir nos frontières aux investisseurs
Profiteurs des conjonctures discriminatoires
Aux spéculateurs colporteurs des conjectures attentatoires
Que l'on se contente de cueillir les clochards qui hantent les trottoirs
Il y a quelque chose qui cloche sur les semelles que chaussent les pointures du pouvoir
Que l'on s'arrache telles des sacoches de vieilles rombières
Les kolkhozes souffrent d'ankylose s'ils n'offrent pas la terre de leur labeur
Aux nuits étoilées d'ennuis étiolés
La colle cause des ravages
A l'école du lavage de cerveau
Les mineurs sont encore victimes des coups de grisou
Bisous de la mort
Drame des coups de cafard
Le briquet te sert de ticket pour l'enfer

Pierre

AU PERIL DE SA MORT

Sun May 18, 2008 10:51

194.78.208.206

 

Au péril de sa mort
Le revenant puéril désamorce
Une bombe à retardement cocasse
Il y a de la rumba dans l'air
L'enfant fantomatique
L'automatique lénifiant
Fan de Fanfan la Tulipe
Défend avec ses tripes
La veuve de La Courneuve et l'orphelin patelin
Badin garnement irénique de Vaulx-en-Velin
Il le fera loin des caméras qui firent de son cas
Le foie gras des malins médias
Petit tu ne seras pas décoré par le président de la république
Tu présideras aux visées apodictiques de ses résidents
A titre posthume je lustre ton âme d'illustres apophtegmes
"Coupable de naître indigent Capable d'être un géant"
"Si la justice n'est pas de ce monde Elle l'ajuste à sa fronde"
"Qu'importe le temps l'important ne se mesure pas en heures mais à la lumière de l'instant présent"
"Les déserts sont des jardins prospères Adversaires du mondain désespoir"
"La sincérité ceint la vérité en son sein"
"L'amour ne s'apprend pas il se vit On ne s'attend pas à la mort on la vit"

 

Pierre

CRITIQUE DE LA RAISON PURE

Sat May 17, 2008 10:55

81.240.254.56

 

Jusqu'à la mort
L'âme jure résister à la loi du plus fort
La justice des pauvres
Se pâme de générosité sur le doigt du plus fier
La torture manque de ressort
Face à la maniaque droiture
Du ressort de la farce
Ils se multiplient à la sauvette
Il ne se plie pas à la moulinette
Seul contre mille
Les zéros émaillent le sol du sérail
Son sang annonce la couleur
Suintant à travers les ténèbres coalescentes
Un drapeau coagule sous les semelles
Du bourreau voilé d'un tchador
De matador vérolé
Olé
La muleta à ses pieds se mue émue en une pietà vitriolée
Olé
Une corne d'abondance offense l'allée royale
Gelée en couronne de cabestan
De rouille grenelée
L'oléagineux olivier agit au noeud du problème
Son huile fait saliver le blême profil cannelé
La critique de la raison pure
Déplore sous toutes les coutures
La perversion des jeux du cirque
Qu'endurent encore en Estrémadure
Les hybrides centaures
Enjeu de cette sinistre boutade
Les moutons de Panurge s'insurgent avec métonymie contre
Cette simonie des bijoux de famille
Manie de chercher des poux dans les favoris recherchés
Fâchés avec le pilori effarouché
Une parenthèse tantrique vient de se refermer sur la tête de turc pantoise
Si tu ouvres la bouche pour extraire le venin de la plaie d'une vipère au poing
N'avale pas les couleuvres anguilles sous roche ou la mouche du coche
Chercher une aiguille dans une meule de foin
Ne signifie pas apporter de l'eau au moulin
D'une foule d'andouilles appâtées cachée derrière la paille
Oeillères de la mule pour qui s'y fie apôtre de la poutre
Oeil pour oeil vaille que vaille
Je mords sur ma chique
J'en ai ma claque du mors
Le coeur écoeure la mort clinique
Le croque-mort cynique veille à ce que je claque
Pas assez cher mon fils
Ce sermon passé sur le fil de l'épée
Il faut de tout pour faire un monde
Surtout des rebuts immondes
Ou à défaut des m'as-tu-vu imbus de leur pouvoir
Le dos gibbeux du sigisbée lunatique
Se gausse des simagrées aristocratiques
D'une botte persiflée au creux des bovines narines
Le mousse que terre amarre aux souvenirs
Une mer de commentaires insulaires déterre un trésor de guerre
Les apprêts maudits mirent les voiles un après-midi de merveilles
Revenons à l'essentiel
Les rêves sont les sentinelles du ciel
Etoiles prémonitoires promènent l'histoire
De lueurs d'espoir en ascenseurs de lumière

 

Pierre

MISE EN TRAIN

Fri May 16, 2008 10:33

194.78.208.206

 

Les ailes lèsent-elles le ciel
Celles des abeilles l'ensorcellent

De but en blanc déboulant sur le succulent butin
Butinent le thym
Lutine mise en train

Les alvéoles recèlent le pactole
Vénales auréoles hexagonales
Le carrousel solennel harcèle l'opercule originel

 

Pierre

LA POCHE MARSUPIALE

Thu May 15, 2008 08:08

194.78.218.213

 

Il y a des étapes à ne pas brûler
Abruptes parois escarpées
Je ne parle pas des embûches pleines d'avalanches de roches
Le plus chanceux trébuche
Le plus courageux décroche
Il s'en passe des choses
Sous les cieux de farouches rapaces enlacent la psychose
Les neiges éternelles accrochent les nuages maternels
Poche marsupiale
Matriarcal panache
Le refuge se fige
Le crépuscule récapitule sous une acropole d'étoiles rétractiles
Une journée ourlée de pis-aller
A bon vin point d'enseigne
A vilain poing la dent saigne
La caque sent toujours le hareng
Les accents sont toujours hilarants
Heureux au jeu
Malheureux en amour
Orageux met à mal les beaux jours
Qui trop embrasse mal étreint
Qui trop embrase flamme éteint
Il s'arme de patience
L'armistice que les armes martyrisent
Sur la touche à l'écart des cartouches
Il se fond dans la glace
Camisole du soleil
Les rêves verbe et rations graciles
Sous l'oeil de la sibylle printanière
Tremplin exquis de l'hallali pénitentiaire
La nubile nature obnubile la mature brindille
Les pieds nus sur l'herbe tendre
Superbe prélude d'une gerbe de fleurs ingénue
La devise du vase
Les prémices de l'amour tergiversent autour des prolixes atours
L'âme charnelle dissimule sous le litham corporel la chanterelle pectorale

 

Mustapha

Une bougie éclaire dans la nuit...

Tue May 13, 2008 01:03

85.201.148.47

 

Le cancre serait-il plus électrifié qu’il n’y parait
Au point d’être au courant plus que calotin
Plus clément que n’en doute Clémentine
Aux mots céleste
Recouvrant les mystères ineffables
Paradisiaque
Infernaux pour les émules du désastre
Quiescence pour un amour des intuitions immanentes
Ne pense qu’à soi accable le silence
S’en remet à sa place d’un vieux des anciens
Mais voilà que tout est perfectible
Alors je suis coupable de caner les déboires
Pas pour un pourboire linguistique
C’est qu’une fameuse pierre lui est tombée sur la tête
A l’indigène lorsqu’il était sur les traces d’un fantôme des rêves
Lorsqu’il était sur les traces de Clémentina
Le bien comme le mal provoque la déhiscence
De cette plume inlassablement labile
Du chaud au froid du froid au chaud
Pour la cantatrice chauve
Fantasmatique stroboscopique
En tenant compte cela va de soi des amitiés
L’humour à froid céleste
La vengeance personnelle est loin derrière
Grandir en enfer n’est pas mettre pied en enfer
Ma tentation est le paradis
Et je taquine l’amour pour qu’il affirme s’affirmer
Et que la haine préjugée puisse affirmer ne l’être

 

Pierre

TOUT EST PERFECTIBLE

Mon May 12, 2008 11:45

194.78.208.206

 

Tout est perfectible
Du cercle inflexible aux inexplicables miracles
La perfection est une permanente évolution immanente
Le savoir empirique ne peut se concevoir aux abords périphériques
Les vocables accablent les prisonniers des lettres
Comblent de faveurs irrévocables
Les pionniers qui luttent avec ferveur
Pour l'abolition de l'exploitation débilitante
Pour l'exaltation de l'émancipation déhiscente
L'esprit mûrit saisi de matière pétrie d'un prurit de soupirs
Flétrie de sourires à la mort
Mère-patrie des stupeurs assouvies les peurs déconfites
L'élégance de la grâce
Dépose la vengeance souveraine ménopause
Dispose les urgences à sa sereine métamorphose
Est un incapable
Celui qui ne se rend pas coupable
De n'avoir pas exploité tout son talent pour éviter les déboires attenants
On ne crée pas un monstre en puissance
Au gré d'une liberté gréée d'aisance
Monstrance es-tu habilitée à le réhabiliter
Sans l'intention préalable d'intégrer
Ses exactions exécrables dans la réalisation indubitable
D'une citadelle universelle
Recelant les explications nécessaires à l'entendement
Excellant dans l'application planétaire des contentements
Conciliant les implications complémentaires
Entente de tous les éléments contraires
Que les élites fusionnent avec les ilotes en une profusion idoine
Le mal est un orphelin sans maison un vaccin sans contagion un calotin sans religion un requin sans dentition un lendemain sans évasion un sac à main sans pognon un refrain sans chanson
Le mal existe partout et nulle part
Là où il fait mal ubiquiste
Il a maille à partir avec l'équilibre
Malle à partir libre vers un paradis sans faille

 

Pierre

PLUT AU CIEL

Sun May 11, 2008 11:20

194.78.208.206

 

Des numéros sortent plus souvent
La stochastique a des stocks élastiques
Des sortes de solvants mnémoniques
Les casaniers doivent nier la case des récidives
Ils ont les boules de tournoyer pour tutoyer la timbale
Télescoper les voisins de palier stéréotypés
Dans un poulailler échevelé où le hasard prend des allures d'hydre écervelée
L'éclipse solidaire ne couronne pas toujours
De son solipsisme irrédentiste
Un vainqueur à l'isthme
Séparant le crâne des neurones
Suturant l'âne au trône
Je choisis un grain de sable sur la plage
Geste désinvolte
Je le sertis au point culminant de l'Himalaya
Il y a peu de chance que ce gandin irresponsable
Présage inconcevable
Pénètre l'écrin de l'huître perlière
A moins qu'un vent avenant
Il y en a
Ne devance ses semblables balnéaires
Et de connivence avec un courant marin convenant
Se fasse la main en bon samaritain
Le destin couvrant l'événement de la préface à la postface
Tout bien réfléchi
Je lui facilite la tâche ingrate
Je lui mâche la besogne
Pas de chichi
La montagne le place en pole position ce postillon de palace
Etonnants tenants
Ahurissants aboutissants
Entre les deux mon coeur balance
De congruence avec le fer de lance compendieux
Pourvu que cette perle
Plût au ciel
Ne finisse pas au cou
Cruel maléfice carrément méchant
D'une philatéliste pas vraiment dans le coup
Est-ce à moi de juger
Je déraille son droit d'aînesse aussi féminin soit-il
Elle est plus âgée que ma valvule mitrale
La hisse c'est humain
Au-dessus de mes clavicules
Que la canicule veille sur sa surcharge pondérale
Au large l'avarice de la péridurale
J'endosse la bure
Géniale logique
Je m'adosse contre l'arbre
Généalogique
Je prends racine
Enfant de l'origine
Les ailes ont planté le décor
Chantier de la taille d'un corps
La méchanceté n'était encore que virtuelle
La souffrance n'avait pas de nerfs sur la surface de la terre

 

Pierre

LE MERCUROCHROME

Sat May 10, 2008 10:14

194.78.208.206

 

L'amour se meurt
La mort s'émeut de ne pouvoir lui assener le coup de grâce fasciné par le doux uraeus
Il n'en finit pas de mourir
D'ensevelir sa folie sous les linceuls d'une homélie
Dont il est le seul à se souvenir
Ses chevaux ont brisé la nuque
D'une clique cosaque à un cheveu de l'apprivoiser
Il empoisonne l'existence des accointances qui l'emprisonnent
L'antidote poinçonne le ticket ad hoc
Lente idiote lancine l'étiquette au dos
Il grandit à vue d'oeil cyclopéen
Quand son orgueil rétrécit sous la férule d'édiles lilliputiens
Paradoxe paroxysmique ses secousses sismiques mettent de l'ordre dans moult discordes
Il met le pied à l'étrier
Jamais les doigts entre le marteau et l'enclume
Même si les sparadraps sont en réclame ainsi que le mercurochrome
Il garde la tête sur les épaules
Carotides et jugulaires le congratulent
Il écrit noir sur blanc à l'encre sympathique
Ce que la chaleur du coeur sourit aux lecteurs empathiques
Il chante aux oiseaux la villégiature de leurs plumes
Friselis de feuilles alléchantes
Gauloiserie vernaculaire que les rimes farfouillent
Il se suicide pour mieux revivre les limpides repentirs
La torture avoue
Ses tragiques bévues
Tabagiques bavures
Anaglyptiques bravoures
Lors d'entrevues évangéliques diligentées
A l'huile de foi de Marie ressuscitée
L'amour se meut sur les terrains accidentés
De cassis tarabusté le châssis mal en point
Sépare le bon grain de l'ivraie ségréguée
Afin d'y jeter son dévolu
Perles aux pourceaux
La valeur ajoutée parle aux élus amoureux des corvées révolues
Relégués en dernière position sur le calvaire de l'ascension
Il ne faut pas tirer la couverture à soi
Mieux vaut se convertir en ver à soie
Fil subtil manufacturé

Pierre

L'AVOCAT DU COEUR

Thu May 8, 2008 07:05

194.78.218.213

 

Les aiguilles s'enfoncent dans le temps
Acupuncture des heures
L'atrophie de l'espace sous-tend
Minutie à l'apothéose du mouvement
Sinécure de l'art le théâtre fidèle assistant
S'empare de nos masques
Démasque l'imposture
La mise en scène est l'amie des mécènes
La tragédie passe au crible les aléas de la vie
Pièces du scrabble
Pour qui sonne le glas
La mort perquisitionne
Efficace personne
L'agrégat de terre et d'esprit
Le pugilat d'éther et d'éfrit
En quête d'un iota d'amour
A la requête de l'avocat du coeur
Ni fleurs ni couronnes n'effleurent le corps synchrone
Le trou béant accueille le cercueil d'à-coups embêtants
La dernière demeure s'enterre solitaire sous les gravures sourcilières
Deux dates péremptoires
Ne doutent pas du Dieu rédempteur
Deux noms arbitraires
N'abritent plus l'insidieux détenteur

 

Pierre

LA CIRE ROUGE

Tue May 6, 2008 07:09

194.78.218.213

 

Je joins le geste à la parole
Médecin légiste ce n'est pas drôle tous les jours
Je voulais être boulanger
Je boudais les piqûres de croûtes mangées
Epicure n'y était pas étranger
J'exorcisais d'une moite mie de pain
La ouate amie des drains que l'on incisait
La confiture de mûre mit en déconfiture le confiteor des morts
On m'a roulé dans la farine
Moulé dans l'aspirine
Il est minuit docteur Schweitzer
L'Alka-Seltzer c'est chouette pour les spectateurs que les documentaires sur Auschwitz ennuient
Je ne vois pas le rapport sieur Rapaport
Le ciel arbore ses étoiles
Une nuit de cristal perdure sous les miradors pestilentiels
De lasses ruelles d'avides hyènes
Les poubelles de l'histoire font la part belle à mon hystérique mémoire
Un coeur pour deux mains
Ambidextre chérubin
Connaît le chemin par coeur
Le facteur remet les lettres
Il n'est pas un contrefacteur en pure perte
Le sceau de cire rouge a la rage des jours d'orage
Le liber du peuplier
Des racines profondes à la ramure féconde
Elabore son livre séculier
L'olivier dit à l'épervier
Tes ailes fondent sur la proie
Mon huile sur la loi
Elles défendent le droit à la lumière de l'esprit d'une charpie liminaire
Le martyre a ouvert la voie
Le mystère à découvert ne vouvoie plus la misère

 

Pierre

LE JARDIN D'ENFANTS

Sun May 4, 2008 09:44

194.78.208.206

 

