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D’ENSEIGNEMENT |
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DE LA GRAPOHOLOGIE |
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« CONTROLE DES REACTIONS » A L’EXAMEN GRAPHOMETRIQUE SIMPLIFIE ET
DES VARIABLES DU NEO PI-R, INVENTAIRE
DE PERSONNALITE
Ce mémoire appartient à la Société Belge de Graphologie (SBG)
TABLE DES MATIERES
I. CADRE SEMIOLOGIQUE D’APPROCHE GRAPHOLOGIQUE
1. DEFINITION DES TERMES GRAPHOLOGIQUES
IMPORTANTS
1.1 Graphologie
1.2 Graphométrie
1.3 Résultante et syndrome graphique
2. CONTEXTE CULTUREL
3. EVOLUTION « HISTORIQUE » SOMMAIRE DU MOUVEMENT
GRAPHOMETRIQUE
II. EXAMEN GRAPHOMETRIQUE SIMPLIFIE (E.G.S.)
1. PRESENTATION GENERALE DE L’OUTIL
2. TECHNIQUE D’INTERPRETATION
2.1 Analyse globale des résultats
2.2 Etude spécifique de la variable CR à l’E.G.S.
1. PRESENTATION GENERALE DE L’OUTIL
2. LE MODELE DE LA PERSONNALITE EN CINQ DOMAINES
3. PERTINENCE DES ECHELLES RETENUES
II. CADRE METHODOLOGIQUE
1. CONSTITUTION DE L’ECHANTILLON
2. DEROULEMENT DE LA PASSATION
2.1 Rédaction personnelle d’un récit
2.2 Passation du NEO PI-R
3. TRAITEMENT DES DONNEES
3.1 Données graphométriques
3.2 Données issues du NEO PI-R
3.3 Traitements statistiques des données recueillies
1. DISTRIBUTION DES VARIABLES « AGE » ET « SEXE »
1.1 Variable « âge »
1.2 Variable « sexe »
2. DISTRIBUTION DES VARIABLES RETENUES AU NEO PI-R
3. DISTRIBUTION DES VARIABLES RETENUES A L’E.G.S.
3.1 Variable « Contrôle des Réactions » (CR)
3.2 Variable « type de mouvement »
3.3 Variable « inclinaison »
3.4 Variable « organisation de l’espace »
3.5 Variable « degré de structure des lettres »
3.6 Variable « hauteur du corps des lettres »
3.7 Variable « fermeture »
3.8 Variable « angularité »
3.9 Variable « raidissement »
3.10 Variable « irrégularité »
4. CONCLUSION DE LA PRESENTATION DE
NOTRE ECHANTILLON
1. LA VARIABLE « CONTROLE DES REACTIONS » (CR) ET
LES VARIABLE DU NEO PI-R
1.1 CR & N
1.2 CR & C
1.3 CR & N1, N2, N5 et N6
1.4 CR & C1
1.5 CR & C2
1.6 CR & C3, C5 et C6
1.7 CR & C4
1.8 CR & E6
1.9 Synthèse des corrélations entre CR et les variables retenues au NEO PI-R
2. LA VARIABLE « TYPE DE MOUVEMENT » ET LES
VARIABLES RETENUES AU NEO PI-R
2.1 Type de mouvement et N
2.2 Type de mouvement et C
2.3 Type de mouvement et N1 et N2
2.4 Type de mouvement et N5
2.5 Type de mouvement et N6
2.6 Type de mouvement et E6, C1, C2, C3, C4, C5 et C6
2.7 Synthèse des corrélations entre le type de mouvement et les variables
retenues au NEO PI-R
3. LA VARIABLE « INCLINAISON » ET LES VARIABLES
RETENUES AU NEO PI-R
3.1 Inclinaison et N
3.2 Inclinaison et C
3.3 Inclinaison et N1 et N2
3.4 Inclinaison et N5
3.5 Inclinaison et N6
3.6 Inclinaison et E6
3.7 Inclinaison et C1, C2, C4 et C5
3.8 Inclinaison et C3
3.9 Inclinaison et C6
3.10 Synthèse des corrélations entre le type d’inclinaison et les
variables retenues au NEO PI-R
4. LA VARIABLE « ORGANISATION DE L’ESPACE » ET LES VARIABLES RETENUES AU NEO PI-R
4.1 Analyse des résultats
5. LA VARIABLE « DEGRE DE STRUCTURE DES LETTRES »
ET LES VARIABLES RETENUES AU NEO PI-R
5.1 Analyse des résultats
6. LA VARIABLE « HAUTEUR DU CORPS DES LETTRES »
