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mardi, 11 novembre, 2008

PHOTOTHEQUE | OFLAG II A Prenzlau | Musique

Orchestre tzigane
Théatre à Prenzlau - Belgique militaire 09
Les Tiborg Boys (CEGES 2587)
21/07/1941: Bruxelles, Colonne du Congrés, Révolution (CEGES 2627)
Théatre à Prenzlau - Le Mariage de Figaro (?) (CEGES 2633)
Théatre à Prenzlau - Demain les Blés seront plus beaux (CEGES 35546)


Posted by bertinj at 7:42 PM
Edited on: mardi, 11 novembre, 2008 7:55 PM
Categories: Oflag II A Prenzlau, Photothèque

PHOTOTHEQUE | OFLAG II A Prenzlau | Généralités

1936 : Inauguration du futur Oflag II A
12/04/1945: Bloc B bombardé
12/04/1945: Les 4 Blocs (dont le B) après le bombardement
Médaille LEOPOLDUS III REX BELGARUM
(revers) : OFLAG II.A PRENZLAU 21.VII.1942


Posted by bertinj at 7:32 PM
Edited on: mardi, 11 novembre, 2008 8:19 PM
Categories: Oflag II A Prenzlau, Photothèque

PHOTOTHEQUE | OFLAG II A Prenzlau | Persoons, Dessins

Six lits dans une Chambrée
Cuisine complémentaire
La Pesée
Les deux bons Amis
Flâneur sans chapeau
Flâneur au bonnet de laine tricotée
Flaneur au bonnet de Police
Devant la Porte
 
Retour de Promenade

Posted by bertinj at 3:38 PM
Categories: Oflag II A Prenzlau, Photothèque

PHOTOTHEQUE | OFLAG II A Prenzlau | Keukeleire, Dessins

Blocs C et B, vue depuis le Bloc E
Mirador devant le Bloc B
Bloc E
Arrière du Bloc B sinistré

Posted by bertinj at 3:21 PM
Categories: Oflag II A Prenzlau, Photothèque

PHOTOTHEQUE | OFLAG II A Prenzlau | Keukeleire, Aquarelles

 

Keukeleire

Barbelés
Garages
Potagers
Bloc C et Mirador Sud vus depuis le Bloc B
Bloc E et Corps de Garde de la Caserne
Bloc E, Garages H1 H2 et H3, Clochers de Prenzlau
Garages et coin N-O.
Panorama
Baraque 9 et Turnhalle
Panorama
Panorama
 
Route et Lac


Posted by bertinj at 3:07 PM
Edited on: mardi, 11 novembre, 2008 3:10 PM
Categories: Oflag II A Prenzlau, Photothèque

PHOTOTHEQUE | OFLAG II A Prenzlau | Patriotisme, Moral, Fronder

Routiers Baden-Powell

Départ Kotick (Carnets Gabriel)

 

  

 

 

Clans

         


Posted by bertinj at 11:48 AM
Categories: Oflag II A Prenzlau, Photothèque

PHOTOTHEQUE | OFLAG II A Prenzlau | Ecrire

Les cachets Censure "Oflag II a geprüft"

 
 


Cartes postales polonaises, 1940


Carte postale russe


Posted by bertinj at 11:15 AM
Edited on: mardi, 11 novembre, 2008 11:29 AM
Categories:

PHOTOTHEQUE | OFLAG II A Prenzlau | Auteurs inconnus, Dessins

CEGES 2642 Chambrée Bloc B 16h00 lits 3 et 2 étages
... le même dessin, sans le cachet CEGES...


Posted by bertinj at 10:40 AM
Edited on: mardi, 11 novembre, 2008 11:18 AM
Categories: Oflag II A Prenzlau, Photothèque

PHOTOTHEQUE | OFLAG II A | De Lannoy, Dessins

Clan de la Framée

Départ du Routier


Posted by bertinj at 9:59 AM
Categories: Oflag II A Prenzlau, Photothèque

PHOTOTHEQUE | La Vie dans le Camp | Manger

Choubinette, Cubilo... faut choisir

Choubinette Steyaert

Velasquez - Les Forges de Vulcain

Prenzlau, Cantine, Geprüft#4


Posted by bertinj at 9:42 AM
Edited on: mardi, 11 novembre, 2008 11:04 AM
Categories: La Vie dans le Camp, Photothèque

dimanche, 09 novembre, 2008

[Photothèque]

Photothèques des Camps

Oflag 2A Prenzlau
Oflag 2E Neubrandenburg
Oflag 3B Tibor
Oflag 4C Colditz
Oflag 6A Soest
Oflag 7B Eichstätt
Oflag 8C Juliusburg
Oflag 9A/Z Rotenburg
Oflag 10C Lübeck
Oflag 10D Fischbeck

Photos d'individus et de groupes

Galeries d'Images à propos de divers Thèmes

La Vie dans le camp
Posted by bertinj at 7:53 PM
Edited on: mardi, 11 novembre, 2008 7:19 PM
Categories:

PHOTOTHEQUE | OFLAG II A Prenzlau | Charly Binamé, Dessins

 


Footing à l'arrière du camp (1943)


Garage côté gauche (1943)


Garage côté droit (1943)


La Balle du Roi (1943)


Le Pododrome (1943)


Fleurs d'Oflag (1943)


Noël, Minuit dans la salle de Gym (1943)


C'est à s'ta.. (1943)


Cauchemar (1943)


Vendredi Saint, sous les Combles du Bloc B (1944)


Amitié (Garages) (1944)


Trois Amis (1944)


Printemps dans les Garages (1944)


Grandes Vacances (1944)


Solitude, Toit Bloc A, dir.N-O (1944)


Le Phono (s.d.)


Corvée (Bloc E) (1944)


CEGES 2641 - Dessin non daté - Corvée (dé-)chargement d'un camion


Neige (Bloc E) (1945)

 

 

 

Posted by bertinj at 7:13 PM
Edited on: mardi, 11 novembre, 2008 9:44 AM
Categories: Oflag II A Prenzlau, Photothèque

[Retour]

Interdiction de lâcher les pigeons

Veaux, vaches, cochons, couvées ? Selon Pierre Stéphany, vers le 1er janvier 1945, les journaux (belges) rappelaient l’interdiction de lâcher les pigeons. La crainte de l'ennemi, en effet, était partout présente. Et à la même époque, à l'opposé, "La Meuse" affirmait sur trois colonnes que "Pour tuer le marché noir, il faut libérer le porc et le veau."

N'en doutons pas: même si ce n'était pas les mêmes que ceux de nos journalistes, les pigeons de 1940 attendaient tout autant la liberté que les porcs et les veaux de 1945. "Nos" 67591 prisonniers attendirent pourtant quelques mois de plus... 67591 belges détenus dans le Reich était le chiffre d'un état allemand dressé en janvier 1945 (et cité par Jacques de Launay, dans son livre La Grande Débâcle.) Six mois plus tard, fin juin, il n'en était rentré que 60526, soit un peu plus de 7000 disparus.

Les citations de Pierre Stéphany sont extraites de son livre "Des Belges très occupés 1940-1945, Editions Racine, Bruxelles, 2005, pp.386, 387 et 419. Et cet auteur est de bonne foi bien sûr, tout comme la presse de l'époque. C'est nous qui avons l'esprit mal tourné. Sorry.

Posted by bertinj at 4:31 PM
Categories: L'Histoire

[OFLAG VIII C Juliusburg]

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Historique du Camp

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  • 1945

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Posted by bertinj at 4:29 PM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 5:03 PM
Categories: Oflag VIII C Juliusburg

[OFLAG X D Fischbeck]

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Posted by bertinj at 4:24 PM
Categories:

[OFLAG X C Lübeck]

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Posted by bertinj at 4:22 PM
Categories: Oflag X C Lübeck

[OFLAG VII B Eichstätt]

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Posted by bertinj at 4:22 PM
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[OFLAG VI A Soest]

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Posted by bertinj at 4:21 PM
Categories: Oflag VI A Soest

[OFLAG IX A/Z Rotenburg]

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Posted by bertinj at 4:19 PM
Categories: Oflag IX A/Z Rotenburg

[OFLAG IV C Colditz]

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Posted by bertinj at 4:18 PM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 4:19 PM
Categories: Oflag IV C Colditz

[OFLAG III B Tibor]

Description du Camp

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Historique du Camp

  • 1939
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Posted by bertinj at 4:18 PM
Categories: Oflag III B Tibor

[OFLAG II E Neubrandenburg]

Description du Camp

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Historique du Camp

  • 1939
  • 1940
  • 1941
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Les Hommes du Camp

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Posted by bertinj at 4:17 PM
Categories: Oflag II E Neubrandenburg

OFLAG X D Fischbeck | Le Service Santé

HACHEZ Freddy (Lettre clandestine, fin juillet 1943)

PARASITES

Parlons aussi des puces ! C’est la grande plaie du camp. Elles sont parfois dans les paillasses, faites de copeaux de bois (Je préfère la paille que nous avions à Prenzlau : elle était pourtant vieille de 4 ans !) dans les cloisons, dans les planchers, dans le sable aussi… Leurs morsures sont curieuses et fort désagréables : elles laissent des traces comme des pustules de vaccin contre la variole. Certains réagissent très fort : gourmes d’un rouge violacé qui se couronne d’une ampoule, s’envenime plus ou moins ! Quant à moi ce ne fut pas aussi grave, je suis resté dans une honnête moyenne : mes bras, mes jambes, mon ventre ont présenté l’aspect d’une bonne varicelle avec fortes démangeaisons mais cela va beaucoup mieux. Il parait qu’une certaine immunisation s’opère au bout d’un certain temps ; je suis disposé à le croire. Les dernières morsures dont j’ai été victime ont provoqué des réactions beaucoup moins fortes. Tu me demanderas : comment ne supprime-t-on pas ces sacrées bestioles ? – Tous les insecticides du monde n’y ont rien fait. On en est réduit à faire la chasse : matin et soir on passe une inspection méticuleuse de son linge, on visite sa housse et l’on est heureux comme un gosse au matin de la St-Nicolas quand la battue a été fructueuse.

OFLAG X D Fischbeck | Description du Camp

HACHEZ Freddy (Lettre clandestine, fin juillet 1943)

Nous voici dans un nouveau camp ! Que t’en dire que tu ne saches peut-être déjà ? C’est le moins bon de ceux que j’ai connus. A notre arrivée ici, nous avons tous trouvé que ceux qui s’y trouvaient déjà, avaient un aspect sale, le teint terne et poussiéreux de la population ouvrière des régions charbonnières de chez nous ! Quelques heures de séjour dans le camp ont suffi à nous donner l’explication de ce phénomène. Le camp est construit sur une colline de sable noirâtre et gras qui ressemble fort à de la poussière de charbon et que le moindre vent soulève en tourbillons ! Un de mes amis a fort bien dit de ce camp : « un terril dont on a essayé de faire une dune ! ». On a beau se laver 2 fois, 4 fois par jour ! Cela vous colle à la peau qui conserve un reflet sale ! Et le linge n’en parlons pas… (…) L’impression générale en arrivant de Prenzlau ici c’est qu’on descend d’un ou de plusieurs degrés dans le domaine du confort… Le passage d’un bel hôtel à une auberge de campagne : on paie moins cher, mais tout y est moins bien, moins bon, moins rapide, moins propre, moins confortable, moins select, moins régulier (le service des lettres et colis). Et je pourrais aligner encore toute une série d’épithètes : je te laisse le soin de les trouver.


Les baraques qui nous abritent (elles abritent puces et souris) sont fort primitives : en bois, pas très élevées, elles ne sont pourvues ni de lavoirs, ni de W.C. et comme nous y sommes enfermés du soir au matin (de 21h30 à 6h30 actuellement) la satisfaction des besoins, pendant ce temps, se fait dans des seaux sans couvercle placées près de la porte de la baraque… comme hygiène, il y a mieux… Après ce que j’ai vu et vécu en captivité, qu’on ne vienne plus me parler de typhus, de contagion, de maladies infectieuses ! J’ai acquis sur ce sujet des idées bien nettes ! Les lavoirs ne sont donc pas dans les baraques de logement : il y a 4 lavoirs dans le camp. C’est un sérieux inconvénient, car s’y rendre au saut du lit, par temps de pluie, manque totalement de charme et de confort… Quant aux installations sanitaires.

[Silence]

Le monde des prisonniers est "très fermé"

Le monde des prisonniers est "très fermé". (Citation de Jacques PERRET, Le Caporal épinglé, Contes de Fées, p.215)

Faut-il en rire?

Larvatus prodeo

Saint-Germain ou la Négociation

Ces marins de la Royal Navy, capturés par des soldats iraniens, prisonniers médiatisés à la une, en situation de guerre, libérés en avril 2007 tout aussi médiatiquement et tout autant à la une par l'Iran, au prix d'excuses publiques, confessant leurs (vilains) péchés commis contre les fidèles de M.Ahmadinejad, autorisés à décrire leurs pénitences moyennant rémunération de leurs interviewers... Puis le silence. On ferme le dossier. Rien ne s'est passé. Rien ne se passe plus. A-t-on cauchemardé?

Et ce journaliste italien, pris en otage par les Taliban, libéré gratis pro Deo (ou pro Prodi) par les généreux jihadistes, accueilli très médiatiquement par sa fille au-joli-coup-de-rein (comme aurait écrit Homère)... Puis, le chauffeur ou l'interprète du journaliste proprement découpé. Et nouveau silence de chapelle mortuaire.

Exemples! Tout démontre que le public n'est que très mal informé, que des "choses" se passent sous le manteau.

Comme l'écrivait Francis WALDER (né Waldburger), cet officier artilleur belge, ex-prisonnier des années 40-45, Prix Goncourt en 1958, né en 1906, décédé en 1997: ...le contraste m'a saisi de tant de puissance ressentie, tant de ressources exploitées, et du peu qui s'en est manifesté à la surface du monde visible. J'en ai conclu que toute activité véritablement humaine se referme sur soi, que les combats d'hommes se déroulent dans l'ombre, que ce qui en parait finalement à la lumière et qu'on appelle victoire ou défaite n'est qu'arrangement factice, fait pour les yeux de la multitude et sans rapport avec le fond. Dés lors celui qui aime construire se doit d'agir obscurément.

C'est ce que firent sans doute, mais pour la plupart sans s'en douter, contre leur gré plus que probablement, les 70000 prisonniers pour la plupart wallons ou bruxellois francophones (plus quelques flamands se sentant belges) que "la puissance détentrice" maintint derrière les barbelés entre mai 40 et mai 45. Des exilés, au sens du Dictionnaire dicté par le Diable vers 1911 à Ambrose Bierce. Exilé: personne qui sert son pays en résidant à l'étranger, sans être pourtant ambassadeur.

Larvatus prodeo, je m'avance masqué... (Devise de Descartes)

La Chute d’Icare

La fable de la Chute d'Icare. Dédale et Icare, récit mouvementé de l'évasion de 2 prisonniers célèbres. Evasion manquée d'Icare, réfléchir aux causes de son échec.

Considérer le tableau de Pierre Bruegel au Musée d'Art Ancien de Bruxelles. Pourquoi le peintre s'est-il braqué (avec discrétion) sur l'échec d'Icare? Pourquoi une réplique de ce tableau, qui présente aussi Dédale, est-elle en général moins appréciée?Andromède, première prisonnière

Le nom du premier prisonnier théorique de l'histoire humaine, Prométhée. Ce n'est pas la nuit des temps, mais c'est très loin.

Et le nom de la première prisonnière?

Andromède, fille de Céphée le roi d'Ethiopie et de Cassiopée sa femme. La cause était entendue: Cassiopée avait prétendu que sa fille était plus belle que les Nymphes. La beauté de votre fille ne se discute pas. Le père des Nymphes, Poséidon en personne, vengea l'honneur de ses filles non pas en augmentant la beauté de ses filles, ni en enlaidissant Andromède. Il enchaîna celle-ci sur un rocher que gardait (protégeait) un serpent-crocodile-baleine (Cetus ou Léviathan), qui se trouva ainsi prisonnier autant que sa prisonnière, mais sans chaînes. Cette captive ne fut qu'une chétive victime, le héros fut le grand Persée, qui passant par là, tua le serpent-crocodile-baleine et détacha sa captive.

Les noms changent, le récit demeure, fluctuant comme Protée.

Que Persée fut bien plus honoré de sa victoire que la victime libérée, qui s'en étonnerait? Tous les acteurs de cette histoire, sauf peut-être les Nymphes, sont aujourd'hui des constellations (Comprenez: des figures illusoires de l'humanité lorsqu'elle contemple le firmament sans l'obstacle des néons des autoroutes et des villes).

Les Hébreux célébraient le vainqueur du Serpent autant que les Grecs. Ils en faisaient même leur Dieu, Yahvé: "Ce jour-là, Il châtie de son épée, dure, grande et forte, Léviathan le serpent qui s'échappe, Léviathan le serpent tortueux, il tue le dragon qui hante l'océan." (Isaïe XXVII, 1)

Et les Egyptiens l'évoquaient partout dans leur Livre des Morts et sur les murs de leurs tombeaux.

Lui le victorieux, Andromède beaucoup moins.

On finira par l'omettre tandis que Persée sera christianisé en Saint-Georges ou Saint-Michel. Quant au Serpent-Crocodile-Baleine, lui aussi pourtant "libéré" de ses devoirs de tyrannosaure protecteur, il ne lui reste plus qu'à se faire oublier.

Comme l'écrivit Hergé, au lendemain du Débarquement de Normandie: "Seigneur, libérez-nous de nos Protecteurs et protégez-nous de nos Libérateurs." Mais le père de Tintin avait ses raisons pour prier ainsi.

Posted by bertinj at 8:58 AM
Categories: L'Histoire

[Les Colis]

Aumône

Bombardement ravageur d'Anvers et de Vieux-Dieu (Oude God, Mortsel, Usines Gevaert), 3 avril 1943. Les occupants s'associèrent pompeusement aux manifestations en l'honneur des morts et des sinistrés. Une collecte pour les victimes fut organisée parmi les prisonniers de l'Oflag II-A à Prenzlau (sources: lettres clandestines de Raymond GABRIEL (s.d.) et de Raymond TASSIER, 12.9.1943)

N'y ayant si pauvre, vil et abject, criminel et prisonnier, à qui cette permission (de faire l'aumône) soit jamais par aucune loi refusée. (Marie Stuart, lettre du 15 mai 1585, citée www.dicocitations.com)

Posted by bertinj at 8:56 AM
Categories: La Vie dans le Camp

[Mémoire]

Les vivants et les morts

Les morts ne vivent plus que par les vivants. Ce mot est de Valéry, je crois. Je sais, je sais, il en est qui n'apprécieront qu'à moitié la formule, et même pas du tout. Disons alors que les morts ne vivent sur cette terre que par ce qu'en diront encore les vivants. Est-ce que tout le monde est d'accord maintenant?

Notez qu'il y a mille façon de faire vivre, il y a en parler, en faire des livres ou des films ou des pièces de théâtre, des monuments ou des stèles ou des vitraux, les évoquer sur le net, retrouver et reproduire des photos, des dessins, des objets, se rendre dans les cimetières, péleriner sur le lieu de leur sacrifice. Ainsi vivent encore les morts de Crécy ou d'Azincourt.

Il y a aussi y penser, en transmettre la mémoire aux suivants. On peut même prier pour eux, si tant est que prier est souhaiter ardemment quelque chose, ne serait-ce que souhaiter ce que les morts eux-mêmes souhaitaient avec vigueur, quand ils avaient de la vigueur.

Posted by bertinj at 8:54 AM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 9:01 AM
Categories: L'Histoire

[Souffrances]

La pire des Déchéances

La pire des déchéances, celle de l'homme que d'autres ont dépossédé de lui-même (Raymond Guérin, préface à "La Peau et les Os" de G.Hyvernaud. Raymond Guérin est aussi l'auteur de "Les Poulpes") Tags: politique, vie,

La liberté selon les Stoïciens

Est libre celui qui vit comme il veut, qu'on ne peut pas contraindre ni empêcher, ni forcer, dont les volontés sont sans obstacles, dont les désirs atteignent leur but, dont les aversions ne rencontrent pas l'objet contesté. (Epictète, ex-esclave, Entretiens IV I.1

Illusions ?

Qu Yuan, dans les Elégies de Chu (Chant du Pêcheur), déclare: Le monde est ivre, moi seul suis lucide. C'est ainsi qu'on est libre d'esprit et de corps. A quoi Hong Zicheng, en ses Propos sur la Racine des Légumes, II, 18, répond: Laisser les autres courir après les honneurs et les profits, mais ne pas leur reprocher leur ivresse. Etre détaché et naturel, mais ne pas se targuer d'être le seul lucide. C'est là ce que le Bouddha appelle ne pas être prisonnier des phénomènes et des illusions. Mais laisser le monde à ses ivresses sans prétendre à la lucidité, était-ce là le vrai problème des prisonniers des oflags et des stalags derrière leurs barbelés ou leurs barreaux? Les miradors, les sentinelles, les corvées, les humiliations, la faim, le froid, la censure étaient-ce des illusions?

Droit à la Liberté

Tout homme a droit à 24 heures de liberté par jour.

Espoir

Souffrir un an, deux ans, bon! Mais répéter ça pendant des années et des années, sans jamais savoir si on en verra le bout, c'est cela qui, à la longue, paraissait inadmissible. Le condamné aux travaux forcés à perpétuité sait au moins à quoi s'en tenir. Avec un peu de philosophie, il peut encore essayer de s'organiser. Mais imaginer le gars qui, chaque matin, se demande s'il n'est pas là jusqu'à la fin des fins. Et qui par dessus le marché, se sent parfaitement innocent. Car il lui restait de l'espoir! On dit que l'espoir fait vivre. Mais aussi l'espoir fait mourir à petit feu. Il use les nerfs. C'est une drogue qui excite sur le moment. Après qu'elle a cessé de faire effet, on retombe plus bas encore... (Raymond Guérin, préface à G.Hyvernaud, "La Peau et les Os")

Une Cause juste

Words cannot express the exultation felt by the individual as he finds himself, with hundreds of his fellows, behind prison bars for a cause he knows is just. - trad.fr.: Aucun mot ne peut exprimer l'exultation d'un individu qui se retrouve, avec des centaines d'autres, derrière des barreaux pour une cause qu'il sait juste. (The Words of Martin Luther King, selected by Coretta King)

D'accord, mais s'il est seul? Et s'il est pris de doute?

Degré d'humidité

Dans "La Vie dans un Oflag - Cinq Années derrière les Barbelés" (Gembloux, Duculot, s.d.mais vers 1946), un livre consacré à l'Oflag X-D (Fischbeck-Harbourg, non loin d'Hamburg et d'Altona), l'Aumônier militaire J.KEMPENEERS, note, p.96: "Léon BLOY aurait écrit quelque part: "La captivité est comme une campagne où il pleut toujours..."

Et selon Jean-Paul KAUFMANN, otage au Liban pendant 3 longues années, écrit dans "La Chambre noire de Longwood", (Napoléon à Sainte-Hélène): "La captivité est d'abord une odeur... l'humidité qui exsude des murs et des cheminées."

Finalement on est très près de Job mon ami (VII, 12) quand il se demande s'il est une mer ou une baleine pour avoir été enfermé par son Seigneur comme dans une prison.

Posted by bertinj at 8:49 AM
Categories: La Vie dans le Camp

[Méditer]

Objectifs intemporels

L'homme contraint à l'inactivité se fixe des objectifs intemporels. (J.de Launay, La Belgique à l'Heure allemande, p.257)

Posted by bertinj at 8:49 AM
Categories: La Lutte contre l'Ennui

[Prisonniers célèbres]

XVIème Siècle

LUDOVIC SFORZA, duc de Milan, dit LUDOVIC LE MORE (1500-1508), Celui qui n'était pas content.

En 1500, le peuple de Milan, durement opprimé par un certain Trivulce, se révolte. Les Français assiègent la ville. Le duc Ludovic, qui a profité du soulèvement populaire pour reprendre le trône, tente de quitter Milan encerclé, en se cachant parmi des mercenaires suisses. L'un d'eux cependant le trahit et le vend aux assiégeants. Livré au général français La Trémoille, il est expédié comme prisonnier en France et enfermé par le roi Louis XII au Martelet du Château de Loches (où il mourra après huit ans de captivité).

On visite encore aujourd'hui son appartement. Il en orna les murs de ses graffiti, les signant des termes "celui qui n'est pas contan" (sic).

Il avait été le mécène de Léonard de Vinci et de Bramante, entre autres artistes et savants.

Lien: www.37-online.net/chateaux/loches.html

On comprend son mécontentement, pauvre homme. Pourtant ce genre de prisonnier avait bien des consolations. Il aurait pu lire par exemple les Pensées de Marc-Aurèle (VI, 48) "Rien ne rend plus content que les images des vertus apparaissant dans les caractères de nos compagnons de vie". Après tout, Ludovic le More n'était pas totalement isolé ou tournant en rond avec d'autres prisonniers mécontents comme lui. L'empereur stoïcien avait écrit auparavant "Si tu veux éprouver de la joie, songe aux mérites de ceux qui vivent avec toi, à l'activité de l'un, à la conscience d'un autre, à la générosité d'un troisième ou à telle autre qualité."

XIXème Siècle

Louis GARNERAY, compagnon de SURCOUF, peintre du Grand Amiral de France (1783-1857)

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Ce parisien venait d'une famille de peintres, les GARNEREY. Il changea l'orthographe de son nom et devint GARNERAY. Il s'engage à 13 ans dans la marine grâce à la recommandation d'un oncle capitaine. Il va vivre une vraie vie de marin jusqu'à sa capture par les Anglais. En 1806, ceux-ci le débarquent sur les pontons en rade de Portsmouth. Il y restera 8 ans (jusqu'à sa libération par la fin de la guerre) jusqu'en 1814.

Son livre "Mes Pontons" (ou Un Corsaire au Bagne) est fameux, tout comme ses autres livres et ses tableaux de marine.