Le bagnard a des visions géantes de grande évasion peinarde
La coquille d'un oeuf s'est fendue
Le soleil s'y engouffre à bâtons rompus
Le nid en ébullition accueille un nouveau venu
La sambuque bée obnubilée par la becquée
Fait abdiquer plus d'un clapet interloqué
Les os d'un pyromane malchanceux s'évaporent dans la chaux moelleuse
Ses vacances sublimées évacuent un souci à l'acmé des circonstances atténuantes
Les oignons pleurnicheront
Vitreux des aïeux
Ses trente ans qui n'ont pu éclore
La mort éclaire sa présence dans les coeurs turgescents de reconnaissance
Un crucifix fronce les sourcils
Un clou mal enfoncé a eu l'audace de prendre le maquis
Le cercueil symbolique tancé sur le cliquetis diabolique
Encaisse les excuses dans sa caisse de résonance
Pour couronner le tout
Le parcours est sanctionné de trous
Rivaux du caveau sanctifié
Un profane dos-d'âne pousse le vice de cet Adonis
Honni par les orties de la cambrouse
L'hostie s'étiole dans la nef du curé
Elle suit le mariole manucuré en trèfle à quatre feuilles
Il s'adonne aux délices en lice d'Adonaï qui lui pardonne toutes ses peccadilles
Ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers
On se retrouve avec des hardes de vieillards pervers
A taper les cartes au fond d'un grenier ou dans les bas-fonds mal famés des quartiers affamés
Je ne mettrai pas les pieds dans le plat
Le cheveu s'y trouve déjà
Dernier de la saga d'une calvitie qui emboîte le pas à Judas
Le plus affreux de la mauvaise herbe décatie
Damné par contumace il boite encore vers la mort
Limace en lutte ave...eigneux vent de face
Bientôt nous serons tous logés à la même enseigne
Les poux délogés de leur peigne
Ne pourront pas se prévaloir du diadème de la princesse
Des picots de l'anathème d'un calvaire empreint de suspense
Ceux du jardin d'enfants monteront aux cieux
Sortiront du pétrin les gueux influents
Le plancton des baleines donne une leçon aux plantons à bedaine
Boudin noir ou boudin blanc
Là n'est pas la question
Ce sont les raisins et l'assaisonnement qui font sensation Il faut en convenir
Troublants ces trous noirs
Accaparez mon regard
Ils ne sont pas nés de la dernière pluie
Ces derrières qui se plient sur le nez
Il éternue dans les nues
Et il pose comme je le suppose
Sur les rimes biscornues
Dans la mandragore de ces dames il y a des béguins funestes
L'antre du dragon sent le soufre
Les flammes de l'Iliade baragouinent des colin-maillards rupestres

 

Pierre

SITTING BULL

Sat May 3, 2008 09:11

194.78.208.206

 

La lumière
Première aurore à se complaire dans les ténèbres de sa chair
Dernière lecture à pétrir la mémoire incendiaire de nos corps
Sort de sa tanière en un essor de prières printanières
Cimetière d'étoiles sur la crinière du soleil
Eclaireur téméraire de l'amour carnivore
Dévore les heures dans la fournaise de l'enfer
Suicidaire sur le mur de ses morts en sursis
Découvre dans le noir ses oeuvres extraordinaires
Sèvre le hasard de bizarres porte-bonheur
Des planètes désertes leurrent les sondes spatiales
De leur monde spécial trompe-l'oeil
De cap Canaveral
Les capsules rentrent bredouille
Le carnaval décapsule des bouteilles de bière
Pour le ventre des andouilles du centre des découvertes
Niels à couper le Bohr
Particules à Rutherford
Il plane un doute au-dessus des certitudes scientifiques
La faune inédite de l'odyssée s'insère dans la platitude quantique
L'homme est-il égocentrique au point d'omettre
La pomme obstétricale qui fit l'omelette
Avec les yeux du vieil Isaac
Shampoing aux oeufs que la poule tarda à pondre
Le soleil point à l'horizon que le peintre couche
Sur un poêle d'oraison funèbre d'une touche
De palette iridienne ointe
De toute empreinte barbare
Les bourrasques guident son pinceau en nuages fantasques
Sous le chapeau le vent engage la conversation
Ave...roupeau de moutons trop volage
Pour donner son opinion aux roseaux inclinés
Il gèle à pierre fendre
A pourfendre les gueules
Que le feutre envoie paître sur le plâtre d'un paysage
Qu'une marâtre pourvoit de son fiel patibulaire
La raison hantée été comme hiver par la petite maison dans la prairie
Ouvre une fenêtre sur l'angélisme impérialiste
A la lisière du machiavélisme paternaliste
Cette famille existe
Candide propagande
Sitting Bull a dû rater un épisode

"Bullshit"

La pétarade paradigmatique restera un paradis énigmatique
Accroché à la plume ancrée dans l'encrier posthume
D'une culture amoureuse et heureuse de ses ancêtres vitriers
Les mocassins sur les poutrelles
Donnent des ailes aux assassins des belles Indiennes
Les peaux de bison du tipi n'ont pas le vertige
En haut des tours de béton
Je ne ferai pas pipi dans mon pantalon
J'écrirai ton nom callipyge liberté
Il est interdit de fumer au chevet de la paix à l'agonie
Je brandis mon chevalet parfumé au muguet
Je revêts ses traits du respect rêvé
Aux bouffées du calumet d'antan
Quand le boucan des pots d'échappement
Flairait bon le boucan des repas d'enchantement

Pierre

INVERTEBRE

Fri May 2, 2008 08:34

194.78.208.206

 

L'ouïe dit à l'oeil ce que la nuit alanguit au soleil
Le bruit n'a pas besoin d'une lumière de classe
Pour instruire l'abruti dans le coin de la classe
Pas de panique gamin
Les mains sur la nuque sont plus comiques
Qu'un cours de mathématiques bâté de courbes asymptotiques
Le génie de la bouteille taille une bavette
A la buvette des pintes bénites
Les oreilles de l'âne titillent la treille diaphane
Les orteils en éventail
C'est la tournée des bras cassés
A la terrasse du café
Le cancre a toujours la réponse sur le bout de la langue
Il connaît les leçons sur le bout de ses doigts
L'antre de l'ours est un tohu-bohu de bastringue où se reposent les canassons d'une longue route de la soif
Ils méritent mille fois le paradis
Trois fois trop petit
Pour toutes les ambroisies qu'ils dégustent
Les nectars qu'ils savourent
L'enfer souffre le martyre
Depuis que ses flammes mettent en lumière
Les métaphores du syndrome latitudinaire
Dieu ne sait pas se couper en deux
Il est unique en son genre
N'engendre que la logique
En genre et en nombre
Occupés par sa présence qui ne souffre
Aucune concurrence aussi loyale soit-elle
Il donne sans compter
Pardonne sans châtier
Maudire pour mieux bénir
Faire mentir la colère
Des clefs d'une clémence sans frontière
Rien ne sait être associé
A l'entière éternité des éphémères ipséités
A l'absoluité qui absout les dualités de leurs rivalités
Le jugement est individuel
L'individu se juge d'un éveil collectif
A une kyrielle de compléments corrélatifs
Nous sommes tous responsables d'un génome instable
Un bouton de fièvre à un endroit du corps en proie
A une température excédentaire ne doit pas devenir
Le bouc émissaire des doigts délétères en guerre
Sur le menton du miroir délateur
Il faut traiter le mal à la racine
Pas de sale juif ou de sale arabe
Je laisse les nègres au vestiaire
Les jaunes rouspéter
Mais avec la griffe du maître des épines dorsales
C'est pas moi sur la tête de ma mère
Je suis invertébré et timbré jusqu'à la moelle épinière
Les tenants et les aboutissants sont les contrevenants compatissants
De ces émouvantes retrouvailles de ventes au détail
Le meilleur est l'ennemi du bien pour le meilleur et pour le pire

 

Pierre

L'ENERGUMENE

Wed Apr 30, 2008 09:14

194.78.208.206

 

Les yeux que les cieux étalent
Sur les étoiles soucieuses
De leur idylle silencieuse
Gagnent en un clin d'oeil
Le pli synclinal de la manne céleste
Les pépites palpébrales palpées par les élites cérébrales palpitent sur le pouls d'un fou
Il fait avancer la science à reculons
Vers les filons de l'essence éculée
Lorsque les noms ne faisaient pas mention des arabesques
Les images en ignition de son imagination
Illustrent les pages d'un livre en cogitation
La terre s'aplatit
Le ciel s'arrondit
Ventre rond d'une mère sur un lit de plaisir
La semence spirituelle encense
Le tabernacle maternel au pinacle éternel
L'hymen laisse briller la lumière de l'énergumène raillé par ses pairs
Dans le repaire tiraillé d'amour tenaillé par la mort
Les normes standard de l'étendard
N'étant respectées que par les gnomes transbahutés
De la boîte de Pandore vers la droite du Seigneur
Le raisin piétiné par le destin peaufiné des saints assassinés
Engendre un vin capiteux à fendre les eaux en deux
Le miracle découle de l'ivresse
Que les promesses universelles contemplent du haut
D'une sobriété intangible
D'une satiété inexpugnable
La vie est étrange
Ses mélanges obvies
Des exuvies d'anges sur les phalanges de l'harmonie
Elle lange nos âmes qui lui mangent ses charmes
Elle se venge de nos armes des larmes de sa revanche
En échange elle s'arrange pour que l'on penche
Vers les louanges épanchées des rouages d'une horloge épongée des décalages
Le loup louche vers la pleine lune
Le mouton couche sur une laine amène
Nous louvoyons entre la chair de la faim et la chaire de la fin
Entre le phacochère et l'affect cachère
Entre l'arc à flèches et l'arc de cercle
A la croisée des chemins se tient la panacée duodécimaine
La pesée du corps humain contient la pensée du coeur sur la main
Apaisée des douleurs dissipées en douceur
Cochons la case du cochon cause de nos tribulations en tire-bouchon
Gagnons les grelots du bouffon de la cour du roi
Il y a des histoires à dormir debout
Des histoires qui ne tiennent pas debout
Il y a des listes noires pires que les pistes
Des listes noires qui tiennent de la peste
Et puis il y a le reflet de la lune qui enjoue le bouc
Et qui remet toujours une tune dans le juke-box
Où sortir le soir pour sentir la sueur
Assortir l'espoir des catharsis aux suppositoires à l'eucalyptus
Souffler toutes les bougies du gâteau
Sans souffrir d'une lombalgie de la ligne Maginot
Le coeur bat la chamade
Le corps n'en fait qu'à sa mode
Ecouter des heures ses cheveux pousser
Avant de passer chez le coiffeur se les faire couper
Une coupe aux ciseaux dans le vent
C'est mieux qu'un programme nucléaire
Ces réclames pour les crèmes capillaires
Un chignon aérodynamique est plus esthétique
Qu'un champignon atomique
Les héros de la gomina tiennent tête aux Enola Gay d'Hiroshima
Le bon Barbier de Séville supplante les bombardiers de ces villes
La musique militaire endurcit les meurtres
De la Walkyrie de Wagner aux Texas Rangers de Wall Street
Les terres étrangères deviennent les écuries prussiennes des seigneurs de la guerre
On connaît la chanson enchaînée au clairon
On se fait une raison de caner au front
Les fruits de la passion confits en prison

 

Pierre

LE CHAMEAU

Mon Apr 28, 2008 08:43

194.78.218.213

 

La goutte d'eau censée faire déborder le vase
Ajoute à la rosée du désert
Affidée de la rose des sables
Une touche personnelle responsable
Du réveil d'un cactus intouchable
Le dromadaire ouvre un oeil boudeur
Sur l'orgueil des outres hebdomadaires
La route séculaire s'étire dans le doute oculaire
Des grains font grincer des molaires rincées aux mots vulgaires
Un scorpion fait le pont entre deux corps qui pioncent encore
En une heure les gerçures de la nuit polaire
S'enfouissent à l'instar du serpent subreptice
Dans les brûlures du jour crématoire
Les frontières naturellement impitoyables
Séparent des éléments irréfragables
Un aperçu épidermique de l'enfer endémique
Nous griffonne un reçu
Maldonne d'un Lucifer en petite tenue de nonne
Les prières sédentaires intègrent le décor nomade
Que les brimades hérétiques brident d'attitudes hiératiques
Le chameau est né du mariage des dunes
Avec une oasis de rameaux
Dans la jalousie des mirages de maux rancuniers
De tous les animaux
Il est celui qui m'inspire le plus de respect
Son amour de la vie fait mourir d'envie
Les pires ennemis de la paix
Transporte mes rêves
Riposte aux fièvres qui frappent
Aux portes des cauchemars
Exorcise nos peurs du réconfort
Que tu solidarises à bon port
Cicatrise nos blessures
D'une maîtrise de la luxure de nos pores
Nous arrivons à destination
Nous avivons le destin des nations
Les miettes d'un empire
Nourriront à foison
Les mouettes du bord de mer
Les fausses promesses sont comme les péchés
Que l'on confesse à l'homme
Plus preste à s'en pourlécher les matines
Qu'à nous dilater les rétines

 

Pierre

LA DEMEURE FRINGANTE

Sun Apr 27, 2008 11:58

194.78.208.206

 

Les étoiles sont des escales
Que le soleil exhale
De retour d'un voyage nocturne
Sur le visage de l'aurore
Nectarine de velours
Sans ambages taciturnes
Les étoiles sondent le ciel
Que le soleil exalte
D'atours aux avantages de fortune
Sur les vestiges de l'armure
Nestorienne de valeurs
Sans ombrages tacites et ternes
Elles se placent dans le regard
Elles se garent à la place du vide sidéral
Avide d'idées viscérales
Les constellations
Compilations des meilleurs moments d'évasion
Explorent le firmament
Profusion de futures mamans
En proie à la fusion
Pléthore de textes où se mêlent les mots d'ailleurs
Elles fixent la voûte céleste
Aux prolixes joutes nihilistes
Energies contraires en quête de génies complémentaires
A la conquête d'attributs divins que l'on attribue aux vins
D'un paradis perdu pour certains
Eperdu d'anciens esclaves de sa lie
Affranchis sur les lèvres suaves
D'un sanctuaire impie pour d'autres
Elles gardent la mémoire
Des lueurs d'espoir ardentes
Phares de la demeure fringante des efforts effarants
Au bord du gouffre des affres de la mort
Elles s'enquièrent de l'équerre volontaire
Par la compassion d'un compas sans comparaison
Avec la prétention angulaire d'une pierre de prédilection
Par une nuit où les douleurs s'endorment
Sous le derme de l'homme évanoui
Dans la douce nature des douze coups de minuit
Elles s'inspirent d'une lune propice
A la réflexion paresseuse des rais en ingénue flexion
Elles respirent la confiance
A l'aune de l'élixir de jouvence
D'une jeunesse déportée dans l'espace
Sur les traces de la vieillesse importée pour sa sagesse

ITINERAIRE DE DELESTAGE

Sat Apr 26, 2008 10:50

81.240.254.56

 

Maintenons le cap
Le pied sur le champignon
Copains comme cochons
L'homme est le chaînon manquant
Entre la pomme et le trognon
Blanche-Neige
La nymphette aux sept nains
En a soupé des reinettes
D'un clinquant de niche à bouledogue
L'excès de vitesse
Nuit surtout la nuit
Aux accès de tendresse
Laissons traverser les rainettes
A petits bonds de bigotes
Délaissons-les pour les fricassées de civette
Et les bonnes gibelottes
Il n'y a pas que l'arête qui ne passa pas
Pour l'avocat à la retraite
La queue de poisson conta fleurette
Aux feux de position
Dans un fracas de carrosserie
Qui fit peu de cas de la causerie
Il avait mis sa ceinture de sécurité
L'éternité ceinture le caveau de famille
D'une privauté couleur vanille
Le grand châtaignier à peine égratigné
Quelques feuilles en deuil
S'affalent en séquelles idéales
S'affolent en querelles féodales
S'égaillent en batailles de pétioles
Je suis chagriné qu'un chien égaré
Ait pu uriné ce que mes yeux ont pleuré
Sur les lieux enclins aux matins coréens
Le bon samaritain n'était pas de corvée
En vacances dans le Cotentin
Il eut écho de la tôle froissée
Par son intendance décorée
Il y a les plaisantins du Quartier Latin
Et les heures de pointe
A la porte de Pantin
Les chantiers mettent du beurre dans les épinards
Quand les veinards sont à la bourre
Les klaxons nous excitent
Aux exercices de relaxation
Soyons zen entre le zist et le zest
En ces zizanies de tractions arrière
De derrière les camions
L'itinéraire de délestage
A le postérieur dans les orties
Otage de ses sorties téméraires
Il y a des histoires qui sont à mourir de rire
D'autres restent lettre morte
La gargouille veut devenir aussi grande que le beffroi
Elle est la reine du bluff à froid

 

Mustapha

Mon amour de rêve

Fri Apr 25, 2008 17:51

85.201.148.47

 

Au crépuscule ils contempleront le soleil
Ouvrant les portes des merveilles
La nuit ils vivent les jours occultés
De joviales retrouvailles à l’honneur
En filigrane de la vie au choix
Cette nécropole ne me désespère pas
J’y confine l’espoir de l’existence
D’une existence fleurie
Où les abeilles puiseront le nectar à ravir
Ou des plumes défaites de leurs carcans
Aux côtés des cierges scintillant d’amour
Ou les deux
Ils partiront à la quête de la connaissance
Des poètes réciproques
Ils feront ou referont leur monde
Ils verront par la vision du cœur
Tourné en de léger sourire
L’allégresse étant l’éternelle quête
N’agresse le passé au présent futur
Que de longues années passées
De rêves occultes
Où même les saisons en réponse
N’y font guère allusion à l’illusion
Aux souvenirs poussiéreux d’un printanier
Au passage l’émoi pulvérisé
En temps voulu
Le boulevard appartient à l’initiative
Déboule selon les raisons du cœur
Les raisons semblent brouillardeuses
Après tout pour quelle raison les morsures
Dans ces lieux peu voluptueux
Aux multiples canonnades
Et l’intuition de l’amour sûr
Fantôme d’une promesse en composition
Non conforme dans le monde des intrus
Dans le monde au destin du règne de l’amour
Ils cultivent des fruits éternels
Délices du paradis éternel
Pour un amour éternel
Où la poésie ne cessera ses rimes
Besogne d’une vie
Des fraîcheurs en cet enfer
Des doloristes à la noix
Mon amour de rêve