ET LES VARIABLES RETENUES AU NEO PI-R
6.1 La hauteur moyenne du corps des lettres et N1
6.2 La hauteur moyenne du corps des lettres et les autres facettes
6.3 Synthèse des corrélations entre la hauteur moyenne du corps des lettres
et les variables retenues au NEO PI-R
7. LA VARIABLE « FERMETURE » ET LES VARIABLES
RETENUES AU NEO PI-R
7.1 Analyse des résultats
8. LA VARIABLE « ANGULARITE » ET LES VARIABLES
RETENUES AU NEO PI-R
8.1 Le degré d’angularité et N et C
8.2 Le degré d’angularité et C4
8.3 Le degré d’angularité et les autres variables du NEO PI-R
8.4 Synthèse des corrélations entre le degré d’angularité et les variables
retenues au NEO PI-R
9. LA VARIABLE « RAIDISSEMENT » ET LES VARIABLES
RETENUES AU NEO PI-R
9.1 Raidissement et N
9.2 Raidissement et les facettes de N
9.3 Raidissement et C4
9.4 Raidissement et E6, C1, C2, C3, C5 et C6
9.5 Synthèse des corrélations entre le degré de raidissement et les variables
retenues au NEO PI-R
10. LA VARIABLE « IRREGULARITE » ET LES VARIABLES
RETENUES AU NEO PI-R
10.1 Analyse des résultats
V. SYNTHESE GENERALE ET DISCUSSION DES RESULTATS
VI. CONCLUSIONS, LECTURE CRITIQUE ET DISCUSSION
VII REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
S’il est une technique d’investigation de la personnalité qui ne laisse pratiquement personne indifférent, c’est bien la graphologie. Si l’on retrouve une idéalisation – ou une dévalorisation, ce qui renvoie presque au même processus – des outils diagnostiques tels que le test de Rorschach, le Thematic Apperception Test (T.A.T.) ou le test de Szondi qui aident le psychologue à s’immiscer au travers de l’aménagement défensif d’un sujet pour approcher une série de dynamiques inconscientes, la graphologie fait couler beaucoup d’encre à ce niveau-là. Rares sont les personnes qui tiennent un discours exempt de passion ou d’angoisse lorsqu’on les interroge sur la position à adopter face à la graphologie.
C’est que la graphologie n’est nullement une approche anodine d’un geste créatif qui rencontre ce qu’il en est des contraintes et des attentes sociales. En effet, le geste graphique n’est rien d’autre qu’un compromis entre un modèle qui est imposé précocement à un individu et la subjectivité de celui-ci qui le déforme.
Par conséquent, quoi de plus personnel qu’un geste graphique dans sa dimension transgressive, celle qui viole le modèle idéal qui nous est enseigné.
Notre écriture nous appartient et la perspective qu’un quidam y mette son nez afin de pénétrer les fondements de ce qui nous est insu n’est nullement innocent voire inoffensif. C’est d’autant plus le cas que le scripteur – tel qu’il est dénommé dans la terminologie graphologique – ignore la « clé de décodage » qui permet au graphologue de fournir des interprétations de son fonctionnement psychique à partir d’un texte qu’il aurait fourni.
La démarche d’analyse d’une écriture est une démarche complexe qui nécessite une connaissance aiguë et quasi exhaustive des interprétations qui se rattachent aux entités graphologiques. Ainsi trouvons-nous maints ouvrages abordant la question de propriétés psychologiques susceptibles d’aller de pair avec tel ou tel éléments d’une écriture donnée.