Lien : Prisonniers des Pontons anglais pendant les Guerres napoléoniennes 

XXème Siècle

Iakov DJOUGACHVILI, le fils de STALINE (1903-1944)

Dans une lettre clandestine datée du 12 septembre 1943, un officier belge prisonnier à Prenzlau (Oflag II-A) évoque l’arrivée de compatriotes venant du camp de représailles de Lübeck. Ils « n'apportent guère de nouvelles. Les représailles ne consistaient qu'en une nourriture un peu plus serrée, mais le moral y était excellent car ils étaient en contact avec des Français, des Yougoslaves et des Polonais. C'est aussi là que le fils de Staline, se trouvait au début. ». Au début de quoi ? Cette dernière phrase laisse entendre qu’il n’était plus à Lübeck en septembre 1943. A Lübeck, se trouvait aussi le fils de Léon BLUM

Né en 1903, Iakov (Iacha) DJOUGAVICHLI était le fils aîné de STALINE et de sa première femme, Ekaterina (Kato) SVANIDZE. Après la mort de la mère en 1907, STALINE ne s’entendit pas avec le fils. En raison de la très grande dureté de son père envers lui, Iakov aurait tenté plus tard de se suicider une première fois avec une arme à feu. Mais il survécut. STALINE déclara simplement : « Il ne peut même pas tirer droit. » Iakov servit toutefois dans l’Armée rouge où il fût lieutenant.

Pris par les Allemands en juillet 1941 en des circonstances qui n’ont pas été élucidées, il ne connut plus la liberté.

On veut bien écouter les "leçons de courage" que donnaient les vétérans de 40-45 aux jeunes dans les écoles des Rouges, rappelant qu'il faut être "prêt à défendre sa patrie ». Mais on constate en même temps qu’il y eut dans ces leçons peu d'allusions à l'Ukase 227 signé par Staline en août 1942 (*), qui interdisait à tout soldat soviétique de faire un pas en arrière. Tout soldat soviétique qui se rendait, et donc tout prisonnier soviétique, était considéré comme traître.

En juillet 1943, STALINE refusa avec logique d’échanger son fils contre le Maréchal PAULUS, le vaincu de Stalingrad capturé par les Rouges (A Friedrich PAULUS, HITLER avait aussi implicitement interdit de se rendre en le nommant Feld-Maréchal le 30 janvier 1942, ce qui n’empêcha pas sa défection ). STALINE aurait biaisé en déclarant : « Un lieutenant ne vaut pas un maréchal… ». Certes ! D’après d’autres, le Petit Père des Peuples aurait aussi affirmé : « Je n’ai pas de fils.» Il reste qu’en vertu de ses propres dispositions répressives contre les prisonniers russes considérés comme des traîtres et comme exposant leurs familles à des représailles, STALINE fit encore arrêter quelque temps la jeune femme de son fils.

Après Lübeck, Iakov fut envoyé à Sachsenhausen, ce qui n’était certainement pas un traitement de faveur. Un rapport officiel indiqua qu’en 1944, à Sachsenhausen, Iakov s’était suicidé en se jetant contre des barbelés électrifiés du camp. Les circonstances exactes de ce suicide sont également obscures, la thèse du suicide n’est cependant guère controversée.

Friedrich PAULUS (envoyé à Nuremberg par les Russes sous le pseudonyme de SATRAP) accepta en 1945 de témoigner au fameux procès des criminels de guerre nazis. Il fut, quant à lui, fut libéré en 1953, 2 ans avt les autres combattants allemands de Stalingrad. Il n’en obtint que le mépris de ses compatriotes et de ses soldats. Il mourut dans son lit en 1957 à 67 ans

D’après Milan Kundera, De l’insoutenable Légèreté de l’être, 1984 (Nesnesitelna lehkost byti, en tchèque, 1982), « Sur le plateau de cette balance qui monte pitoyablement, soulevé par l'infinie légèreté d'un monde devenu sans dimensions », un seul personnage osa ouvertement y jeter son corps pour empêcher cette ascension : le fils de Staline qui a donné sa vie « pour de la merde ». Le fils de Staline, Iakov Djougavichli (Iacha) était prisonnier dans un camp allemand avec des officiers anglais (à Sachsenhausen ? Vraiment ?) qui voulaient qu’il nettoye les latrines comme tout le monde. Ne supportant pas l'humiliation, et n'ayant pu obtenir audience du commandant du camp, il se suicida. Kundera : « Si le fils de Dieu (comprenons « le fils de Staline ») peut être jugé pour de la merde, l'existence humaine perd ses dimensions et devient d'une insoutenable légèreté. Alors le fils de Staline s'élance vers les barbelés électrifiés pour y jeter son corps comme sur le plateau d'une balance qui monte pitoyablement… »Cette interprétation de Kundera n’est pas établie. Il s’en faut.


(*) Que l’URSS n’ait pas adhéré à la Convention de Genève de 1929 au sujet des Prisonniers de Guerre fut un immense drame tant pour les Allemands que pour les Rouges. Le fait ne freina pas la frénésie d’Hitler, lorsqu’il se dressa par traîtrise contre l’URSS, exposant ainsi ses propres soldats à la vindicte certaine d’un ennemi sans scrupules. L’ukase stalinien d’août 1942 confirmait les abstentions de 1929 ; il coûta la vie à 13 500 soldats soviétiques, rien qu’à Stalingrad, et décréta la formation de "bataillons disciplinaires", envoyés en première ligne de front et surveillés à l'arrière par des sections du NKVD exécutant les ordres de fusillade avec zèle. Des centaines de milliers d'"ennemis du peuple" ne méritant alors plus que d'être exécutés, ou d’être envoyés purger leur peine dans les camps du Goulag dès leur retour dans l’obédience communiste... Les prisonniers russes « délivrés » à Parchim et ailleurs en contrepartie des prisonniers occidentaux « libérés » par les Soviets, n’étaient pas très enthousiastes à l’idée de rejoindre leurs anciens camarades. La fidélité à la patrie soviétique n’empêcha pas non plus les 50 000 "Hiwis" (Hilfswillige), auxiliaires volontaires d’aller se battre du côté allemand, de même que les "Vlassovtsy", du nom du général Vlassov, passés, dès 1941, avec armes et bagages du côté hitlérien, dans l'espoir de libérer la Russie du bolchevisme. Ajoutons les Cosaques, dont une partie, encore traumatisée par la "décosaquisation" des années 1930, n'hésita pas longtemps entre les deux camps en 1941-1942. Comment en vouloir aux Lettons, aux Polonais qui voudraient reléguer ou relèguent effectivement tel ou tel monument érigé aux inconditionnels de Staline plutôt qu’à la gloire de la Russie? On pense à d’autres statues trônant encore dans certaines autres capitales, à la Karlsplatz de Vienne par exemple. Se souvenir enfin que la victoire de l’Union soviétique n'appartînt pas qu'aux Russes. Des bataillons entiers de Kirghizes, de Kazakhs, des Tadjiks, maîtrisant encore très mal le russe, étaient envoyés stopper l'ennemi nazi sur le front de Stalingrad ; tout comme des Caucasiens, (Karatchaïs, Ingouches, Tchétchènes, Balkars) qui furent à leur retour "récompensés" par la déportation. Comment oublie-t-on enfin cette autre phrase de Staline : "Nos soldats ne défendent pas une ville vide", sans penser aux familles vivant sous des tapis de bombes, dans l'interdiction d'être évacuées de Stalingrad, la ville de Staline.?
Posted by bertinj at 8:22 AM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 8:41 AM
Categories: L'Histoire

[Les Prisonniers]

Captifs! Chétifs!

Le latin captivus a donné au français le mot chétif qui, plus tard, a pris le sens particulier que nous lui connaissons. Et l'on a fait un mot nouveau: captif.

Captifs! Chétifs!

Lire: Les Chétifs, Récit, par Roland CRAHAY, Charles Dessart Editeur, Bruxelles, s.d.vers 1946

Posted by bertinj at 8:20 AM
Categories: Les Hommes du Camp

[Synthèses et Réflexions]

L'Histoire

La seconde Guerre mondiale
  • 1939
  • 1940 - Capture. - Acheminement,colonnes,wagons - Transits - Premiers oflags : Soest, Rotenburg, Eichstätt, Tibor.
  • 1941 - Stabilisations
  • 1942
  • 1943 - La chute de stalingrad. - Séparation Prenzlau/Fischbeck.
  • 1944 - Avant le Débarquement. - Le Débarquement - Libération du pays et conséquences.
  • 1945 - Bombardements - Exode - Période russe - Libération des camps - Le retour.
Prisonniers célèbres
Souvenir

Descriptions des Camps

Les Hommes du Camp

  • Les Prisonniers - Listes - Psychologie du prisonnier - Les évadés - Les malades "Dienstunfähig" - Les punis : droit de punition, les cachots, envoyés en camp de représailles, envoyés en forteresse - Les morts et évadés surpris - Les blessés et les invalides - Les PG belges des Stalags, les ordonnances - Les prisonniers des autres nations - Les Prisonniers politiques et les Déportés
  • Les Gardiens - Les Uniformes - Les officiers des camps - Les sentinelles - Le logement des gardiens - Les chiens - Les furets (ferets) - Les censeurs et les caches de censure - Leurs surnoms - L'armement- L'outillag
  • Les Réfugiés et les Passants
  • Les Alliés - Description et comportements des Anglais, des Américains, des Russes et autres.

La Vie dans le Camps

  • Horaires
  • L'Organisation des Services - Les commandements - Le secrétariat - Les compagnies - Les rassemblements - Les chambrées - Les repas - Les appels - Les fouilles.
  • Corvées - Corvée de Quartier - Corvée Distribution & Bouteillons.
  • La Lumière - Extinctions - Loupiotes, lumignons.
  • Le Chauffage - Chauffage central - Chauffage de secours - Couvertures.
  • Le Service Santé - Médecins, dentistes - Infirmerie du camp - Les médicaments - Les épidémies - Les parasites:poux, puces, pucerons - Hôpital, Lazarett.
  • Manger - Les menus: matin, midi, soir - L'eau - Les distributions - Le rationnement - Les partages - La qualité et la quantité - Cuisiner : popotes, choubinettes / cubilos, combustibles - Cultiver, récolter - Chasse au petit gibier - Festins.
  • Les Soins corporels - Se laver - Douches - Bains, baignades - Gymnastique.
  • La Lessive et le Repassage
  • Coudre et réparer vêtements et chaussures.
  • Chambre de Prisonnier de Guerre
  • Les Souffrances des Prisonniers - Subir -Privation de liberté: confinement et surpopulation, limitations des mouvements, durée de détention inconnue - Limitation des occupations vitales - Brimades - Mésententes.
  • Les Colis - Ce qui est permis, ce qui est prohibé - Les colis dans la Correspondance.
  • Ecrire - Courrier - Agenda et Memoranda - Recopier - Résumer.
  • Informer et s'informer - Journaux admis - La Recherche d'Info : tuyaux, canard, boîtes à canards, journaux de camp, journaux muraux (affiches), périodiques polycopiés - Le Journal oral : le Facteur.
  • Métiers autorisés - Bibliothécaire, coiffeur, cousette/couturier, électricien, horloger, jardinier, menuisier, pompier, relieur.
  • Commerce, Marché noir, Solde
  • Tabac et Alcool
  • Le Service religieux - Foi, pratique religieuse - Différents cultes présents - Aumôneries organisées - Chapelles - Messes en plein air - Commémorations religieuses : Noël, Pâques - Obsèques.

L'Utilisation des Loisirs; la Lutte contre l'Ennui

  • Ne rien faire - Chômage forcé (officiers) - Les Neuvaines.
  • Se Promener
  • Méditer
  • Lire - Quelle Lecture ? - Livres interdits - La Bibliothèque.
  • Formation
  • Cours, Universités - Conférences - Auto-formation.
  • Sports - Pratique courante - Compétitions.
  • Arts - Peindre, dessiner - Ecrire un Livre - Musique, Orchestres, Chorales, Concerts, Danse - Théatre - Exposer - Poser pour un Dessin ou une Photographie.
  • Jeux - Echecs - Jeux de Société - Jeux de Cartes: Dames, Réussites, ... - Compétitions organisées - Casinos, Loteries.
  • Les Cercles - Cercles politiques - Cercles d'Amateurs - Scouts - Loges.
  • Bricoler

Résister

  • Patriotisme, Moral, Fronder - Observer, Espionner - Humour.
  • Subvertir, saboter - Métiers interdits: serrurier, photographier, faux papiers, radio-reception, fabrication d'outils prohibés - Métiers autorisés en partie interdits : coudre et vêtements civils, forger et les outils, imprimer et les faux-papiers - Courrier interdit : sous-entendus, messages codés, envois clandestins,colis interdits - Corrompre : les civils, les gardiens.
  • Fuir, s'évader - Motivations et Conditions - Types d'évasion - Evasion : préparatifs, méthodes, moyens - Destination : famille, pays neutre, alliés combattants - Recapture et Sanctions.
Posted by bertinj at 8:05 AM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 4:32 PM
Categories:

[Service religieux]

Dieu en geôlier

Lectures pieuses et interprétations

Numquid - Mare sum ego, aut cetus - quia circumdedisti me carcere? - Trad. franc. Mon Dieu, suis-je une mer ou une baleine pour avoir été enfermé par vous comme dans une prison ?

Cette traduction de Job VII, 12 est de Voltaire, Dictionnaire philosophique, article Job. - La Bible de Jérusalem explique la mer comme les eaux antérieures à la séparation des eaux et de la terre à la création, et la baleine comme une personnification des monstres marins peuplant ces eaux.

Mais ce qui compte, c'est que Job se sent prisonnier, il est emprisonné et il considère son Seigneur comme un geôlier qui l'enferme et non comme un libérateur.

Après tout, Caïn eut la même impression avec l'œil de Dieu (et elle ne fut pas passagère)

Posted by bertinj at 7:44 AM
Categories: La Vie dans le Camp

[Ecrire]

Ecrire - Courrier - Agenda et Memoranda - Recopier - Résumer.

Censure

Lettres : quand on les écrit, on a l'impression d'être le prisonnier qui parle à sa femme à travers une grille sous l'œil d'un gardien à casquette et trousseau de clefs qui compte les minutes.

(G.Hyvernaud, Carnets d'Oflag, Le Dilettante, p.112)

On n'est tout de même pas Caïn parce qu'on est prisonnier. Dans un poème de La Légende des Siècles, poème intitulé La Conscience, Victor Hugo consacre une centaine de vers à Caïn, poursuivi par un œil omniprésent. Protégé par ses enfants, nomades, derrière des murs de toiles de tentes, de bronze et de granit, Caïn va jusqu'à s'enterrer, mais rien ne peut arrêter l'œil de Dieu: « L'œil était dans la tombe, et regardait Caïn ». L'œil du Dieu geôlier?

Posted by bertinj at 7:28 AM
Categories: La Vie dans le Camp

samedi, 08 novembre, 2008

[1942]

20-jan Allemagne, Wannsee Conférence secrète de Wannsee (extermination des Juifs)
M.Ferro,Questions s/la 2e Guerre Mondiale

04-mar France, Paris Bombardement de Paris

17-avr Allemagne, Königstein Evasion du Général français GIRAUD vers France via Genève - Fureur des Allemands - Sa tête est mise à prix (100.000 RM) - Toute complicité entraîne la mort - Retombées sur les PG, Français surtout.

27-mai Tchécoslovaquie, Prague Attentat contre HEYDRICH
Ferro, p.187

21-juin Afrique, Tobrouk Prise de Tobrouk par ROMMEL

27-juin  
Hitler: "J'ordonne que l'on fasse immédiatement le nécessaire pour que l'influence de Degrelle soit déterminante dans le choix des prisonniers belges qui doivent être libérés. Il va sans dire que ceux qui exposent leur vie pour l'Europe de demain doivent avoir par priorité l'audience du Reich. J'ajoute que jusqu'ici nous avons eu beaucoup trop d'égard pour les réactionnaires belges. Ce fut une erreur de ne pas emmener le roi Léopold en captivité et de lui avoir permis de rester en Belgique, par courtoisie envers ses intercesseurs italiens. Si le roi des Belges n'est pas une lumière, c'est en revanche un homme très intriguant..."
Hitler,Libres propos sur la guerre & la paix, pp.174-175 - V.ég.M.FERRO, Questions s/la 2e Guerre M.,p.105

03-juil Afrique, El Alamein ROMMEL à El Alamein

19-août France, Dieppe Echec du débarquement canadien

12-sept URSS, Stalingrad Pression et assaut des Allemands sur Stalingrad

23-oct Afrique, El Alamein Début de l'offensive anglaise à El Alamein
Ferro, p.188

07-nov Gibraltar GIRAUD "passe" à Gibraltar. De là il ira en Afrique du Nord

08-nov Afrique Opération "Torch"- Débarquement allié en Afrique du Nord (Casablanca, Oran & Alger)
Ferro, p.188

11-nov France Invasion de la zone Non-o (non-occupée ou libre)

13-nov Afrique, Tobrouk
Les Anglais reprennent Tobrouk

27-nov France, Toulon Sabordage de la flotte française

24-dec Afrique, Alger Assassinat de l'Amiral DARLAN. GIRAUD lui succède. Il est soutenu par Roosevelt

1941 <- | -> 1943

Posted by bertinj at 6:23 PM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 9:02 AM
Categories: L'Histoire

OFLAG II A Prenzlau | Jeux

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Divers...

De nombreux officiers jouaient aux cartes et de multiples tournois de bridge, de couillon et d'échecs ont été organisés, surtout l'hiver.

OFLAG II A Prenzlau | Lire

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Bibliothèque

Une bibliothèque de 6000 volumes environs existe au camp, composée de livres de tous les genres: délassement, études, étrangers. Un atelier de reliure les maintient en bon état et de nombreux officiers se sont initiés aux mystères de cet art.

OFLAG II A Prenzlau | Type de Camp

Le camp de Prenzlau était un camp pour officiers (Offizierlager) prisonniers de guerre.

Il était rattaché à la région militaire WK II (Wehrkreis) de Stettin.

voir aussi: Désignations des Camps et Carte de l'Allemagne de 1942

Posted by bertinj at 5:12 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:17 PM
Categories: Description du Camp, Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | Ecrire

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Correspondance:

Les prisonniers reçoivent alternativement une lettre et une carte tous les 10 jours. Les officiers généraux un plus grand nombre et les pères de famille nombreuse (5 enfants au moins) ont droits à une lettre mensuelle en plus.

La correspondance est distrribuée deux fois par jour par un officier postier bénévole qui la remet dans les chambres après l'avaoir reçue du bureau centrale belge. Toutre la correspondance est censurée plus ou moins attentivement suivant le censeur et son humeur du moment. Les durées d'aller et retour des correspondances sont très variables : 10 à 25 jours pour la Belgique, jusqu'à 1 an pour les Etats-Unis.

OFLAG II A Prenzlau | Le Chauffage

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Casernement et Installation matérielle:

Chauffage des locaux. Les locaux disposent du chauffage central, mais celui-ci, par suite des restrictions de plus en plus fortes, est nettement insuffisant. L'hiver 42-43, on ne donnait que quelques coups de chaleur par jour et pendant la soirée et dans beaucoup de chambres, les radiateurs ne tiédissaient même pas; les caves sont supposées être chauffées par les tuyauteries d'amenée et de retour de vapeur garnies d'amiante. Les genriers étaient évacués l'hiver. Certains officiers viennent à l'appel enveloppés dans leurs couvertures et sont obligés de conserver celles-ci sur eux pendant toute la journée. L'hiver, de nombreux officiers circulent en sabots.

OFLAG II A Prenzlau | Informer et s'informer

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Correspondance:

Il existe dans tous les blocs et garages un organisme qui diffuse tous les soirs les nouvelles de toutes espèces et de toutes sources après la fermeture de ceux-ci. La traduction du communiqué allemand et des articles intéressants, des nouvelles de Belgique reçues clandestinement ou autres, des bruits "venant du dehors" sont ainsi lus journellement. Ces émissions sont très suivies surtout en période d'activité militaire et ont fortement contribué à soutenir le moral pendant les périodes sombres.

Les prisonniers sont autorisés à s'abonner à des journaux et publications allemands, belges et français. Les journaux allemands locaux sont reçus le jour même, les grands quotidiens le lendemain; les journaux belges et français avec un décalage de quelques jours. Un diffuseur placé dans la cour donnait les communiqués allemands et les émissions spéciales; depui les revers en Russier, le poste est soi-disant hors service.

De nombreuses publications bien illustrées rédigées par des associations régionales circulent sous le manteau.

OFLAG II A Prenzlau | Métiers autorisés

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Ateliers de Réparation

Il existe un atelier de couture et une cordonnerie; le personnel ouvrier est belge, sous direction et surveillance allemande. Les objets à réparer sont pris et remis toutes les semaines, mais le tour ne revient que tous les deux mois et on ne prend qu'un seul objet à la fois. Au moment de mon départ (fin juillet 1943), il fallait fournir les matières nécessaires aux réparations, cuir ou étoffe. Les débrouillards s'en tiraient et les ouvriers s'enrichissaient. Lorsqu'un objet était irréparable, les Allemands au début l'échangeaient, mais donnaient des effets polonais, norvégiens, français, anglais, etc... mais jamais belges. Actuellement, le magasin était presque vide et l'on obtenait d'effets qu'en soudoyant le sous-officier allemand.

Les chaussures hors d'usage étaientr remplacées par des sabots avec tige en cuir.

En mai-juin, des chaussures américaines et anglaises ont été distribuées aux prisonniers.

Coiffeur

Une petite chambre sans meuble ni eau courante sert de salon de coiffure; on vous y coupe tout juste les cheveaux "à la boche". Personnel belge, matériel difficilement remplaçable.

OFLAG II A Prenzlau | Formation

GABRIEL, Jean : Le Cauchemar de la Captivité (inédit) in "La Belgique Militaire"

La lutte contre l'ennui....

(...) Pour passer le temps, de nombreux prisonniers se mirent à enseigner ce qu'ils savaient : langues, technique automobile, mathématiques, littérature, à quiconque voulait bien les écouter. Si l'on songe que certains officiers de réserve étaient historiens, professeurs d'université, artistes, on comprendra que les Oflags aient pu prendre des allures de petites universités (...)

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Utilisation des Loisirs

Les nombreux cours de toutes espèces qui avaient été organisés lorsque près de 1000 officiers de réserve, dont de nombreux professeurs, étaient à Prenzlau, ont dû être supprimés ou modifiés à leur départ. De nouveaux cours devaient reprendre en octobre, avec les éléments de l'active présents au camp. Des cours pour les différentes promotions de l'école militaire s'organisaient avec les professeurs et les répétiteurs de l'école. Certains groupements s'étaient aussi formés dans le but de maintenir et de développer les qualités morales et civiques des jeunes officiers et d'autres s'étaient donné pour tâche l'étude des questions sociales, des réformes à proposer après la guerre, etc..., etc... La plupart ont été désorganisés par le départ des officiers de réserve.

OFLAG II A Prenzlau | Sports

GABRIEL, Jean : Le Cauchemar de la Captivité (inédit) in "La Belgique Militaire"

La lutte contre l'ennui....

(...) ceux qui ne se sentaient pas trop affaiblis firent de la gymnastique et pratiquèrent le deck-tennis, la balle-pelote ou même football.

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Sports:

De nombreux officiers de tous âges et de tous grades s'adonnaient au sport et à l'éductation physique. Des cours de moniteurs avaient été créés par les professeurs de l'I.M.E.P. et de nombreuses reprises se succédaient au gymnase et sur le terrain de sport. Un tennis couvert existait dans la salle de gymnastique mais les balles devenaient introuvables; de nombreux cours de deck-tennis existaient mais les anneaux sont rares. Un terrain de football existait entre les blocs, de nombreux matchs s'y sont disputés, mais les chaussures manquent.

Plusieurs fois par an, de grandes compétitions sportives avaient lieu parmi les nombreux athlètes du camp. Les bains de soleils étaient aussi très à l'honneur à la bonne saison et les adeptes du nudisme presque intégral très nombreux. Les tables de ping-pong avaient également de nombreux fervents.

Pendant la bonne saison, les officiers pouvaient aller au bain installé à 40 minutes du camp, au bord du lac. On s'y rendait par groupe de 100, avec un officier allemand et quelques sous-officiers pour encadrer; on devait signer une déclaration sur l'honneur par laquelle on s'engageait à ne pas s'évader à l'occasion du bain. Malheureusement, il y avait tant de désireux qu'on ne pouvait guère en profiter que 3 ou 4 fois pendant la saison.

OFLAG II A Prenzlau | Commerce, Marché noir, Solde

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Cantine

Une cantine existe au camp, vendant tout ce qu'elle peut acheter à l'extérieur, autant dire rien. De temps en temps, un peu de bière, de la poudre de dentifrice, du sel, des livres allemands, etc...

Foire aux Echanges

Une fois par semaine, une foire aux échanges a lieu au réfectoire. Objets ou aliments sont échangés ou vendus. Les prix sont fixés par une commission et un pourcentage servant à constituer des fonds de secours est prélevé sur les ventes. Cette foire permet aux non-fumeurs de troquer leurs cigarettes pour des vivres.

Solde

La solde est payée tous les 10 jours en lager marks et est proportionnelle au grade. Un major touchait 108 lager marks pour 30 jours. Tous les mois, un maximum de 150 lager marks peut être envoyé aux ayant-droits en Belgique, où les paiements ont lieu régulièrement endéans les deux mois.

Un prélèvement sur la solde permet de distribuer quelque argent supplémentaire aux soldats. Ceux-ci ont encore la ressource de lessiver le linge des officiers, de ravauder leurs chaussettes, etc... contre paiement, pour améliorer leur situation.

Oeuvres de solidarité

Par des collectes, des prélèvements sur les recettes du théatre, des concerts, etc..., de la cantine, des foires aux échangess, de grosses sommes ont pu être versées à divers oeuvres charitables en Belgique, dont l'objet principal était de venir en aide aux familles et aux prisonniers nécessiteux. Une commission décidait des secours à allouer ou des colis gratuits à fournir à ceux qui en faisaient la demande ou dont les noms lui étaient communiqués.

Une caisse d'assurance sur la vie avait été créée. Grâçe à des versements modiques proportionnés aux grades, la famille de tout militaire affilié décédant au camp recevait une somme de 50.000 francs. Des collectes étaient autorisées pour les cas non prévus et rapportaient en général sensiblement la meme somme.

Posted by bertinj at 4:53 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:21 PM
Categories: La Vie dans le Camp, Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | Le Service Santé

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Soins médicaux:

Le personnel médical est constitué par 5 médecins belges (dont 1 de la réserve) et des infirmiers belges sous contrôle d'un médecin allemand et de sanitaires allemands.

Tous les matins, les officiers malades vont à la visite à l'infirmerie, sont soignés immédiatement ou désignés comme entrant, s'il y a lieu. Les cas graves ou urgents nécessitants une intervention chirurgicale sont traités à l'hôpital civil de Prenzlau ou dans des hôpitaux militaires situés à plus de 150 km du camp. La salle d'attente est trop petite et l'on attend souvent dans le couloir; les pansements se font en public, les trois médecins et les infirmièrs travaillant en même temps et il n'y a pas de distinction de grade. Le médecin allemand passe tous les jours dans les salles des alités, mais ne fait rien, les soins étant donnés par les Belges. Des visites périodiques désigner les malades proposés pour rentrer en Belgique. Presque toujours, ceux-ci attendent pendant de longues semaines, si pas des mois, l'arrivée du train sanitaire devant les rapatrier.