 

Pierre

NEFERTITI

Fri Apr 25, 2008 14:25

194.78.208.206

 

Des villes se réveillent sur de vieilles rivales
Des fouilles défraient la chronique
Soupirail anachronique
La fièvre obsidionale d'une maladie maléfique
Ronge encore les murailles
Songes méphitiques
Longe encore les dédales de la voirie
Herpès de Méphistophélès
Le bal costumé des siècles accoutumés
Aux corbeilles à papier
Verse son obole annuelle
Au carnaval de la Néfertiti des confettis
Les paroles en l'air peuplent les poubelles
Les paraboles populaires pullulent de plus belle
Le temps ne change pas son fusil d'épaule
Il y a longtemps qu'il se charge
De l'asile des pauvres
L'espace se mire toujours dans la même glace
Entre les quatre murs de son angoisse
Le démiurge éprouve ses moutons de Panurge
D'une purge à l'épreuve des santons
Qu'ai-je à prouver à celui qui m'assiège
Sous la peau sacrilège
Si ce n'est que l'on naît
Pour mourir dans le ventre de sa mère
Qu'il juge son oeuvre à la jauge de son amour
La lucidité du coeur s'accorde
Aux capacités qu'on lui accorde
Un oeil ouvert ne verra pas dans les ténèbres
Un oeil couvert ne verra pas dans la lumière
Entre les deux
Dieu entre
Le juste milieu jouxte mille cieux
Je témoigne non plus pour confondre
Mais pour me fondre dans les âmes goulues

 

Pierre

MON GENDRE

Thu Apr 24, 2008 07:20

194.78.218.213

 

Le crépuscule attelle les étoiles
Aux rêves occultes
Il ausculte la conscience
Aux confins d'une nécropole
De recrudescences marcescentes
Il confine les existences
Sous la paraffine d'une lune en congruence
Avec la robe de mariée mouillée sur le galbe des marées
Les naufragés du temps
Que l'océan fait voyager
Sur les vagues volages où naviguent
Les âges aveugles de vigie
Abordent les rivages de mondes
Que les ravages avides de suprématie
N'ont pas voués aux gémonies dévouées
Ils se rétablissent dans l'allégresse
D'une nature qui n'agresse pas le futur
D'un passé oppressé au pressant présent
Ils mûrissent dans les coulisses
De la mort à l'oeuvre
Les lèvres sur le calice de l'amour
Ils fleurissent en larmes de joie
Les peurs alarmistes coites
Dans leurs carquois désarment
Les doloristes minois
Ils vivent au jour la nuit
Aujourd'hui ce que ravive
L'amnésie du malheur des âmes en mal
De poésie joviale
Ils cultivent sous un soleil
Exempt de morsures
La volupté exhaustive de treilles
Envoûtées de plaisir
Ils s'activent à la besogne
Loin des borgnes chagrins
De la convoitise
Ils n'ont d'autre hantise
Que d'absoudre des fautes hâtives
Qui dans l'absolu affrontent
La foudre sélective irrésolue
Ils n'ont d'autre gourmandise
Que diantre cette amande est douce
Mon gendre
A l'ombre de l'enfer
S'ouvre un paradis
Sur un tendre hara-kiri
Kamikaze en extase

 

Pierre

LE MABOUL

Tue Apr 22, 2008 10:07

194.78.218.213

 

La mort amorce sa morose morsure
L'ange dévisage la vie
Ravie à la vue de ce visage d'ange
Elle connaît l'heure
Il reconnaît ses erreurs
Il n'est jamais trop tard
Il admet ses tares
L'homme debout
Que l'on nomme
Le maboul
Car il est trop tôt
Pour tirer un portrait-robot
L'écriteau mentionne
Chien méchant
Le coeur au berceau sanctionne
Les marchands plein aux brelans
Les cartes sous la manche
S'écartent de l'âme franche
Le hasard n'existe pas
Pour le Lazare de service
L'amour aux trousses
Détrousse les morts
Les trous dans le mur mitraillent
Mon regard du courroux de leurs funérailles
L'essence de l'émir me pompe l'air sans réserve
Elle ne m'inspire que de l'humour noir à la pompe
La serve voiture des pompes funèbres dessert les cimetières
Le cadavre serre la ceinture
Un coup de pompe au dessert
Et cerise sur le gâteau
La meringue qui ne manque pas d'air
Lui reste en travers du gazoduc
La tournée des grands ducs verse dans le caniveau
Il est arrivé sain et sauf
Il a fait le plein au self
Il n'a pas crevé sur le pavé

Il ne mâcha pas ses mots
Il avalait tout ce qu'on lui disait
Il marcha vers la mort
Un vent de liberté dans le dos
Creusa un trou à l'avant du peloton
D'exécution du maillot à pois
Et la montagne accoucha d'une souris
Le camion-balai gagne le prix
Remis à la tête de l'emploi
La manche est dans la poche
Pour les manches à pioche

L'épitaphe ne casse pas des barreaux de chaise
Le blaireau est à l'aise avec sa Leffe
Au paradis des zéros
Il est l'érudit des bistrots
Il fait de vieux os au zoo éternel
La maternelle remplie de brebis galeuses
L'esprit dénué de chair
N'est qu'un corps dénudé d'abri
La chair dépourvue d'esprit
N'est qu'un cri pourvu d'éclairs

Pierre

LE MEGATHERIUM

Sat Apr 19, 2008 11:11

81.240.254.56

 

Je verrai l'aurore se lever au crépuscule de ma vie
Entre les piliers d'Hercule aux pieds du funambule
Le Vésuve en éruption
La lave sans interruption
Brave le couvre-feu
De feues les dictatures
Et leurs interdictions farfelues
L'Etna puise dans le magma
L'énergie dévolue à ses jets de lapilli
Les alentours adultères
S'entourent d'un cordon sanitaire
S'enterrent dans un pardon salutaire
Le Stromboli marmonne un casus belli
Anonné dans la cheminée
Abandonnée depuis une éternité
Par les aménités d'un Père Noël
Qui préfère être au moulin à prières
Qu'au four à pain
Le personnel appréciera
Le créneau des rênes du pouvoir
L'écheveau des arcanes
Et cetera
Aux thermes citoyens
Les charmes de la Versilia
Ne sont pas faits pour les chiens
La sainte trinité volcanique
Vole au secours des belles mécaniques
Astreintes aux crudités platoniques
Qu'on leur sert au dessert
Il est interdit de marcher sur la pelouse
Je reste interdit sur un banc public
A m'arracher les poils de nez
Qui poussent abracadabrants
A la même vitesse que l'herbe pléthorique
A la barbe des pique-niques
Une mouche confond mon oreille avec un haut-parleur
Ma trompe d'Eustache avec une merde de caniche
Etrille mon amour-propre
Titille d'opprobre le lobe
Flonflons versatiles
Je la laisse vaquer à ses occupations
Bivouaquer sur mon limaçon
Je paresse sans provoquer de complications
Il faut faire preuve d'humilité dans l'adversité qui nous éprouve
Le charisme d'un insecte vaut bien le nombrilisme d'un architecte
Je construis des maisons pour les poupées
Plus préoccupées par l'enduit des finitions
Que par le devis de la construction
Les griffes acérées de la mode
Les griefs exacerbés de l'alcade
N'entament pas mon âme
D'un atome d'iota
Et pendant qu'on tacle la cheville ouvrière
Je talque les manilles fessières
Pendant d'une grossière érotomanie
Je ne renâcle pas à porter au pinacle
Les supporters de ce spectacle de binocles
La débâcle serait de bâcler cet oracle de Delphes
D'un Mein Kampf d'Adolphe rabâché
Je préfère me mettre en ménage
Avec un mégathérium irascible
Que de devoir décevoir
D'un surmenage incoercible
Le géranium susceptible
Je suis l'homme
Athlète déchu
Des olympiades
Esthète moustachu
Des sérénades
Les spores se dispersent sans le moindre effort
Les sports se disposent à rendre plus fort
La loi du moindre effort
Est-elle plus néfaste
Que celle du plus fort
Quel contraste
Je préfère la flemme et tout ce qu'elle implique
Que la flamme olympique et tout ce qu'elle renferme

 

Omeg ALABAB

"Il est liiiiiibre, Max..."

Sat Apr 19, 2008 07:24

91.176.47.164

 

"Il est liiiiiibre, Max... tou doudou...."

"Il est liiiiiibre, Max... tou doudou...."

"Y'en a meme qui disent qu'ils l'ont vu voler..."

(Pas en l'air, hein, bande de schmus)

Du vol a l'etalage en grande surface.

Les bardes de nos regions sont souvent fort incompris.

Y faut tout vous expliquer...

 

Pierre

LE BRASIER DE L'AMOUR

Fri Apr 18, 2008 09:15

194.78.208.206

 

Le langage des oiseaux
Psalmodie des branchages d'arbrisseaux
Un vendredi dit au vent
Se sachant brandi
A crédit d'éventails de brindilles
Porte mes plumes vers les porte-plume
Effleure les feuilles de lettres-fleuves
Que mes chants grappillent sur les méandres
Des courants de ton air où les muses se lovent
Allons à la découverte des filons
D'une mine offerte aux poètes de Pygmalion
Le marbre sied
Aux visages émaciés
Du brasier de l'amour gracié
Par les pages vierges de tout faciès
La mémoire acerbe adoube la matière
Des courbes exilées d'un paradis dessillé
Esprit réconcilié avec le corps instruit
Les mains expertes exportent
Ce que malaxent les mixtes cohortes
Aux portes célestes
Annexes convexes de nos enclaves concaves
Les yeux plantureux
Plantent des noyaux de tendresse
Prégnance du regard
Dans les champs de vision
D'un champion de l'enluminure
A défaut de pouvoir lever le voile
Couvrons les défauts relevés
Que dévoile l'oeil
A la lumière du parangon des astres
Châtions le verbe
D'une gerbe de citations
La parole est aux abeilles
Habiles de leurs ailes
A faire une fleur
Aux maladies du coeur
L'efficience de la danse
N'a de correspondance
Que dans la magnificence du miel

 

Omeg ALABAB

En voici une preuve surrealiste...

Fri Apr 18, 2008 11:02

91.176.47.164

 

En voici une preuve surrealiste...
Peut-etre Dieu te recompense-t'il a sa maniere pour tes poemes.
C'est en tous cas ce que je te souhaite !

Par Zigonet Zigonet.com - Jeudi 17 avril, 20h55

Un loup et une chèvre seraient devenus littéralement inséparables depuis qu'ils partagent une cage d'un zoo chinois.
(Publicité)

Les gardiens du zoo de la ville de Nanchong assistent depuis un certain temps à une scène totalement surréaliste. En effet, un loup s'est amouraché d'une chèvre. Celui-ci ne la quitterait plus, allant même jusqu'à hurler à la mort si sa nouvelle compagne l'abandonne pendant un moment.

Un employé du zoo témoigne: "un matin, j'ai ouvert la cage de la chèvre pour la faire manger, et le loup, dont l'enclos avait été mal fermé, s'est précipité sur elle en hurlant et la sentant. On voyait la chèvre qui tremblait de tous ses membres! Depuis lors, ils ne se sont plus quittés..."

Ils ne prendraient cependant pas leurs repas ensemble.

 

Pierre

AUX EMBRASURES DE LA MONTAISON

Thu Apr 17, 2008 07:21

194.78.218.213

 

Des monceaux de saumons
Prennent d'assaut
L'amont de la rivière
Surprennent de sauts
Le monde
D'une bravoure aux embrasures de la montaison
Un sur cent
Un sursaut assurant à la source
Le sceau de l'éternel retour
Au prix d'un sacrifice corporel
Sur l'autel détracteur de crucifix
La chair parentale en accord
Avec la fraîcheur natale des corps
Les alevins dévorent
La peau de chagrin ancestrale
La loi de la nature n'est pas un choix mature
L'instinct est le fils du destin
L'intuition la fille de l'intention
Le but débute dès le début
Les moyens se fient juste
Aux défis mitoyens qui les justifient
L'abnégation de ces poissons
Fait abstraction des pressions
Externes aux motivations qui les gouvernent
La compulsion compulse le code génétique
La propension propulse l'exode générique
La religion nolise le mode génésiaque
En l'occurrence le serpent ne mange pas sa queue
A concurrence de quelques mangoustes
En guise de tête-à-queue

 

Pierre

CANOPES SUR CANAPE

Wed Apr 16, 2008 07:19

194.78.218.213

 

La lumière voyage dans les ténèbres
Libère ses voiles otages
De regards sans visage
L'âme soeur est l'amour sûr
Que la mort rassure de ses amarres assesseurs
Le navire énumère
Les mers où sévirent
Les tempêtes qui enracinèrent ses espars
Sur la crête des vagues
En un dialogue avec l'espoir
Au faîte des éclairs comminatoires
Sa mémoire semée de sémaphores
Embuée de bouées
Pétrie de clapotis
Ecumée de calamités
Ecopée de mélopées
Rafraîchie d'embellies
Amalgame d'algues et de brise-lames
Concert de larmes et de rires
Bouillabaisse de baille et de baises
Entrelacs d'ancres et de mâts
Archipel de vigies a capella
Festival d'atolls en corolles
Requiem d'un carpe diem de requins
Cabestan de crabes et de sextants
Ouragan en gants de velours
Troubadour à tribord et à bâbord
Catéchisée par les crustacés et les cétacés
Isolée dans l'eau salée
Galvanisée de guano et d'alizés
Ressuscitée par l'attrait suscité
Hiéroglyphes d'un boléro de girafes
Prosopopée de canopes sur canapé
La mémoire emmure ses souvenirs en murmures lapidaires

 

Pierre

ABERRATION CHROMOSOMIQUE

Tue Apr 15, 2008 07:30

194.78.218.213

 

Il y a plusieurs versants bouleversants
D'avalanches de plaisir entre les hanches
Qui tombent à pic pour les stroboscopiques
Réverbérations des rêveurs
D'aberration chromosomique
Les comiques échos oniriques
Meccano de l'ouïe
Cacophonie de dominos acoustiques
Méli-mélo de sons
Maelström de trombones
Capharnaüm de xylophones
A l'unisson nous font vivre
Les contractions apocalyptiques
D'un cyclotron épileptique
A la foire du grand livre de la vie
Laissons les pages aux romans éthiques
Pathétiques ornements de plage
Paillasson dévolu à la pollution dissolue
Plongeons dans l'encre des yeux
De la baleine bleue
Echancrons les fanons
Entr'apercevons l'antre des jouvenceaux de bohème
Pinocchio opine des naseaux
Jonas
Il faut que jeunesse se passe
Ponctuée de ballasts
Plongée dans le bathyscaphe
Vers les fonds abyssaux
Qui apostrophent d'une dragée haute
Les fonts baptismaux de l'eau bénite
Mon nez est un perchoir
Où les colombes de la paix
Viennent se reposer des prêcheurs
De diatribes d'une vérité
Qui évite la clarté d'Avicenne

Pierre

LES PETITS FOURNISSEURS

Mon Apr 14, 2008 07:12

194.78.218.213

 

On n'est jamais mieux servi
Que par les misères de la vie
Ma soeur épie
Mes petites affaires d'un oeil flagorneur
Des commissures des lèvres
Elle rassure son élève
Sur la nature de la sève
C'est une oeuvre de bonne facture
Lorsqu'elle effleure mes petits fournisseurs
De ses leurres de guerre
Elle savoure déjà sa victoire
Sous le pyjama allant
Des vétérans d'Iwo Jima
Ses aviateurs sont sévères
Lorsqu'ils lâchent leurs chapelets de tracts
Sous mes tragus vers les osselets de l'impact
Où l'on déguste sans relâche
Les prospectus de la propagande
De la bande à fleur de cactus
Alors on les arrose
Pour mettre en valeur ces virtuoses
De la vie en rose
Vue du ciel
Vécue sur terre
Une torche écorche les nuages de son fuselage
Panache de fumée
Que les Apaches exhumés pour la circonstance
Peuvent filmer
Comme preuve de leur incompétence
Fumigène d'indigènes
En voie d'extinction des feux de signalisation
Cette femme affame de ses tirs nourris
Aux martyrs chéris
Les flammes d'un enfer bien trop fier
Pour en faire son paradis mortifère
Je ne suis pas partant
Pour les aventures d'un vent
Qui s'aventure par tout vent
Sous les couvertures de mes clous de fakir
Ce n'est pas le Golgotha
Où tout le gotha
Sauf les mongoliens cela va de soi
Vient se rincer l'oeil
Pour une pincée de sel
Et se la péter dans la soie
Comme des retraités
De la R.A.T.P ou des Telecom
Je suis le poing sonore d'alléluia
Charlie Chaplin n'est pas la dame aux camélias
A qui ai-je l'honneur

 

Pierre

LES LAITS MATERNELS

Sun Apr 13, 2008 11:11

194.78.208.206

 

La mer solitaire entre ciel et terre
Les îles solidaires
Gouttes d'eau dans un océan condescendant
A perte de vue le soleil perpétue
Sur les flots éblouis
Ce que les sanglots de la nuit restituent
Enfuis d'une tenderie glaciale
En halos d'éboulis
Le reflet de la lune plane
Sur les courants marins qui tendent les mains
A sa silhouette avenante
Le regard empreint de cet écrin
Dérive vers la perle enfouie
Dans la mémoire native pour la parole épanouie
Les phases sélènes recèlent
Les lettres des phrases sibyllines
Que la lumière solaire attelle
Au mariage des apparences diurnes avec les éminences nocturnes
Toutes les langues sont au diapason
D'un esprit de groupe qui les sangle
A la logique d'une traduction
Où s'accouplent les notions dialectiques
Dont s'instruit la raison didactique
L'alphabet sacré est le cément du sacrement
De tous les laits maternels pour la paix éternelle
L'arabe et l'hébreu
Ont cette mission ineffable auprès de Dieu
La quadrature du cercle
La circularisation du carré
Le Mem et le Mim
Systole et diastole d'un même coeur
Mission impossible
Contrecarrée par bien des armées
Désolé de contrarier votre désespoir
Mes bonnes poires
Le Messie s'intègre parfaitement au Mehdi complètement intègre
Et toutes ces guerres dissoutes en enfer
Je ne garderai qu'une arme
Celle qui fait couler mes larmes pour ces drames
Coulés en acier trempé
Dans le sang des innocents
Que vous rampiez sur le béton ou sur les tétons
Que vous soyez Breton ou Teuton
La question est la même pour toutes les nations
Pourquoi?
La réponse est en toi
Mais tu ne penses qu'à toi
La réponse est en nous
Mais on ne pense pas à vous
La réponse n'est plus en moi!

