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Marie Papazoglou dit:Considérées séparément, chacune des œuvres de Géraldine se présente comme un petit monde autonome. C’est qu’elles semblent être toujours appréhendées comme des espaces en devenir qui trouvent leur équilibre dans la tension entre des mouvements qu’on pourrait qualifier de mécaniques et d’organiques. Dans la minutie du coup de crayon ou dans la répétition de formes colorées, on devine un geste rigoureux, presque contraint qui, au fil d’accidents volontaires ou non, s’enraye, dérape puis se libère et fait naître de nouvelles formes. Moins intéressée par la représentation exacte de ce que sont nos structures internes que par leur évocation, l’artiste nous en livre des images intériorisées. Elle traduit en peinture à travers ses propres perceptions ce qui foisonne en nous et pourtant nous échappe, mais aussi et surtout ce qu’aucun microscope ne pourrait rendre visible. Et cela, elle le fait au moyen de la peinture qui, mieux qu’aucun autre médium, lui permet d’incarner dans sa matérialité l’indicible de nos sensations. Bruxelles - Mai 2009.
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