Il y a toujours eu discussion entre les médecins belges et le docteur allemand au sujet de l'envoi des malades à l'hôpital ou au sujet du rapatriement. Il y a eau plusieurs cas flagrants où les malades auraient pu guérir si le docteur allemand avait cédé devant les avis belges concernat l'évacuation ou le renvoi en Belgique. Depuis le début de la captivité, les médecins belges se sont toujours plaints du manque de médicaments et de matériel et, au fur et à mesure que la captivité se prolonge, il y en a de moins en moins et leur besoin se fait de plus en plus sentir. Les malades ne sont pas autorisés à faire venir de Belgique les médicaments qui leurs sont prescrits et que l'on ne peut se procurer, même contre paiement, en Allemangne; les colis qui les contiennent sont confisqués et les médicaments ne sont pas remis aux malades, même les spécialités. Il y a là une situation intolérable qui a déjà coûté la vie à plusieurs de nos camarades et tous les efforts devraient être faits pour obtenir une amélioration.

Autant que faire se peut, et avec l'approbation générale, des régimes adéquats sont réalisés pour les malades par prélèvement sur les envois collectifs : lait, viande, sardines, pâtes, etc... Les officiers souffrant de troubles digestifs ne reçoivent que du gruau.

Les chambres de l'infirmerie sont infestées de punaises, de cafards et autres insectes.

Dentisterie : Le camp ne dispose que d'un mécanicien dendiste belge avec une installation très précaire. Sans matières premières, et presque sans moyens, il doit soigner près de 3000 personnes. Il faut souvent attendre 3 mois après l'inscription avant d'être reçu et un plombage prend plusieurs mois.

L'installation itinérante belge n'est jamais passée par l'Oflag II A.

Posted by bertinj at 4:50 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 4:51 PM
Categories: La Vie dans le Camp, Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | Arts

GABRIEL, Jean : Le Cauchemar de la Captivité (inédit) in "La Belgique Militaire"

La lutte contre l'ennui....

Heureusement, des pays neutres expédièrent dans les camps des livres, des instruments de musique, du matériel de sport et de théâtre. On lut, on étudia, on constitua de petits orchestres; (...)

Cependant, le génie des captifs trouva son accomplissement dans le théâtre qui fut, pour la communauté cernée de barbelés, la distraction par excellence. Il ne fallut pas six mois pour que des troupes théâtrales naissent dans les camps. Les résultats étaient presque incroyables. On riait, on s'attendrissait, on perdait conscience d'être prisonniers, on oubliait totalement que la jolie jeune femme était sous-lieutenant et qu'un major tenait le rôle de la belle-mère jalouse. Dans les premiers temps, les hommes qui tenaient les rôles féminins se croyaient obligés de prendre une voix aiguë, mais cela sonnait faux; ils parlèrent bientôt avec leur voix naturelle, et nous nous y habituâmes rapidement.

On jouait des comédies, des drames, des opérettes. Je me rappelle les Amants terribles de Cocteau, Marius de Pagnol, Sixième Etage de Gehry, Zuster Beatrijs de Teirlinck, l'Arlésienne avec la participation de l'excellent orchestre à cordes du camp. Aussi, des pièces composées par des prisonniers, comme l'Echiquier du Roy du regretté Fernand Ducarme, de délicieuses revues poétiques de Camille Biver, des sketches où nos geôliers étaient moqués si adroitement que le censeur allemand embusqué dans la salle n'y voyait que du feu.

La salle de spectacle était un garage glacial en hiver et surchauffé en été. Les décors étaient à base de boîtes à converve, de planches prises à nos lits, de toiles d'emballage et de carton. Les perruques étaient faites de copeaux collés. Parfois, le gong sinistre de l'appel interrompait la pièce au meilleur endroit. Il n'empêche ! Ce théâtre de captivité nous fut plus cher, plus précieux que ne peuvent l'être pout nous, aujourd'hui, les belles réalisations des meilleures compagnies théâtrales, et nous avons une dette de reconnaissance envers tous ceux qui y collaborèrent, soit en scène, soit dans la coulisse, en dépit de leurs découragements, de leurs inquiétudes personnelles et de la sous-alimentation générale.

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Théatre, Chorales, Music-hall, Concerts...

De nombreuses troupes françaises, flamandes et régionales existaient avant le départ des officiers de réserve. Tout était en réorganisation lors de mon départ. Les résultats qui avaient été obtenus étaient magnifiques et vraiment incroyables; au début, peu de moyens et peu d'instruments, mais petit à petit, grâçe à des prodiges d'ingéniosité et à des envois de Belgique, les ressources étaient meilleures et plus nombreuses. Presque tous les jours, il y avait l'un ou l'autre spectacle, concert ou audition en dehors des cours et conférences. De nombreux auteurs, acteurs et artistes ont fait applaudir leurs talents variés par des salles enthousiastes et toujours combles. Ces délassements constituaient l'un des meilleurs dérivatifs pour les prisonniers.

Divers...

(...) D'autres (officiers) se sont adonnés à la marqueterie, au dessin, à la sculpture et à la peinture. Des expositions périodiques avaient lieu et de nombreuses oeuvres et objets ont pu être renvoyés en Belgique.

Posted by bertinj at 4:46 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:36 PM
Categories: La Lutte contre l'Ennui, Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | Manger

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Nourriture:

Les rations allouées par les Allemands sont insuffisantes et les produits sont de qualité médiocre.

Tous les matins vers 7 heures, à l'ouverture des blocs, une boisson chaude -thé ou café (ersatz)- est apportée dans des cruches par les ordonnances et les thermos sont remplis; une deuxième distribution a lieu vers 14h. Le pain et les petits vivres sont distribués journellement dans l'après-midi, pour le lendemain? Ces denrées sont apportées dans les blocs par les ordonnances et réparties par chambre proportionnellement au nombre d'occupants. Les répartitions et distributions se font sous surveillance d'officiers belges : 1 par bloc et par étage.

Les aliments chauds sont préparés séparémeent dans les camps A et B et servis une fois par jour. Plusieurs services se succèdent dans les réfectoires depuis 11:30 jusqu'à 13:30. Tous les officiers recoivent une carte pour un service déterminé et poinçonnée à la réception du repas pour éviter les fraudes. En général, le repas se compose d'un potage (rutabaga 4 fois oar semaine, millet, choux, mauvaise farine de pois) et de pommes de terre cuites en chemise ou quelque fois écrasées et mélangées à un légume. Après avoir fait la queue à la porte et dans l'escalier, l'officier reçoit son repas à un guichet et, à son gré, mange au réfectoire ou rapporte sa nourriture dans sa chambre. Un officier peut emporter les rations de plusieurs de ses camarades et ce système était assez répandu. Dans les trois réfectoires, tables en bois sans nappe et bancs; un bol pour la soupe; l'officier doit amener son couvert et un récipient pour les pommes de terre qu'il doit éplucher et dont il laisse les épluchures sur la table; un seau d'eau plus ou moins chhaude et grasse permet de nettoyer les couverts au sortir de la salle. Quelque fois, dans l'après-midi, 2ème distribution de soupe dans les blocs faites avec des produits reçus des croix-rouge ou pays alliés : riz, haricots, pois, etc... Chaque fois que la chose est possible, la cuisine améliore l'ordinaire par l'adjonction de légumes fournis par le potager créé et entretenu par les officiers, ou reçus de Belgique : carottes, poireaux, céléris, choux, salades, etc...

Les cuisiniers sont des soldats belges; chaque cuisine est surveillée par un officier belge et leur ensemble est sous direction allemande : 1 sous-officier par cuisine toujours présent et l'officier. Les menus sont établis par les allemands. Malgré toutes les demandes souvent répétées, nous n'avaons jamais réussi à connaître les quantités exactes de denrées auxquelles nous avions droit.

La plupart des officiers améliorent la qualité ou le goût des aliments par l'utilisation de produits personnels préparés soit sur des réchauds collectifs ou au moyen de petits réchauds particuliers, à graisse, à bois ou à papier.

Après de nombreuses demandes, les autorités allemandes avaient permis de faire venir de Belgique un certain nombre de réchauds et cuisinières à gaz. Ceux-ci sont installés dans les vestiaires des salles de douches, mais des diminutions continuelles des quantités de gaz allouées en restreignent de plus en plus l'emploi; en juillet 43, une chambre de 6 officiers avait droit 2 fois 10 minutes de gaz par jour; un tableau fixe les heures d'emploi qui sont décalées journellement et le gaz utilisé est payé au Allemands.

Lt. TASSIER, Prenzlau, 15 septembre 1944

Nous avons des petits poêles pour la fristouille, et nous fabriquons nous-mêmes nos briquettes (de combustible) avec un mélange de poussière de charbon et de terre argileuse. J'ai passé mon après-midi d'avant-hier à faire au moyen d'une vielle boîte à conserves des petits pâtés avec ce mortier de charbon que nous laissons sécher au soleil... Et je me suis dit: "Si (mon fils) me voyait !"

OFLAG II A Prenzlau | Patriotisme, Moral, Fronder

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Obligations des prisonniers

Les Prisonniers sont astreints à deux appels par jour en temps normal; des appels supplémentaires ont lieu lors de circonstances particulières : évasions, punitions collectives, etc... Ces appels se font dans la cour en rang par 5, par compagnie et par bloc. Un major allemand les préside. Tous les mercredis, le Commandant allemand du camp passe les officiers en revue; le salut est alors exigé au commandement par blocs de 50 officiers et l'officier allemand défile le long des rangs la main au képi.

Contrairement à la Convention de Genève, les Allemands exigent que tous leurs officiers soient saluées par les officiers belges quel que soit leur grade. Ces exigences ont provoqué des frictions à différentes reprises et des réclamations restées sans suite. La plupart des officiers tournent le dos à l'approche des officiers allemands.

Les Allemands ont retiré aux Belges le droit de punir et l'exercent eux-mêmes; les punitions sont en général du cachot de 4 à 14 jours pour avoir fumé dans les rangs, attitude incorrecte ou insolente à l'appel, refus de saluer, tentative d'évasion, jet de cigarettes ou de vivres aux prisonniers étrangers venant à la visite médicale, etc..., etc... Plusieurs officiers ont été traduits en conseil de guerre pour menaces, tentatives de corruption ou calomnies envers l'armée allemande. En général, cependant, l'attitude des Allemands est correcte et rarement provoquante.

En plus des appels à l'extérieur, il y a des appels à l'intérieur des chambres et des contrôles de nuit. Périodiquement, des chambres sont fouillées pour prévenir éventuellement les évasions. De temps à autre, des inventaires sont faits et les manquants doivent être payés par la communauté.

Dans la cour, un fil de fer barbelé indique la limite à moins d'un mètre de laquelle on ne peut s'approcher sans courir le risque d'un coup de fusil sans avertissement (le fait s'est produit). Un officier, le Lt. ROUCHON ( ou ROULON W. ? + 4.11.1941), a été tué d'un coup de fusil lors d'une tentative d'évasion.

En général, lors du décès d'un officier, une délégation belge peut accompagner le corps au cimetière et les honneurs sont rendus par un piquet allemand. Les tombes sont entretenues correctement et peuvent être visitées par une délégation belge, lors de certaines circonstances, à la Toussaint notamment.

Moral des prisonniers

Le moral des officiers était excellent lors de mon départ. Les succès anglais en Afrique et en Italie, et l'avance ininterromue des Russes l'ont porté à un niveau très élevé et nul d'entre eux ne doute plus actuellement de la victoire finale. Ceux que cela chagrine sont heureusement très peu nombreux car les éléments collaborationnistes flamingants et rexistes sont rentrés au pays depuis longtemps sous un prétexte quelconque.

Humour

Photo du groupe tournaisien à l'occasion de la Fête nationale du 21 juillet 1941

Voici une photo qui est une aimable plaisanterie, une belle pointe d'humour !

Lors du cortège folklorique qu'ils organisèrent à l'occasion du 21 juillet 1941, de nombreux prisonniers grimés eurent l'occasion de poser pour la postérité. Ci-dessus le groupe des Tournaisiens. Ils sont irréprochables. N'est-ce-pas ?

Image sans reproche, échappant donc à toute censure.

Et pourtant !

La seconde image représente le même bâtiment, le bloc E, sous le même angle et dessiné en grisaille par le lieutenant Charly Binamé en 1943 ou 44. On y devine sur la façade - mais il faut le savoir -, au-dessus de la porte centrale et en dessous de la bordure du toit, un insigne monumental de la Wehrmacht :

L'aigle et la swastika ! Couple sinistre qui accompagna toutes les promenades des adeptes de la marche à pied à Prenzlau, pendant toute leur captivité.

Sur la photo des Tournaisiens, l'aigle germanique a cédé la place à un grand panneau illustrant les fameux Cinq Clotchis de la cathédrale de Tournai. Et la maquette du Beffroi de la ville trône à côté du Bloc E de l'Oflag II-A, comme à Tournai C'est un joli clin d'oeil des Tournaisiens prisonniers à leur ville écrasée par les bombardements de mai 1940.

Geprüft ! La photo passa la censure...

Le sous-lieutenant Paul HERMAND raconte dans ses souvenirs :

Le mardi 8 mai, ce fut la fin de la guerre ; le lendemain, les Russes fêtèrent leur victoire. Le jeudi 10 mai, -c'était la fête de l'Ascension (NB : et aussi le 5eme anniversaire de l'agression allemande contre la Belgique) - un Te Deum solennel fut chanté à 11h15 en présence du commandant de camp russe : les cinq hymnes nationaux russe, américain, anglais, français et belge furent exécutés. Cela plut fort au commandant russe qui apprécia tellement le faste de cette cérémonie qu'il demanda l'organisation d'une cérémonie identique le dimanche suivant (soit le 17 mai). Ainsi fut fait, et ce jour-là, on procéda en outre à la décapitation solennelle de l'aigle nazi, (...) celui qui se trouvait au fronton du Bloc E.
Posted by bertinj at 4:42 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:00 PM
Categories: Oflag II A Prenzlau, Résister

OFLAG II A Prenzlau | Les Colis

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Colis individuels et collectifs:

Les prisonniers reçoivent mensuellement 2 étiquettes donnant droit chcune à 5 kg de vivres; les officers généraux en reçoivent plus. Ces étiquettes sont adressées aux destinataires de leurs choix. Un colis arrivant sans étiquettte est délivré contre remise d'une de celles-ci que l'on peut obtenir à valoir. Mensuellement et en plus à l'occasion de quelques jours de grandes fêtes, les prisonniers reçoivent gratuitement un colis de 5 kg, de Belgique, appelé le colis des Secrétaires Généraux, dont le contenu indique de plus en plus les difficultés de ravitaillement en Belgique : moins de sucre (1/4 kg au lieu de 1 kg), moins de tabac et de cigarettes, de sardines, de pâtes, etc...

En plus de ces distributions, les prisonniers recevaient régulièrement par mois, depuis 7 ou 8 mois, environ 5 kg de vivres de colis venant d'Amérique ou d'Angleterre. Ces envois arrivent au camp sous forme de colis individuels de 5 kg, mais pour éviter de devoir donner une étiquette à leur réception, ils sont ouverts et leur contenu distribué comme envoi collectif; les allemands ne retiennent alors de nos rations normales que le 1/5 du poids des produits équivalents distribués : sucre, viande, fromage, margarine, etc... Toutes les protestations contre cette façon d'agir contraire à la Convention de Genève ne donnent aucun résultat.

Le contenu des colis est vérifé à leur remise, plus ou moins soigneusement par des soldats allemands pour dépister les lettres clandestines ou les produits interdits : poivre, vin, alcool, produits pharmaceutiques, etc... Les colis non conformes sont confisqués et leur contenu remis à la communauté.

Un dépôt de boîtes de conserves non ouvertes a été autorisé où les prisonniers peuvent laisser au maximum 25 boîtes; journellement ce dépôt est accessible pour l'enlèvement des boîtes.

Toutes les manipulations nécessités par le service des colis ou le dépôt des conserves sont effectuées par des soldats et des officers belges, sous contrôle allemand. Les soldats allemands se laissent souvent séduire par un paquet de cigarettes ou un baton de chocolat.

Par suite de la qualité de plus en plus médiocre des aliments allemands et de la difficulté de plus en plus grande de confectionner en Belgique des colis cintenant de la viiande, du beurre, des pâtes, etc... et du prix de revient énorme de ceux-ci, il serait souhaitable que les envois collectifs de nourriture soient augmentés. De même, le tabac et les cigarettes se raréfiant en Belgique, la ration de 100 cig. par mois devrait aussi être augmentée.

Différentes organisations en Belgique, ainsi que des officiers rapatriés, réussissent de temps à autre à faire parvenir des envois collectifs plus ou mons importants; les envois de légumes frais et de fruits étaient très appréciés.

Très peu de vols ou de disparitions de colis, mais des durées très variables pour leur réception, allant de 10 à 30 jours, aussi parfois, de nombreuses marchandises arrivaient avariées.

A mon avis, pour soulager les familles qui ne peuvent dépenser 3000 frs par mois pour expédier 2 "beaux colis" à leur prisonnier, les colis individuels devraient être supprimés et les envois collectifs augmentés jusqu"à représenter 25 kg de vivre par tête et par mois. Cette façon de faire permettrait à tous de recevoir la même chose et des prisonniers qui ne veulent pas grever le budget de leur famille ou manger les produits qu'elles économisent, ne seraient plus obligés de donner ou vendre leurs étiquettes au plus offrant.

Lt. FRINGS Eugène : Informations sur les colis reçus à l’Oflag II-A, extraites du courrier à son épouse Renée Dupont

29 mai 1941

Pour passer le temps, j'ai commandé un banjo il y a 10 semaines, mais il n'est toujours pas arrivé.

27 juin 1941

Nous avons reçu dernièrement 12 tonnes de colis venant d'Amérique et envoyés par les Belges résidant aux Etats-Unis, chacun a reçu environ 4 kg, c'était très varié et j'ai mis 100gr de café de côté, que je me propose de vous rapporter si par hasard on rentrait avant la fin de la guerre.

(...)

Mon banjo est arrivé, c'est une grande compagnie pour moi ; plus tard nous pourrons faire des duos, toi ou Fifille avec la mandoline de mon Père ; la musique ne devra pas être oubliée dans l'éducation.

7 janvier 1942

On ne peut vous envoyer du café américain. Nous avons reçu un colis de Belgique avec un faire part à l'intérieur : " La Belgique Reconnaissante vous présente ses meilleurs voeux de Noël et Nouvel An ". Enfin !

4 février 1942

La " Belgique Reconnaissante " nous a envoyé un colis de Noël. Pourquoi ? Pour s'attirer nos bonnes grâces après nous avoir oubliés pendant 20 mois ?

29 avril 1942

Nous avons reçu un colis personnel du Roi ; d'autre part, nous en attendons de Lausanne et de l'Amérique. On pense plus à nous à l'étranger que dans notre propre pays, on ne l'oubliera pas !

24 juin 1942

Nous avons reçu un colis de sous-vêtements d'Amérique : 1 chemise, 1 pull-over, 1 caleçon, 2 paires de chaussettes et 2 mouchoirs. Là bas au moins on pense à nous.

Lettre du 20 août 1942

Le 7 août j'ai reçu de mon parrain un colis contenant du beurre. C'est la première fois que j'en mange depuis le 12 juin 1940 !

12 novembre 1942

De temps en temps nous recevons des dons étrangers : anglais, américains, africain, consistant en vivres et en cigarettes.

31 mars 1943

Certains camarades ont reçu des disques enregistrés par leurs parents, femme ou enfant ; c'est une très touchante attention mais qui hélas provoque immanquablement un cafard de 8 jours.

28 avril 1943

La " Belgique Reconnaissante "nous a, à cette occasion (Pâques), envoyé à chacun un oeuf (un vrai) et 4 oranges .

28 mai 1943

Je me suis pesé la semaine dernière, j'ai en ce moment 68 kg, donc presque comme avant guerre ; j'ai gagné 5 kg depuis 4 mois, c'est probablement grâce au supplément apporté par les colis que nous recevons d'outre-mer et qui comportent des denrées telles que viande, lait, fromage et autre matières très nourrissantes. nous attendons du riz et du café du Congo Belge.

9 décembre 1943 (II A)

Un stock de vêtements américains est arrivé au camp et me voici donc en possession d'un pantalon en attendant d'être équipé complètement d'un " battle dress ".

OFLAG II A Prenzlau | Le Service religieux

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943: Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Célébration du Culte

N'est entravée d'aucune manière par les Allemands. Un grand local dans le grenier du bloc B a été transformé en chapelle et très artistement orné et décoré par les officiers. Des messes journalières y sont dites par les deux aumôniers du camp; le dimanche, la messe est célébrée dans la grande salle de gymnastique où se donnent aussi les Te Deum, le 21 juillet et à l'anniversaire du Roi. La Brabançonne est interdite mais chantée quand même.

La Chapelle de ND de Prenzlau

L'icône de Notre Dame du Perpétuel Secours, ramenée de Prenzlau

Cette chapelle se trouve à Mohiville, près de Ciney (Belgique).

Elle est dédiée à Notre Dame du Perpétuel Secours en exécution d'un vœu fait en 1938. La chapelle de Mohiville fut inaugurée solennellement le 20 mai 1951 le Doyen de Ciney assisté par le Curé de la paroisse de Mohiville. Elle contient une reproduction de l'icône crétoise conservée aujourd'hui à Rome.

L'original de l'icône de Notre Dame du Perpétuel Secours est une peinture sur bois, de style byzantin. Sur un fond d'or se détache la Sainte Vierge, revêtue d'une robe rouge aux ourlets brodés d'or. Un voile bleu foncé lui couvre la tête et ne laisse entrevoir que l'extrémité du bandeau qui entoure son front. L'auréole assez large qui enveloppe la tête est ornée de dessins artistement travaillés. Les plis et les ombres sont indiques par les filets d'or.

La Vierge porte sur son bras gauche l'Enfant Jésus. Il est vêtu d'une robe d'un vert foncé, retenue par une ceinture rouge et cachée en partie par un manteau jaune foncé. Sa tête est environnée dune auréole un peu moins large et moins ouvragée que celle de la Madone.

On est frappé par l'attitude de l'Enfant. Au lieu de regarder sa Mère, il rejette la tête en arrière et semble pris d'effroi: il saisi la main de la Vierge, et dans la vivacité de ce mouvement, la sandale de son pieds droit s'est détachée. Cette attitude est motivée par la présence de deux anges, dont l'un lui présente une croix et quatre clous ; l 'autre un calice d'ou émerge la lance et le roseau surmonté de l'éponge. C'est l'annonce de la Passion qui a épouvante l'enfant.

Notre Dame du Perpétuel secours est donc une Vierge douloureuse. On le constate a l'expression du visage; son regard dirige vers nous est emprunt d'une tristesse profonde. Elle semble unir dans une même compassion ( ce mot veut dire souffrir avec) ses souffrance et les nôtres. Les terreurs de son Fils divin la font passer a ses autres enfants de la terre cheminant dans les larmes.

Histoire de l'icône originale

Le tableau aurait été longtemps vénéré dans un sanctuaire de l'île de Crète, ou s'opérèrent, dit-on, de nombreux prodiges. Un marchand l'y déroba sur la fin du 15eme siècle et l'emporta à Rome ou il se rendait.

En 1863, on affirma avoir retrouvé sa trace. Selon une tradition, la Vierge avait jadis demandé qu'on l'honorât à Rome entre Saint Jean de Latran et Sainte Marie Majeure… Or l'église des Pères Rédemptoristes, consacrée à St Alphonse, réalisait précisément ces conditions ! Le Pape Pie IX aurait donc ordonné donc que la Madone très miraculeuse soit placée sur l'Esquilin. Le 26 avril 1866, au milieu d'un cortège qui se voulait triomphal, l'icône crétoise reçut un nouveau trône. Et le 23 juin de l'année suivante, elle fut honoré du couronnement. C'était le dimanche précédent la Saint-Jean-Baptiste et Pie IX fixa à ce jour la fête annuelle de Notre Dame du Perpétuel secours. Le Pontife avait ordonné aux Rédemptoristes: "Répandez partout la dévotion à Notre Dame du Perpétuel secours !". Dociles, les Fils de St Alphonse ont propagé cette dévotion, et la Mère de Jésus est honorée sous son titre de perpétuelle consolatrice dans l'univers tout entier. Nombreuses sont les églises dans lesquelles se rencontre l'image. Des millions de tableaux, de gravures, de médailles de la Vierge miraculeuse ont été répandus dans les cinq parties du monde. Incalculable est le nombre des membres de l'Archiconfrérie de Notre Dame du Perpétuel Secours.

L'image de consolation vénérée à Mohiville (Ciney, Belgique)

Elle vient donc du Camp des Prisonniers de guerre de Prenzlau (Oflag II-A). Le culte de Notre Dame du Perpétuel Secours à Prenzlau y fut instauré très officiellement le 21 juin 1942, jour où l'Eglise commémore tout spécialement la Vierge du Perpétuel Secours. Ce choix de l'icône de ND du Perpétuel Secours doit sans doute quelque chose à la présence dans l'équipe du clergé catholique du camp de Prenzlau du RP Arthur ALLARD, rédemptoriste. La cérémonie fut célébrée par le Chanoine KERREMANS, Aumônier principal, chef du service religieux du camp, lequel procèda alors à la bénédiction de l'image qui est aujourd'hui à Mohiville.

Réalisée en captivité avec des moyens de fortune, cette image ne tire sa valeur que des souvenirs qui s'y attachent et du talent des artistes qui eurent à en faire une œuvre d'art. Un portraitiste, officier des Lanciers, exécuta au pastel les portraits de la Vierge et de l'Enfant Jésus.

Une photographie permit de conserver les proportions exactes et tous les détails de l'image miraculeuse vénérée à Rome en l'église Saint-Alphonse des Pères Rédemptoristes. Un miniaturiste, officier des Chasseurs à Cheval, se chargea du patient travail de la miniature : auréole de la Vierge et de l'Enfant, plis des manteaux, etc… Un orfèvre, lauréat de l'Ecole d'Art Religieux de Maredsous, soldat dans un bataillon du Génie, exécuta les couronnes de la Vierge et de l'Enfant Jésus.