 

Pierre

LE SOLEIL EN FILIGRANE

Sat Apr 12, 2008 09:58

194.78.208.206

 

Nous n'irons plus au bois ensemble
Les trembles oublieront l'émoi
De nos effusions
Du fût que nous endossions
Pour fusionner aux frissons
Cautionnés des feuilles
Le soleil en filigrane
Tint la chandelle profane
Au fond de l'oeil châtain
Les tourterelles déployaient notre tour de taille
Des ailes de l'amour en déblais frictionnels
La pâte à papier fera perdre pied
A plus d'un encrier appâté
Les pattes épatées blâmeront
Plus d'une plume empotée au guéridon
Nous referons le monde
Nous boufferons de la dinde aux marrons
Avec les larrons
Aux calendes de Marathon
Nous cultiverons des champignons
De Paris à Nagasaki
J'apprendrai à faire mes lacets
Au sommet des Pyrénées
Je démasquerai Talleyrand dans une mosquée de Téhéran
Nous irons tous au safari
Les lions feront des clins d'oeil attendris à l'accueil
En partant nous leur laisserons un pourboire alléchant
Histoire d'y voir plus clair
La lumière du jour jouit la nuit
Milliards de nids d'amour disséminés
Sur l'immensité de l'hymen nullipare
Des houris canéphores
Arcanes de l'univers
Trône tutélaire des couronnes stellaires
Aréopage des pages avérées
Les anges échangent entre l'empyrée et les nuées réifiées
Les messages rectifiés au passage des quiddités stratifiées
Pour ainsi dire une vache est une sourate dans l'arche
Un sourire sur le fromage
L'homme peut être la somme des mots ou un pogrom d'animaux
Les paroles s'écroulent
Quand le silence s'envole d'une clairvoyance puérile
Légiférant sur la taxe à imposer aux éléphants
Pour l'effigie apposée sur notre boulimie
Je conseillai à ces derniers
De déposer l'ivoire au mont-de-piété
Mélodie mollassonne harponne l'oeil de Nelson
A la pêche aux moules
Les seiches affûtent le bec des oiseaux
Papouilles d'esquimaux que réfutent les entractes
Au contact des bâtons qui par manque de tact
S'en flanquent plein le pantalon
Que je plains des talons
Les cercles parallèles tracent des lignes perpendiculaires
Je prends la tangente
La trajane n'est pas ma tasse de thé ni ma tisane au tilleul
Quoi qu'en disent les rétiaires

 

Omeg ALABAB

Une armée de fourmis...

Fri Apr 11, 2008 11:53

91.176.131.107

 

"Une armée de fourmis peut triompher d'un serpent venimeux."

 

Omeg ALABAB

Dur, dur d'etre raciste...

Fri Apr 11, 2008 06:19

91.176.38.134

 

Par Zigonet Zigonet.com - Jeudi 10 avril, 22h15

Après que sa maison soit frappée par pas moins de 5 météorites depuis le mois de Novembre dernier, un habitant de Belgrade se dit la cible d'une conspiration extraterrestre.
(publicité)

Radivoje Lajic est terriblement inquiet. Non seulement sa maison semble être devenue la cible privilégiée des météorites, mais d'après lui, ces astres seraient envoyés par des individus venus d'ailleurs.

"Je suis clairement la cible des extraterrestres. Je ne sais pas ce que j'ai bien pu leur faire, mais je ne vois pas d'autre explication à cette histoire. Être frappé une seule fois par une météorite est quelque chose d'exceptionnellement rare, alors pour se faire frapper 5 fois, c'est que quelqu'un doit vous en vouloir particulièrement."

Ces chutes de météorites se produiraient uniquement quand il pleut, et jamais par un temps ensoleillé. Les météorites ont toutes été authentifiées par des scientifiques de l'université de Belgrade.

 

Pierre

REFLEXES DE SURVIE

Thu Apr 10, 2008 07:21

194.78.218.213

 

Le gouvernail bataille
Contre les murailles ambulantes
D'une mer bouillonnante
Le gouffre abyssal bâille aux crêtes
Ouailles déferlantes
Humeur ballante
Le navire n'est plus
Qu'une poussière dans l'oeil pleureur
D'une pieuvre qui verse des larmes de crocodile
Catharsis de mélodrames ridicules
La proue et la poupe
S'ébrouent les polypes
Jouent à la balançoire
A l'encensoir du pape
La tempête envoûte le capitaine
Du tréma de la carène
Au mât de misaine
Son âme sombre dans les amas globulaires
Son corps n'est plus
Que l'ombre d'un lama en prière
Les marins épousent les vagues
Les mains prises à témoin
Naviguent dans le vague
Sur le chemin du pouce
Se liguent contre la poisse
Les manoeuvres se réduisent
A des réflexes de survie
Les noeuds n'en ont cure
De la nomenclature
Soumise aux règles fixes
De l'entropie
Jusqu'au dernier souffle
Echo drainé d'une rafale surannée
Des années folles
Il fera le premier pas du bébé qui apprend à marcher
Prenant le temps de mâcher son rutabaga
Puisqu'au fond du puits
L'affront ne serait que le fruit
De mon imagination

 

Pierre

MANTISSE DE NOS COEURS

Wed Apr 9, 2008 07:29

194.78.218.213

 

Tournons-nous vers le ciel
Retournons vers l'essentiel
Une pluie d'étoiles rafraîchit nos initiales
Sous l'oeil du soleil
Noyau de nos yeux joyaux de son auréole
La voie lactée se délecte
De la laïcité de nos dialectes rois
Derrière le rideau il y a l'eau
De la rivière des mots intersidéraux
La source sourd de la matrice de secours
Mantisse de nos coeurs
Il n'y a pas de murs
Entre les âmes que l'amour
Arrime aux rimes de ses jours
Il n'y a pas de mort
Dans la lumière lue
Sur la ramure
De l'arbre dont elle est issue
Les feuilles fourmillent de familles
Que la vie accomplie éparpille
Parousie répartie
Sur la terre pressentie pour être
Sertie de toutes les espèces assorties
Aux espaces assouvis
D'extase assoupie
Les fleurs assouplissent de délices
Ou de supplices complices
Les narines optiques
D'étamines atypiques
Les fruits fortifient de féeries les furies du paradis
Que le temps des cerises guérisse
Les pince-sans-rire
Des plaisanteries qu'ils ne peuvent souffrir
La vie est bien trop courte
L'éternité bien trop longue
Pour me donner envie de piétiner
Les amaryllis d'une faute de langue

Pierre

LA CIBLE FACILE

Tue Apr 8, 2008 07:10

194.78.218.213

 

Les apparences trompent
Ceux qui trempent
Dans leurs manigances
Rampent devant la mort
Rompent avec l'amour
Viens me tuer
Je te préviens
J'y suis habitué
Viens vêtir mes habits
Je suis bien certain
Qu'ils te siéent à ravir
Apprécie les attributs
De ta vie au rebut
Je suis ce que tes yeux désirent voir en moi
On ne peut pas mieux dire
C'est du bois verni
Médire
Le cadavre nourrit son homme
Maudire
Le coeur dur pourrit la pomme
Mentir
Bon sang sent le martyr
Je suis une cible facile
Viens te faire la main
Demain est un autre jour
Viens chercher ta récompense
Perchée sur la réponse
Laisse-moi devenir l'hystérie
De ton paradis
La laisse
De ton enfer
Il faut t'investir davantage
T'interdire les avantages en nature
Tes intentions sont pures
Tes prétentions s'entourent de précautions
Et comme une bonne nouvelle
Ne vient jamais seule
Les bornes communes nivellent
Les ravins jumelés
En asile économe
Tu abondes dans ce sens
L'innocence inonde tes sens
Je n'ai pas de fleurs à t'offrir
Seulement une faveur à te faire
Mon âme sans valeur
A la lueur de ta lame
Je veux ton bonheur
Dans chacune des heures vagabondes
Que la rancune dévergonde
En lacunes de secondes
Pas de carnage
D'écart de langage
Le courage d'un têtard en cage

 

Pierre

UN VAURIEN AU LIT

Mon Apr 7, 2008 07:08

194.78.218.213

 

La mer épouse le ciel
Mariage d'horizons
La marée apostille
Les plages de goémon
Quelques chaluts resquillent sous la quille l'habitus cérémoniel
L'alliance solaire soude l'acte d'amour
Déhiscence crépusculaire autodidacte
Lune
Caudataire de la lumière noctambule
Conducteur de la mellifère somnambule
Pleine
Tu pilonnes mon coeur
De noceurs polyglottes
Tu grelottes à fleur de peau polissonne
L'aurore améliore le quotidien des méridiens
Souffleur de verre des matins épicuriens
Ses efforts dévorent les écrins prolétariens
Le déclin est un clin d'oeil à l'orgueil linéaire
Le destin est le linceul de la mort guerrière
Tout ce qui est écrit
Rendrait l'encre hypocrite
Si celle-ci n'était l'abri des lettres
Dont hérite l'architecte
Des esprits bâtis
Selon l'archétype
Rien ne Lui est semblable
Mais à quoi ressemble un vaurien au lit
Tout se ressemble il me semble
Mais seul
Sans semblable
Qui est définissable
Défi du sable
Grains chagrins
Le temps égraine sa migraine au comptant
Content de sa rengaine
Se remontant autant qu'il s'étend
S'entend

 

Pierre

LES STATIONS ORBITALES

Sun Apr 6, 2008 09:54

194.78.208.206

 

Le pouvoir d'achat fait pleuvoir
Des aléas de frais
A prévoir les ténias du fret
Le poisson frit éclabousse
D'une hausse des prix
La passion des masses salariales
Que les pulsions amassent sur stations orbitales
Tandis que se ramassent les illusions syndicales
Les bas de laine puant la baleine échouée
Font un pied de nez à l'haleine écrouée
Des mérous à la criée
Mettre l'âme en tenue d'Adam pour vêtir le quidam
Ne permet pas aux épinards d'admettre le beurre
Parmi les adeptes de l'art culinaire
Le pot ne paie pas de mine
La moutarde n'est pas vantarde
Là culmine le quiproquo
Les aspects de la spéculation
Peu scrupuleuse des bourses de la population
Connectent mes élucubrations
Aux pulpeuses courses de palpitations
Les maquereaux de la haute finance
Ont des filets tendus sur l'épine dorsale
La marque prévaut sur la honte de l'offense
Camouflets entendus en sourdine nasale
Les chalutiers se font volontiers
Chahuter par les vagues arguées des traités en vogue
Que des retraités en bon état de santé
Envoient valdinguer d'une vendetta en voie de pugilat
Il faut sauver le soldat inconnu au bataillon
Avec les faucilles d'assaut
Les marteaux en soldes continus
Le rabais au portillon
Belle démonstration de gabelle déforcée
Pour la nation réconfortée
Le crachat du pouvoir a des vertus thérapeutiques
Le lèche-vitrines a du mal à apercevoir
Les petits caractères ingrats
Au bas des contrats ventrus
Pantagruéliques lécithines d'oeufs sur le plat
Il y a un plaisantin sur la branche
Qui me scie de ses dents blanches
A vouloir aller voir en bas si j'y suis
Il essuie mon refus bourru d'un revers de la manche
Ce n'est pas tous les jours dimanche
Pour la semaine des quatre jeudis
Qui se démène à faire des garrots aux trois autres
Qui se saignent aux quatre veines
Pour une moyenne au garrot
Moi je dis
En avril les avares se défilent
En mai le maïs est aux aguets
En juin les cajuns se les roulent à jeun
En juillet Rome est aux Juliette
En août les mammouths se magnent les poux
En septembre les ceps sombrent dans le noir
En octobre les verstes se cabrent sur la route du tsar
En novembre les chambres se cambrent sous le vent
En décembre le dé à coudre doit en découdre avec le fil d'Ariane qui lui donne du fil à retordre aux entournures
En janvier les gens à envier ont des gants à serres d'épervier
En février les jours fériés se font prier
En mars le commerce commence où les amorces de l'amour ensemencent leurs moeurs

 

Pierre

LE BRUISSEMENT DES FEUILLES

Sat Apr 5, 2008 09:20

194.78.208.206

 

Le vent soulevant le bruissement des feuilles
Férule d'un soulèvement labile
Glane de-ci de-là des bribes du dédale
Pouvant le mettre sur la voie de l'organe
Du scribe des escales pavant
Ses aventures de concetti
Ces tribulations sont captivantes pour plus d'une raison
Les tenants et les aboutissants nous éventent
Des stridulations pertinentes
Une sternutation insolente
Indolente perturbation
Emerge du donjon des âges
Rend hommage à l'homme
Dévisage le souffle qui lui insuffle
L'éclairage nécessaire à sa raison d'être
A ses visions de vaticinateur
Les flatulences ont aussi leur mot à dire
A la grande école buissonnière de l'enfance
Que de souvenirs font la queue
Sourires à cueillir sur l'arbre des soupirs
La dent sous l'oreiller
Aide la souris à réveiller
Les tomes de l'égérie qui dorment
Sous les écouteurs de l'ordinateur
Le jardin extraordinaire a des secrets
Que gardent les nains débonnaires à souhait
L'air et l'eau constituent le terreau
Du terroir de notre mémoire natatoire
Le corps expéditionnaire expédie les affaires courantes
L'esprit nous sort du pétrin
D'un grain de sel à la pointe
Du cil contrit sur l'épeautre
Il vient à bout des récurrentes déferlantes de travail
Les flux migratoires
Les influx giratoires
Sont des réquisitoires contre la peine de mort
Pour se donner la peine de vivre
Le ventre tourné vers l'avenir
Accouche sans douleur
Dans la chaleur des proches
Sans une anicroche de reproche
Un flocon de neige fait mon hiver
Il fait fleurir des florilèges
Aux balcons des coeurs florifères
Fondant sur le bout de la langue
Il nous parle des longues nuits
Confondant les râles de l'agonie
Et l'astragale des pythies
En butte au penthotal

 

Pierre

LA CLAIRE FONTAINE

Fri Apr 4, 2008 10:38

81.240.254.56

 

La nature humaine
Aime la nature
La terre tout entière
Fait taire ses détracteurs
Capable du meilleur
Pour les pires coupables
Elle se coupe en deux
Pour un Dieu
Qu'elle découpe dans les cieux
Les colleurs d'affiches
Affichent ses couleurs
Elle produit en enfer ses paradis de fer
Elle confère au paradis ses enfers enhardis
Sa tenue réglementaire
Est tenue à la règle des menteurs
Sa retenue élémentaire n'est pas retenue
Aux cours élémentaires
Elle partage le fruit de ses découvertes
Elle protège l'éfrit de ses dés couverte
Le hasard fait tellement bien les choses
Que les lézards fêtent l'ensoleillement en prenant la pose
Les puissants puisent dans le sang des faibles
Leur infatigable séant lissant à l'aise
La glaise de la genèse
Du culte des ancêtres
Aux récoltes champêtres
Les pauvres hères errent
De gènes en gêne
De pelures cachère
En postures cochères
La claire fontaine des chairs puritaines
Lustre le reflet sélène
De mondaines ondines
En effets de scène
Obscènes effets que les suffètes gangrènent
De rayons solaires en haillons lunaires
Les confidences nocturnes
S'évaporent en taciturnes condoléances
Les palaces de rêve se retrouvent
En place de Grève
Les douces colombes se métamorphosent
En douves de catacombes
Les plumes de héron cendré
Se muent en pilum de centurion
La duplicité des antipodes
Du cercle périclite
Vers l'unicité limpide
De son pentacle
Les formes du libre-arbitre
Flirtent avec les normes du destin
Passe le message à ton voisin
On est de passage c'est certain
Le vilain petit canard voit plus loin que le traquenard
Le chant du cygne le vaccine contre les méchants anonymes