L’effort a débuté depuis plusieurs siècles et se poursuit encore actuellement même si le regard critique du psychologue peut souligner quelques faiblesses méthodologiques.
Cependant, il serait abusif et fallacieux d’affirmer qu’aucun effort d’approche scientifique n’a été fait. En effet, l’étude de la littérature concernant la graphologie permet de découvrir que certains auteurs ont appliqué un dispositif d’analyse répondant aux critères de recherche empirique et théorique. Paradoxalement, l’accès à ces recherches s’avère problématique. En effet on se heurte rapidement à l’accès difficile aux documents en questions. Il en est ainsi des références classiques telles que H. de GOBINEAU et R. PERRON (1954), J. SALCE (1976), etc. Si l’on ne peut nier qu’il existe maintes références qui abordent la question de la taxonomie des espèces graphiques (ce qui est un effort en soi scientifique), l’application rigoureuse des dispositifs d’expérimentation n’a pas toujours été particulièrement courante dans le domaine de la graphologie.
L’encouragement d’une démarche est évidemment un élément positif au développement d’un outil tel que la graphologie et permet également une reconnaissance par les disciplines connexes qui soumettent leurs logiques de pensée à des critères rigoureux.
Faire le procès épistémologique de la graphologie ne serait qu’alimenter le mouvement passionnel qui ne l’accompagne que trop souvent. Pourtant, proposer des pistes d’approche du savoir graphologique suscite – par essence – un remaniement de ce savoir.
Le travail que nous proposons ici entre directement dans cette logique de pensée et de conception de la graphologie. En effet, nous avons pris le parti de requestionner les liens qui unissent telle ou telle espèce graphique (dans leur association ou non) avec un trait psychologique tel qu’il peut être approché par un autre outil d’investigation de la personnalité. Notre idée a été de rapprocher les informations que l’on peut extraire d’une écriture de celles issues d’un questionnaire de personnalité.
La démarche est celle d’une validation dite externe, c'est-à-dire une démarche visant à trouver un écho entre telle caractéristique graphique et un trait de personnalité (ou du moins sa manifestation psychométrique au sein d’un questionnaire).
Autant que faire se peut, nous avons tenté de construire un dispositif expérimental susceptible de nous aider à confirmer ou infirmer nos hypothèses. Ces dernières émanent directement de la littérature graphologique actuelle. En effet, nous avons choisi de nous référer à des auteurs qui ont tenté une validation rationnelle des indices graphiques.
Notre démarche est donc de l’ordre d’une continuation d’un questionnement déjà entamé.
Certes, le canevas proposé dans une recherche scientifiquement établie peut apparaître plus fastidieux, mais il constitue la condition sine qua non à la construction d’un savoir quelconque. Il peut ainsi apparaître comme une étape obligée dans l’avancement d’une science. Une conséquence heureuse de cet avancement est d’ailleurs d’apaiser les mouvements passionnels susceptibles de parasiter la pensée qui l’entoure.
Dans le cadre de ce mémoire, nous avons choisi de faire porter nos hypothèses sur une variable précise, celle qui traite du contrôle des réactions au sein de « l’Examen Graphométrique Simplifié », approche de l’écriture selon une méthode proposée par P. GILBERT et C. CHARDON (1989), graphologues français.
Cet outil nous a semblé opportun au vu de la pensée qui a sous-tendu sa construction, c'est-à-dire une pensée à visée corrélative entre variables graphologiques et variables psychologiques.
Dans le même ordre d’idée, nous rapprocherons de telles variables d’un inventaire de personnalité (NEO PI-R) dont la pertinence sera abordée au cours du mémoire.
Le choix de la variable « Contrôle des Réactions » trouve sa source dans un intérêt pour ce concept dynamique qui allie excitation et inhibition. Notre dispositif expérimental nous permettait d’aborder un nombre important de données qu’il était illusoire d’approcher de manière exhaustive. Le choix que nous avons fait avait également pour but de circonscrire notre objet d’analyse.
L’occasion nous sera ainsi donnée de confronter le savoir graphologique à une réalité empirique qui donnera naissance – on s’en doute aisément – à une réflexion sur le poids du savoir en sciences humaines.