La matière employée fera sourire, tout en témoignant de l'ingéniosité des prisonniers de guerre. A défaut d'une solide plaque de chêne, le portraitiste dut se servir d'un simple papier à dessin. A défaut d'huile spéciale pour le fond d'or, un malade offrit de l'huile de foie de morue. Le métal des couronnes fut taillé dans des boîtes à conserves. Un collier d'enfant et des bouts de bois recouverts de papier de couleur fournirent les perles et les cabochons des couronnes. La merveille, c'est qu'avec cette matière pauvre, les trois artistes parvinrent à reproduire exactement les détails de l'original de Rome.

L'œuvre des prisonniers de Prenzlau fut conservée dans la chapelle qui occupait une partie du bloc B. Elle était ordinairement à gauche de l'autel, côté épître. En témoigne ce dessin du Lieutenant Marcel KEUKELEIRE, daté du 7 octobre 1943 :

Depuis le 21 juin 1942, date de la bénédiction solennelle de l'icône jusqu'à la fin de la captivité, il y eut sans cesse des prisonniers de guerre en prière devant la cette image.

Un prisonnier en prière dans la chapelle - dessin du Lieutenant Charly BINAME :

Une autre photo montre l'icône portée et escortée au cours d'une procession sur le parade-ground du camp, immédiatement derrière le baldaquin protégeant le Saint-Sacrement :

L'arrière du bloc B, frappé par deux bombes aériennes, l' une dans la toiture (chapelle et chambre 401), l'autre au niveau du premier étage - Dessin du Lieutenant Marcel KEULELEIRE:

Un mois avant la libération du camp, le 12 avril 1945 à 21H35, se produisit un drame : deux bombes lâchées par un avion russe saccagèrent le bloc B . Pour les témoins, "ce ne fut que le bruit d'un avion passant à faible altitude et une explosion. Peu de choses." (Source : Sous-lieutenant Charles HERMAND). Il y eut pourtant 8 morts, dont 5 de la chambre B/401, et plusieurs blessés graves (notamment le lieutenant Raymond DEPIENNE, qui s'en tira). Les morts étaient :

N°de la tombe au
cimetière civil
Grade Nom, prénom Né le Chambre Âge
41 Commandant DOZIN François (Liege) 13/09/00 B/301 44 ans
46 Lieutenant GODEFROID Vincent-A.-G. (Mons) 12/12/07 B/401 36 ans
42 Lieutenant DROPSY Palmyre-A (Mons) 31/08/11 B/12.. 33 ans
40 Lieutenant STIEVENART Robert - (Brux.) 10/06/13 B/401 31 ans
43 Sous-Lieutenant HABAY Remy (Liège)   B/302  
44 Sous-Lieutenant BOSERET René (Namur)   B/401  
45 Sous-Lieutenant de PARON Pierre (Bruxelles)   B/401  
47 Sous-Lieutenant FRISON Jean   B/401  

Les huit dépouilles furent provisoirement enterrées au cimetière civil de Prenzlau. La plupart sont revenues dans la terre de leur patrie (mi-juillet 1947).

La chapelle, située dans le grenier en béton du bloc B n'échappa pas au désastre. Mais les âmes pieuses s'étonnèrent devant l'image pieuse demeurée intacte, suspendue à son clou dans la muraille. "Le verre du cadre n'était même pas fendu", alors que toutes les fenêtres avaient été pulvérisées.

La libération des prisonniers de Prenzlau s'accompagna d'une foule d'aléas, de morts et de misère. Mais la "sainte" image fut préservée de la profanation et de la destruction grâce aux soins d'un officier supérieur qui parvint à la ramener en Belgique. Elle fut confiée par l'ancien aumônier Arthur ALLARD à la famille BOTTON-DELENNE, laquelle érigea la, chapelle votive de Mohiville en témoignage de gratitude pour deux guérisons dans cette famille, attribuées à l'invocation de Notre-Dame du Perpétuel Secours, dont le retour à la santé d'un enfant abandonné par les médecins.

Vierge Sainte, mère du Sauveur,
soyez notre perpétuel secours dans nos épreuves .
Pieux pélerins,
souvenez-vous dans vos prières des anciens prisonniers de Prenzlau
et recommandez à Dieu leurs camarades morts en exil

OFLAG II A Prenzlau | Les Allemands

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Commandement du camp:

Le Commandant allemand du Camp est un officier supérieur disposant d'un certain nombre d'officiers adjoints et de personnel subalterne : l'officier et un sous-officier attaché à chaque bloc.

Posted by bertinj at 4:16 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 4:25 PM
Categories: Les Hommes du Camp, Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | Les Prisonniers

Liste des Prisonniers

ListePG PRENZLAU (Jorissen).zip 

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A à Prenzlau (Londres, le 29 février 1944)

Effectifs du camp

Environ 2700 officiers, tous de l'active; en plus, environ 300 soldats et gradés. Tous les officiers d'active prisonniers sont maintenant rassemblés à Prenzlau.

Les 22 et 23/06/1943, tous les officiers de réserve de Prenzlau avaient été rassemblés à l’Oflag X-D de Fischbeck (Hamburg). A l’opposé, les officiers d’active belges furent, eux, furent tous réunis à Prenzlau

"Soldats et gradés" : il s’agissait de PG belges, simples soldats ou ordonnances (KERVYN de M., Voyageurs traqués, p.31). La Convention de Genève (1929) interdisait aux autorités détentrices de faire travailler les officiers, mais non les soldats et les sous-officiers.

Posted by bertinj at 4:14 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 4:25 PM
Categories: Les Hommes du Camp, Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | L'Organisation des Services

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A à Prenzlau ( Londres, le 29 février 1944)

Commandement du camp:

Le Commandant belge dy camp est le Lt.-Général le plus ancien, actuellement le Lt.-Général VAN den BERGHE, et, en son absence, le Lt.-Général VANDERVEKEN. Le camp B est commandé par le Major B.E.M. BERKENNE.

Chaque bloc est sous les ordres d'un colonel belge et chaque étage forme compagnie sous les ordres du plus ancien de celle-ci. Le Commandant belge du camp et chque commandant de bloc disposent d'adjoints connaissant l'allemand et de bureaux.

Posted by bertinj at 4:03 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:33 PM
Categories: La Vie dans le Camp, Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | Les Souffrances

GABRIEL, Jean : Le Cauchemar de la Captivité. (inédit) in "La Belgique Militaire"

En application de la Convention de Genève

En application de la Convention de Genève à quoi notre pays avait, grâce à Dieu, adhéré, les officiers ne pouvaient pas être contraints au travail et, de ce fait, ne devaient pas contribuer à l'effort de guerre d'une nation qu'ils abhorraient. Dans l'ensemble, ils connurent une longue inactivité et une tranquillité relative, à condition de demeurer dans le périmètre de l'Oflag, de respecter quelques consignes élémentaires, de se plier à d'interminables appels et à des fouilles vexatoires. Mais, qu'on ne s'y trompe pas ! Un être vigoureux et sain, condamné à l'oisivité dans un étroit espace, pour une période dont il n'aperçoit pas la fin, devient un fauve en cage menacé de dépression ou d'un coup de folie.

Le corps et le coeur

(...) Par la suite, on nous logea dans des casernes ou dans des baraquements de bois. Après quelque temps, nous reçûmes deux ou trois colis par mois, expédiés par nos familles, elles-mêmes bien démunies, par la Croix-Rouge de Belgique ou par des pays neutres. On nous autorisa à envoyer mensuellement à nos correspondants deux cartes de six lignes et deux lettres de vingt lignes, munies d'un volet-réponse; bien entendu, ce maigre courrier était impitoyablement censuré. Nous touchâmes une solde modique dont nous pouvions transférer une partie en Belgique. On nous vendit des produits de cantine non comestibles. Un stock de vêtements grossiers, des carrés de toile appelés chaussettes russes, des galoches de bois permirent de compléter les équipements fatigués.

En dépit de ces quelques améliorations, les conditions de la captivité furent de tous temps rigoureuses. Les Allemands trouvaient normal d'entasser vingt hommes dans un local prévu pour huit. La nourriture, à base de pommes de terre, de rutabagas et d'ersatz, fut toujours insuffisante et infecte. Les couchettes étaient des paillasses à demi vidées, posées sur des châlits à deux ou trois étages. Un tabouret pour quatre hommes, une table pour dix. En hiver, quand tout allait bien, quelques briquettes, ou une heure de chauffage central matin et soir. Presque pas de médecins et guère de médicaments; le malade ne devait compter que sur sa volonté de survivre et sur le dévouement de ses camarades. Nombre de prisonniers sont d'ailleurs morts dans les camps et ont été inhumés en terre ennemie, alors qu'ils auraient été sauvés dans des conditions sanitaires normales.

Pourtant, on s'habitue étonnament vite à la misère physique et, en outre, nos compatriotes firent preuve de facultés d'adaptation extraordinaires. Nous fabriquions à l'aide de boîtes à conserves de petits poêles appelés "choubinettes", où brûlaient indifféremment carton, paille, étoffe. Après le couvre-feu, une fois posés les panneaux d'occultation, nous veillons à la lueur de petites lampes à graisse. Certains se firent des potagers d'un mètre carré. Des maraudeurs puisèrent au péril de leur vie, pour leurs compagnons plus que pour eux-mêmes, dans les dépôts de vivres et de combustible de nos gardiens.

Plus graves que les privations matérielles étaient les souffrances morales.

Nous appelons de tous nos voeux la victoire des alliés; nous applaudissions aux moindres signes avant-coureurs de cette victoire; mais, tout de même, il nous arrivait de nous demander si les alliés ne mettraient pas dix ans, ou vingt, pour venir à bout du monstre nazi.

Nous tremblions pour l'épouse, les parents, la fiancée, les enfants restés en Belgique occupée, exposés à la Gestapo, aux raids de représailles, et vers la fin, aux V 1, aux V 2 et à des actions désespérées d'un ennemi aux abois.

Des maris évoquaient avec anxiété les influences que pouvait subir une femme livrée à elle-même ou aux entreprises de pêcheurs en eau trouble. Des fiancés se demandaient si on consentirait à attendre indéfiniment leur retour, et finissaient par rendre sa parole à la fiancée. Des pères souffraient à l'idée que leurs enfants, privés de l'autorité nécessaire, risquaient de tourner mal. Des réservistes s'inquiéaient pour l'affaire qu'ils avaient dû abandonner, et apprenaient parfois, avec une rage impuissante, qu'un faux frère resté au pays leur avait fauché leur gagne-pain.

Dans la force de l'âge, les prisonniers étaient sevrés des joies les plus légitimes du coeur et des sens.

La lutte contre l'ennui.

Sous-officiers et soldats résistèrent de leur mieux aux exigences du Reich, employeur qu'aucune loi sociale ne contraignait.

Pour les officiers, le grand problème fut de se défendre contre l'ennui, générateur de troubles physiologiques et psychiques.(...)

JACOBY : Derrière les Barbelés, 1940-1945

En captivité, on ne souffre pas uniquement des fils barbelés et des sentinelles qui en assurent la garde. La privation de liberté, le manque de nourriture et les brimades du vainqueur ne sont pas les plus grandes souffrances qui viennent du prisonnier. Il en est d'autres qui lui viennent de ceux-là qui s'appellent ses frères d'armes.

C'est que la vraie fraternité, tout comme sa soeur la charité, ne se contente pas de mots, elle se manifeste et se pratique par des actes. Certes, tout ne fut pas condamnable dans les oflags où j'ai passé les cinq dernières années de ma carrière militaire. Il y eut de très belles initiatives, d'autant plus belles qu'elles furent rares et souvent contrecarées et critiquées. Il y eut même des actes de générosité et de dévouement qui se sont inscrits d'une encre indélébile dans ma mémoire. Il y eut aussi des chefs, mais si peu cependant. C'est qu'il faut beaucoup de grandeur à un chef pour abandonner ses aises, son bien-être, ses commodités pour assurer ceux de ses sous-ordres. Et quelle incroyable volonté, quelle indomptable ténacité et quel absolu don de soi ne lui fut-il pas aussi pour tirer d'un groupe d'individus les vertus et les puissances qu'il contient, les joies et la fierté qu'il recèle ? Rien d'étonnant donc de n'avoir trouvé derrière les barbelés que rarement des chefs capables d'une tâche aussi ardue.

Les atmosphères des camps d'officiers de Colditz, d'Eischtätt, de Fischbeck et de Prenzlau ne furent pas les mêmes. Celle de Fischbeck, p.ex., fut à mon avis, plus respirable que celle de Prenzlau, parce que les vertus de générosité, de camaraderie et de désintéressement s'y épanouirent davantage. Chacun de ces oflags eut son visage propre et on ne peut m'en vouloir d'avoir trouvé celui de Fischbeck-Hambourg plus sympathique, plus rayonnant que l'oflag II A (Prenzlau), voire même que l'oflag VII B (Memmingen).

GABRIEL, Jean : Une Chambre de Prisonniers de Guerre, mai 1962, in "La Belgique Militaire"

Jean Gabriel a extrait les souvenirs ci-dessous du roman "La chair et le Glaive" qu'il publia naguère aux éditions Parchim (pp.121 à 136).

La jeune génération sait que de nombreux officiers belges ont été prisonniers de guerre en Allemagne, à l'issue de la campagne des Dix-huit jours, mais elle ignore tout de la terrible épreuve morale que constituèrent ces cinq années de captivité.

A l'intention des jeunes, voici la description d'une chambre d'officiers prisonniers de guerre en Allemagne. Peut-être cela leur permettra-t-il de mieux comprendre leurs aînés.

Mais sans doute certains anciens qui ont connu la vie dans les camps de prisonniers trouveront-ils un plaisir mélancolique à se rémémorer des temps où l'espoir était la seule richesse des officiers belges.

Puissent jeunes et anciens tirer de la lecture de ces quelques pages la conclusion réconfortante que la vie est toujours bonne, tant qu'elle est libre !

* * *

C'était une pièce de cinq mètres sur sept, ouvrant sur une vaste cour cendrée et, au delà d'un triple réseau de barbelés, sur une campagne toujours déserte, dominée par un toit plat.

Elle contenait sept lits à deux couchettes superposées, une grande table etune petite, deux armoires, trois chaises et cinq tabourets.

Nous y vivions à quatorze, dans la cruelle oisiveté que nous nous imposions pour ne pas donner à l'économie adverse l'appoint de notre travail.

Quand huit d'entre nous s'asseyaient, les autres devaient se tenir debout. Aux tables il n'y avait de place que pour quelques-uns et il arriva qu'Alex dût manger dans son giron parce que ses camarades jouaient au bidge. Voulais-je atteindre ma couchette, je devais déranger l'un, cogner l'autre, me hisser sur l'appui de la fenêtre et opérer un rétablissement dont la violence faisait pleuvoir la paille de mon matelas crevé sur Paul qui couchait sous moi.

La porte, toujours grinçante, s'ouvrait cinq cents fois par jour à peu près et une trentaine de fois par nuit.

Les "choubinettes", ces petites poêles faits de boîtes à conserve où l'on brûlait indifféremment du menu bois, du carton, de la paille ou des épluchures, mettaient partout leur suie épaisse.

En hiver, les allées et venues transformaient le plancher en un bourbier; en été, la poussière amenée par le large vent poméranien s'insinuait dans les moindres recoins.

Nous nettoyions beaucoup, bien que cefût difficile à cause de la disette d'eau et de l'encombrement que créaient les sacs, les caisses, les boîtes de carton où nous serrions nos trésors de vieux linge, d'ustensiles rouillés, de légumes déshydratés et autres saletés.

En dépit des nettoyages, punaises et puces prirent posssession de la chambre. Certains de mes camarades au sang particulièrement appétissant passaient d'affreuses nuits de chasse à la vermine et se levaient couverts de gourmes violacées.

Cependant, à cet inconfort, à cette gêne perpétuelle, à cette détresse matérielle, la plupart d'entre nous s'étaient rapidement adaptés.

Il y avait autre chose.

Les quatorze habitants de cette chambre ne s'étaient pas choisis; le bon plaisir des Allemands les avait réunis.

Parmi nous, il y avait des artilleurs, des fantassins, des cavaliers, deux aviateurs. Chaque arme avait ses orgueils, ses coutumes, ses manies, ses susceptibilités propres.

Certains d'entre nous étaient fort jeunes, d'autres grisonnaient. Il en était de joyeux et de moroses, de nerveux et de placides, de taquins et de susceptibles, de frustes et de raffinés. Des caractères positifs côtoyaient des sentimentalités vulnérables, des chrétiens pointilleux se heurtaient à des esprits forts. Les pessimistes se faisaient taxer de défaitisme par des optimistes que l'esprit de contradiction poussait aux illusions les plus béates.

Religion, morale, mariage, art, culture, politique, stratégie... Nous nous sommes déchirés à tous les sujets.

Il suffisait que Maurice dit blanc pour que Robert voulût noir.

Un jour de 1942 où Alex annonçait la fin de la guerre dans les trois mois, il asséna un grand coup de poing sur la table.

- Gontrand ! ça suffit !

- Je n'ai rien dit, protesta Gontrand.

- Non ! Mais je sais ce que tu allais dire.

Une querelle était née. Une querelle de plus ! Elle allait s'enfler de l'aigreur de Maurice, des railleries de Lucien, se nourrir de griefs anciens, oublier son objet, s'égarer, s'apaiser peut-être, recommencer de plus belle, pour terminer par un "je ne te parle plus" d'ailleurs oublié le lendemain par générosité de coeur ou par simple indifférence.

Les plus avisés quittaient les lieux sitôt qu'ils sentaient venir l'orage. Sans doute était ce pour cela que, jour après jour, sous la pluie, dans la neige, sous l'ardent soleil de la canicule, tant de prisonniers tournaient inlassablement au pas de promenade le long des barbelés.

Mais, en hiver, les blocs étaient fermés à quatre heures et il y avait, en toute saison, des heures d'appel, d'alerte où, enfermés dans notre chambre comme des fauves dans leur cage, nous étions obligés de nous supporter les uns les autres.

Certes, la captivité n'était pas faite pour stimuler les vertus de patience et de tolérance. Quand la faim mettait la salive aux dents, crispait l'estomac, donnait le vague au ventre, tenait le prisonnier éveillé sur sa paillasse... ! Quand on en était réduit à une demi-livre de pain sûr et à un litre d'eau sale erronément appelée soupe... ! Quand on se disputait les épluchures de rutabagas... ! Quand, par une température de quinze degrés sous zéro, les radiateurs restaient désespérément froids... ! Quand on était depuis six mois sans nouvelles des siens... ! Quand sévissaient grippes, pédiculose, eczéma, tuberculose et qu'il n'y avait pas, dans tout le camp, l'ombre d'un médicament... ! Oui, vraiment, il eût été mal venu de demander de la tolérance.

Par ailleurs, il manquait aux prisonniers cette expérience quotidienne qui, dans la vie, vérifie ou dément les vues de l'esprit, Pilippe décrétait-il que la schlague convient seule à la conduite des hommes, en temps ordinaire il se fût bien vite aperçu des inconvénients de sa méthode, il eût abouti à quelque catastrophe qui l'eût décillé. En captivité, rien de tel ! Philippe pouvait s'imaginer indéfiniment qu'il avait raison, que tous les autres avaient tort; il pouvait adhérer davantage à sa doctrine à mesure qu'il la professait plus longtemps et la défendre avec une vigueur toujours accrue contre quiconque faisait mine de l'attaquer.

Dans la vie courante, on peut faire illusion. Aucune illusion de tient longtemps dans la fréquentation perpétuelle.

En fait, chacun de nous avait ses défauts que tous connaissaient bien. On savaut qu'Alex était fat, Robert égoïste, Philippe orgueilleux, Maurice irascible, Théo envieux, Jules n'avait pas inventé la poudre à canon, nous le savions. Quant à Lucien, sa langue acérée lui avait valu le sobriquet de "pétroleur" qui avait dégénéré en "pétrole", puis en "Troll".

Chacun de nous avait des défauts, mais chacun avait aussi ses qualités. Alex pardonnait facilement les offenses. Ce n'est jamais en vain que l'on faisait appel au bon coeur de Jules. Philippe partageait volontiers ses pauvres provisions. "Je n'ai pas d'appétit", disait-il.

Maurice assumait la fonction de partageur. Tâche délicate quand il fallait diviser trois onces de marmelade entre dix-neuf bénéficiaires ou une boîte de lait condensé en sept parts égales! Maurice avait acquis rapidement une dextérité peu commune; n'empêche qu'il avait frabriqué de boîtes à conserve une balance assez précise. Chaque ration était pesée, annotée et, grâce à un système de compensations successives, Maurice pouvait affirmer que, en fin de semaine, chacun de nous avait touché la même part de pain à quelques grammes près. Malgré tout, il y avait des récriminations. Alors, Maurice se fâchait rouge et renonçait à tout jamais aux partages; mais le lendemain, il reprenait le couteau et le double-centimètre, insignes de sa charge.

C'est par l'humour que Richard contribua à alléger notre destin.

Oh ! Ce premier soir de captivité ! Un soleil rouge se couchait sur le camp. Nous venions de faire conaissance avec la forte discipline et la faible ration allemandes. Le moral était bas, archi-bas. Alors Richard chanta, et tous ceux qui l'entendirent se sentirent réconfortés. Depuis lors, inlassablement, avec une irrésistible drôlerie, aux heures de joie pour aviver la joie et aux heures de peine pour faire la peine, Richard chanta.

Paul s'attacha à soulager les misères qui l'entouraient. Il s'enferma avec un diphtérique; aux époques d'épidémie, il seconda le médecin. Les corvées, les plus répugnantes, Paul se les attribuait avec le sourire. Tout nauturellement, son action dépassa le cadre matériel et ils ne se comptaient pas ceux d'entre nous à qui d'une boutade, d'un conseil ou par son simple exemple, Paul avait fait beaucoup de bien.

Ces qualités, ces dévouements, ces courages, confinant à l'héroïsme et à la sainteté, beaucoup feignaient de les ignorer pour pouvoir vitupérer à l'aise contre l'humanité en général et contre leurs compagnons en particulier. Mais pour l'honneur de notre communauté, pour l'honneur de la patrie et de l'homme, cela était et chacun de nous, qu'il le voulut ou non, en recueillait le bénéfice.

En cette mort provisoire de la captivité, l'amitié était le grand soutien. Dans cette vie toujours tendue, dans ce quant-à-soi perpétuel, l'ami représentait le repos.

Deviser du beau temps où l'on était libre, se montrer l'un à l'autre d'humbles photos, bâtir de concert un radieux et chimérique avenir, partager déceptions et espérances, s'entraider dans les heures difficiles et même dans les circonstances quotidiennes !

Différences d'armes, de mentalité, d'éducation même ne furent pas toujours des obstacles. Jules, le boxeur, prit sous son aile un mince et pâle officier du génie qui savait jongler avec des intégrales, mais n'était pas fichu d'accommoder une platée de rutabagas. En dépit de caractères très dissemblables, Théo et Philippe communiaient dans un goût commun de la musique classique et c'était le culte du hott-jazz qui rapprochait Alex et Richard. Paul se lia avec Maurice parce qu'ils étudiaient ensemble la philosophie thomiste. Un optimisme à tout crin unissait un aviateur à un "rampant". Il arrivait que le campagnard recherchât le citadin qui lui parlerait des grands boulevards et des petites boîtes; le bavard fréquentait vonlontiers le taciturne qui l'écouterait sans l'interrompre. Des heures durant, un agnostique discutait religion avec ce beau croyant qu'était Paul, pour se heurter, encore et toujours, douloureusement obstiné à la barrière de la foi.

Il existait un esprit de chambrée plus puissant qu'on n'eût voulu le croire. Il s'était façonné lentement et sûrement. Chaque épreuve supportée en commun, chaque espoir caressé en commun, y avaient contribué.

De chérir tous la même patrie, de haïr le même ennemi, d'affronter les mêmes difficulté et de se divertir aux mêmes plaisirs, créait un lieu solide.

Quelqu'un entrait en coup de vent, annonçait l'entrée en guerre de la Russie, la capitulation italienne, le débarquement en Normandie ou en Provence, le franchissement du Rhin à Remagen.

Les bridgeurs lâchaient leur jeu. Jules restait la fourchette en l'air. Robert sautait à bas de son lit.

- C'est un canard ! disait Théo.

- Pas du tout. Jacques me l'a affirmé. Il le tient de François ? La B.B.C. a fait une émission spéciale.

On sortait des cartes. Philippe, au risque de se fourvoyer, expliquait déjà l'événement. Gontrand se faisait attraper vertement parce qu'il n'affichait pas un air assez enthousiaste. La chambrée entière oubliait ses misères et les plus optimistes se voyaient chez eux dans la quinzaine.

Mais l'enthousiasme, cela flambe un jour, deux jours... Puis les prisonniers constataient une fois de plus que rien n'avait changé pour eux et un spleen accru faisait pendant à leur joie trop vive.

D'autre fois, c'était la colère qui soudait les uns aux autres les éléments disparates de la chambrée. Quand Robert avait été menacé d'un coup de crosse, le grondement qui avait fait reculer la sentinelle était une manifestation de l'esprit de chambrée. Ou bien la tristesse ! Quel silence quand le haut-parleur installé dans la cour hurlait les étapes de l'invasion de la Russie ! Et lorsque la B.B.C. elle-même, écoutée clandestinement, laissait percer son inquiétude devant l'offensive Von Rundstedt !

Parfois l'un ou l'autre sentait son courage l'abandonner.

- Cela peut durer dix ans ! Pourquoi pas vingt ? pour finir comment ?

Mais il se trouvait toujours quelqu'un pour lui envoyer une bourrade, une plaisanterie stimulante, un "coup de gueule" et, pour que nul ne se laissât abattre, tous feignaient l'optimisme.

La chambrée avait ses inquiétudes, ses deuils. Quand Philippe avait appris brutalement la mort de sa jeune femme, nous avons pris une part respectueuse à son affliction.

Ce fameux hiver où la grippe fit rage, Robert ne pouvait se lever sans faiblir et nous avons craint pendant quarante-huit heures pour la vie de Paul. Jour et nuit les plus valides d'entre nous soignèrent leurs camarades.

Dans la longue suite des heures monotones, il y avait aussi des éclats de rire. Richard en racontait une bien bonne : le Troll faisait monter Maurice à l'arbre. Pour une maladresse de Théo, pour une naïveté de Jules, on riait aux larmes. Dans la bouche de Paul, la moindre anecdote devenait désopilante.

Les prisonniers avaient leurs fêtes. Nouvel An, l'Assomption, Toussaint. Nous réservions pour ces solennités une chemise propre, une vareuse soigneusement rapiécée, un peu de nourriture, une humeur particulière. Bien des querelles moururent dans l'oeuf parce que, justement, c'était le 15 août ou le jour des morts.