 

Pierre

LE CREPUSCULE RUBESCENT

Thu Apr 3, 2008 07:26

194.78.218.213

 

La lumière savoure les ténèbres
D'aurores liminaires
Elles ne s'avouent vaincues
Qu'à l'ombre bienvenue
Des dialogues de sourds
Qu'un éclair déclare la guerre
A la chaleur grabataire
Et de l'épaisseur
D'une moiteur grégaire
Dégoulinent les collines adipeuses
Qui apaisent à verse
Le tonnerre se baigne
Dans les vasques auriculaires
Tanières des montagnes acoustiques
Cordillère philharmonique
L'embellie emballe les pupilles
Ebaubies à la périphérie
Le soleil estampille les nuages
Visage de vestale
Les ailes quémandent au ciel
Leurs quérulentes parcelles redondantes
La timide nuit ténue de l'été
Ingénue aux nues pelotées
Des sylphides affriolées
S'engonce dans le crépuscule rubescent
De son allégeance aux étoiles évanescentes
Le jour brade ses émeraudes chlorophylliennes
Baroud d'honneur
Bonheur d'août des baroudeurs
A l'aube phrygienne
Des maraudes régaliennes
L'injure brade ses baguenaudes
Chiquenaudes de bonjours
Au revoir

Pierre

LES RACINES BABILLARDES

Wed Apr 2, 2008 07:17

194.78.218.213

 

Les racines babillardes
Lézardent les ruines blafardes
Idéogrammes hybrides amalgames
Rides minérales
Brides végétales
Les siècles de silence
Titillent l'ouïe lancéolée
De la science obnubilée
D'outils fossilisés
La nature parle sans détour
De ses aventures parallèles
Aux déconfitures de nos mobiles
Etre à l'écoute de la croûte terrestre
Ne coûte pas une crotte de bique
Elle a beaucoup plus à nous apprendre sur l'appendice
Que les appendices suspendus à nos mémoires regrettés
Jetés aux immondices de l'histoire
Elle est l'amie de la voûte céleste
Instigatrice de ses accalmies
Ecorce cloutée d'étoiles
Fidèles égéries
De la grâce des émules acclimatés
Les calomnies rythmées au pas des régiments
De la tyrannie rétamée de déguisements acclamés
Initient les compliments sismiques
Complètement anomiques
A nos degrés de responsabilité engendrés
Par les susceptibilités antinomiques
Des incompatibilités épistémologiques
Des vers de terre ventre à terre
Aux vergetures des vautours
Tout y passe
Tout trépasse
Les limaces dans la mélasse
Se prélassent avec la nonchalance des jours de chance
Il ne détruit rien
Celui qui ne détruit pas tout
Il ne sauve rien
Celui qui ne sauve pas tout

Pierre

LES RASADES D'ALCIBIADE

Tue Apr 1, 2008 07:16

194.78.218.213

 

Une tempête dans un verre d'eau
Ne donne pas le mal de mer
Au bicarbonate vestibulaire du matelot
Les rasades d'Alcibiade sillonnent les molaires
Au secours des littorines que boudent
Les passades marinières
Les navires que les bouteilles
Enivrent d'écoutilles miniatures
Mouillent dans les souvenirs
Que l'encre bredouille aux commissures palpébrales
Les messages voyagent au gré des courants
Pérégrinations à l'intention
Des cargaisons dénigrées
Par les marchands de conjugaisons immigrées
Nous sommes tous égaux devant la loi
Nous les intrus illégaux que l'aloi somme
D'un bon vent
Foetus sur la paille
Fenêtres d'une pile
De naître ailleurs que sur la terre
Planète de nos ancêtres
Les grands explorateurs sans frontières
Ils coulent des jours paisibles
Sur le long fleuve tranquille
De notre pays de cocagne
Ils gagnent l'autre rive à la nage
File indienne
Le tour de reins calcule ses parrains
Séparant le bon grain de l'ivraie
Les parents au musée Grévin
Les enfants médusés par les grèves de la faim

 

Pierre

LE BANDEAU SCRUTATEUR

Mon Mar 31, 2008 07:24

194.78.218.213

 

Les nuques plus raides que les cordes patraques
La potence plus laide que la pitance de ses laudes
L'attroupement plus bête que l'essoufflement de la brute
Le jugement plus cupide que les battements rapides
Les badauds plus obscurs que le bandeau scrutateur
Les minutes plus courtes que les menottes accortes
L'exemple plus préventif que les amples préservatifs
La cruauté plus oblative que la crédulité laudative
La loi plus absente que la foi ambiante
Les mendiants de l'amour
Remédiant aux fringales de la mort
Par de frugales clameurs
La justice ajuste son col
D'un geste sentencieux
Le novice déguste pour un vol
Juste irrévérencieux
Les tripes passent à la trappe
Les crampes glissent sur la rampe
La gouape est aux agapes
La cravate crève les vapes
La gouaille s'égaille en pagaille
La grisaille godille en braille
La volaille s'égosille aux entrailles
Les victuailles étrillent un vitrail
Le gospel goupille des bretzels
Un ange passe
Etrange silence
Toute ressemblance avec des fêtes existantes
Ou ayant existé
Serait une latence troublante
D'excentricité
On applaudit
La peau refroidie abreuve de mousse ragaillardie
Les brèves de bistrots qui ne désemplissent pas

Pierre

VIRGILE

Sat Mar 29, 2008 12:53

81.240.254.56

 

Pourquoi lever le pied
Alors que le plancher sourit
Aux vaches à lait
Coites sur le cliché
Flashé de calories
Pas fâchées du coloris
Choisi pour le papier
De leurs litres de chevet
Les ailes de l'avion
Avec lesquelles nous rêvions tutoyer le ciel
Réveillent des vocations
Dans les prunelles noyées en spirales
Plutôt que de prendre le taureau par les cornes
Il faut pendre le bourreau par les burnes
Le manche balaie les nuages
De poussières d'étoiles
Sur les marches des côtes de Blaye
Que le looping assiège
D'un ping-pong des paupières
Dans le cockpit de la gaudriole
Hôtesse de l'air
J'ai vu Mathusalem
Cocorico sur un tas de fumier
La voie des oies sauvages
Doigt de la loi
Sacrilège
Survole les frontières
S'étiolent les fioritures des marioles
Offertes en pâture aux satellites
Jointures célestes de l'apesanteur en bakélite
Le soleil rutile de mille réveils
Il accastille de merveilles
Nos broutilles existentielles
Les clochards au ban des salaires mirobolants
Les poches fières comme Artaban
Hilares comme l'émir des ortolans
Sont passés maîtres dans l'art
De traverser le désert de part en part
Sans se priver de dessert
Depuis que la petite soeur des pauvres
Duplique les pépites qui palpitent
Dans le coeur des pronostiqueurs
Hosties des bons apôtres
A faire baver les escargots givrés
A faire rêver les cagots égarés
Je vais t'aimer
A faire trembler des statues désuètes
A faire trinquer des tortues délicates
Je vais t'aimer
L'aveugle ouvre les yeux de l'aigle
Sauve les brebis galeuses
Bambi
De l'hiver rigoureux sans alibi
De nos aïeux
Les macareux que les mâts d'une mer marécageuse
Matent au creux de la vague
Morgue des vergues tapageuses
Sont heureux de barboter dans ce camaïeu
Obligé d'abdiquer en rangées de becs orangés
Le prépuce envoyé en éclaireur
Au paradis des phallus
Sous les bons auspices
Des jugulaires immolées
Rencontre le petit prince et lui dit:
"S'il te plaît dessine-moi un mouton"
Et le rictus de répondre:
"Ron ron petit macaron ça tourne pas rond dans ton potiron
Le taille-crayon en connaît un rayon
Les ragoûts c'est pas fait pour les gnous
Passe ton tour
Le passeport est sous le réverbère
Le renard te fait une fleur
C'est un bon renifleur
Il ronfle à l'instar de ce moteur
A l'origine de nos misères
La rose a des épines que l'aviateur apprivoise
Le serpent apprend à ses dépens
Que le talent de Virgile
Ne s'éprend pas du talon d'Achille
Le venin a les glandes
Contre le vilain Cassandre"

 

Pierre

LE FOND ABSCONS

Fri Mar 28, 2008 12:39

81.240.254.56

 

Les pleurs se délitent sur le lit du mort
Les voilà dans de beaux draps
Elles qui tendaient les bras
Vers la rivière de perles
S'entendait
Ne parlent plus que du linceul à venir
Dans la chaleur de la nuit
Tous les chas sont alanguis
Le chergui pointe le bout de son nez
Guili-guili de plante des pieds
Butinée de baisers
Soudain le corps ressuscite
Sous le satin d'une peau
Que les pores plébiscitent
De propos libertins
Les pileux fantassins
Capiteux spadassins
Stipendiés par la lippe incendiée de leur feu
Lapés d'une langue mercenaire dilapidée de leurs voeux
Tanguent sur la mer partenaire
Expédiés vers des cieux meilleurs
Lampées disciplinaires
La mélopée du miel
Alvéoles nappées d'onomatopées naturelles
Nostalgie des noces à l'ambre
De l'écorce d'une généalogie sans divorce
Auréole son arbre d'abeilles ouvrières
Orfèvres d'un soleil en équilibre sur ses fils de lumière
Les heures compulsent l'espace d'oeuvres fugaces
Le temps propulse la matière
Emiettant le néant de prolapsus
Intermédiaires intermittents
Entre l'être et le paraître
De la vie dépourvue de vue
Le fond informe les formes
Du tréfonds protéiforme
Les formes conformes aux normes s'endorment
Le fond abscons répond en ronds
Aux canons tueurs d'embryons
A mesure que le temps passe
Son compagnon s'en efface
Sans y laisser de traces
S'assure l'espace
Portant le parangon des âmes sûres
A sa place
Ne gaspillez pas vos munitions
En moignons de biberons stérilisés
Elles serviront à amuser les musées
De vos solutions fertilisées aux radiations
J'accepte le destin
D'un geste de la main
Je contribue à ses rébus bons ou mauvais
Que la fille de Félicie aille
Chez le boulanger ou son fils
Chez le boucher ou son père
Ce ne sont pas les repères qui défaillent
Je fais du surplace
La sous-tasse
Le "petit Chinois"
C'est pas fait pour les noix
Mais pour la piscine de son choix

 

Pierre

AVEC MENTION

Thu Mar 27, 2008 12:28

81.240.254.56

 

Ils vivent leurs guerres par procuration
Elles avivent la largeur du coeur de sensations
Procurent une participation à longueur de saisons
Chacun y va de son petit commentaire
Comment la terre se bat en enfer
Les prolétaires du célibat des prêtres
D'aucuns s'ouvrent l'appétit
D'autres se bâfrent
C'est gratuit
Tous sèvrent leurs soucis
D'une balafre meurtrière
Ils virent leur cuti
Dans les affres des meurtrissures
Du fruit interdit
Pur produit de cons
Sans sommations
La pulpe applaudit le fond du flacon
Poulpe maudit
Par les palabres contradictoires
De ses tentacules torticolis
Scoubidous
Pou pou pi dou
Qu'as-tu appris de ton tube de colle mon fils
Que la cigale et la fourmi ont fait un tube papa
Que les chansons de l'été
Font danser les flocons de l'hiver
Endettées de douceurs salivaires
La craie crie sur le tableau
Les mots aigris de caries à Rimbaud
Le seau prie dans l'éponge
Les leçons comprises de sage façon
Un écolier regarde par la fenêtre
Le garde champêtre bâiller
Dans la nature en toute liberté
Sortons les mouchoirs
Une mouche a laissé choir
Avec mention de son perchoir
Un soupçon de gloire éphémère
Les mâchoires du maître se crispent
Sur ce zeste de révolution
A l'encontre des traditions
Ce touriste clandestin filerait la tourista
A plus d'un filet de quotidien
En disette de faits divers
Tous les chemins mènent aux rimes
Lèche la main amène de l'infirme
Un chien
Que promène l'estime de gavroche
Gamin du destin

 

Pierre

LA LUCIDE VERACITE

Wed Mar 26, 2008 10:35

194.78.208.206

 

Les raisins pressés
Voisins de la raison oppressée
Evasion des pensées
Echanson versé dans l'oraison
Evincée du corps
D'une pincée au coeur
Verres élancés vers les vers enlacés
Bouteilles déflorées d'une treille éplorée
Lèvres au bord du livre
Ivres de boire
De savoir lire jusqu'à la lie
L'encre du jus salvifique
D'un hallali
L'ivresse de la soif
Insuffle à l'eau un sang nouveau
Dans les carafes que l'innocent caresse
La pudeur empourpre la limpide vérité d'une lucide véracité
Les yeux de la vigne consignent
Le sacrifice de l'agneau
A la surface insigne des coteaux
Les boucheries de l'ego insatiable
Débouchent sur les bouches chéries
De la libido insoutenable
Les visions sagittales transpercent mon coeur
Eclosions gutturales où transparaissent les sinécures
Des allusions
L'illusion est parfaite
Collusion avec les estafettes
Réalisation manifeste de l'intention finaliste
Les êtres sont complémentaires
Connaître pour comprendre
Naître pour apprendre
Dieu est odieux
Pour l'âme athée
Radieux
Pour l'âme épatée
Dans les deux Il est souhaité
En un amalgame éthéré
Sous le litham éclairé
L'harmonie couronne l'esclave
Enclave l'hégémonie des lords
Telle la lave en une gangue
Telle la langue en une bave
Le sage est celui qui connaît ses limites
Le message est dans le harnais d'un prosélyte

 

Mustapha

Désillusionné

Tue Mar 25, 2008 11:38

85.201.148.47

 

Pour ceux qui se reconnaîtront...

Accrochons-nous à la miséricorde en toute sagesse
Espérons en cela la Toute miséricorde en largesse

Nous les amants soyons en corrélation affables
Puisons dans les eaux pures des leçons désirables

Qui mènent vers la plénitude des sincères amis
Qui éloignent des amitiés en vérité desservies

En véritables sentiments compatissant soucieux
D’un semblable humain qui n’est insoucieux

Qui n’est insoucieux jusque dans les pensées
Qui troublent tellement un repos désillusionné

Le réveil d’un jour qui passe et qui trépasse
Et nos questions d’évaluation dans l’impasse

Celui qui déteste les méthodes cavalières
N’est surtout pas meneur d’attaque par l’arrière

Et respecte le crucifix emblème de souffrance
Et ne peut crucifier l’emblème sur la potence

La potence d’une haine emblématique
Dans un labyrinthe balisé thématique

D’une Caroline qui n’est pas Lamartine
Et de la Lamartine qui n’est pas Célestine

Le jour se lève sur le manteau blanc
La clarté éblouie par Le Tout compatissant

Et l’élève s’en inspire tel les songes
En arcs en ciel irisé en double page

Les aréopages de l’amour s’extase
Au soleil de ses rais de ses phases

Phases pour l’état d’âme une poésie
Une poésie qui n’en a pour frénésie

Pierre

LA THOLOS

Tue Mar 25, 2008 09:35

194.78.218.213

 

Accrochons-nous aux barreaux de la cage
Ne crachons pas sur les badauds de passage
Décochons-leur des sourires affables
A ces cochons de fables
Qui ne les font pas mentir d'un lardon
A la soupe oculaire
La photo de groupe sera spectaculaire
Ce n'est pas la faute aux trousseaux
Mais aux troupeaux réticulaires
Qui troublent notre repos réglementaire
De gueules d'enterrement faussement visionnaires
A cheval sur les principes
Je n'apprécie pas ces méthodes cavalières
Hannibal franchit les Alpes
Alors que la porcelaine n'était pas l'emblème
Des parades culinaires
La diplomatie n'a pas besoin de diplômes
Ni d'une panoplie de larbins
Pour réconcilier les groins
Avec les nez aquilins de l'homme d'acier
Le jour se lève sur une nuit sans trêve
Le rêve s'ennuie sans élèves à ses cours
La rosée d'un raisin carrossé pour les festins
Irisée en ces pages
D'un aréopage de rais plissés
Ose s'exposer à la risée d'un verbiage frelaté
Les manipulations génétiques
Gênent d'une manifestation de tics
La digestion d'une éthique
D'une digression esthétique
La tholos me repère
Sous les ailes de l'albatros à Baudelaire
Le vaudeville fustige le veau des champs
On galvaude les valeurs de la haute voltige
De vrilles à la hauteur
Des sordides penchants

 

LES VERS OENANTHIQUES

Mon Mar 24, 2008 11:59

194.78.208.206

 

