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Au départ, j’ai commencé à peindre afin de donner une image du corps de quelqu’un qui avait disparu. Pour palier cette disparition, j’ai voulu en donner une image liée à mon imaginaire et à ce que j’avais ressenti lors de cette perte : une absence, un vide. Par la suite, un langage pictural s’est créé autour de l’idée du corps absent. A chaque fois que je peignais, je tentais de créer un corps avec une structure qui lui était propre : une grille, un élément figuratif, une ossature et quelque chose qui l’effaçait, la recouvrait, la rendait flottante ou lointaine. Auparavant, j’avais une image en tête avant de peindre qui était la transposition de mes souvenirs, de l’idée que je me faisais de la mort. Mon travail se déroule un peu comme un jeu. J’imagine des règles mais ce qui m’intéresse c’est ce qui va déborder des propositions : les accidents. J’ai envie d’assembler des éléments opposés, fragmentés et distincts, de trouver un équilibre qui permet à chacun des éléments d’être perçu différemment que s’il était vu seul et qu’à la fois leur union forme une image, un tout.
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