Par cinq fois, nous célébrâmes la Noêl en captivité. Chaque année, en cette circonstance, nous faisions un repas en commun, parfois frugal, parfois presque luxueux. Cela dépendait des colis. En quarante, une platée de pommes de terre stoÏquement économisées sur la ration quotidienne constitua l'essentiel du banquet. En quarante-trois, il y eut du vin et un gâteau aux haricots.

A chaque Noël, nous nous trouvions d'accord pour affirmer : "L'an prochain, à pareille date, nous sommes chez nous". A minuit, nous ouvrions toutes larges les deux fenêtres sur la belle nuit glacée, pour clamer le traditionnel cantique de Noël et bien entendu, plus fort encore, la "Brabançonne" frappée d'interdit.

Pourtant, cette entente quelquefois réalisée n'était jamais de longue durée. Jules était incontestablement un brave garçon, mais il ronflait comme un soufflet de forge, avec une exaspérante indifférence pour le sommeil d'autrui. Au beau milieu de la nuit, Maurice lui lançait une bottine. Jules, le nez tuméfié, nous éveillait tous pour nous prendre à témoins et parlait en termes dépourvus d'élégance de casser la figure à Maurice.

Une moitié de la chambre fumait. Sans cesse une mousseline de fumée bleue tendait la pièce d'un mur à l'autre. Ces fumeurs usaient de bon tabac quand ils en avaient, mais il leur arrivait souvent de se rabattre sur l'infect tagac polonais fait de racines de machorkowe.

L'autre moitié de la chambrée abhorrait l'odeur du tabac et cela faisait entre fumeurs et non-fumeurs de perpétuelles prises de bec.

Il y avait des frileux, des douillets, pour qui le moindre courant d'air était intolérable. D'autres prétendaient vivre toutes fenêtres ouvertes. L'un ouvrait la fenêtre, l'autre la fermait; on la rouvrait, on la refermait, d'abord avec décision, puis avec colère, puis avec rage et il arriva plus d'une fois que toute la chambrée fût en ébullition pour une pauvre affaire de fenêtre ouverte ou fermée.

Beaucoup aimaient lire ou étudier dans le silence. Il se trouvait toujours quelqu'un pour blaguer, pour entamer une discussion oiseuse ou pour se fabriquer une étagère à grands coups de talon de bottine et, le soir, quand nous souhaitions dormir pour oublier le plus tôt possible la journée écoulée et ne pas penser au lendemain pareillement monotone, Jacques et André éprouvaient le besoin de converser d'un lit à l'autre.

Et si même, par un prodigieux effort de camaraderie, nous avions pu éliminer ces griefs majeurs ! Un simple petit sifflotis, tout innocent, peut à la longue devenir intolérable. Et, si même personne n'avait sifflé... Rien que parce que nous étions malheureux ensemble, rien que parce que nous étions enfermés ensemble, nous nous serions pris de temps à autre aux cheveux.

En sorte que chacun des quatorze prisonniers de cette chambrée, comme tous les prisonniers de toutes les chambrées de ce camp, s'était dit plus d'une fois:
"Il y a pire que la séparation, pire que la faim, pire que l'humiliation de chaque instant, et cette chose pire, C'EST LA VIE EN COMMUN."
Cette conclusion -donnée dans le livre "La Chair et le Glaive"- n'est plus reprise dans l'article de "Belgique Militaire" .

OFLAG VIII C Juliusburg | Plan du Camp

Jean CHARLES (Lettre du 09/10/2003), de la 3e fournée

Rez-de-chaussée (croquis):

Etage (croquis):

Posted by bertinj at 3:07 PM
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OFLAG VIII C Juliusburg | Localisation du Camp

Jean CHARLES (Lettre du 09/10/2003), de la 3e fournée

JULIUSBURG, aujourd'hui DOBROSZYCE, est un village silésien (les soldats allemands disaient "ein Kaff", ce qu'on peut rendre par "un trou", un "bled"), qui se trouve à quelque 10 km au Nord de OELS; OELS se trouve à quelque 35 km à l'Est-Nord-Est de BRESLAU, aujourd'hui WROCLAW.

En 1940, la frontière germano-polonaise passait à quelque 30 km à l'Est de OELS. La gare de JULIUSBURG était sur la ligne de chemin de fer OELS-KROTOSZYN (qui était en Pologne)-POSEN (aujourd'hui POZNAN). C'est par là que nous sommes arrivés de HAMMERSTEIN (aujourd'hui CZARNE) par SCHNEIDEMÜHL (aujourd'hui PITA).

Depuis 1945, c'est la ligne ODER-NEISS, qui coupe la ville de GÖRLITZ (ZGORZELEC à l'Est) à quelque 150 km à l'Est de BRESLAU, qui forme la frontière germano-polonaise.

JULIUSBURG était donc en Allemagne en 1940. Le déplacement de la frontière à l'Est en fit un village polonais

Posted by bertinj at 3:03 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:16 PM
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OFLAG VIII C Juliusburg | Type de Camp

Le camp de Juliusburg était un camp pour officiers (Offizierlager) prisonniers de guerre.

Il était rattaché à la région militaire WK VIII (Wehrkreis) de Breslau (actuellement Wroclaw, Pol.)

Posted by bertinj at 3:00 PM
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OFLAG VIII C Juliusburg | Description du Camp

Jean CHARLES (Lettre du 09/10/2003), de la 3e fournée

Le camp était un orphelinat appelé "AMALIENSTIFT" (Fondation Amélie) et tenu par des soeurs catholiques, lesquelles exploitaient une petite ferme avec l'aide des orphelins qui restaient et d'un ou deux ouvriers.

Le bâtiment principal comportait trois ailes, dont deux étaient occupées par les prisonniers et les services allemandes. La compagnie de garde logeait dans une baraque hors de la clôture des barbelés, près de l'entrée des bâtiments de la ferme.

Posted by bertinj at 2:57 PM
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OFLAG VIII C Juliusburg | Les Prisonniers

correspondance du KG Raymond TASSIER (première fournée) +Le courrier des prisonniers de Guerre belges par J.Oth (seconde fournée)

Partie de KALMHOUT (Belgique, Province d'ANVERS, au nord d'ANVERS, près de BRASSCHAAT) le 28 mai, une première fournée de quelques centaines de Belges arriva à JULIUSBURG dés le 5 juin 1940, après un court séjour au camp de passage (Dulag) de BOCHOLT. Ces hommes furent par la suite expédiés à l'Oflag III-B (TIBOR, auj.CYBORG) le 9 août 1940.

Après le départ de la première fournée, une seconde, 65 Hollandais de l'Armée d'Indonésie, fut ensuite logée à Juliusburg à partir d'août 40.

Une troisième fournée arriva le 13 octobre 1941. Cet arrivage provenait de HAMMERSTEIN (qui hébergea des officiers alors qu'en tant que Stalag, il était en fait réservé à des militaires en dessous du rang d'officier). Il avait voyagé par NEUSTETTIN, JASTROW, SCHNEIDEMÜHL, POSEN (auj.POSNAN). La plupart séjournèrent à JULIUSBURG jusqu'en septembre 1941.

A partir d'octobre 1940 donc, l'Oflag VIII-C comptait 463 prisonniers de guerre : 323 officiers belges, 65 officiers hollandais, 84 ordonnances belges, sous-officiers ou soldats.

SLT Paul HERMAND, Souvenirs biographiques : Archives de son frère, Adrien HERMAND "Prisonniers hollandais Ofl.VIII-C"

(NB : Les ajouts provenant d'autres sources sont écrits entre parenthèses)

Source : Sous-Lieutenant Jean CHARLES

Cette photo est fort étrange : je pense qu'il s'agit d'un groupe d'officiers hollandais, photographié avant notre arrivée à Juliusburg, probablement en août ou septembre 1940 ; dans le fonds brumeux, on peut deviner les bâtiments de l'Oflag VIII-C.

Nous n'eûmes, quant à nous, jamais l'occasion d'aller nager, comme on le voit sur la photo.

(Ces officiers hollandais étaient encore là quand nous sommes arrivés)

Ils faisaient partie de l'armée d'Indonésie : Java, Sumatra, Bornéo, etc., colonie hollandaise à l'époque. C'est parce qu'ils faisaient partie de cette armée qu'ils se trouvaient encore en captivité ; en effet, tous les militaires de l'armée métropolitaine hollandaise avaient été libérés par les Allemands. Plusieurs de ceux qui étaient là étaient des sangs-mêlés ; ils manifestaient à l'égard des Allemands, un formidable esprit de résistance ; leur armée, à ce moment, était en effet, libre, là-bas aux antipodes : elle serait bientôt attaquée par les Japonais et son sort serait terrible.

Posted by bertinj at 2:50 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 2:51 PM
Categories: Oflag VIII C Juliusburg

OFLAG VIII C Juliusburg | Les Colis

COLIS PERMIS - COLIS INTERDITS

Copie littérale d'un avis dactylographié transmis par les PG de l'oflag VIII C en annexe à leurs lettre à leurs familles (juin 1940)

source: Lettre du Lieutenant Raymond TASSIER à son épouse, en date du 22 juin 1940

A V E R T I S S E M E N T !

Pour éviter que des articles sujets à la confiscation soient envoyés aux prisonniers de guerre par leurs proches parents, voici une liste d'articles dont l'envoi est permis ainsi qu'une de ceux dont l'envoi n'est pas permis..

Articles dont l'envoi est permis:

Vêtements militaires, chaussure, linge, vivres de toute sorte, denrées et raffraichissement de toute sorte;

Tabac à fumer et à mâcher, cigares, cigarettes, pipes, chewing-gum, articles cosmétiques / à l'exception de ceux mentionnés en bas / ;

jeux d'amusements, cartes à jouer, livres.

Articles dont l'envoi n'est pas permis:

Vêtements civils pour prisonniers de guerres militaires, robes de chambre qui peuvent servir de vêtements civiles de sortir;

écharpes sanitaires pour des personnes pas autorisées;

armes, outils semblables à des armes, grands couteaux de poche, ciseaux (grands), munition et matières explosives, alcool et boissons alcooliques;

Encre, plumes d'acier, tuyaux à écrire, stylos, charbon et papier à calquer;

Boussoles, sacs à dos, cartes géographiques, appareils photographiques, lunettes, loupes, lampes électriques, briquets, mèches de toute sorte, bougies, alcool ferme, matières inflammables, appareils de chauffage;

Pièces de rechange pour appareils téléphoniques et de T.S.F./ d'emission et de réception/; articles pharmaceutiques en forme quelconque, vaseline en tubes, ammoniaque (ferme ou solu), lotions capillaires, eau dentifrice, pâte dentifrice, parfums, crême à cirer, limonades, produits chimiques, acides;

Livres et imprimés d'un caractère reprochable ou indécent, journaux étrangers, livres avec des cartes de cartothèque;

porte-cigares en papier, carnets, papier à lettres, cartes postales.

Argent et monnaie étrangère.

Posted by bertinj at 2:41 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 2:45 PM
Categories: Oflag VIII C Juliusburg

OFLAG II A Prenzlau | Plan du Camp

Vue aérienne (actuelle) du camps

Sur google Maps:


Agrandir le plan

Dessins

Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943
Londres, le 29 février 1944

Casernement et Installation matérielle


Les prisonniers occupent une caserne et ses dépendances, bâtie en 1936. Elle est construite en bordure de la route Prenzlau-Berlin, au sud de Prenzlau, comprend 4 blocs A,B,C,D, (...), 1 bloc E à usages généraux et divers garages et ateliers, dont certains transformés en dortoirs. Les blocs A,B,C,D et E constituent le camp A, les garages et ateliers le camp B.

LEGENDE:

Lager
Drehzaun
Doppelter Stacheldrahtzaun
Fussballplatz
Sportplatz
Turnhalle
Ausserer Zaun
Gemüsegarten
Sumpf
Wald
Wachpersonnal
Eingangstore
Wachtürme mit Posten
Garage
Konservenlager
Werkstätten
Gepäckstücke
camp
fil d'approche
double barrière de barbelés
terrain de footbal
terrain de sport
salle de gymnastique

potagers

bois
Corps de garde
sas entrée
miradors, avec sentinelles
garages

Ateliers

KERVYN DE MEERENDRE, John "Voyageurs traqués" (extraits, p.30)

Le camp de Prenzlau était situé en bordure de la route de Berlin. Il avait une superficie d'environ 7 ha.
Entouré d'une double ceinture de barbelés (Doppelter Stacheldrahtzaun) dont l'intervalle était rempli de réseau brun (rouleaux barbelés déroulés ?). L'Oflag II A était encore défendu sur trois (quatre ?) de ses faces par une barricade haute de 2 mètres, délimitant le chemin de ronde courant entre ces deux barrières. Sept miradors surplombaient les fils, surveillant, nuit et jour, les allées et venues des prisonniers.

Un fil de garde, à l'intérieur du camp, et éloigné de cinq mètres de la double haie, constituait une défense supplémentaire en empêchant l'approche par surprise du réseau principal.
Zone interdite, la bande de terrain ainsi créée, qui restreignait l'espace vital des prisonniers, était une excellente sécurité pour les sentinelles des miradors autoisées à tirer sans avertissement sur tout ce qui circule dans ce terrain d'approche.
Le jour, des tours de guet sont occupées par des "Posten" (sentinelles); la nuit, la surveillance est renforcée par des gardes circulant à raison d'un homme par intervalle entre miradors.

Le camp était divisé en deux parties : le camp (Lager) A, comprennant les quatre blocs d'habitation A,B,C,D et le bloc E consacré aux cantines et à l'administration du camp; et le camp (Lager) B, dont les garages étaient également occupés par les PG (officiers n'ayant pu être logés dans le camp A et quelques prisonniers de guerre belges simples soldats ou ordonnances.

Posted by bertinj at 1:07 PM
Edited on: jeudi, 13 novembre, 2008 6:17 AM
Categories: Description du Camp, Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | Localisation du Camp

La ville de PRENZLAU

Géographie

Prenzlau se site à environ 120 km de Berlin, dans le nord-est de l'Allemagne, non loin de l'Oder, l'actuelle frontière avec la Pologne (La ville de Stettin se trouve à 50 km de Prenzlau).

Prenzlau est la capitale du Landkreis Uckermark, dans la partie nord-est du Land Brandenburg.

Le centre ville borde un lac du nom d'Unteruckersee et d'une superficie de 11,3 km².

On accède à Prenzlau via chemin de fer ou via autoroute A11 depuis Berlin.

Neubrandenbourg, site de l'Oflag IIE, se trouve en Basse-Poméranie, à 55 km au nord-ouest de Prenzlau. En 40-45, Prenzlau et Neubrandenburg étaient inclus dans le Wehrkreis II Stettin

Prenzlau sur le web

Sur google Maps:


Agrandir le plan

Garnisionsstadt der Wehrmacht

L'Oflag IIA

La caserne et ses dépendances, inaugurée en 1936, se trouve au sud de Prenzlau, le long de la route B109 Berliner Strasse, derrière la ligne de chemin de fer.

Ce qu'ont vu de Prenzlau les prisonniers de guerre...

Sous-lieutenant de réserve Albert COPPENS, parti de Prenzlau à Fischbeck en juin 1943

"Ne m'interrogez pas sur Prenzlau, je n'en ai rien vu. Je n'ai jamais pu dépasser les clôtures du camp."

Un civil allemand, habitant de Prenzlau pendant la guerre

"Je ne sais rien du camp des prisonniers qui se trouvait à la sortie de la ville sur la route de Berlin. Je ne savais même pas que c'était des Belges."

Général Hector DAUMERIE, 1942, lettre à sa femme

"J'ai été autorisé à me rendre en ville pour une consultation médicale, à pied évidemment. Ridicule, je te raconterai plus tard."

... Le même, plus tard, oralement après sa libération - Pâques 1943.... : "Je devais marcher au milieu de la rue, interdiction de monter sur les trottoirs. M'accompagnaient six soldats allemands, deux devant moi, deux sur les côtés, deux derrière moi."

Paul HERMAND, Notes biographiques dactylographiées - 1945, Notre évacuation de Prenzlau. Notre Libération par les Russes

Au départ, 25 avril 1945 : "Vers midi, nous assistons au bombardement aérien de la ville de Prenzlau par les Russes..."

(inconnu)

Les prisonniers de l'Oflag 2A sont obligés d'évacuer du camp le 25 avril 1945 (Ils y reviendront quelques jours après).

En partant, ils voient de loin le bombardement de la ville.

Raymond GABRIEL, Souvenirs oraux (récoltés en décembre 2003)

Un officier supérieur me dit: "Raymond, toi et tes amis vous êtes scouts. J'ai une magnifique B.A. (bonne action) pour toi. Va en direction du lac et charge toi d'enterrer les civils morts que tu trouveras. - Nous nous sommes donc rendus sur les rives de l'Unteruckersee, à 900 mètres environ du camp. Nous y trouvâmes trois civils noyés qui flottaient dans les roseaux. Nous les avons tirés de l'eau. Deux hommes et une femme tous ligotés. Probablement une famille. Les trois portaient des blessures aux poignets. Ils s'étaient probablement lier et trancher les veines avant de se jeter à l'eau pour échapper aux Russes. Affreux souvenir."

Posted by bertinj at 12:58 PM
Edited on: jeudi, 13 novembre, 2008 6:15 AM
Categories: Description du Camp, Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | Description du Camp

Maj. LEGRAND, officier évadé le 22 juillet 1943 : Rapport sur les Conditions de Vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau

Londres, le 29 février 1944

Casernement et Installation matérielle:

Les prisonniers occupent une caserne et ses dépendances, bâtie en 1936. Elle est construite en bordure de la route Prenzlau-Berlin, au sud de Prenzlau, comprend 4 blocs A,B,C,D, en briques, à deux étages, caves et greniers habités, 1 bloc E à usages généraux et divers garages et ateliers, dont certains transformés en dortoirs. Les blocs A,B,C,D et E constituent le camp A, les garages et ateliers le camp B.

Les blocs A,B et C sont identiques; le rez-de-chaussée, 1er et 2ème étages sont habités en permanence; les caves ne sont occupées que l'hiver lors de l'évacuation de certains garages impossibles à chauffer. Quelques locaux des greniers sont occupés l'été seulement. Il existe quelques appartements avec bureau, salle de bain, et cuisinière à gaz réservés aux Lt.-Généraux les plus anciens; les autres disposent le plus souvent d'une petite chambre; les généraux-majors sont à deux par chambre, les colonels par quatre, les majors par six, et les officiers subalternes par huit, seize ou 34, suivant la capacité des chambres. Dès que les chambres ont plus de deux ou trois habitants, les lits sont superposés par deux, quelque fois par trois.

Le mobilier est constitué par des lits en bois ou métalliques, avec paillasse et oreiller. La paille n'a pas été renouvellée depuis 1939, date de l'occupation du camp par des prisonniers polonais. De temps à autre, la paille de quelques paillasses peut être échangée pour de la paille de bois. En général, on dispose de deux couvertures allemandes trop petites et de mauvaise qualité, mais on peut en faire venir de Belgique.

Dans chaque chambre, il y a un certain nombre de tables, chaises, tabourets ou bancs, d'armoires à vivre et à effets suivant le nombre et le grade des occupants. Dans les locaux des officiers subalternes, le mobilier est absolument insuffisant: l'armoire pour trois, et pas assez de sièges pour tous. Dans tous les locaux occupés par plus de deux personnes, le cubage d'air est tout à fait insuffisant.

A chaque extrémité de tous les étages, dans chaque bloc, il y a des wc à chasse d'eau et des urinoirs; au centre, un lavoir, et en plus, au rez-de-chaussée, une salle d'affusion avec vestiaire. Quoique les eaux soient fermées à certains moments de la journée, on en dispose en suffisance pour permettre tous les soins corporels désirables. Les douches chaudes sont très rares, tous les 2-3 mois.

Au bloc D, le rez-de-chaussée est réservé à la garde de police allemande, aux salles de visite, de pansement et à certains bureaux et ateliers: cordonnerie, tailleur, coiffeur, dentisterie, etc... Le premier étage est occupé par les malades, les médecins et infirmiers. Le deuxième étage est occupé normalement; le grenier est transformé en dépôt pour les valises, à peu près 6000, celles-ci ne pouvant être conservées dans les chambres que par les généraux et les colonels 3 étoiles. Les caves abritent la chaufferie et diverses installations allemandes.

Caves blocs A,B et C. Sont occupées l'hiver seulement par les officiers et soldats évacués de certains garages impossibles à chauffer l'hiver. Ces locaux sont froids, humides, manquent d'air et de lumière. Il est scandaleux de loger des officiers dans des conditions pareilles, mais toutes les protestations faites n'ont abouti à aucun résultat.

Le bloc E abrite la cuisine, la cantine, deux grands réfectoires, la salle à manger des officiers généraux et colonels 3 étoiles et différents bureaux allemands.

Garages et hangars. Leur ensemble constitue le camp B, séparé du camp A par une double cloture barbelée; une porte fermée du soir au matin et pendant les appels permet de passer d'un camp à l'autre. Les garages sont occupé l'été par les jeunes officiers et certains soldats; un des garages est spécialement affecté aux officiers ayant été punis ou ayant à leur charge deux tentatives d'évasion.

L'installation dans les garages est des plus précaire; la disposition des lits et des armoires permet seul de former les espèces de petites chambres. Les installations sanitaires établies au dehors ne sont plus accessibles la nuit et des installations de fortune à l'intérieur des garages les remplacent alors, avec tous leurs inconvénients; la plupart des lavoirs sont à l'air libre et rudimentaires; pas de douche.

Certains de ces garages sont évacués l'hiver; il est intolérable de loger des officiers dans de telles conditions, mais les plaintes faites à toutes les commissions visitant le camp restent sans résultat.

Chauffage des locaux. Les locaux disposent du chauffage central, mais celui-ci, par suite des restrictions de plus en plus fortes, est nettement insuffisant. L'hiver 42-43, on ne donnait que quelques coups de chaleur par jour et pendant la soirée et dans beaucoup de chambres, les radiateurs ne tiédissaient même pas; les caves sont supposées être chauffées par les tuyauteries d'amenée et de retour de vapeur garnies d'amiante. Les genriers étaient évacués l'hiver. Certains officiers viennent à l'appel enveloppés dans leurs couvertures et sont obligés de conserver celles-ci sur eux pendant toute la journée. L'hiver, de nombreux officiers circulent en sabots.

Eclairage des locaux. Ils sont éclairés à l'électricité. Le courant est donné ou coupé par le corps de garde; pas de courant pendant la journée et souvent trop tard le soir. En général, l'éclairage est nettement insuffisant. Pendant tout l'hiver, il est impossible de lire ou d'écrire dans les caves, sauf pendant la soirée. Le courant est coupé tous les soirs à 22h. Quelques fois, par punition, pas de lumière pendant plusieurs jours de suite.

Entretien des locaux. Sont en principe entretenus par des ordonnances, mais par suite de la pénurie des brosses et torchons et de l'insuffisance du personnel, l'entretien et la propreté des chambres laisse souvent à désirer. Ce sont les officiers eux-mêmes qui souvent lavent les planchers à grandes eaux, ainsi que le mobilier et les fenêtres.

La plupart des chambres sont infectées de punaises; elles sont désinfectées sur demande, mais sans résultat appréciable.

Posted by bertinj at 12:47 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 3:26 PM
Categories: Description du Camp, Oflag II A Prenzlau

[OFLAG II A Prenzlau]

Description du Camp

Historique du Camp

Les Hommes du Camp

La Vie dans le Camp

L'Utilisation des Loisirs, la Lutte contre l'Ennui

Résister

Posted by bertinj at 12:39 PM
Edited on: mardi, 11 novembre, 2008 10:41 AM
Categories: Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | 1943

JACOBY : Derrière les Barbelés, 1940-1945

La séparation des officiers d'active et de réserve

(...) L'Oflag de Prenzlau ne compte plus, depuis le mois de juin 1943, que 2780 officers de l'active et environ 300 soldats belges de corvée. Tous les officiers de réserve ont été réunis à Fishbeck.

Posted by bertinj at 12:13 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 3:25 PM
Categories: L'Histoire, Oflag II A Prenzlau

OFLAG II A Prenzlau | 1940

GABRIEL, Jean : Le Cauchemar de la Captivité. (inédit) in "La Belgique Militaire"

La grande loterie

Du fait de la capitulation du 28 mai 1940, notre armée était à la merci d'un envahisseur en marche vers la côte et, croyait-il, vers l'Angleterre.

Certaines unités furent démobilisées sur place. D'autres furent solidement encadrées et acheminées vers l'Est. Cela dépendait du secteur d'attaque allemand dans lequel elles se trouvaient, et, peut-être, de l'humeur du général commandant le secteur. Ainsi, au lendemain de capitulation, des officiers, des sous-officiers, des soldats belges rentrèrent chez eux sans encombre, tandis que d'autres, pris dans une véritable nasse, étaient embarqués dans des camions, dans des wagons, dans des péniches même, pour se retrouver, dès le début de juin, dans des camps d'Allemagne, derrière des barbelés, sous la surveillance de sentinelles armées, juchées sur des miradors.

Mus par un besoin atavique de diviser, les Allemands classèrent les prisonniers belges en militaires d'active et de réserve, en officiers, sous-officiers et soldats, en Flamands et Wallons. Ceci fait, ils envoyèrent tous les officiers d'active et les officiers de réserve wallons dans des Oflags (camps pour officiers) et les militaires subalternes wallons dans des Stalags (camps de base). A des exceptions près, ils renvoyèrent les autres militaires belges dans leurs foyers. Plus tard, ils parachevèrent leur classement en regroupant les officiers d'active à Prenzlau, non loin de Szczecin qui s'appelait alors Stettin, sur le terroitoire de la Pologne actuelle, et les officiers de réserve à Fischbeck, proche de Lübeck.

En application de la Convention de Genève.

Bon gré mal gré, sous-officiers et soldats prisonniers furent mis au travail dans les divers secteurs de l'économie allemande. Si certains se concilièrent les bonnes grâces d'une fermière au coeur d'amadou, la plupart furent durement traités. Les plus malchanceux furent sans doute ceux qu'on affecta aux mines, aux installations portuaires et, bien sûr, aux usines d'armements, cibles privilégiées des aviations alliées.

En application de la Convention de Genève à quoi notre pays avait, grâce à Dieu, adhéré, les officiers ne pouvaient pas être contraints au travail et, de ce fait, ne devaient pas contribuer à l'effort de guerre d'une nation qu'ils abhorraient. Dans l'ensemble, ils connurent une longue inactivité et une tranquillité relative, à condition de demeurer dans le périmètre de l'Oflag, de respecter quelques consignes élémentaires, de se plier à d'interminables appels et à des fouilles vexatoires. Mais, qu'on ne s'y trompe pas ! Un être vigoureux et sain, condamné à l'oisivité dans un étroit espace, pour une période dont il n'aperçoit pas la fin, devient un fauve en cage menacé de dépression ou d'un coup de folie.