Le miroir fidèle
Aux regards qui lui demandent conseil
Gourmande sans crier gare
Mirettes et prunelles
De mémoire de cendrier
La peur d'une armoire à glace
A plusieurs tiroirs agace
Le secrétaire du vorace calendrier
Les poussières s'accumulent sous le tapis
L'allergie éternue sa fièvre transie
De l'avis des acariens acariâtres
Rien ne sert de se couvrir
Il faut ouvrir les fenêtres
Le beau temps est revenu
Nu comme un cure-dents
Dans la bouche d'un naturiste
Les bronches en bout de piste
Toussent aux ailes des avions
Des postillons de couscous royal
Les cotillons de la fête se confessent
Aux goupillons des prêtres
On sabre le champagne
En rase campagne
Les volutes de la compagne
Accompagnent les dernières volontés
En un vol bâté de prières
Les mégots dégrafent
Le cancer de l'oesophage
Les glaviots piaffent
Sur les ulcères nécrophages
Les vers oenanthiques
Du calvaire romantique
Vernissent le cercueil
D'une ivresse au creux des clavicules
Les anges se mettent en ménage
Avec l'âme à soumettre au calame d'une vidange
C'est le calme plat intrigant
On met les petits plats dans les grands
Martèlent à l'envi
Les mortelles étincelles
Sur l'enclume impavide
Des funérailles
D'une vie à trépas livide
L'écran de cinéma des salles obscures
Recouvre son étang de placenta
Sur la selle pelvienne de la pleine lune
Le cheval eschatologique avale les obstacles pathologiques
Les handicaps du départ
Sous l'élan englouti par le cap
Déparent le bilan alourdi
D'alezans abasourdis
Du paradis garanti sur facture
Il y a plus gratifiant
Que les tests à l'est de l'Eden
Il y a l'odoriférante dune de musc
Pour l'ondine du Muscadet
Qui ne lésine pas sur le bouquet
Le grand braquet dans la montagne
N'est pas fait pour les roquets en soutane
La sultane des minarets
Est la reine des piolets
Elle cartonne dans les Tarterêts
Elle égrène les chapelets
Elle dégaine les pistolets
Seulement pour casser la graine
Ecossée dans ses veines
Le sel en supplément

 

Pierre

LE PETIT SCARABEE

Sun Mar 23, 2008 12:04

194.78.208.206

 

Abstenons-nous d'être
Des caricatures vivantes
Du Prophète
Maintenons-nous vers
La droiture évidente
De ses épithètes
Soyons les serviteurs providentiels
De la miséricorde
Universelle
Qu'elle déborde
Inconditionnelle
Kyrielles de salutations
Miel éjaculé
D'un coeur en pâmoison
Que la fête victorieuse
Des amis enjoués
Soit au faîte
De la défaite vaniteuse
Des ennemis jurés
Les luttes intestines
N'ont pas leur place en Palestine
L'hystérie viscérale
Est l'impéritie virale en Israël
Les brebis adorées du Seigneur
N'ont pas l'acabit des lambris dorés
De ces guerres mordorées
Il faut redorer le blason
Dans sa maison arboré
Il faut aborder la question
Sans nation abhorrée
La paix est naturelle
La justice est éternelle
La vérité toujours d'actualité
Elles prospèrent malgré l'adversité délétère de leurs fils
Nous avons tous intérêt à faire un trait
Sur ces hiatus contraires
Aux foetus du ventre de nos mères
Les macchabées des mas de Chaldée
Ont un petit scarabée
Lové dans leurs bibelots délabrés
Bientôt libérés par Jéricho
Le mur du son mis en lumière
Par les cris d'un nourrisson
Muezzin de la maternité
Où Kipling fut initié
A la paternité de Mowgli

 

UN ELFE DIAPHANE

Sat Mar 22, 2008 11:16

81.240.254.56

 

Les étoiles
Sous le voile solaire
Eclairent la matière
Sur un ciel d'azur
A une nuit quotidienne
De nos avanies antédiluviennes
Les ténèbres trépanées
D'années-lumière fanées
Milliards de matinées promenées
En milles et en yards
Sur une poussière lyophilisée
Lithosphère lilliputienne
Lucifer ayant trompé Gulliver
De quelques arpents d'univers détrempés
Par les soliloques du serpent ovipare
Le malabar a maille à partir
Avec son port d'attache
Une amarre cache le navire
Dans le regard qui chavire
Les cils divaguent
Sur les vagues versatiles d'une mer mercantile
La mort courbe l'échine à la vue
Des courbes de l'amour
Avoue
Qui ne rechigne pas à lui faire vivre
Ses délires dans le lit du douaire
D'une rivière à Schubert
Tout le mérite à la truite
Atteste la compétence des touristes
Appétence altruiste
Que le contralto encense de facto
Un elfe diaphane
Trompe l'aimant du nord
Soudoyant la rose des vents
De profanes rafales
A la poupe des bâtiments
Où repose le sort des tourments
Les mots pour le dire émeuvent
Les coursives d'un flot de manoeuvres
En trémolo
Les réflexes émergent de la léthargie perplexe
L'hémorragie de gestes fixe
Le courage en une apathie
De canots de sauvetage
Un coup de barre à bâbord
Et l'épave des mille sabords
Inspire l'épaulard d'une étrave
Pire cauchemar des torpilles
Les marsouins distancés de plusieurs encablures
Sont amnistiés par les embruns
Pasteurs en villégiature
Sur le dos des dauphins
Le rire ne tient qu'à un fou
Asile en son être
De toutes les folies meurtrières
Les pulsions en sont pour leurs frais
La répulsion les tient en respect
Dis-moi qui haïr dans le bois
Je te dirai qui chérir sur la mer

 

L'éternel pourquoi ?

Thu Mar 20, 2008 23:09

85.201.148.47

 

L'éternel pourquoi ?

L’offense envers la fausseté ce n'est pas offense envers la personne qui l'a profère, mais offenser avec le véhiculé c’est une offense consciente ou inconsciente, curieuse, caractériel, elle en a du caractère ! Qu’elle le sache, je ne vois pas comme les autres, innocente au caractère de fer, innocente aux espoirs de rêve que de voir, voir la beauté s’épanouir, espoir que les cœurs fleurissent d’amour guérisons du coeur de l’innocente en pleur dans la nuit angoissée dans sa solitude, qui peut croire l’absence par amour, l’oubli par amour et pourtant… Quel douleur pouvoir rentrer dans les cœurs et se confronter au contenu de ce même cœur, la bataille n’est pas difficile, mais la vraie bataille c’est aussi ne pas perdre ce cœur en entier et donner victoire au contenu antagoniste au détriment d’un cœur hôte dont le secret de cette liberté d’entrer dans les cœurs est ce refus du visage de l’antagoniste, et le détriment c’est l’oubli, mais comment oublier un cœur et surtout de ce cœur accueillant, mais tellement silencieuse la langue inspirée par l’antagoniste dans le cœur hospitalier !

Une voie sans issue ? Et l'éternel pourquoi ? Tourné en sourire la chose ; c’est que la lumière pour cette journée a ébloui un cœur blessé criant silencieux, les amants ne sont pas le amant des histoires d’amourette à faire pleuvoir les sous, c’est une rencontre dans les lieux où hôtes y sont amants les uns des autres en Dieu, les larmes des femmes se mêlent aux larmes des hommes et les larmes des hommes se mêlent aux larmes des femmes et ainsi la joie et ainsi l’extase, s’en tenir à la norme rouge évite les offenses s’y tenir n’est que le prolongement de l’esprit, n’est-ce pas une citoyenneté l’esprit large et critique… La tournure tourne autour de son centre, l’histoire existe belle et bien, des apparences, des apparitions connues ou inconnues, amis ou hostiles, tous existant dans cette histoire et les coïncidences rugueuse telle la pierre, rugueuse par leur intensité et l’éventualité souffle le vent d’une tempête nostalgique et que c’est dur la nostalgie, mais les amants se rencontrerons sous bonne auspice dans l’atmosphère de l’amour ce n’est pas l’amourette mais l’amour avec un grand A qui n’est de chair de ce cœur sur le champ de bataille en position de repli stratégique, mais la position de ce cœur bien fortifiée en toi, en ton cœur et il a beau être absent Le Tout-puissant est présent et voilà un livre récit de l’après fin du dernier livre ! Nouvelle tournure, nouveau chapitre… Il y en a pas c’est un livre qui s’écrit et se lit, les subdivisions sont les secondes qui passent où les gongs pourrait être des chapitres joyeux ou douloureux et même brûleur, des intrigues en voie de dénouement mais jamais d’oubli pour le meilleur et pour le pire, mais le meilleur ce cœur affable dont j’ai été l’hôte sera bon gré mal gré tout et tous présent en chaque lettre, symbole ce cœur accueillant sans l’antagoniste, cœur unique et multiple !

Sur la voie le voyage continu dans l’espoir pour le bien dans ce récit du livre, et aussi son écriture, seul dans son écriture à lui écrire depuis peu à cette absente présente depuis toujours en l’essence, alors si le symbole est présent aussi ici, il ne pourrait rester sous silence et caché, et si quelqu’un crois en l’amour alors qu’il ne s’amuse pas à ce donner bonne figure en se déguisant en Alice au pays des merveilles ! ( ?) Mais cette absente aura été par son silence de nouveau à l’origine d’une question, amour ou folie ? Depuis que les moyens de communications s’éveillent ça fait eurêka j’ai trouvé, sauf qu’il faut supporter la charge et le ça, ça ne va pas très bien, faut-il accepter le monde tel qui l’est, où y a-t-il quelqu’un qui voudrait changé le monde tous ensemble ? Mais cette ringarde si elle à bonne intention qu’elle soit fière dans son grade de capitaine dans la grande bataille du nouveau monde, où l’agneau sera l’ami du loup tellement que la paix règnera, si mauvaise est l’intention que Dieu lui pardonne et ainsi à moi-même !

Pour une composition sur mesure, une rencontre sur mesure !

Pierre

LA VIE DU NEGRE

Wed Mar 19, 2008 11:45

81.240.254.56

 

De l'autre côté
Les échos se fondent montagnards
L'Autriche se montre revancharde
Sur l'échafaud geignard
La noblesse du coeur
Blesse les colporteurs
Langue de velours
Dans des oreilles de railleurs
C'est dans la détresse des heures
A couper aux ciseaux
Que l'on peut compter
Sur le Seigneur des signaux
Le règne des mouches s'effiloche
Tourne au vinaigre
Depuis que la vie du nègre
Se tient dans les cordes
La danse d'une pluie de papillons
Contient avec prudence
La décalcomanie des pilons
Criarde de cocardes
L'éponge de la déculottée
Ronge son frein
Tance le fumoir
Essuie le très beau noir
Dans la blanche clarté du ring
On cogne sur le gong
De la fin des apartés
Des méninges éclatés
Le pont des soupirs
Ne voit pas mourir
Sa rivière de reflets
Dans la mer replète
De l'amour-fleuve des rives
Sous les jupons de l'embouchure
Miroir aux alouettes
Goélettes toutes voiles dehors
Décrocher la lune
Est un jeu d'enfant
Pour les chenapans
Que la flûte de Pan
Opportune
A dénichés perchés
Sur les rayons du soleil
Penchés vers leur roupillon
Epanché de feuilles
Débauchées en sons chuchotés
Par les leçons d'un vent porteur
De rêves prémonitoires
A la dérive du conservatoire en mal
D'exutoires en fugues instrumentales
De l'autre côté
Les cachots se font les bagnards
L'autruche se montre pantouflarde
Sur le sable chaud pleurnichard
Faire la chattemite
Le lèche-bottes sur l'échiquier
Ne fait pas obliquer d'un iota
Le gambit du fou obligé
Echec et mat
Prévu de longue date

 

 

LE MANTEAU

Tue Mar 18, 2008 08:31

194.78.218.213

 

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Lorsque les fautes étaient
Les hôtes de marque de l'honnêteté
Les djinns naissent dans la jeunesse
Des braises androgynes
Et quand vient l'espoir
Pour qu'un oeil festoie
L'étrange et l'ignare ne composent-ils pas
Le regret d'avoir offensé mériterait d'être infusé
Pourvoir le progrès des accès au savoir
Pour tous les baudets de l'univers
Crever l'abcès avec le succès rêvé
Pour tous les alphabets de la terre
Tous les hommes ont un génie qui somnole
Dans la glie de leurs paroles
Toutes les femmes sont des mères qui s'ignorent
Gemmes de leur ventre
Tous les enfants doivent renaître
Pour connaître leurs parents
D'un amour majeur
Les bêtes sont trop intelligentes
Pour être à la botte
Des troupes belligérantes
Les plantes sont trop belles
Pour garnir les poubelles
De nos luxuriantes demeures
Les pierres sont trop éternelles
Pour servir de sépulcre
Aux simples mortels
Les mots sont trop infinitésimaux
Pour ne pas couvrir nos maux
D'une infinie empathie
A découvrir sous le manteau
De nos névralgies

Pierre

LES FONTS BAPTISMAUX

Sun Mar 16, 2008 12:08

194.78.208.206

 

Répondre à la question
Ce n'est pas nécessairement se la poser
Comprendre la situation
N'est-ce pas sérieusement se l'imposer
La mélodie d'amour
Met l'eau
Aux diktats de la mort
La maladie de l'âme mûre
Médicament des amants
Les meilleurs moments anéantis
Dans l'éternité nantie
D'affinités avec
Les éphémères atermoiements
Objectent les fièvres passagères
Les corps ont peur de devenir
Les pores du coeur expiatoire
La raison défaille
En raison des failles
Que les légions de frissons dessillent
La pression est telle
Qu'elle donne des ailes aux poissons
La passion est telle
Qu'elle donne des asiles aux prisons
La mère promise aux orphelins de la terre
Divorce avec les maîtres chanteurs
Epouse sans équivoque
Merlin l'enchanteur sur l'heure
La poitrine dégrafée à l'orient
Détrône la voie lactée au soleil de minuit
La parturiente couche sur la lune utérine
Une tétine décochée à la bouche ébahie
De l'Inuit orbital
Le fou rire général
Bordé d'une fourrure
D'orignal débardé
Aborde les rives craintives
Des riverains du borderline
Brillantine de ragondin
Que l'Orénoque extorque
A l'Oréal
Revenons à
Nos bâtons de berger
Par le biais des folies bergères
Ne négligeons pas
A la bordure des lorgnons
Les forfanteries galantes
Aspergées de Fabergé
Apprécié par les négligés
A tâtons sur les tétons
Des belles mécaniques bucoliques et allantes
Gageons que les fonts baptismaux des esquimaux
Ne gèleront pas en émaux
Sous les doigts poltrons
Du cureton en cure d'intoxication

 

Pierre

LES DES DU HASARD

Sat Mar 15, 2008 11:51

81.240.254.56

 

Les langues exsangues
De louanges sanguinolentes
Pantelantes de plaintes
Tutoyant à tue-tête
Le buisson ardent
Des brandons du répondant
Remuent ciel et terre
S'exténuent en commentaires
Sur l'autel du bélier émissaire
Hôtelier des prières
Alitées dans sa chair
Repues des viscères
De la fête anniversaire
Substitués à ceux
Du fils sémite
Sacralisé en grande pompe
Philanthrope officiel
De la planète aux phosphates
Conspuent les idoles
De paroles pointues
S'évertuent sous les étoiles
Utiles se situent
A baliser les paraboles
Banalisées d'un psittacisme
D'écoles pénalisées
Sur un ostracisme généralisé
Destituent les dés du hasard qui se prostitue
Par un procédé qui restitue au désert ses hagardes laitues
S'articulent à l'article de la mort
Aux particules de remords qui gesticulent encore
Autour du pentacle de ce spectacle ridicule
Véhiculent les matricules
De gargouilles infernales en citrouilles phénoménales
De béquilles à miracles en coquilles à binocles
Circulent en cagoules
Les boules aux pédoncules
Cerises surprises
D'une crise se singularisent
Les pédales rivalisent en brutales reprises
Les valises réalisent que la terre promise
N'est pas un parcmètre pour Mercedes
Les cimetières referment les portières du corbillard
Les corps avares de mystères se ferment en paupières
Les peaux fermentent en liqueurs agraires

Mustapha

Un livre qui ne brûle pas

Fri Mar 14, 2008 06:15

85.201.148.47

 

Tu sais ça fait 10 ans que je discute, il y a parfois des surprises, comme la fois où une personne avec qui j'ai fréquenté la même école est venue discuter c'était surprenant elle s'était mariée avec un chiite et devenue chiite, à cette époque les discutions étaient très difficiles avec des évangélistes et la mouvance salafiste dont les talibans étaient leurs héros, et le fait que cette personne intervenait en nous soutenant c’était plutôt surprenant, comme quoi on sait jamais à quoi s’attendre ! Après 10 ans une chose est sûr, depuis le début Pierre sort du lot, il n’est pas habituel comme personnalité surtout sur un aussi petit forum, mon problème avec lui c’est des coïncidences avec du réel et irréel, le connu et l’inconnu, on connaît parfois des blagueurs, des gens étranges, mais ça devient excessif avec celui là , tant qu’une personne agit comme dans la normale il n’y a rien de douteux, dans le cas contraire c’est anormal surtout lorsqu’elle insulte comme la fois avec le turban et en prétendant que tu es un saint, quoique les insultes ont changé avant c’était du pays des chameaux, est-ce une manière ça, et pourquoi dire une chose pareil, alors une petite explication ça ne coûte pas la peau des fesses ??????! Le problème c’est qu’il est sérieux et il ne joue pas mais il veut juste rester dans le navire car il a peur du déluge alors il s’accroche à son frère, mais tu voit il y a du réel et de l’irréel et à chacun sa lecture du livre qui d’ailleurs ne se brûle et ne brûle il est dans l’irréel et si une bougie s’éteint il suffit de l’allumer d’un feu éternel de l’amour, la haine peut être passagère mais la haine arrogante diffère de la haine qui a pour horreur l’amour, la colère aussi est passagère ; lorsque une brise matinal rafraîchit l’atmosphère d’un parfum de rose le feu de la colère s’éteint, mais la colère qui piétine la rose c’est la colère arrogante qui déteste le bonheur.

