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 Soigner les hématomes
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Soigner un hémathome

C'est grave docteur ?

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Les hématomes sont fréquents dans le sport. Malheureusement, il s'agit aussi de la blessure sur laquelle courent le plus d'idées reçues. Deux possibilités s'offrent au sportif victime d'un gros "bleu": soit il le néglige soit il s'en occupe -et là, dans la plupart des cas, il accumule les bêtises!- 

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Un coup violent sur une masse musculaire contractée entraîne un écrasement des fibres et la déchirure de petits vaisseaux sanguins. L'urgence absolue consiste alors à stopper ce saignement. Pour cela, il faut évidemment se retirer du jeu et mettre de la glace. Les vaisseaux se contracteront sous l'effet du froid. Tout apport de chaleur -bain, douche, sauna- aura évidemment l'effet contraire. Pendant combien de temps? Les périodes de saignement peuvent se succéder durant 36 heures. On procédera donc sous forme de cures: 20 minutes par heure pendant les trois premières heures. Puis, on laisse passer 3 heures avant de recommencer. Attention, le mieux est toujours l'ennemi du bien. Evitez donc de descendre la température de la peau en dessous de 4 degrés, ce qui entraînerait la formation d'un œdème. Pour cela, il suffit de placer un tissu entre la glace et la peau.

L'autre priorité pour limiter les saignements consiste à envelopper le membre endolori d'un pansement compressif, moyennement serré pour ne pas faire garrot. On utilise une bande élastique que l'on descend d'1,5 centimètre à chaque tour, façon molletière.

Que faut-il prendre comme médicament? Rien! Sauf peut-être du paracétamol contre la douleur. Surtout pas d'aspirine qui favorise le saignement et pas plus d'anti-inflammatoires qui empêchent la réaction naturelle de nettoyage de l'organisme.

Pas de massage non plus! Toute intervention sur la zone lésée risque de relancer les saignements.

La ponction musculaire? Ce n'est pas forcément un mauvais choix. En vidant une poche de sang profonde, on réduit effectivement le risque d'enkystement de l'hématome. Cependant, il faut faire très attention à respecter deux impératifs. D'abord ne pas se précipiter. Dans le cas de ce jeune footballeur, nous disions que sa cuisse était devenue toute bleue. Paradoxalement, c'est plutôt bon signe. Cela veut dire que le saignement se disperse. Plus le "bleu" est important, meilleures sont les chances de guérison. Dans ce cas-là, la ponction ne sert à rien. L'autre impératif consiste à poser un bandage compressif immédiatement après l'intervention et le laisser pendant au moins 24 heures. Sans cela, la poche se reformera aussitôt et le travail de ponction n'aura servi à rien.

Sur l'immobilisation aussi, les opinions divergent. Mais la théorie du copain de passage n'a plus les faveurs du pronostic. A présent, on pense qu'il vaut mieux recréer une certaine tension dans le muscle pour solliciter les filières de cicatrisation. Des micro mouvements permettent aussi un meilleur brassage des déchets. Il faut reprendre la marche dès que possible tout en respectant le seuil de la douleur.

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Dr Christian Daulouède Sport et Vie n°86, septembre 2004, p16-17

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