Le corps et le coeur.

Les premiers mois de la captivité furent épouvantables. Beaucoup d'entre nous passèrent la nuit sous des tentes crevées ou à la belle étoile. En fait de lieux d'aisance, une fosse surplombée par une poutre. Une nourriture infecte et pas de tabac. Aucune nouvelle des familles éparpillées par l'exode. Et, alentour, la joie méchante d'une population que grisaient les succès fulgurants du Reich.

Posted by bertinj at 12:08 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 3:25 PM
Categories: L'Histoire, Oflag II A Prenzlau

OFLAG VIII C Juliusburg | 1940

Les Prisonniers belges de l'Oflag de Juliusburg : Première fournée

Correspondance et notes du Lieutenant Raymond TASSIER;

Témoignage du Sous-Lieutenant Jean CHARLES, lettre du 9/10/2003

Partie de KALMHOUT (Belgique, Province d'ANVERS, au nord d'ANVERS, près de BRASSCHAAT) le 28 mai, une première fournée d'à peu près 400 Belges arriva à JULIUSBURG dés le 5 juin 1940. Auparavant ils avaient séjourner brièvement au camp de passage (Dulag) de BOCHOLT. De BOCHOLT, ils furent acheminés en chemin de fer (wagons voyageurs de 3e classe), via WESEL -ESSEN - DORTMUND - HALLE - KASSEL - LEIPZIG - DRESDE et BRESLAU, auj.WROCLAW. Ce voyage dura environ 36 heures ( de l'embarquement le 3 juin à 14H30 au débarquement le 5 juin à 2H00 du matin). A l'arrivée, les voyageurs subirent encore une demie heure de marche et terminèrent la nuit dans le " futur " réfectoire : une grande salle garnie de tables et de bancs. Ils achevèrent la nuit sur le plancher, jusqu'à 6H00 du matin.

Source : Sous-Lieutenant Jean CHARLES

Cette photo a été prise dans ce réfectoire de l'Oflag VIII-C où dormèrent péniblement les premiers arrivants belges à Juliusburg. L'image date probablement de 1941 et montre des officiers belges de la seconde fournée. On distingue, à gauche, au premier rang, le col romain d'un aumônier. Au fond du réfectoire, on aperçoit un tableau noir avec une ordre de passage " à la photo ".

Après un séjour de deux mois à JULIUSBURG, la première fournée, dont faisait partie notre témoin R.TASSIER, fut expédiée à l'Oflag III-B (TIBOR, auj.CYBORG) le 9 août 1940.

Restèrent alors à JULIUSBURG une vingtaine de soldats belges (astreignables à divers travaux et que les Allemands appelaient des " Ordonnanzen ") et 4 ou 5 aumôniers militaires français (dont un israëlite). Ces aumôniers furent, dans la suite, rapatriés ou envoyés dans un autre camp.

Les Prisonniers belges de l'Oflag de Juliusburg : Seconde fournée

Témoignage du Sous-Lieutenant Jean CHARLES, lettre du 9/10/2003

Notes biographiques du Sous-Lieutenant Paul HERMAND

Une deuxième fournée d'environ 400 officiers belges parvint à JULIUSBURG, entre fin septembre et le 13 octobre 1940. Cet "arrivage " provenait de HAMMERSTEIN (lequel Stalag avait hébergé ces officiers malgré son statut nominal de camp réservé à des soldats). Les nouveaux avaient voyagé par NEUSTETTIN, JASTROW, SCHNEIDEMÜHL, POSEN (auj.POSNAN).

En décembre 1940, les Allemands renvoyèrent en Belgique les officiers de réserve flamands, à la grande satisfaction des libérés, mais aussi au grand dam, on le comprendra, des officiers d'active non-libérés, un peu jaloux certes, mais aussi compréhensifs de la joie des élus. La photo ci-après représente très probablement les Flamands qui purent rejoindre ainsi la Belgique. Elle date donc de décembre 1940 au plus tard. Le groupe pose devant l'entrée principale de l'établissement hébergeant l'Oflag VII-C (Amalienstift).

Source : Jacques STEYAERT, fils du Lieutenant Albert STEYAERT

Les autres Belges de la 2ème fournée pour la plupart séjournèrent à JULIUSBURG jusqu'en septembre 1941. Après le départ des Flamands libérés, l'Oflag VIII-C compta environ 470 prisonniers de guerre : 323 officiers belges, 84 ordonnances belges, sous-officiers ou soldats, plus 65 Hollandais de l'Armée d'Indonésie (Koninkllijk nederlands-indisch Leger, K.N.I.L. en abrégé.), venus d'abord complèter l'effectif du camp, mais renvoyés ensuite (printemps 41) dans un autre camp pour être remplacés encore une fois par des officiers belges venus de PRENZLAU cette fois.

Ci-dessous une photo des Hollandais. De sang-mêlé souvent, ces prisonniers témoignèrent d'un excellent esprit de résistance à l'épreuve. La photo montre que certains prisonniers étaient admis à la baignade à proximité du camp (mais tous n'eurent pas cette aubaine). On voit le bâtiment de l'Oflag se profiler derrière le groupe photographié.

Source : Sous-Lieutenant Jean CHARLES

Quant aux officiers belges restés à JULIUSBURG, ils y demeurèrent jusqu'en août 1942. A ce moment là, ils furent dirigés sur HAMBOURG (Fischbeck, Oflag X-D) et ensuite, pour ceux de l'active, sur PRENZLAU (Oflag II-A).

En voici 4 posant devant la porte principale (comme les Flamands ci-dessus). Remarquons le pantalon marqué au bas du signe " KG " (Kriegsgefangen).

Source : Sous-Lieutenant Jean CHARLES

Debout, de gauche à droite, les SLT d'active VAN THOUROUT Albert, 98AG, LEURQUIN Georges, 96AG, et FLAMENT Fidèle, 96AG

Assis et exhibant l'inscription " Kgf. " sur le pantalon de son camarade, le SLT d'active DE RYCKER Paul, de la 98AG. La photo est prise devant la même porte que celle des officiers flamands ci-dessus.

On note la jeunesse de ces prisonniers.

"En wallon de Charleroi, djone.nesse a malvô (Jeunesse gaspillée)"

Titre d'un livre de Willy Bal

Posted by bertinj at 12:04 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 3:25 PM
Categories: L'Histoire, Oflag VIII C Juliusburg

[1939]

01-sept Pologne L'Allemagne déclenche la guerre en envahissant la Pologne;
Campagne de Pologne du 1 au 27 sept.
www.herodote.net

03-sept   Déclaration de guerre par l'Angleterre, suivie par la France
(Déclarations de guerre britannique et française à l'Allemagne).
Neutralité des Etats-Unis. Non-belligérance italienne.
www.herodote.net

17-sept Pologne Entrée des troupes soviétiques en Pologne orientale.

28-sept Pologne Traité germano-soviétique de partage de la Pologne.

30-sept Finlande Attaque soviétique de la Finlande.
www.herodote.net

oct/nov France Opération française dans la Sarre.

-> 1940 

Posted by bertinj at 11:52 AM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 9:02 AM
Categories: L'Histoire

[1945]

31-jan Belgique Echec définitif de l'Offensive v.Rundstedt (Pertes: All: 90 000 h. dt 13 000 morts; US:77 000 h. dt 8 600 morts)

04-fev URSS Début de la conférence de YALTA (jusqu'au 11/2/45)
Ferro

11-fev URSS Fin de la conférence de YALTA
Ferro

14-fev Allemagne, Dresde Opération "Thunderclap" - Bombardement de Dresde - 35.000 morts

14-fev Hongrie, Budapest Chute de Budapest (note EF, à vérifier). Le siège de Budapest a commencé le 26/12/44 
Eug. Frings

16-mar Autriche L'Armée Rouge (Front Est) atteint la frontière autrichienne

06-avr Pacifique, Japon Bataille d'Okinawa (6 et 7 avril)

12-avr USA Mort du Président Roosevelt

28-avr Italie Capitulation des troupes allemandes en Italie

30-avr Allemagne, Berlin Suicide de Hitler

02-mai Allemagne, Berlin Capitulation de Berlin

08-mai  
Dernier jour de guerre - Capitulation de l'Allemagne - Jour V - La Guerre perdure avec le Japon.

09-mai  
Premier jour de la paix sur le front européen

06-août Japon, Hiroshima 1ère bombe atomique

09-août Japon, Nagasaki 2ème bombe atomique

1944 <- |

Posted by bertinj at 11:44 AM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 9:02 AM
Categories: L'Histoire

[1944]

17-jan Pologne Les Russes sont à Varsovie
Col.Paulet in Belg.mil.9/1977

06-juin France Jour du Débarquement en Normandie - Opération Overlord

07-juin Belgique Le roi Léopold III est brusquement transféré en Allemagne (Certains parlent de "fuite")
Comte Capelle

12-juin Angleterre Premiers bombardements de Londres par des V1

23-juin URSS Le territoire soviétique est entièrement libéré

20-juil Allemagne Attentat manqué c/ Hitler à Rastenburg (Prusse or.,auj.Retrzyn, Pol.)
(1) -> répercussions sur les PG
(2) Christophe R., Les Flammes du Purg., ch.IX

25-août France, Paris Libération de Paris
Ferro

04-sept Belgique Anvers libérée.

05-sept Belgique Bruxelles libérée.

17-sept Pays-Bas Bataille d'Arnhem, défaîte alliée (du 17-> 25/09)

14-oct Allemagne Le maréchal ROMMEL est "suicidé" sur ordre d'Hitler -> Funérailles nationales

16-dec Belgique Début de l'Offensive v.Rundstedt dans les Ardennes (250 000 hommes, soit + de 30 Divisions, dt 11 de Panzers et 14/15 d'inf. motorisée). Percée -> 5 km de la Meuse à l'Est de Dinant).

26-dec Hongrie, Budapest Début du siège de Budapest (fin 14/2/45)
Ferro

1943 <- | -> 1945

Posted by bertinj at 11:43 AM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 9:03 AM
Categories: L'Histoire

[1943]

31-jan URSS, Stalingrad Capitulation allemande et reddition du Maréchal von Paulus à Stalingrad
Fabribeckers,p.144

02-fev URSS, Stalingrad Les Journaux allemands: Stalingrad ist gefallen -Oui, mais pas comme le voulait Hitler.
Presse all.

 
07-mai Afrique Les Alliés s'emparent de Tunis (ou 13 mai, selon Ferro, p.188)
Ferro, p.188

12-mai Afrique Fin de la guerre en Afrique, avec la reddition du Général von Arnim et du Maréchal italien Messe

10-juil Italie Débarquement allié en Sicile

25-juil Italie MUSSOLINI est renvoyé par le roi d'Italie. Gouvernement BADOGLIO.

03-sept Italie Armistice italien

1942 <- | -> 1944

Posted by bertinj at 11:39 AM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 9:03 AM
Categories: L'Histoire

[1941]

22-juin

Hitler déclare la guerre à Staline et attaque
06-dec
Belgique, Bruxelles
Remariage de Léopold III

"Le roi Léopold III s'est marié avec Mlle Mary Lilian BAELS, fille de Monsieur le Ministre BAELS. Le mariage civil et religieux a eu lieu au Château Royal de Laeken. Ce mariage intéresse uniquement la vie privée du Roi et ne produira aucun effet de droit public."
(Info transmise à l'Armée par le LtGén.KEYAETRS)
07-dec
Pacifique, Hawaii
Pearl Harbor.
Ferro, p.186

1940 <- | -> 1942

Posted by bertinj at 11:34 AM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 9:02 AM
Categories: L'Histoire

dimanche, 02 novembre, 2008

Désignations des Camps

La plupart des camps sont désignés par un nombre en chiffres romains et une lettre.

A quoi cela correspond-il ?

Pour le comprendre, il faut savoir que l'Allemagne, l'Autriche et la Pologne furent pour les besoins administratifs et de commandement, divisées en 21 régions militaires, lesWEHRKREISEN. Celles-ci étaient désignées par un chiffre romain.

Les prisonniers belges séjournèrent dans les régions suivantes:

I KÖNIGSBERG VII MÜNICH XIII NUREMBERG
II STETTIN VIII BRESLAU XVII VIENNE
III BERLIN IX KASSEL XVIII SALZBURG
IV DRESDE X HAMBOURG XX DANTZIG
V STUTTGART XI HANNOVRE    
VI MUNSTER XII WIESBADEN    

Dans chaque WK, les camps recevaient une lettre de l'alphabet, ce qui donne les appellations les plus courantes.

Les dénominations avec le suffixe "/Z", comme, par exemple, "Oflag IV B/Z", "Stalag IV B/Z" ou "Ilag 7/Z" indiquent un "Zweiglager", c'est-à-dire une subdivision d'un camp; Le camp principal étant désigné avec le suffixe "/H", pour "Hauptlager".

Il existe plusieurs sortes de camp.
Toutefois, on trouvra principalement les OFLAGS et les STALAGS :

OFLAGS : "Offizierlager", réservés aux officiers.

STALAGS : "Stammlager", sous-officiers et soldats.

A côté des stalags et des oflags, il y avait:

Les FRONTSTALAGS ("Frontstammlager") : les stalags du front, qui, situés à l'étranger, servaient au début de la guerre à rassembler les prisonniers avant leur envoi en Allemagne. Ils sont désignés par un nombre de trois chiffres compris entre 100 et 250. Par la suite, ils furent parfois utilisés comme stalags.

Les STALAG LUFT ("Stammlager Luftwaffe") ou LUFTLAGERS : administrés par le "Luftwaffe", ils étaient réservés aux aviateurs.

Les MARLAGS ("Marinelager") et les MILAGS ("Marineinterniertenlager"): destinés aux marins capturés, selon qu'il s'agisse de navire de guerre ou de marine marchande.

Les DULAGS, ou "Durchganglagers", qui étaient des camps intermédiaires de passage et de tri.

Les STRAFLAGERS : Camps de représaille ou de discipline. Ils sont désignés par un nombre compris entre 300 et 400.

Les WEHRMACHTGEFANGENIS : prisons dépendant de la Wehrmacht.

Les ILAGS ou "Internierungslager" : utilisés pour les captifs civils provenant des territoires occupés et tenus pour ennemis de l'Allemagne.

Les HEILAGS : ("Heimkehrerlager") : Camps de rapatriement.

Enfin, certaines WK possèdaient des hôpitaux, appelés LAZARET.
"Kriegsgefangene" (Kgf-Laz) & "Reserve-Lazarett" (Res-Laz) : Les "Kgf-Laz" étaient des 'hôpitaux' pour les prisonniers de guerre; les "Res-Laz" étaient des hôpitaux de réserve.

Tous les camps dépendaient de l'O.K.W.-WAST, c'est-à-dire de l'"Oberkommando der Wehrmacht - Wehrmachtauskunfstelle für Kriegsgefangenen und Kriegsverluste", le Commandement supérieur des forces militaires - Bureau de l'armée pour les prisonniers de guerre et les pertes de guerre.

De chaque Stalag dépendaient de nombreux Kommandos.

Lorsque les Alliés commencèrent à bombarder l'Allemagne et à y causer des dégâts, les autorités allemandes recrutèrent de la main-d'oeuvre rémunérée dans les camps de prisonniers.
Ils créèrent ainsi les bataillons de travailleurs, et l'on trouve 3 sortes de bataillons:
1) les BAU- und ARBEITBATAILLON (B.A.B.), composés de maçons et de manoeuvres;
2) les DACHDECKERBATAILLON (D.D.B.), dans lesquels se trouvaient des ardoisiers et des couvreurs;
3) les GLÄSERBATAILLON (Gl.B.), qui recrutaient des vitriers.

Sources:
1) Le Courrier des Prisonniers de Guerre belges en 40-45, Club Philatélique chestrolais, Cahier de Philatélie n°5, J. Oth (voir [Bibliographie])
2) Le site moosburg online


Posted by bertinj at 11:40 AM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 3:23 PM
Categories: Description du Camp

[Appel à l'aide]

S’il vous plaît, enfants ou amis d’ex-officiers PG, rejoignez OFLAGS !

Fils de chétifs, contactez OFLAGS. Aidez-le au moins en ré-ouvrant les lettres de vos anciens PG. Et écrivez-nous.

Vous ne pourrez l’oublier, c’est garanti !

Posted by bertinj at 11:09 AM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:37 PM
Categories:

Cartes

Carte des Camps

Posted by bertinj at 10:48 AM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:38 PM
Categories: Description du Camp

[Manger]

Manger - Les menus: matin, midi, soir - L'eau - Les distributions - Le rationnement - Les partages - La qualité et la quantité - Cuisiner : popotes, choubinettes / cubilos, combustibles - Cultiver, récolter - Chasse au petit gibier - Festins.

La Choubinette

Ont permis l'évocation du souvenir de la "choubinette", les

  • Col.BEM A. Baudry, Col.BEM F.Bouko, Gén-Maj. A .Broekmans,
  • Cdt. M. Chevalier, Col. J. Dargent, Cdt. R. Doulier,
  • Méd-Col G. Herbiet, Cdt. S. Herelixka, Col. P. Hermant,
  • Cdt. P. Léon (+), Col.BEM R. Pappens, Cdt. R. Pirson
  • et Méd-Lt-Col. R. Vallée

Qu'est-ce qu'une "choubinette" ? Ce fut au cours de la guerre 1939 - 1945, dans les camps de prisonniers, un réchaud à combustion lente, bricolé à partir de matériaux divers, mais principalement de boîtes à conserve.Il brûlait de petits morceaux de bois, de carton, des boulettes de papier.

Pourquoi "choubinette" ? Selon certains de nos correspondants, Choubin serait le nom du prisonnier français inventeur de cet appareil de chauffage.Selon d'autres sources, Schubin est le nom du camp où la choubinette aurait vu le jour.Peut-être aurons-nous, plus tard, une mise au point ? En attendant, tout le monde semble d'accord pour reconnaître à la choubinette une origine française.

Très tôt, les prisonniers de guerre ont cherché à "corser" leur régime alimentaire.Faire chauffer de l'eau, réchauffer une soupe "améliorée", cuisiner un plat modeste furent les premières prétentions.Il y eut des camps paraît-il, où l'on disposait de moyens très suffisant.Dans la plupart d'entre eux, c'était plutôt pauvre.Au camp de Prenzlau, il y avait un réchaud à gaz à quatre becs par étage; il fallait prendre son tour et patienter.D'autres camps n'avaient même pas cela.

Les premières réalisations s'inspirèrent des appareils de chauffage... dirons-nous "classiques" ou "traditionnels"; un combustible sur une grille aérée par le dessous, le tout surmonté d'un reposoir pour la casserole, la gamelle ou la poêle.Il y eut, bien entendu, plus d'un modèle.Une boîte à conserve assez large était le matériau le mieux adapté.La grille pouvait être un fond de boîte percé de trous ou fabriquée au fil de fer entrecroisé.Le dessin A en représente un.Le bois en petits morceaux était le combustible le plus rentable. A défaut, on a utilisé du carton, même du carton bitumé - on n'a pas dû persévérer - ou des boulettes humides de papier journal, mais toujours avec moins de rendement et plus de fumée.

Ces engins, au début, ne s'appelaient pas "choubinette", on nous signale : "cubilot", ou "stoofke" et même "blower" par les Britanniques de la R.A.F., parce que pour en augmenter le tirage, on avait imaginé des souffleries à manivelle ou à soufflet.

Un correspondant nous rappelle l'existence d'un chauffe-eau électrique qu'il baptise "choubinette", mais ce doit être une confusion. Raccordant deux fils électriques à une prise, l'on fixait l'un des fils à une boîte métallique contenant l'eau. L'autre fil aboutissait à une lamelle de métal emmanchée à une pièce de bois assez longue. Plongeant cette électrode rudimentaire dans l'eau, on amenait assez rapidement celle-ci à ébullition, en provoquant sur le réseau une baisse de tension appréciable. D'autres préféraient employer deux électrodes. Le système n'était pas sans danger, mais, cependant, fut utilisé pendant toute la captivité, même lorsque tous les autres appareils eurent disparus, après l'apparition "sur le marché", en 1942, de ce qui, dans le souvenir des prisonniers de guerre, allait rester "la" choubinette.

L'inventeur de la choubinette a-t-il redécouvert ou s'est-il rappelé qu'un combustible qui se consume lentement dans une atmosphère pauvre en oxygène produit un gaz inflammable analogue au gaz de bille ? Si l'on enflamme un combustible au fond d'une boîte dont seul le couvercle est enlevé, on va raréfier l'air au point que le combustible va rougeoyer sans flammes et produire un maximum de gaz.

Le mérite de l'inventeur fut d'avoir pu, à partir des matériaux minables dont il disposait, réaliser un appareil capable d'exploiter cette particularité. Le dessin B essaye de donner une idée du principe de la choubinette. Deux gaines concentriques, l'intérieure produisant le gaz, l'extérieure amenant l'air chaud à la hauteur des orifices pratiqués dans le haut de la gaine intérieure et faisant office de brûleurs.

Des problèmes se posaient : - la fixation des deux gaines l'une à l'autre pour maintenir un intervalle constant; - la possibilité de placer un récipient au-dessus des brûleurs tout en permettant l'alimentation en combustible qui ne pouvait se faire que par le haut; - la stabilité de l'ensemble.

Il y eut évidemment plusieurs types de choubinettes. Cela dépendait des matériaux et des outils dont on disposait, de l'imagination et de l'habilité manuelle du monteur. Les matériaux ? Pour les gaines, les boîtes à conserves rondes. Le général Broekmans semble avoir gardé un excellent souvenir des boîtes de petits pois "Marie Thumas" de 400 et 850 grammes. Pour les "portes-plats", tout ce que l'on pouvait récupérer comme boîtes métalliques, fil de fer, morceaux de fer.

Le combustible ? Toujours le bois débité en petits morceaux, le carton, les boulettes de papier journal trempé et mises à sécher. Le bois était le meilleur, mais il n'abondait pas. Alors, on eut recours aux planches qui tenaient lieu de sommier aux lits. Une planche sur deux pouvait disparaître, certains poussèrent les prélèvements à un point parfois dangereux pour le copain du dessous : Un colonel d'artillerie trouva qu'une armoire placée contre un mur pouvait se passer de fonds, et que les planches de rangement étaient inutiles quand on n'avait plus rien à ranger. Il y eut même des portes qui disparurent.

Tous les modèles n'étaient pas parfaits, certains utilisateurs étaient chauffeurs médiocres. Et les choubinettes s'étaient multipliées comme les pains et les poissons des Evangiles. Beaucoup de ces appareils qui auraient dû émettre une flamme bleue et claire, accompagnaient la combustion d'une fumée abondante.

Le dessin C reproduit, tant bien que mal, un modèle que l'on pourrait dire "de luxe". Le "pied" est une boîte à biscuits en fer blanc, percée de façon à permettre une abondante arrivée d'air. Les deux gaines sont constituées de boîtes à conserve rondes fixées bout à bout et sur le pied par torsion des bords et martelage. Une grille et une clef d'aérage sont placées par un procédé analogue dans le bas de la gaine intérieure. La clef permet d'allumer un feu normalement aéré, ce qui est plus facile, et de réduire progressivement l'arrivée d'air. Les trous percés dans le haut de la gaine intérieure sont les brûleurs. Le modèle ne comporte pas de "reposoir" pour le récipient de cuisson. Assez difficile à réaliser, ce dispositif compromettait l'équilibre et éloignait des brûleurs le fond du récipient. On en vit peu, la majorité des "choubineurs" préférant soulever le récipient pour pouvoir alimenter le feu.

La photo D montre, plutôt mal, un choubineur en action, c'est le choubineur inconnu. La photo nous a été adressée par le Médecin colonel e.r. G. Herblet qui la tenait de son père, le lieutenant de réserve Raymond Herbiet. Elle fut prise à l'Oflag X D - Fischbeck, mais le docteur Herbiet ignore le nom de "l'opérant". Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?

Les locaux aménagés en cuisines eurent leurs murs et leur plafond rapidement et copieusement noircis. Cela, et les "prélèvements" de bois, incitèrent les autorités détentrices à organiser la chasse aux choubinettes. Il est des accommodements avec le ciel, même quand il est feldgrau. Les prisonniers prirent l'habitude de réserver aux chasseurs les choubinettes ratées et hors d'usage. La vie de ces appareils était courte, le matériau de base était tellement léger.

Vers la fin de la captivité, à Prenzlau, certains de nos gardiens nous prièrent de les éclairer sur la fabrication et le fonctionnement de la choubinette. Eux aussi commençaient à manquer le combustible.

La documentation que nous avons reçue n'est pas épuisée. Il y aura des "souvenirs" et des précisions qui vous plairont. Et que vous pourriez peut-être animer de vos avis, critiques et considérations.


NDLR - Nous ne savions pas lorsque nous avons lancé l'idée de raviver le souvenir de la "choubinette" que le nom de cet ustensile avait déjà suscité un intérêt notoire dans les milieux universitaires.