Dans cette bipolarité ; le réel et l’irréel il y a aussi des mystères, l’irréel dans le monde où se déroule l’histoire est similaire à l’histoire réel dans notre monde visible, et le livre étant dans l’irréel le seul fait que le déroulement continu jusqu'à une limite qui est le début d’un nouveau chapitre ou même un livre, l’histoire continu aussi dans cette l’irréel.

Mais ce n’est pas un livre c’est une histoire irréelle et même si elle est réelle elle a une fin cette fin est aussi le début d’un nouveau chapitre ou tournure elle continue et ne s’arrêtera ni ne s’effacera à jamais c’est l’histoire contenue dans un livre éternel, le personnage dans cette irréelle peut-être un symbole d’une généralité, le sujet est là une icône ou alors c’est un symbole en soi bipolaire, cet irréel qui est un réel en son existence même comprend aussi les songes comme lecture de se livre et donc les coïncidences peuvent aussi être trompeuses de part la compréhension confuse, la certitude est primordial ça permet de remettre les choses dans l’ordre, et ainsi l’histoire continu, alors donc, si dans le monde réel le personnage est le même personnage que dans l’irréel cela devient une rencontre du réel avec l’irréel mais la seule manière qu’elle soit une rencontre dans le réel c’est par une rencontre dans le réel, mais les personnages qu’ils soient symboliques alors ils sont réel dans l’irréel et irréel dans le réel, ou si ils sont réel dans le monde irréel et réel dans le monde réel et ainsi aussi symbolique et le déroulement d’une histoire phénoménale... Aussi l’irréel n’est pas irréel dans le sens inexistence mais c’est un livre éternel, d’où phénoménale, aussi connaître la symbolique du personnage permet de se situer soi-même et de se connaître soi-même et cela est une fin qui se dévoue pour cette fin et que l’histoire continu, fin ou l’irréel aura été de toute manière réel, mais l’éventualité de la bipolarité je suis le seul à en connaître la signification alors la simple curiosité doit avoir très faim et la symbolique pour l’instant un trophée de chasseur en devenir…

 

Omeg ALABAB

Le reel et l'irreel

Tue Apr 8, 2008 11:30

91.176.47.158

 

Ne tracasses pas avec les gens qui ont un pied dans le reel et l'autre pied dans l'irreel. Voici pourquoi...

Savez-vous que des mathématiciens illustres, ont, bien avant les temps modernes, émis l'idée que la racine carrée de -1 existerait bien ?

Exemples:

- i1 fois +i1 font -1 (oui,oui, la lettre "i" qui representerait "quelque chose")

- i2 fois +i2 font -2

Et ainsi de suite. Les électriciens ont appliqué ces idées à des circuits électroniques (RLC), et ont trouvé des points d'équilibres supplémentaires à ce qui était logiquement prévu... Des employés des laboratoires ont fait leur rapport à un conseil d'administration. Les patrons ont dit: "Vous êtes sûrs que ça marche ?" Les techniciens ont dit: "Cela fait six mois que ça marche, mais on ne sait pas pourquoi. Logiquement, cela ne devrait pas marcher, puisque la racine carrée de -1 n"existe pas." Les boss ont demandé: "Combien ça coûte ?" Les techniciens ont répondu: "20% moins cher." Les boss ont ordonné: "Vous nous en faites une série de 10.000 réveilles-matins avec ça, et on teste"...

Résultat: CELA FAIT 55 ANS QUE VOS MONTRES, VOS RADIOS, VOS TELEVISIONS, VOS ORDINATEURS, MARCHENT GRACE A L'EMPLOI DES NOMBRES IMAGINAIRES. !

Citons Gottfried Willhelm von Leibniz : « L'esprit divin s'est manifesté de façon sublime dans cette merveille de l'analyse, ce prodige d'un monde idéal, cet intermédiaire entre l'être et le non-être, que nous appelons la racine imaginaire de l'unité négative. »

 

Pierre

LES AUTISTES DE CHEZ BERLITZ

Thu Mar 13, 2008 09:38

194.78.218.213

 

La flamme lèche le fil de la lame
La chaleur monte en flèche
Vers la charmante pointe farouche
Le fourreau rendu fou
Durant cet épisode tranchant
Avec le tranchant d'une épée sourde
A l'appel de la plaie béante
Patiente
Fait ceinture à la ceinture
Du seigneur des heures saignées
A se renseigner
Sur l'ardeur de la raideur consignée
Ceci étant dit
Les étendards brandis
Applaudis d'un vent engourdi
Dans la tiédeur vantarde d'avant saison
Prennent en dérision
Les garnisons qui s'en étonnent
La palinodie des pâles sosies de savants érudits
Epelle à rebours
La flotte phallocrate
De Pearl Harbor
Les destriers enchevêtrés aux destroyers
Les torpilleurs chapitrés en pilleurs de tours
Les forteresses cartes maîtresses
Carapaces des Galapagos
Gares d'Austerlitz des trains à grande vitesse
Cigares de l'amiral Nimitz
Crises d'épilepsie de Nietzsche
Cours de docimasie à Auschwitz
Douches écossaises pour méharistes grévistes
Sont des autistes de chez Berlitz
Les flûtistes à Berlioz
Des scolioses de pentecôtistes
Les oculistes de Judas Priest
Juste ce qu'il faut de haine
Pour aimer en paix
A la fontaine où se jouxtent les reflets

 

L'Etat hébreu entend développer des énergies alternatives: "Nous avons le soleil. Et je préfère le soleil aux pays pétroliers. Le soleil est éternel et le soleil n'est pas membre de la Ligue arabe", a ironisé le président israélien. AP

 

 

Pierre

LA CASSEROLE PONTIFICALE

Tue Mar 11, 2008 09:11

194.78.208.206

 

La guerre se goure de trottoir
En retard de plusieurs longueurs
Sur le routard des chemins de traverse
Demain traverse le présent d'un pas pressant
Presse le raisin que la paresse du vin
Sous l'emprise de l'ivresse d'un nirvana mahayana
Délaisse à la laisse rustre
Des contingences terrestres
A outrance
L'équilibre des forces
Force l'admiration du libre-arbitre
En une adaptation propitiatoire
Propre à tous les répertoires de l'extériorisation
Le destin contraint à la douceur
Sous la plume d'une main de fer
Abandonne la lame sur l'enclume
Où se débine le marteau en clous muraux
En un clin d'oeil éternel
Les idoles criminelles
Déclinent vers le crépuscule incrédule
Du soleil auroral
Le linceul ancestral se mue
En accueil orchestral d'étoiles promues
A la belle vue florale
Une consubstantiation hémophile et lépreuse
Subsistance de l'inanition des papilles cadavéreuses
Se constitue partie civile
Dans la casserole pontificale
Des chastes oboles prandiales
Les lois du Seigneur sont interprétables
Empêtrées à table
Elles font honneur au foie de l'oie
Gravé dans toutes les mémoires gavées
De notoires ave avérés superfétatoires
Pour améliorer l'ordinaire
Des âmes déflorées par la prière
Les armées délurées des opiniâtres rames
Peuvent faire l'affaire de Genève à Vancouver
Sur tout le planisphère
Elles broutent en enfer
Leurs ogives nucléaires
Borborygmes de Bora Bora à Birmingham

 

Pierre

LES JANISSAIRES

Sun Mar 9, 2008 16:38

194.78.208.206

 

Nous sommes seuls dans l'univers
A nous demander si nous le sommes
Les normes nous isolent
Punis sous les verrous
Indécis nous les hommes
Il y a plus de visiteurs que d'heures
Hésitent les calvities
Depuis que la terre tourne autour du soleil
Puisque les aviateurs retournent à la tour de contrôle
La lune de miel crâne dans le mille
Les abeilles dînent à la belle étoile
Les ours des cavernes font leurs courses à la lueur des lanternes
La théorie des dominos
Egérie des cheminots
Voyage en première
Dans les parages des bonnes vaches laitières
Panache de la viande bovine sur la lande
A quoi rimerait la liberté de choisir
Si tous les goûts n'étaient pas dans la nature
A quoi s'arrimeraient les navires
Si la probité de la mer
Rejetait les égouts à la terre
Avec quoi s'exprimerait la pensée
Dispensée de l'alphabet
Les lettres virevoltent à cent mille volts
Se révoltent
L'accent mis sur les rêves au lit
Scions du bois
Remercions l'histrion en froid
Avec les bouffons du roi
Ma collection de papillons
Vole dans le ciel de ma dilection
Les postillons de la diction
N'épinglent pas leur attention
En aveugles prétentions existentielles
J'ai le sens de l'orientation
Jaillissant sans douleur de la concentration
D'un janissaire à l'anniversaire encore en tractations

 

Pierre

LA CROUPE DES ALPAGES

Sat Mar 8, 2008 10:41

81.240.254.56

 

Au royaume des étoiles ductiles
Le soleil pétille
Gnome de pacotille
Désopile l'empyrée
De pitreries puériles à l'orée
Des étourderies parentales
Décape la scène sélène
D'un style décapant
Rocambole de cape et d'épée
Recoupant la carambole
D'un saut de carpe stéréotypé
Ecope à perpétuité des lycanthropes
Paternité d'une coulpe misanthrope
Les synapses échangent
Arpèges prolixes
Leurs charges de rhinocéros mélomane
A la décharge de l'éros mégalomane
L'herpès des forges de Vulcain
Soulage l'oeil de Caïn
Du foudre de Jupiter en mal d'amour
Les harpes de Deforges
Franges des jupes titillées
Par les phalanges de Desproges
Engrangent les éloges distillés
Sur la croupe des alpages
Messe sois sans ouïe
Lorsque la kermesse des sans-abri
Amorce sa crise d'hystérie
D'une brusque tétanie
Mes souhaits hantent huis du Seigneur
Les méchantes nonnettes fuient en choeur
Dusse-je tenir un siège
En l'honneur de ses cierges
Année héroïque
Grand timonier psychédélique des azalées excentriques
Acné archaïque
Grand tisonnier psychologique des céphalées numismatiques

NATHALIE

Wed Mar 5, 2008 14:33

194.78.208.206

 

Je ne suis pas l'élu ou un élu
Je suis le lu ou un lu
Je suis lu
Ma bien-aimée Nathalie que je n'ai pas revue depuis 30 ans m'a lu......sans me répondre
Mais!!!!!
Elle continue à me lire
Alors.......
J'écris tout seul!
Et je suis pleinement satisfait qu'elle me lise
Pas ici mais là-bas

Saigne mon coeur
Ta signature
Au bas de la contracture


Pierre (hélas)

 

Mustapha

Re: NATHALIE

Wed Mar 5, 2008 21:00

85.201.148.47

 

Enfin, tu écris pour ta bien-aimée Nathalie, c'est pas trop tôt, ça fait maintenant donc 7 ans que tu ne veux pas dire que tu écris pour un amour perdu !!!

Si c'est 30 ans tu devais avoir dans les 20 ans, probablement, donc tu dois avoir dans les 50 ans...

Tu sais les coïncidences mon vraiment fait croire que je te connaissais...

 

Pierre

GRAINS DE SABLE EMISSAIRES

Sun Mar 2, 2008 10:16

194.78.208.206

 

Les monstres se tapissent dans l'ombre
Tapissent de meurtres les chambres noires
D'un chambard suspendu
Aux pellicules des histoires
A faire dresser les cheveux
Sur les boules de billard mordues
En fers à repasser au jeu
Des queues maboules
Mourir du coup du lapin
Manger les pissenlits par la racine
Naître avec un bec de lièvre
Sous le sapin aménagé
L'énurésie ratiocine
Vivre le sourire aux lèvres
La fleur au fusil
En chiens de faïence
Les livres fleurent la fantaisie
Des machins de Mayence
L'espoir vous va à ravir la lune
Les soirs où chavirent les lueurs
Entre les dunes accessoires
D'une fraîcheur nocturne
Les mystères du désert
Monastère millénaire
Grains de sable émissaires
Les sibyllins galbes d'hétaïres expirent
Etoiles nubiles
Altaïr
Le sablier rend son tablier
Sous le vent des étriers de l'éternité
Les perspectives cavalières
Rétrospectives crépusculaires
Prospectent l'avenir
Sur la palette d'un peintre
Phylactère en amulette
Les mallettes diplomatiques sur la sellette médiatique
Les marionnettes connaissent les ficelles du métier
Méticuleuses phalangettes officielles
Elles content fleurette en qualité d'estafettes
Venez
Je vais vous les peaufiner
L'une d'entre elles est la plus fidèle
Elle sait bien faire ses lacets
Les bretelles de son grand frère
Remontent le temps fières
Sur l'autoroute des embouteillages
Elles ne ratent jamais un virage
Une sortie à péage
C'est un jour au garage
Quant à la petite soeur
Elle sert d'interprète
Pour les analphabètes plus bêtes
Que les peines pénales des annales du tribunal
Les efforts de guerre des porcs grabataires
Ont l'heur de plaire à la mort
Pleurent les redresseurs de torts
L'ivresse de l'Everest
Plante le drapeau
Entre les fesses
Dans la fente de la virago
Le masque à oxygène
Est la musique
Du coccyx de mes gènes
La coccinelle à deux points
La sentinelle des lieux oints

Pierre

LES ABEILLES KABYLES

Sat Mar 1, 2008 10:23

81.240.254.56

 

La beauté d'un regard chuchoté
A la laideur des cruautés
Illumine les mines aveuglées
Régalées de vermine habilitée
La cécité est une nécessité
Pour les eccéités nées
D'un excès d'opacité
Pour ne pas les citer
Je te donne du miel d'abeilles kabyles
Fredonnent les oreilles gloutonnes
Je te donne de l'eau de ruisseau
Frissonnent les peaux polissonnes
Je te donne du vin divin
Pardonnent les vingt tatillonnes
Je te donne du lait de yack népalais
Entonnent les chapelets du Ladakh à la tonne
Je te donne les fruits mûris
Au soleil pétri de cils meurtris
Des larmes automnales
Spasmes de l'homme hétéronome
Orgasme de l'amazone exogame
Je te donne le souffle d'un buffle
Le long de l'épine dorsale
Trépignent les suçons
Fatale leçon sous le gong
D'une poigne infernale

 

Ldzayer ttaddart nnagh

Tamurt leqvayel d-axxam nnagh

Sat Mar 1, 2008 10:49

81.240.254.56 ????