Dans son article "l'Argot", le professeur P. Guiraud cite, en exemple, une enquête de M.A. Henry, professeur à l'Université de Gand, sur la langue parlée dans le camp de prisonniers où il était interné au cours de la dernière guerre - un camp d'officiers. En 1942, un prisonnier introduisit dans le camp un petit réchaud à combustion lente, fabriqué avec deux cylindres de tôle emboîtés l'un dans l'autre - par exemple deux boîtes de conserves - et percés de trous; il brûle des débris de bois, de carton, des boulettes de papier, etc. Il est facile à fabriquer avec des moyens de fortune, facile à entretenir et constitue l'instrument de cuisine idéal pour le prisonnier. On appelle une "choubinette", parce qu'il vient du camp de Schubin. Ainsi le mot avec la chose sont introduits dans le camp, nous allons maintenant les voir "vivre". D'abord "choubiner"; c'est se servir de la "choubinette", d'où "cuisiner" et aussi "faire brûler du papier dans le réchaud"; mais "choubiner" est un verbe transitif, c'est l'action de la "choubinette", d'où "brûler". De ces gens du verbe "choubiner" dérive une nombreuse famille : Choubinage, choubinaison qui désignent l'action de choubiner. Le choubineur est celui qui se sert d'une choubinette, celui aussi qui la fabrique d'où "choubine, choubinerie, choubinetterie" qui sont indifféremment soit la "cuisine", soit la "salle où on choubine", soit celle où l'on "fabrique des choubinettes". Un choubinard est un "mauvais choubineur", qui fait mal la cuisine; on a de même choubinade, "mauvaise cuisine", rechoubiner, "faire recuire" et le plaisant chouchoubins, "camarades qui font popote ensemble". La choubine désigne aussi le combustible. Telle est la famille de "choubinette", "réchaud à faire la cuisine". Mais un des caractères de la "choubinette", poële primitif sans échappement, est de produire de la fumée, d'où tout instrument produisant de la fumée, surtout si sa forme et sa fonction rappellent celles du récbaud, devient une "choubinette". Et d'abord les "pots à feu" émetteurs de fumée, utilisée par les Allemands pour le camouflage anti-aérien; mais aussi une "pipe", un poële, un "gazogène", puis une "auto", une "locomotive", une "marmite", une "cheminée d'usine" et par extension, une "salle enfumée", un "incendie". D'où choubinier, "qui allume les pots fumigènes", choubinard, "qui fait de la fumée"; choubinage, "émission de fumée", choubinerie, "ensemble des pots fumigènes de Hambourg". Enchoubiner c'est "remplir de fumée", cependant que Choubiner c'est "fumer" et en particulier "fumer la pipe", et ça choubine égale "ça fume", mais aussi, par dérivation synonymique " ça gaze, ça carbure". A ces gens premiers se rattachent des emplois métaphoriques. La "choubinette" c'est la "tête", image appuyée à la fois sur la forme de l'objet et sur celle du mot : "choubinette" rappelant "binette". D'où choubiner, "réfléchir", "penser" et en particulier "raisonner" de travers; c'est aussi "fumer", c'est-à-dire "se mettre en colère". D'où dérive choubineur, "celui qui se met en colère" et parfois un "discuteur"; choubinage est la "méditation", le "travail" et une choubinette un "type coléreux". Mais la "choubinette" est aussi le "ventre", "l'estomac", l'organe qui brûle et digère les aliments et choubiner c'est "digérer" et surtout "chier", "péter". Une "choubinette" est une "tinette" par la tripe association de la forme des deux objets, de celle des deux mots, et du sens spécial de choubiner.

Degré de civilisation

On ne peut juger du degré de civilisation d'un pays qu'en visitant ses prisons (Dostoïevski). - Certes, mais nos touristes se soucient-ils du degré de civilisation du pays dont ils fréquentent les plages?

Et Raymond Guérin (Les Poulpes, Gallimard, 1953, p.16) quant à lui, fait penser au Grand Dab: "Comme disait Einstein, on mesure le degré de civilisation d'un peuple à ce qu'il mange...".

C'était bien l'avis des prisonniers de guerre français, belges, polonais, anglais, américains lors de la 2ème guerre mondiale. C'était aussi l'opinion d'Astérix sur l'armée romaine. Et j'en passe... Mais j'ignore si la référence à Einstein est authentique.

Si vous voulez explorer la piste, cliquez par exemple sur:

... ou bien sur un moteur de recherche avec les mots "degré civilisation". Il y a de quoi passer la soirée.

Posted by bertinj at 10:48 AM
Edited on: dimanche, 09 novembre, 2008 7:35 AM
Categories: La Vie dans le Camp

[Liens]

PRENZLAU (Oflag II A)

COLDITZ (Oflag IV C)

EICHSTÄTT (Oflag VII B)

JULIUSBURG (Oflag VIII C)

FISCHBECK (Oflag X D)

Prisonniers de Guerre

La Seconde Guerre mondiale

L'aide aux prisonniers

Posted by bertinj at 10:48 AM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:38 PM
Categories:

samedi, 01 novembre, 2008

1940

16-fev Norvège Début des hostilités "en Norvège"

10-mai Belgique, Hollande, Luxembourg Opération "Sichelschnitt" (coup de faucille): attaque surprise contre la Hollande, le Luxembourg, la Belgique et la France.
Warum Krieg? Scheisskrieg! Krieg gross malheur!
www.herodote.net

10-mai Angleterre Churchill devient Premier Ministre
www.herodote.net

15-mai Hollande (Le matin) L'armée hollandaise se rend.

27-mai Belgique
Capitulation belge(Signature Gén. DEROUSSEAUX devant Gén.von PAULUS)
(1) Observation de l'ex-PG.Julien GOENS
(2) cfr Stalingrad 31/1/43


10-juin   L'Italie déclare la guerre à la France et à la Grande-Bretagne.

16-juin France L'armée allemande franchit la Loire

17-juin France Discours du Maréchal Pétain
www.herodote.net

18-juin Angleterre, Londres France BBC 22H00 - La BBC diffuse l'Appel de De Gaulle à continuer la guerre.
www.herodote.net

22-juin France, Compiègne 18H50 -Armistice signée France/Allemagne - France coupée en zone occupée et zone non occupée (nono)

07-sept Angleterre Nouvelle tactique allemande c/ l'Angleterre : bombardement systématique des villes dans l'espoir d'abattre le moral des Anglais. Le Blitz frappe en premier lieu les quartiers populaires de l'East End de Londres.

15-sept Angleterre Blitz sur l'Angleterre : jusqu'au 10 mai 1941, les bombardiers all. interviennent toutes les nuits et systématiquement par vagues de 150 à 200 appareils à chaque fois.

12-oct Angleterre Hitler reconnaît s/échec dvt la chasse angl.& renonce à s/projet d'invasion de la GB. Mais le Blitz continue.

18-oct Allemagne Berchtesgaden: visite secrète à Hitler de la princesse héritière Marie-José d'Italie, soeur de Léopold III et mandatée par celui-ci. Elle demande  à Hitler un entretien pour son frère. Hitler d'accord (v.19-nov-40)
de Launay, La Belgique à l'heure allemande

24-oct France, Montoire Gare de Montoire-s/Loir (Vendômois) : rencontre Pétain-Hitler, sous l'égide de Pierre Laval

14-nov Angleterre Coventry : le raid le plus violent du Blitz  (nuit du 14 au 15 novembre)

19-nov Allemagne Berchtesgaden: visite privée de Léopold III à Hitler. Durée de l'entretien: 2h40. Sujets: ravitaillement de la pop.belge, libération des prisonniers.
Capelle

1939 <- | -> 1941

Posted by bertinj at 6:02 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 6:28 PM
Categories: L'Histoire

[Pourquoi ce site ?]

Depuis près d’un an, quelques fils ou filles d’officiers ex-PG dans les OFLAGs de 1940-1945 se rencontrent fréquemment afin d’échanger des informations et rassembler des photographies ou des dessins évoquant les années passées par leurs pères à :

PRENZLAU - FISCHBECK/Hamburg – ROTENBURG a.d.Fulda - COLDITZ – EICHSTÄTT - JULIUSBURG - LÜBECK – NEU-BRANDENBURG – SOEST – TIBOR – FALLINGBOSTEL – BOCHOLT – LÜCKENWALDE...

Simples rencontres amicales, au départ ! Ces enfants d’Officiers-et-Prisonniers de Guerre ont rapidement réalisé l’enjeu capital de leur initiative. Pour élargir le débat, ils ont cherché et cherchent encore des Anciens, de « vrais PG ».

Mais oui, il y en a ! Bon pied, bon œil ! Et ce qu’ils racontent est riche d’enseignements. Pour aller plus loin encore, c’est le cas de le dire, des fils et filles ont fait « le voyage » et se sont rendus à PRENZLAU (90 kms de Berlin) ou à TIBOR (en Pologne). Les côtes de la Baltique valent bien celles de Normandie et les rives de l’Elbe et de l’Oder ont des leçons à donner…

Les années Quarante ! Sans les regretter, loin s’en faut, ce n’est pas du tout des années qu’il vaut mieux oublier.

La Vache et le Prisonnier

Tourner la page ? Même « ceux qui se sont trompés » ont à nous faire comprendre que l’on peut se tromper. Rions de bon cœur avec les Bourvil et De Funes de La Grande Vadrouille. Evidemment ! Nombreux sont ceux qui n’ont gagné la guerre qu’après 1945, au cinéma, en ridiculisant le vainqueur du moment. Pourtant très poignantes furent – et sont encore aujourd’hui - les réalités d’un conflit guerrier, bien plus que les images héroïques et moralisatrices de certains films de guerre et d’espionnage. Et le bon exemple ne se trouvait pas du côté des rigolards et des petits malins du Bon Beurre. Pour épingler les monstruosités des Nazis, il n’y a pas – malheureusement, que la Résistance, le Jour le plus long, Nuit et Brouillard, la Shoah ,les Evasions célèbres ou le Jour V.

Hélas, la première moitié des années quarante, ce fut, pour beaucoup trop d’officiers, cinq années de prison par ordre et, très vite, par contrainte, sans jugement ni dette à payer à la société. cinq années de mépris et de manœuvres subies, cinq années de promiscuité et de disputes internes, cinq années de mise en otage. Cinq années pourtant de défi à l’injuste occupant de la patrie, chez celui-ci même, et de mobilisation des gardiens et policiers ennemis. Ce fut encore des bombardements, subis au même titre que les combattants, les libérés et les victimes civiles. Ce fut souvent des libérations entre deux fronts ou par des voleurs de montre.

Nos captifs par ordre, furent avec raison surnommés les Chétifs (du latin populaire captivus ) par un auteur belge, Roland Crahay, en titre de son récit publié peu après son retour dans la « mère-patrie ». Chétifs certes, mais résilients…

Tant pis si tout cela n’est pas (toujours) très gai !

Sachez cependant les surnoms que donnaient nos pères à leur gardien. Sachez les paroles vraies de l’air que jouait le trompette de l’Oflag quand le chef du camp se présentait au corps de garde. Sachez aussi la délectation des Chétifs quand von PAULUS (entre les mains duquel notre représentant avait dû signer l’acte officiel de « notre » capitulation) dût à son tour capituler dans les formes devant les Soviets, à Stalingrad. Notre représentant était alors emprisonné à Prenzlau, ruminant «nos » espoirs.

Il est importantissime que « those who came after » (ceux qui sont venus après) sachent, ce qu’est au juste la Guerre, ce lamentable jeu de ruine et de massacre, immense misère de l’homme, plaie de nos actualités se dévoilant, fort pudiquement d’ailleurs, dans nos journaux et sur nos écrans, déguisée le plus souvent en épopée, en panache, en uniformes, insignes et véhicules rutilants.

IL FAUT nécessairement HAÏR LA GUERRE.

Nos moyens défensifs sont des maux nécessaires, mais pas la guerre, PAS LA GUERRE !

Pour bien connaître cet adversaire de l’humanité, il faut se montrer froidement son VRAI visage. La guerre, FAIBLESSE DE L’ESPRIT.

Comme la famine et la peste, il n’est pas impossible de vaincre ce fléau de notre imbécillité. Et cela, malgré la phrase lue dans son cachot et gravée pour 60 ans au moins dans la cervelle d’un PG mis au cachot à PRENZLAU : Gegen die Dummheit kämpfen die Götter selbst (= Contre la Sottise, les Dieux eux-mêmes luttent en vain)

Il y a peu, un petit journal d’une fraternelle de Résistants français le soulignait, dramatiquement :

La sauvegarde des archives devient urgente ! Que les anciens (…) ne brûlent rien ! ne jettent rien ! Une simple lettre venant d’un stalag ou d’un oflag, une modeste carte transitant aux bons soins de la Croix-Rouge Internationale des années 1930-1960, revêtent une importance que vous ne soupçonnez pas ! Notre ami Henri Bruller (Vercors, Le Silence de la Mer, Les Armes de la Nuit ) nous avait mis en garde: «Quand la mémoire faiblit, quand elle commence comme une fragile falaise rongée par la mer et le temps à s’effondrer par pans entiers dans les profondeurs de l’oubli, c’est le moment de rassembler ce qu’il en reste, ensuite il sera trop tard ! »

Posted by bertinj at 5:39 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 6:13 PM
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[Bibliographie]

A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z 

[A]

ALLARD*, Arthur (1901-1975)

  • La Vie profonde des Oflags in "Voix du Rédempteur" n°52-jan.1946, col.105-109 : Concerne l'Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - L'aumônier ALLARD a signé diverses œuvres aussi sans rapport apparent avec la captivité sous le pseudonyme de LENOIR, Yves
  • La Vie profonde des Oflags in revue "Le Guetteur wallon", n°3, 1970, pp.7 à 10 : Je n'ai pas eu en main cet article, mais il semble reproduire le texte qui a paru en 1946 dans la "Voix du Rédempteur"
  • L'Humour dans les Oflags, I in "Voix du Rédempteur" n°52-avr.1946, col.219-224 : Concerne l'Oflag II-A ou 80(Prenzlau
  • L'Humour dans les Oflags, II in "Voix du Rédempteur" n°52-mai 1946, col.249-254 : Concerne l'Oflag II-A ou 80 (Prenzlau)
  • La Vie religieuse dans les Oflags in "Voix du Rédempteur" n°52-nov.1946, col.52-57 : Concerne l'Oflag II-A ou 80 (Prenzlau)- Cet article a été traduit en allemand par TIMM, Reinhard u. Marion (sous le titre:"Die sowjetische Zeit des Prenslauer Lagers". Document dactylogaphié qui m'a été remis par Mr TIMM,R en mars 200
  • La Vierge de Prenzlau sera vénérée dans le Condroz in "Voix,du Rédempteur" n°57-oct.1951, col 261-262 : Concerne l'Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) et l'icône de ND du Perpétuel Secours réalisée à Prenzlau et abritée dans une chapelle à Mohiville près de Ciney.
  • Fin de séjour en Poméranie in "Voix du Rédempteur" n°53-déc.1946, col.91-96 : Concerne l'Oflag II-A ou 80 (Prenzlau)

AMBRIERE, Francis

  • Les Grandes Vacances 1939-1945 Les Ed.de la Nouvelle France, éd.définitive, 1946 - - Prix littéraire: GONCOURT 1941 (décerné en 1946) : Facile à trouver (s/ Livre-Rare-Book 40 propositions) 1ère édition de 1946, Nouvelle France, broché remplié, prix entre € 9.15 et 12.10 (exemplaire exceptionnel à € 27.00) - Ed.Hachette (Bibl.Verte): € 7.50 à 10 -En Livre de poche: € 3 à 3.70. Acquis Ed.Nvlle France : € 7.62

AMBRIERE, Francis & FORTIER, Jean A.

  • Images des Grandes Vacances. Les Œuvres françaises, Paris, s.d. (après 1946), broché, grand in-8, 140 pages. Plus rare que Les Grands Vacances (5 prop.s/Livre-Rare-Book). Prix en 2de main: entre € 12,10 et € 25. Acheté à € 12.20

AMNESTY INTERNATIONAL

  • Un Combat sans cesse renouvelé. DSC. Amnesty International est une ONG s'occupant des prisonniers de guerre

ANONYME

  • La Choubinette. in Belgique Militaire (?), Année 19??/n°??, pp.26 à 28. (suite philologique à l'article descriptif paru précédemment). Considérations d'ordre philologique sur le mot "choubinette" et ses dérivés. Les sources citées par cet article sont: Prof.GUIRAUD, article."Argot" (en fait ouvrage "L'Argot", paru en 1973) et une enquête de HENRY, A. (sans doute HENRY Albert, ex-PG à Prenzlau, évadé en 1942, auteur notamment d'"Offrande Wallonne", livre écrit à Prenzlau), prof. À l'Université de Gand, art."Choubinette" in "Le Français Moderne, XIX, 1946. ("Le Français moderne" est une revue de linguistique éditée à Paris).
  • Echos de captivité. (Auteur du Chemin de croix du Prisonnier de Guerre). Publications techniques et artistiques, 1945 - Broché. 21x 26 cm - 28 illustrations. Album de dessins - Prix sur Internet (2003, Livre-Rare-Book) : € 34.0
  • Répertoire des Noms & Adresses des Officiers belges ayant séjourné au Camp d'Eichstätt (Bavière) pendant la période d'été 1940. Introduction en français du Colonel SERVAIS*, en néerlandais du Lt Col. VAN COPPENOLLE*. Imprimerie PUVREZ, 59 av.Fonsby, Bruxelles, 1940, broché, 136 x 209 mm, 80 pp (dont 12 de publicité). Répertoire établi bizarrement AVANT la fin de l'eprisonnement des belges à Eischstätt. Photocopies en ma possession à partir d'un exemplaire de cette brochure qui m'a été prêtée en septembre 2003 par M.Léon BELCHE (Slt du Génie en 1940). Le colonel SERVAIS, qui a écrit l'introduction, a été comdt du camp VII-B (Eichstätt), jusqu'à l'arrivée d'un officier plus ancien venant de Colditz (SERLEZ).

ARVELLE* Joël

  • Histoire de la Franc-Maçonnerie belge. Editeur? 1995. Disponible à la librairie de l'UDFC, Bruxelles, Chée de Wavre.

ASSOCIATION LES AUDOIS, 5e Colloque international de Carcassonne, Mai 2002, Actes publiés sous la direction de CAUCANAS, Sylvie CAZALS, Rémy & PAYEN, Pascal

  • Contacts entre peuples et cultures - Les Prisonniers de Guerre dans l'Histoire. Editions PRIVAT/Regards sur l'Histoire, en collaboration avec l'ass.LES AUDOIS, Toulouse, 2003 - Broché, couverture illustrée & plastifiée, 320 pages. Prix du livre neuf: France, € 25.00 - Belgique, € 27,64

[B]

BAL*, Willy - Ill. MARCHOUL, Gustave

BAL*, Willy - Ill. DRYGALSKI, Raymond

  • Djon'nèsse a malvô. (= littéralement: Jeunesse gaspillée). El Bourdon, Charleroi, 2001 - Contes de guerre en wallon, trad. Juxtalinéaire français/wallon. (http://users.skynet.be/sllw/bal.html)

BAILLY*, Michel

  • Guerre 40-45 (IV) - Les Prisonniers de Guerre (6) : Dans les "Kommandos" champêtres, la galanterie était plutôt rare. in journal Le Soir, Bruxelles,20-21/04/1991. Photos : "Le Mariage de Mlle Beulemans", représentation théâtrale au Stalag I-A (Stablack) - 2 maréchaux des logis dans la neige (ibidem) - Défilé de mode, présentation d'une robe de chez LANVIN (ibidem) - Ces pièces se trouvent également dans les Archives de la S.G.R.S., Bloc 14S, Quartier Reine Elisabeth, Rue d'Evere 1, 1140 BRUXELLES, Dossier Captivité-Evasions, Boîte #1, farde #4? document # 53.
  • Guerre 40-45 (IV) - Prisonniers de Guerre (1) : 70.000 prisonniers de guerre étaient encore en Allemagne, en 1945. in journal Le Soir, Bruxelles,édition du 15/04/1991. Photos: - balle pelote à l''Oflag II-A (Prenzlau) - capture d'un sous-off. au fort de Boncelles en mai 40 - cimetière du Stalag 1-A (Stablack) en 1941.
  • Guerre 40-45 (IV) - Prisonniers de Guerre (2) : Dans les Camps allemands, projets politiques d'officiers prisonniers. in journal Le Soir, Bruxelles,édition du 16/04/1991. Photos : - équipe radio et chef belge du camp, Oflag X-D (Fischbek) - Marcheurs de Gerpines à l'Oflag II-A (Prenzlau) - Ces pièces se trouvent également dans les Archives de la S.G.R.S., Bloc 14S, Quartier Reine Elisabeth, Rue d'Evere 1, 1140 BRUXELLES, Dossier Captivité-Evasions, Boîte #1, farde #4? document # 53.
  • Guerre 40-45 (IV) - Prisonniers de Guerre (3) : Les fermiers allemands faisaient leur choix parmi les prisonniers. in journal Le Soir, Bruxelles, édition du 17/04/1991. Photos - Ces pièces se trouvent également dans les Archives de la S.G.R.S., Bloc 14S, Quartier Reine Elisabeth, Rue d'Evere 1, 1140 BRUXELLES, Dossier Captivité-Evasions, Boîte #1, farde #4? document # 53.
  • Guerre 40-45 (IV) - Les Prisonniers de Guerre (4) : Le Soldat Roger s'évade pour fuir les bombardements de Hambourg. in journal Le Soir, Bruxelles,18/04/1991. Photos: - Officiers prisonniers flamands déguisés en pêcheurs Oflag II-A (Prenzlau) - S.Georges et le Doudou (ibidem) - Fête-Dieu au Stalag I-A (Stablack) - Mentions des Stalags X-A, X-B (Sandbostel/Hamburg), de l'Oflag VII-B (Eichstätt) - Ces pièces se trouvent également dans les Archives de la S.G.R.S., Bloc 14S, Quartier Reine Elisabeth, Rue d'Evere 1, 1140 BRUXELLES, Dossier Captivité-Evasions, Boîte #1, farde #4? document # 53.
  • Guerre 40-45 (IV) - Les Prisonniers de Guerre (5) : Le feu de camp des anciens Scouts, baptisés "Ouah-Ouah" par les autres. in journal Le Soir, Bruxelles,19/04/1991. Photos : - Stalag I-A (Stablack) spectacle donné de "kommando" en "kommando" - Groupe de scouts liégois à l'Oflag II-A (Prenzlau) - Ces pièces se trouvent également dans les Archives de la S.G.R.S., Bloc 14S, Quartier Reine Elisabeth, Rue d'Evere 1, 1140 BRUXELLES, Dossier Captivité-Evasions, Boîte #1, farde #4? document # 53.

BELLUS, Jean (Préface de COLLINE, Paul)

  • Humour Verboten ! Librairie Arthème Fayard, ¨Paris, 1945. Broché. 9 planches en couleur; couverture découpée montrant la 1ère) & 40 pl. en noir & blanc. Humour "français" dans les stalags et les kommandos. Beaucoup de clichés; exemple: "Les Français ne prennent rien au sérieux. C'est ce qui fait leur faiblesse. Et leur force. Les Allemands prennent tout au sérieux. C'est ce qui fait leur force. Et leur faiblesse" (P.Colline)

BICHET, G.-A.

  • Evadés..! (Stalag XII-B). Imprimerie E.Spillmann, Hélio-Lorraine, Nancy, 1945 - Broché, in-8, bois originaux, 152 pages. In Spe - Prix sur le marché d'occasion, € 14.00/15.00 environ (Livre-rare-Book, Abebooks), € 20.00 Librairie Duchêne

BILLOTTE, Pierre

  • Le Temps des Armes. Plon/Coll.Les Chemins de l'Aventure, Paris, 1972 - In-8, cartonnage de l'éditeur, jaquette, 443 pages. In Spe -Né en 1906, P. Billotte, fait prisonnier en 1940, s'évada l'année suivante via Moscou alors que l'URSS était sur le point d'être attaquée par les Nazis. Il put gagner Londres et devint le chef d'état-major du général de Gaulle jusqu'en 1944, Chef de la brigade blindée de Leclerc en août 44. Il décrit ses combats dans les troupes de la France Libre; l'Allemagne de 1945 ; des sommets aux abîmes. Ce livre ne concerne que secondairement les prisonniers de guerre. Prix sur le marché de l'occasion: entre € 9.00 et 15.00 - € 22,87 pour un bon exemplaire portant envoi de l'auteur.

BINAMé*, Charly (Lt)

  • Fischbeck - Prenzlau. Armentor, Imprim.Wellens & Godenne, Bruxelles, s.d. - (30 planches non numérotés et non reliées). Numéroté - Concerne les Oflag X-D (Fischbek) et II-A ou 80 (Prenzlau) - Je possède des photocopies de l'exempl. n° 298 propriété de l'ex-PG GOENS, Julien - L'auteur et sa famille auraient émigrés au Canada. Malgré un état moyen,ce recueil d'illustrations est proposé à € 120,00 en seconde main par la librairie Espace Culture à Liège Tel 04 344 31 04 (Info. Novembre 2003 sur Livre-Rare-Book)

BIRON*, Paul

  • L'an 40 de mon Mononke. Imprimerie Dricot, Bressoux, 1972. En jargon populaire (mi français, mi-wallon) avec des fautes d'orthographe volontaires alourdissant la lecture. Livre d'humour sans prétention autre que de distraire.

BOLLE*, F (Col)

  • Rapport sur les activités du Service d'Aide aux Candidats-Evadés à Prenzlau. (mort à Hasselt en 1946, prisonnier à Prenzlau) - Rapport de 15 pages dactylographiées. A consulter - Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - L'existence de ce rapport en 1966 au Ministère de la Défense Nationale, Service des Prisonniers de Guerre, est signalée dans HAUTECLER 1966, ch.37, p.217 - A rechercher (CEGES ou Service Historique de l'Armée Belge ?) - Voir aussi article dans la LIBRE BELGIQUE du 16 janvier 1948 verbo LIBRE BELGIQUE 1948/01/1
  • Souvenirs de l'Animateur de l'Organisation Bolle à Prenzlau. In spe - Concerne Oflag II-A (Prenzlau) - Voir le rapport de cet officier au verbo BOLLE

BOVY*, Emile (Colonel e.m. )(se présentant sous le pseudonyme "E.B." ou "N°353)

  • Au Camp de Prenzlau (Oflag II/A) - Cogitations du N°353 - Essai descriptif. Imprimeries générales L.A.,Anvers, s.d.(après 1943 - grand in-8 (240x160mm), broché, couverture imitation toile,171 pages. Concerne l'Oflag II-A (Prenzlau) jusqu'en décembre 1943, date du rapatriement de l'auteur pour raison de santé.Description de l'Ofl. II-A pp.11s. L'auteur a séjourné auparavant à l'Oflag VIII-C (cfr footnote p.24) Juliusburg. Il était un des plus anciens colonels de Prenzlau, sinon le plus ancien, prenant lui-même rang immédiatement après les généraux (voir p.61, début du chap."Silence éloquent, éloquence inutile"). Il indique aussi (p.62) qu'il appartient à un arme toujours un peu méprisée, jugée inférieure au pdv intellectuel et officiellement traité en race de parias (intendance? administration?) - L'identification E.B.= Emile BOVY* est due au Major Léon BELCHE* Le n° 353 est sans doute le n° de l'auteur comme prisonnier à Prenzlau.

BRICKHILL, Paul (trad.française: JOUAN, R)

  • The Great Escape (titre en franç.La Grande Evasion). Première éd.: Faber & Faber 1951. Présent volume 2000, Cassell Military Paperbacks, ré-impression de 2002 - ISBN 0-304-35687-5, broché, 264 pages (Trad.fr. aux Ed.France-Empire 1963/1967, broché, chez Hachette ds la coll.Bibl.Verte, relié, et au Cercle du Bibliophile , 1964/1965, relié). En anglais - Aviateurs anglais et américains prisonniers(Stalag Luft III) - Livre axé sur les méthodes d'évasion et leurs suites durant la WW2.- Mon ex.(mailto:oflags@skynet.be) a été acquis neuf à Londres , Imperial War Museum, pour £ 6.99 en août 2003. Ce livre a inspiré le film du même titre.