 

Pierre

PHILOMELE

Fri Feb 29, 2008 08:26

194.78.208.206

 

Le temps passe en ères
L'espace s'étend en aires
Les heures passagères
Les races sédentaires
Les lectures mensongères
Les roches sédimentaires
Les étagères géologiques
Etrangères aux logiques potagères
Les plaques tectoniques appliquent
La technique de l'élastique
La mécanique quantique
A une carrosserie hermétique
Aux intempéries arithmétiques
Les rubriques satiriques
Des lubriques satyres hystériques
Sont des antiques céments sémantiques
L'hygiène mentale n'a pas besoin des hyènes martiales
De leur haine monumentale
Pour d'un sourire anodin
Fourbir le quotidien
De l'émail dentaire d'un vitrail
A la moelle épinière d'un soupirail
La rengaine des matricules
Dégaine ses tentacules à la chaîne
La dégaine des tarentules
Gangrène les scrupules des charognes
Les poissons n'aiment pas les filets de la mer
Ricanent les hameçons amènes
A Philomèle la marocaine
Les passions animent les feux follets
Lanternons pusillanimes de frileux chalets
Les pressions culminent en fiévreux onglets
Fleurons paradigmes de périlleux pamphlets

 

Pierre

LA FRAISE DES BOIS

Wed Feb 27, 2008 08:03

194.78.208.206

 

Les voiles se lèvent
Des formes verbales
Les corolles écrivent
Fringale de rimes
Les spirales de la violence aspirent
Aux idylles de la tolérance
Les létales condoléances respirent
Aux cédilles d'une convalescence
Le tuba de la langue française
Brigue la fraise des bois
La pipe de Magritte fait un tabac
Volutes abracadabrantes d'un type à la tête
De toutes les lippes branlantes d'embarras
Je ne peux plus les voir en peinture
Ces pourtours de désespoir
Je ne peux plus les boire en biture
Ces pourboires de comptoir
Je ne peux plus les sentir en confiture
Ces poires de présentoir
Je ne peux plus les croire en confiteor
Ces prêtres d'encensoir
Je ne peux plus les vivre en mort
Ces reîtres du pouvoir
Je ne peux plus les avoir en mémoire
Ces traîtres de l'histoire
Je ne peux plus les vouloir en crématoire
Ces maîtres illusoires
Le monde crève de leurs rêves meilleurs
Les nomades trouvent leurs rives ailleurs
Les trêves font la grève
Le glaive entre les lèvres
Les censures des sangsues
Ivres du sang libre
Des libres-penseurs
Empirent en ires de centaures
D'hybrides menteurs
Je suis fou des froufrous
Peu ou prou
Des coups de bambou
Aux fourre-tout
Petit pou chez les Papous
Pas ripou pour un sou

 

Zaynab

A mon papa

Sun Feb 24, 2008 11:50

85.201.148.47

 

Mon coeur de douceur
Rempli de fleur
Ca te donne du bonheur à tout coeur
Tu a chaud avec de l’eau

Pierre

LA FUSCINE

Sun Feb 24, 2008 11:01

194.78.208.206

 

La fuscine du regard à l'affût
Des houris assassine
Les fuyards dans un raffut
De harissa sarrasine
Sur les langues bavardes
D'une fougue furibarde
Les barbes se hérissent
Hallebardes de gardes suisses
Les yeux révulsés
Quittent l'orbite terrestre
Vers des cieux compulsés
De fuligineux cils propulsés
Les oreilles disséquées
Par le vacarme de l'attirail mastiqué
S'éparpillent en une infamie musicale
Les cous se contorsionnent
Soubresauts de cordes vocales
Que les cordiales vertèbres auditionnent
D'assauts épiduraux
Les cheveux s'arrachent
La tête les pieds devant sur l'échafaud
Des cruches d'eau proches
Des luettes stipendiées par l'olifant de Roncevaux
Les dents répondant présent
S'absentent pourtant
Répudiant les gencives d'une salive abrasive
De gosier de Grangousier
Les sourcils gracient le front
A la frontière entre l'émancipation et la constipation
Les aisselles demandent conseil
Aux rides démentielles
Le nez fasciné par la face calcinée
De la lune hallucinée
Les cornes solaires
Couronnées d'une éclipse lorgnent
Les oeillères environnées
De lapsus révélateurs

Pierre

LES RIVIERES

Sat Feb 23, 2008 10:11

81.240.254.56

 

Les blés mûrs murmurent
Aux fémurs hâlés d'une croûte panaire
La route débonnaire
Des troubadours de naguère
Le ciel gronde au lointain les oreilles
D'un baroud d'honneur
De fortins caniculaires
Les champs alléchants de la foison d'une moisson
Enchantent les bacchantes
D'une profusion de frissons
Les puits épuisés d'une eau croupie puisée
Fardeaux crispés
Font peau neuve à l'initiative de lambeaux célestes
Jamais en reste de reflets terrestres
La narcisse anarchiste
Métisse fétichiste
Abreuve ses muses pétaloïdes
Aux natives apatrides
Les cascades que les vapeurs de l'escapade
Avaient menées sur l'estacade
Recouvrent leurs rivières
Sermonnées d'incartades
A l'estuaire dédouanées
Les neiges éternelles en ménage
Avec les prunelles éthérées
Des miroirs lacustres
Tombent dans l'escarcelle d'un peintre
De la pointure des tubes prostrés
Les nuages titubent d'altitudes en latitudes
De lassitude en longitude
Succombent à l'azur qui leur susurre en une purge
Un avenir à la mesure
De la toison des moutons de Panurge
A venir
L'orage s'insurge
D'une foudre otage
D'arbres en héritage
Le courage émerge
Des adages de Phèdre
En palabres d'arbitrage
C'est la mort dans l'âme
Que l'amour du coeur exhorte
Les sarcasmes au remords des larmes
Le flegme bride ta nuque d'énigmes bucoliques
La flemme brade l'eunuque d'une énième odalisque
La culture a des perles que les huîtres interpellent
D'une nacre narcissique

 

Pierre

LE SIMBLEAU

Wed Feb 20, 2008 09:05

194.78.208.206

 

Candeur incandescente
D'une descente aux enfers
Ferronnière concupiscente
D'une adolescente incendiaire
Les cerbères corollaires dantesques
Des courbures dentellières de la fresque
Labourent les bourrelets de chair
D'éclairs dentaires sur un ciel corporel
De cruelles kyrielles d'étoiles
Eperons d'aquilon
Les volcans réveillés par l'envol des cormorans
A la coupole de leurs cheminées
Fulminent à cran des coulées de lave
A flanc d'enclave magnanime
L'échanson d'une ivresse sous la ligne de flottaison
Verse plus que de raison
L'oraison de la vigne en liesse
La treille envoûte les bouteilles
Sous la voûte vermeille
Crépuscule que les caves basculent
Vers le repos des braves dépôts
Vers le repas des effluves au trépas
Les grains de raisin égrainent
Les grappes de soleil
Sous l'oeil
Des agapes en veine
Les ceps acceptent
Le chemin de la coupe aux lèvres
Le chagrin de la croupe en fièvre
Les marins d'une chaloupe à la dérive
Les refrains d'une troupe en manoeuvres
Le béguin pour une soupe aux fèves
La main d'une loupe sur le livre
Le dédain d'un groupe de convives
Le vigneron de la dernière heure
Attend l'ultime seconde pour décrocher
Le pompon perché sur la fronde
Qu'il tient en estime depuis la nuit des temps
L'amour voyage au gré des vagues
Que les simagrées de la morgue
Des rivages ravagent
De coquillages maugréés
Aux oreilles des naufragés
Le simbleau et le fil à plomb
Défient les hernies
Hérauts d'une symphonie
En accordéon

 

Mustapha

Lettre

Mon Feb 18, 2008 07:40

85.201.145.171

 

Si les symboles t’intéressent raconte-moi une histoire
L’histoire de l’enturbanné sans détour et sans déboire

La première qui a vu le sait-elle et le secret en elle
Que signifie t’il si ce n’est donc un miracle du ciel

La première serait-elle une amitié de mon cœur printanier
Sur ce chemin de tant de mystères et ce cœur bouleversé

Le fantôme de ma confidence serait-il de retour à nouveau
Si telle est la destinée qu’il se donne un corps vrai et non sot

Que valent les questions sans quêtes d’interprétations
Je me fie à la sincérité reste que la curiosité n’est don

Le don c’est la certitude ce n’est donc pas du doute
Mais compréhension des paraboles sous cette voûte

Voûte d’étoiles qui dans leur mouvement nocturne
Signifient que leur Amour protecteur me patronne

Toi ne confonds pas propagande de ces gangs diabolisés
Avec la bonté divine qui sauve bien avant d’être enlisé

Que valent alors les paraboles si c’est pour en revenir
Encore à mordre la vie du noir qui devrait mieux pâlir

Se donner les couleurs de celui qui en a que pour l’amour
Ne fait de lui un amoureux mais fard en masque d’amour

C’est tellement classique le bon pour les rivalités humaines
Cachant les tréfonds puants de cette honte qui est la haine

Les langues contredisent tellement le contenu des cœurs
En préjugés dévoilant l’intention cachée qui m’écoeure

Les caricatures insultantes ne sont que cette intention
Dévoilant le marasme des déchus dans la désillusion

Des maladifs de la vilenie qui en cette heure de leurs prodromes
Envisageaient le pouvoir du monde mais rebutés en leurs dômes

Des tyrans croyants qu’ils pourront effacer La Sainte Ecriture
N’ont idée de leur ignorance adoube par Satan en déconfiture

Ni clown, ni imposteur, soldat des cieux sur le champ de bataille
Piégeant les imposteurs tyrans dans les tranchées pris en tenaille

Ce n’est pas le tyran comptant sur son hyper puissance le décideur
Mais de notre décision pour qu’il puisse lire nos lettres de fureur !

Lettres qui composent les phrases de la victoire divine certaine
Victoire sur le faux et la libération en joie pour les âmes saines

Nous avons attiré la plus grande armée de l’histoire dans ce gouffre
Ainsi nous étendons les étendards et éternellement qu’ils souffrent

Que le tyran dans ses rires ne croit pas qu’il a décidé de lire !
Qu’il se méfie de sa force car la nôtre la mène dans son délire

 

Pierre

ESSENCE INCOMPRESSIBLE

Sun Feb 17, 2008 13:03

194.78.208.206

 

Sa présence dans les lettres
Transfigure leur nature
D'une essence incompressible
Par les erreurs compréhensibles
Le destin est un voile d'arabesques
Sur la substantifique moelle
D'un écrivain ambidextre
Les deux mains ouvertes de part et d'autre
Portent la toile de maître
Libre-arbitre et prédestination
Prennent en tenaille le clou du spectacle
Sous les ovations prégnantes incluses
En la magnificence seigneuriale
Les anges unissent les fourmis au firmament
Les vendanges guérissent des maladies les amants
Les hirondelles trissent
A tire-d'aile la tendresse
D'une bâtisse sensorielle
La terre dépouille ses cadavres
Des cimetières en deuil de bréviaires
Les fauves pauvres prédateurs
En proie à la douceur
De leur fourrure de choix
S'enquièrent de l'abreuvoir où se désaltèrent
Les brebis en catimini
Les serviteurs sincères
Plus rares que les rois aux abois
Arborent de maigrichonnes couronnes
Les oiseaux migrateurs
Voient les détroits se fermer
Etaux sur les heures périmées
Arrimées aux leurres du malheur
Des livres d'histoire
Les femmes font la lessive au canal rebuté
Et s'il n'y a pas de revers
Il n'y a pas de pitié
Les hommes font les endives sur l'étal adoubés
Et s'il n'y a pas de pervers
Il n'y a pas d'amitié

Pierre

LES SYMBOLES

Sat Feb 16, 2008 10:59

81.240.254.56

 

J'ai bavé mes premières syllabes
Entre un enfer à dépasser
Et des vitres embuées
De cumulo-nimbus repassées
Les seins gonflés de lait
A saturation
Les larcins pas encore giflés de boulets
A fortifications
Les questions existentielles
Tétaient ce qu'étaient
Les solutions essentielles
Les symboles ont toujours nourri ma curiosité
De paraboles serties d'amour à satiété
Etreindre les pis à bon escient
Est plus séant que mordre la vie à pleines dents
La bavette entre le nombril et le cou
Avant la navette entre les noms débiles et les coups
Le roulis du berceau remplaçait avantageusement
Le treillis du père sot outrageusement laid
La puérilité maladroite voire gauche
Terrasse
La virilité adroite voire grièche
En terrasse
La médiocratie a pignon sur rue
Accrue par le pognon de la ploutocratie
Des ploucs en Bugatti
L'esprit mercantile a une table des matières
Aussi équitable que les morsures de reptiles
Surpris la main dans le sac des futurs sacs à main
Je n'ai pas peur des caricatures
Qui n'ont aucun rapport
Avec la nature correcte de l'être
Supérieur aux créatures et écritures
Vouloir le défendre de cette posture
Est le faire-valoir des imposteurs
A s'y méprendre
Qu'ils vendent leurs ordures
Ce n'est pas de la viande pour restaurateurs
Si dans ta perdition tu n'as pas compris
C'est que tu es compris dans l'addition
Ne confonds pas singes et mésanges
Pour ne pas valser dans les plumes
Avaliser les prodromes du marasme
Les poils font les pulls
Les visages pâles ne voyagent pas
De liane en liane
Mais de rails en lignes

Mustapha

Sans étiquette

Sat Feb 16, 2008 08:05

85.201.145.153

 

L’irremplaçable caractériel dépensier de ses mots
Semblable au pingre s’engouffrant dans son enclos

Ses tirades taciturnes étrangleraient même un squelette
Lorsqu’elles n’osent les simples traditionnels tête-à-tête

Prisonnier de son orgueil dans sa cachette ce rigoureux
Ce margoulin de grand chemin craint-il un désireux

Son cœur peu scrupuleux moite dans ses charentaises
Inconscient de récidives intempestives en antithèses

Thèse d’antan sans synthèse il n’y a là-haut au paradis
Les blessures répétitives causées tel par le grand indécis

Indifférent le papillon libre brûlant ses ailes d’un jour
Au soleil de l’Amour intense du côté de la divine Cour

Qu’ils sont petits les grands vils de cette brève vie à midi
Au crépuscule je m’en irais rejoindre les étoiles réjouies

Mes catachrèses ne sont que mystère au-delà des jardins
Elles prennent racine dans le sens d’un avéré sûr destin

Dans cette fournaise qui a biaisé les indigènes surnommés
Je sème le blé qui épiera la fureur pour les âmes dépréciées

Le trublion dans le navire n’aura raison de ma raison cloison
Tant que son poinçon l’a pointe de ses méthodes en poison

Qu’il prenne sa cognée, qu’il tronçonne ces nœuds à ses pilons
Morsures de serpent à sonnette étiqueté à blanc en réveillon !

Flagorneur d’avanies mortifiant le coeur et sa soeur paysanne
Est-elle napoléonienne ou il est un plaisantin pantin qui plane

Combiner les chiffres ne souffre de peines de nénies perpétuelles
Ma plus grande peine en ces lieux : la séparation avec l’Eternel

L’assassin funeste grand ou petit à mes trousses m’est égal
Ainsi les illusions disparaissent et laisse place à l’imaginal

 

Moustapha

No Subject

Fri Feb 15, 2008 10:02

85.201.154.68

 

-D'un mort qui ne perd pas le nord
Montre la direction

-Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même nid
En connais-tu d'autres

-Les noeuds de l'arbre pas très commodes pour les cognées
Et le dénouement c'est pour quand

-Ne finissent pas tous dans la même commode ou cheminée
Quand en finira t'on

-Qu'on les vernisse ou carbonise
Coeur carbonisé

-La flamme du regard est flemmarde ou flagorneuse
Flemmarde silencieuse

-Le chêne crépite ou débite sa peine en nénies
Attends la preuve

-Ses avanies tiennent compagnie aux mains bleues éblouies
Ou traînent leur agonie en lendemains à mille lieues
Des chenilles et fourmis de l'écorce d'un divorce

Traîne les illusions il n'y crois toujours pas et même si et puis alors quoi et pourquoi, revanche ou agression ou alors quoi ???

LES NENIES

Fri Feb 15, 2008 07:33

194.78.208.206

 

Le comique de situation est économique
Lorsqu'il situe l'action sur la presqu'île
D'une tirade en tornades théâtrales
Il ne voit pas plus loin que le bout de son nez
Le prisonnier d'une voie de marabout margoulin
Il a les portugaises ensablées
Les charentaises accablées de prothèses
L'antithèse du blé de Cérès
Sainte Thérèse d'Avila
Se retourne dans sa tombe
Se détourne des catacombes
De ces Attila de synthèse
Barbès le parnassien file faire ses courses chez Tati
Les pharisiens décatis aux trousses lui refile Barabbas
A tour de bras
Par Toutatis
Cervantès a la hantise des catachrèses
Depuis que les pieds de chaise prennent racine
Dans la fournaise du Père-Lachaise
Epiés par les cernes de Périclès
Plié en deux de l'humour noir séditieux
D'un mort qui ne perd pas le nord
Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même nid
Les noeuds de l'arbre pas très commodes pour les cognées
Ne finissent pas tous dans la même commode ou cheminée
Qu'on les vernisse ou carbonise
La flamme du regard est flemmarde ou flagorneuse
Le chêne crépite ou débite sa peine en nénies
Ses avanies tiennent compagnie aux mains bleues éblouies
Ou traînent leur agonie en lendemains à mille lieues
Des chenilles et fourmis de l'écorce d'un divorce
L'assassin sylvestre sur son trente et un des sombres tronçons
Décapite funeste bûcheron tant et si bien
Qu'il sombre en un soupçon
Un zeste de citron

 

Pierre

NICTATION DE L'UNITE

Thu Feb 14, 2008 07:35

194.78.208.206

 

Le destin tracé dans la rosée du matin
Pétrin épousé par les mains exposés
Orphelin placé dans un couffin déplacé
Lamantin menacé par les pantins motorisés
Calotin exorcisé de diablotins laïcisés
Gratin carbonisé d'un festin pénalisé
Vagin excisé par l'engin aiguisé
Train dévalisé par des malandrins organisés
Refrain immortalisé sur un terrain fertilisé
Marin baptisé d'embruns volatilisés
Le destin ce nain divin
Illusion de liberté dans les prisons de la fidélité
Le destin ce nain de jardin
Fusion des ipséités dans la dérision d'une généralité
Le destin ce nain opportun
Effusion de dualités en une nictation de l'unité
Le destin ce nain taquin
Profusion des éventualités dans l'obligation d'une réalité
Le destin ce nain câlin
Allusion à l'égalité dans la multiplication des paliers
Soumission à la divinité dans les explications d'une pluralité
Création des rivalités dans l'intention d'une universalité
Démonstration d'une potentialité sans prétention à l'unanimité
Adoration dans l'impartialité illustration des possibilités
Evasion de l'éternité vers la réalisation de sa pérennité
Erosion de la vanité en une raison sans identité
Situation de l'humanité à la station imbécilité

 

 

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