BROU*, Willy Charles (Schaerbeek 1914-Uccle 2001)

  • Brandebourg '45. Editions techniques et scientifiques, 1050 Bruxelles, 1984 - Broché, 155 pages. Une carte du Nord de l'Allemagne entre l'Oder et Neu-Brandenburg. Souvenirs relatifs à l'évacuation des PG de l'Oflag II-A ou 80 (Prenzlau), leur exode et la libération du camp par les Soviets (avril-mai-juin 1945) - Willy BROU a été lieutenant du génie de la 93e prom.AG.- Il est né le 2 août 1914 et décédé le28.01.2001. Exemplaire dédicacé par l'auteur au Cdt d'Artillerie e.r. HENRARD, J. - Acquis pour € 9.00

BROUTOUT

  • Lettres à Lotte extraites de la correspondance de guerre du Wachtmann Otto - Torgelöw 1940/Scheune 1945. Vendu au profit du Fonds des "Barbelés", broché, 125 pages, un dessin d'Otto par Bizuth (Nicolas JEANDRIEUX, Leurs Gueules), une dizaine de photos.prises à Torgelöw. Humour sous forme de faux courrier échangé pendant la guerre entre un gardien allemand et sa famille. L'histoire débute à Pasewald en Poméranie - Acquis pour € 10.00 à la Libraire De Krijger, B-9420 ERPE-MERE - Exemplaire dédicacé par l'auteur à "A Mme et Monsieur NISOLLE notre dévoué secrétaire, en signe de bon accord - Pâturages le 11.1.85.

[C]

CAGANUS*, Camille, lieutenant - ill. par JACQUES*, Hélène

  • Le Temps qui s'use - Recueil de Poèmes - Eichstätt 1940-1941. Desoer, Liège, 1941, 76 pages, reliure en carton marbré et pochette cartonnée, également marbrée, dos en simil bleu avec l'auteur, le titre et la date en lettres dorées/ Achevé d'imprimer le 21/11/1941. Tiré à 700 ex.sur papier vergé, tous signés de la main de l'illustrateur, l'auteur étant en captivité, et tous numérotés. In Spe (photocopié en attendant) - L'ex.n°541 de ce livre, don de Mr.Michel Boksruth est accessible à la Bibl.de l'UCL à Louvain-la-Neuve (BGSH-BMAG/Silo # 4 B 2591 ou 5 A 8199), ex-libris de l'Université et de "Domus Providentiae" - Concerne Oflag VII-B (Eichstätt)

CAGANUS*, Camille, Lieutenant, ill. JACQUES, Paul

  • Regards dans une Cage - Eichstätt Août 1941. Desoer, Liège, s.d. - Album numéroté de 15 poèmes en prose illustrés présentés en 15 planches non paginées. Concerne Oflag VII-B (Eichstätt) - Prix d'acquisition: € 12,40 (Libr.Fafouille, Charleroi) - Mon exemplaire porte le n° 822

CAGANUS*, Camille, lieutenant - Ill.de MARCHAL, Jean (60 dessins)

  • Théâtre en captivité - Souvenirs et rélexions. L'Horizon nouveau, 1945. 60 dessins d'Omer Marchal, 154 p. Un exemplaire de cet ouvrage se trouve à la Bibl.de l'UCL (BMAG/Silo 5 A 43826) - Acquis en 2003 à €30.00 - Libr.Deroye P.B (dero@euronet.nl) - Papier jauni et fragilisé, collage en mauvais état - Jean MARCHAL a également illustré KEMPENEERS, La Vie dans un Oflag.

CAGANUS*, Camille, lieutenant - Ill. MARCHAL*, Omer ou Jean?

  • Des Hommes perdus. éd. L'Horizon Nouveau, Liège, 1946. In Spe

CARDINAUD Roger, docteur - Préface de SOUBIRAN, André, docteur

  • Médecin en captivité - Mémoires (août 1939 - septembre 1943). Rumeur des Âges, La Rochelle, 1990. Concerne Ludwigsburg, Gaisburg, Rastatt

CAZENEUVE, Jean - Préface de SERRUS, Charles

  • La Psychologie du Prisonnier de Guerre. P.U.F. Paris, 1945. € 23.00 - Ouvrage instructif de très bonne tenue.

CHARLIER*, Hermann

  • De la Lys à l'Oder. Ed. Charles Dessart, 1945, in-12, broché. Le périple d'un militaire belge, PG mai 1940, Dulag VI-D (Dortmund), Stalag II-A (Neubrandenburg),Stalag II-C(Greifswwald), Gartz, Fiddichow-am-Oder, etc.., rapatrié mai 1941, résistant ds l'Armée secrète, recapturé cô. tel en 1944, condamné à mort à Mons et miraculeusement épargné par la trop grande proximité de la Libération.-Acquis d'occ. € 6.20 (Papier jauni) ou € 12.20 (Etat d'usage - ex-libris - couverture défraîchie).

CHRISTOPHE, Robert

  • Comment fut réalisé 'Sous le Manteau", film clandestin des prisonniers de l'Oflag XVII A. Ed.Opta, Paris, 1948 - Plaquette agrafée (158 x 230). Couverture illustrée. 24 pages. Illustrations photo dans le texte. Plaquette illustrée retraçant l'histoire du fim tourné clandestinement en format réduit de 8mm par un groupe d'officiers français prisonniers à l'Oflag XVII-A (Wolfsberg, Autriche) - Prix demandé sur le marché (Internet) : € 28.00
  • Les Flammes du Purgatoire - Histoire des Prisonniers de 1940. Editions France-Empire, Paris, 1979, in-8 broché,260 pages - Photos h.t. des Ofl.XVII-A (Edelbach), X-C (Lübeck), etc… Chap.6: "Aspect cocasse du mélange des nationalités dans les Oflags", pp.142 et sqq., il y est question de l'Oflag II-A (Prenzlau), surnommé 'l'Oflag des Wallons". On y apprend qu'étaient gardés là des officiers belges de langue française ou dialectale renchie (rouchie?), gaumaise et champenoise (!). Une histoire farfelue de PG transmettant de fausses nouvelles pour masquer la panne de leur radio clandestine. La capitulation du Führer aurait ainsi été annoncée au Cdt belge du camp, celui-ci réclama son arme au Cdt allemand, ce qui valut aux radiophonistes en mal de galéjade leur envoi immédiat au camp disciplinaire de l'Ofl.X-C (Lübeck). L'histoire n'explique pas comment ces créateurs de "canards" radiophoniques furent dévoilés. Mais, comble de naïveté, les punis révélèrent eux-mêmes leur "histoire belge" à leurs camarades français et autres, ce qui dérida ceux-ci pendant un bon moment, surtout les Français.- Exemplaire dédicacé - Acquis pour € 18.00

CLAES*, Ernest

  • Bei uns in Deutschland. En néerlandais. Concerne les prisonniers de 1914-1918

COCHET, François

  • Les exclus de la victoire, histoire des prisonniers de guerre, déportés et STO, 1945-1985. Editions SPM/Kronos, Paris, 1992, in-8 broché 272 pp. In Spe - Ouvrage de caractère général.€ 20.00 à la Libraire Duchên
  • Soldats sans armes: une approche culturelle de la captivité de guerre. Editions Bruylant-LGDJ/Coll.Histoires, Bruxelles/Paris, 1998/1999, ISBN 2-8027-1180-6. Non épuisé/ catalogue BRUYLANT 2003, info@bruylant.be - Acquis 14/07/2003 - Prix d'acquisition neuf € 23,80 - Ouvrage d'intérêt général

COLLECTIF

  • Du Barbelé... à la Liberté. Association des combattants prisonniers de guerre de la Seine/ Collection Servir Paris, 1964, in 12 - Bristor éd., 253 pages. Proposé sur Internet (2003 Livre-Rare-Book) à € 7.00

COLLECTIF (DE SMEDT*, GAUTHIER*, NAVAUX*, FLUPKE*)

  • Il y a vingt-cinq ans - La Libération des Oflags - Dernières semaines du Camp de Prenzlau I (09.02.1945-01.05.1945). in "Belgique Militaire", n°81, mai 1970, pp.2-30 - Concerne Oflag II-A. Photocopies - Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - Intéressant pour les derniers mois de la captivité en 1945.

COLLECTIF (OBORSKY*, A.T.*, GAUTHIER*, WANTY*)

  • Il y a vingt-cinq ans - La Libération des Oflags - Dernières semaines du Camp de Prenzlau II (02.05.1945-10.06.1945). in "Belgique Militaire", juill.1970, pp.3-13 - Concerne Oflag II-A. Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau)

COLLECTIF (Divers auteurs: BARON, BELLIVIER, CAZALIS, CROUZET) - Ill. par divers illustrateurs.

  • Escale à Nuremberg Oflag XIII-A / Bloc VI. P.Vautrain (ou Vautrin), 1945 - in-4 ou grand in-8, broché 153 pp. Nombreux dessins, planches h.t. Edition numérotée. Proposé sur le marché d'occ. (Galaxidion) à € 31.00 - In spe ?

COLLECTIF (Ed.responsable Lt-Col.WANTY)

  • FULDA-ECHO, Périodique (en principe bimensuel). Journal (polycopié) des prisonniers de l'Oflag IX/A-Z - Année 1940: 6 numéros, du n°1, daté du 1/10/40, au n°6, daté du 15/12/40, en tout 68 pp. - Année 1941: du n°7 daté du 1/1/41, au n°12, daté du 1/10/41, en tout 77 pages approximativement, si le n° 11 manquant comportait 12 pages (?). Concerne l'Oflag IX-A/Z (Rotenburg a/d.Fulda) - Coll. pers. du Capt DUBUISSON remise par s/veuve à Mr.Jean FRINGS, Jean (Rebecq-Rognon,2003) - Le n°10 (mars/avril/mai 1941) comporte un supplément 216x210mm, contenant l'éloge funèbre du Cdt BUISSERET*, G., +14.5.41, prononcé par le Col.VAN SACEGHEM Le n°11 manque; le dernier exemplaire connu est le n°12, octobre 1941)

COLLECTIF (Informations fournies par Col.BEM A.BAUDRY, Col.BEM F.BOUKO, Gén.Maj. A.BROEMANS, Cdt R.DOULIER, Médecin-Col. G.HERBIET, Col. P.HERMANT, Cdt S.HERELIXHA, Col. P.HERMANT, Cdt. P.LEON, Col.BEM R.PAPPENS, Cdt. R.PIRSON, Méd.Lt Col.R.VALLEE)

  • La Choubinette. in Belgique Militaire (?), Année 19??/n°??, pp.26 à 28. Article d'intérêt général sur les "choubinettes" dans les camps. Deux pages de description plus 2 pages de croquis et une photo prise à l'Oflag X-D (Fischbek)

CONFERENCE DE LA HAYE, 18.10.1907

  • Règlement concernant les lois et les coutumes de la guerre sur terre. De larges extraits de cette convention se trouvent à l'Annexe 1 de COCHET 1998, pp.390-393

CONVENTION DE GENEVE, 27/07/1929

  • Traitement des Prisonniers de Guerre, 27.07.1929. voir:Convention relative au traitement des prisonniers de guerre. Genève, 27 juillet 1929. De larges extraits de cette convention se trouvent à l'Annexe 2 de COCHET 1998, pp.394-406

CONVENTION DE GENEVE, 12/08/1949

  • Traitement des Prisonniers de Guerre, 12/08/1949. De larges extraits de cette convention se trouvent à l'Annexe 3 de COCHET 1998, pp.407-419

CRAHAY*, Roland (°Theux 1915, +1992)

  • Les Chétifs, récit. Dessart éd., Bruxelles, sd (après 1946) - Grand Prix des Prisonniers. R.CRAHAY était Dr en philo.et lettres. Après ses 5 ans de captivité, il a été prof.à Liège. Il a aussi écrit "Les Bonnes Intentions", Prix Maurice Wilmotte 1955) ainsi que divers vol.et art. se rapportant à ses recherches sur la litt.latine et l'hist.des religions anciennes. - Présent ouvrage acquis en seconde main pour € 9,91

CRAWLEY Aidan

  • Escape from Germany 1939-1945. 1ère éd.abrégée, HMSO 1985. Présent vol.= rééd. The Stationery Office 2001 (Uncovered editions), broch.342 pp., ISBN 0-116702459-7). Concerne Dulag LUFT, Stalag Luft III (Barth), Bad Sulza, Kirchhain, Muhlberg, Ofl.IV-C (Colditz), Stalag Luft III (Sagan), Tztmdtedt, Luckenwalde. - Livre axé sur les évasions

[D]

DASSART, André (avec 8 aquarelles de J.MARIE-CAROLINE)

  • J'étais un prisonnier. Alger, Georges Dinesco, Office d'Editions et de Publicité, 1945 - Broché, 223 pages In Spe - Prix demandé en 2003 (Galaxidion), € 35.00

DECARD*, Henri - Illustrations REMY, Jean (2 off.de rés.belges)

  • Jamais ne désespère. Librairie Parchim (Marcel Vanden Borne), Bruxelles, 1951, broché, 94 pages, édité & vendu au profit du Fonds Nachez. La Partie V relate une anecdote vécue à Prenzlau (choubinettes). En tête de la Partie 5, dessin des blocs A et E de la caserne de Prenzlau. Les autres textes touchent Eichstätt, Colditz, Elsterhorst, Lübeck, Fischbek et la libération de Fischbek. Prix d'acquisition: € 12,50

DELFORGE*, Paul & DESTATTE, Philippe

  • Combattants de 40. Hommage de la Wallonie aux Prisonniers de Guerre.- Etude. Charleroi (Institut Jules Destrée?), 1995, p.69-70. In spe - Epuisé - € 25.00 sur Chapitre.com (avec Envoi de l'auteur) - Il s'agit ici d'un des rares efforts proprement wallons pour rappeler le sacrifice spécifique de Wallons demeurés 5 ans en captivité tandis que les autres Belges, pour la plupart, soit rejoignirent leurs foyers sans passer par la captivité, soit furent très rapidement libérés. DELFORGE a également réalisé en 1995 un montage audio-visuel de 14' intitulé Hommage de la Wallonie aux Prisonniers de Guerre.

DELLICOUR*, Albert

  • (Article de revue) in "Revue de Saint-Boniface", n°149, juin 1996. Le Slt DELLICOUR, était un ancien condisciple du Slt REMI, Paul, le frère d'HERGE, le dessinateur de TINTIN, lequel HERGE (REMI, Georges) travaillait pour le "Soir volé" et laissait transparaître dans les dessins publiés par lui des allusions défavorables aux Américains. DELLICOUR a raconté les colères de Paul REMI dans la revue de Saint-Boniface (cité par PEETERS 1996, p.195)

DE ROUX, Antoine

  • Journal dessiné d'un prisonnier de guerre 1941-1942. Laffont, Marseille, 1942, in-8, broché, illustrations de l'auteur. L'éd.de 1945 comprend 190 pages format 235x160mm. In spe - Documents de la vie d'un prisonnier de guerre français, dans un camp de concentration de la capture au stalag. Courts textes illustrés de nombreux dessins (noir et blanc) la plupart pleine page. "A bord d'un tank les Allemands nous offrant le café; Sous la tente avec les Arabes. La corvée de soupe attend à la porte des cuisines. la sentinelle par - 30°. la chasse aux poux. etc...". Une première éd.datant de 1942 est facile à trouver; interdite par les Allemands dans la zone Nord de la France, l'ouvrage parut dans la zone sud mais mutilé. L'éd.de Juillet 1945 est plus étoffée. Plus rare, c'est l'édition complète, comprenant tous les dessins et le texte intégral de l'auteur. - Prix en secondes mains € 20,- à € 40,-

DESCHAUMES, Guy

DESCHAUMES, Guy

  • Derrière les Barbelés de Nuremberg. Flammarion/Nouvelle collection française, Paris, 1942. - In 8, broché, 220 pages.- Ou bien Edouard Aubanel / Nouvelle collection française, Avignon, 1942, in-8 ou in-12, 247 pages. Intérêt à vérifier, sinon in spe - Livre édité pendant la guerre (L'édition Aubanel contiendrait un avis d'autorisation du Gouvernement de Vichy)… Livre assez facile à trouver sur le marché de l'occasion; prix variant de € 7.82 à 16.00…(un ex. avec envoi à € 19.00) pour l'éd.de Paris; de € 7.00 à 21.00 pour l'édition d'Avignon)

DESIROTTE*, Robert, Cdt de rés., ex-PG - Illustrations de NEUVILLE*, Pierre (réalisées en captivité) - Préface du Lt Gl van den BERGEN* datée de Prenzlau 27.10.1941

  • Lettres d'enfants de Belgique à leur papa prisonnier. Edité chez l'auteur (2040 exemplaires). L'auteur a été PG dans les Oflags de Weilburg/Lahn, III-B (Tibor) et II-A ou 80 (Prenzlau). A la p.15 de son ouvrage, on trouve une description succincte du camp de Prenzlau et le détail de l'effectif de 2941 prisonniers belges, dont 2555 officiers (automne 1941) - Ouvrage édité pdt la guerre et donc (auto-) censuré - Acquis au prix de € 5.00 à la libr. De Krijger (B-9420 Erpe-Mere)

DESTREBECQ*, Roger

  • Au hasard d'une Guerre - Histoire vécue 1939-1945. Editions Dricot, Liège, 1990 - in-8, 471 pp., broché (couverture plastifiée). Cité dans SOIR 1991/4/18- Concerne notamment stalag X-B (Sandbostel, erronément dénommé Salinborstel, p.30!) - Epuisé-Acquis en 2de main pour € 25.00.- Exemplaire dédicacé "A Monsieur Jean DOUPAGNE avec toute la sympathie d'un ancien de la Brigade PIRON, (s) Destrebecq Roger, le 10 décembre 1990".

DEWILDE*, Maurice, assisté par VERHOEYEN E.pour la recherche d'archives & par PANIS R. pour la documentation photographique - Trad.du néerlandais par ORBAN, Jean-Pierre & TANNENWALD, Paul

  • L'Ordre nouveau. Uitgeverij De Nederlandsche Boekhandel, Antwerpen-Amsterdam, 1982 pour l'éd.originale parue en néerlandais; ISBN 90-289-9786-5 - Editions DUCULOT, Paris-Gembloux, 1984, pour la trad.française parue en 1984; ISBN 2-8011-0484-1, broché, 192 pages. Le chapitre 6, pp.145-17) est entièrement consacré à l''idéal d'"Ordre Nouveau" chez les Officiers en captivité - Concerne notamment Oflag VII-B (Eichstätt), III-A (Luckenwalde),II-A (Prenzlau),IX-A-Z (Rotenburg), III-B (Tibor) et XVIII-B (Wolfsberg, Autriche)

DURAND, Yves - Préface de LANOUX, Armand

  • La Captivité. Histoire des Prisonniers de Guerre français 1939-1945. édité par la Féd.Nationale des Combattants, Prisonniers de Guerre et Combattants d'Algérie-Tunisie-Maroc, Paris, 1980 (ou 1981?). Ouvrage de caractère général.

DURAND, Yves

  • Prisonniers de guerre dans les Stalags, les Oflags et les Kommandos, 1939-1945. Hachette/La Vie quotidienne, Paris, 1ère éd.en 1987, rééd.en 1994. Ouvrage de caractère général.

DURIEUX*, Robert (Dom - )

  • Présentation à l'occasion d'une exposition d'œuvres réalisées en captivité par des PG belges, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 1943 ? Article de presse. Cfr Dom Robert DURIEUX, aumônier du Stalag I-A, a écrit la phrase suivante à l'occasion d'une exposition d'œuvres de prisonniers de guerre, présentée à Bruxelles au Palais des Beaux-Arts, pendant l'été 1943: "Magie de l'art qui enrichit la pauvreté, qui glorifia l'humilité de ces objets, faits non pour montrer l'habileté et le talent, mais, en cachette d'abord, dans la pureté d'une intention d'amour." - Voir également article dans LA VOIX DES BELGES, périodique clandestin, n° de septembre 1943, reproduit in Un Jésuite dans la Résistance, Le Père Joset", (Hatier/Grands Doc.illustrés, 1990, p.153).

DUTILLEUX*, Georges (Colonel)

  • Prenzlau - L'Aventure Russe - Notes personnelles. Document dactylographié et polycopié, apparemment destiné - moyennant quelques corrections - à être publié - 9 pages, plus 2 annexes (cartes). Photocopies en ma possession. - Concerne l'Oflag II-A (Prenzlau), avril/juin 1945 - Souvenirs de Georges MATHEN*, lieutenant prisonnier à l'Oflag II-A, avec en outre quelques compilations basées sur MATHEN* - document sans doute publié dans "Le Chasseur Ardennais" (voir 2e moitié de 1993 ou 1994?).

DUTOURD, Jean (°1920-….), de l'Académie française.

  • Au Bon Beurre - Scènes de la vie sous l'occupation. Roman, Gallimard, Paris, 1952. Prix Interallié, 1952. Rééd. En Gallimard/Folio # 260, 37 pages. Bien que ce livre soit surtout axé sur la vie des Français pendant l'occupation allemand, il contient d'importants passages décrivant les faits et idées agitant un prisonnier de guerre évadé et ses proches, ainsi que le peu de considération dont souffraient les captifs au regard de leurs compatriotes restés chez eux. Bons exemples des méprises de l'opinion française à l'égard des PG français pendant la guerre, et bien après. Oeuvre plaisante plein de réparties et de comparaisons amusantes.

[E]

ECRIT SUR LE SABLE

  • Ecrit sur le sable - Périodique. Journal des Oflags IID & IIB, Mars 1941 - Janvier 1944. In spe - Concerne les Oflags II-D (Grossborn) et II-B (Arnswalde) - Collection partielle consultable à Paris, Arch. Nationales et Bibliothèque Nationale de France.

ESCOUBE, Pierre

  • Reflux vers l'Ouest - à travers l'Allemagne. Amicale de l'Oflag IID-IIB, 1969. In Spe - Témoignage. Oflag II-D (Grossborn) & II-B (Arnswalde).

[F]

FLAMENT, Pierre, abbé - Préface d'IKOR, Roger

  • La Vie à l'oflag IID-II-B. Amicale de l'Oflag IID-IIB, 1956. In Spe - Témoignage. Oflag II-D (Grossborn) & II-B (Arnswalde).

FISCHMAN, Sarah

  • Femmes de prisonniers de guerre 1940-1945 (300 lettres). L'Harmattan, Paris, 1996. In Spe

FOSTY*, Georges (illustrateur?)

  • Dessins des camps. Pour mémoire, une exposition de dessins à Arlon après la guerre. Professeur à l'Athénée d'Arlon, ex-officier PG

[G]

GABRIEL*, Jean (pseudonyme de VERNIERS,G., Cdt)

  • La Chair et le Glaive, roman. Librairie Parchim, Bruxelles, 1953. Concerne l'Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - Mon exemplaire est dédicacé par l'auteur.
  • La Chair et le Glaive, un témoignage sur la fin de Prenzlau. in "Belgique Militaire", n°81, mai 1970, p.31- Concerne Oflag II-A. Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - Article de lancement de GABRIEL 195
  • Une Chambre de prisonniers de guerre (extr.de "La Chair et le Glaive", sauf la fin). in Belgique Militaire, n°?, mai 1962, pp.?? (6 pages). Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - Photocopies conservées ds cahier « Généa – 2 » (oflags@skynet.be)
  • Le Noël le plus triste. in "Belgique Militaire", n°53, décembre 1965, pp.14-17. Concerne Oflags III-B (Tibor) et II-A ou 80 (Prenzlau).
  • Commémoration de la Bataille de Merkem (17.04.1918) au Camp des Prisonniers de Prenzlau. in "Belgique Militaire", n°67, mars 1968, pp.12-14. Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau)
  • Le cauchemar de la captivité (?). in: La Belgique Militaire, mai 1975, pp.3-16. Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - Il me manque les pp. 3 à 16 - Article de GABRIEL sur le cauchemar de la captivité
  • La longue Attente des Prisonniers de Guerre. Quatre articles publiés dans le journal La Libre Belgique des 25, 26, 27 et 28 août 1971. - Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau). In Spe - Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - A photocopier au Service de Presse de la BGSH (UCL, Grand'Place)

GILLES*, Fernand (+2001) - Préface de JAVELET Robert

  • Le Mont des Vaches - Der obere Kuhberg. Ed.Fernand Gilles, Jodoigne, 1967. In Spe - A se procurer auprès de la fille de l'auteur, qui tient une librairie à JODOIGNE, Tel. 010 812 315 Ou, si épuisé, à consulter chez le Dr.Jean HUYBERECHTS, Chée de Tirlemont 14, 1370 JODOIGNE - Pour l'auteur de la Préface, voir JAVELET.

GILLES*, Fernand (+2001)

  • La Cage aux Ours. Ed. Fernand Gilles, Jodoigne, 1973 1 vol. in 8 , broché éd., 146 pp. In Spe - Proposé en août 2003 par Kht-webrairie- Kabottine Sprl, Vincennes (Fr) 01 5864 0312 - réf. 23104, état d'usage, prix € 12,9
  • KG - La Fin d'un Symbole

GILLET, E.

  • Histoire des Sous-Officiers et Soldats Prisonniers de guerre, 1940-1945

GIRAUD, Henri, Général (° Paris 1879, +1949)

  • Mes évasions. Julliard, Paris, 1946, broché. En mai 1940, GIRAUD commandait la 7e Armée franç. (Opération Breda, qui stoppa très brièvement les All. le 13/5/1940); il remplaça ensuite le Général CORAP à la tête de la 9e Armée franç., trop tard pour pouvoir empêcher la poussée des Allemands après leur franchissement de la Meuse. Il fut capturé le 19/5 à Wassigny et envoyé à l'Oflag IV-B (Königstein près de Dresde). Son évasion, 17/4/1942, provoqua un durcissement de l'attitude all.à l'égard des PG surtout les PG français. GIRAUD tenta de s'imposer à PETAIN et LAVAL tenta de le restituera aux Allemands. Il se réfugia à Alger. Il eut dans la suite de nombreux déboires avec DE GAULLE, dont il était le supérieur en 1940 et dont, avant la guerre, il rejetait les idées modernes en matière de stratégie. Acquis 28/11/2003

GUERLAIN, Robert

  • Prisonnier de Guerre - Derrière les fils barbelés, des armées se lèvent. 1ère éd.française, Hachette (The Continental Publishers and Distributors Ltd), Londres W.C.2, 1944 - Broché, 176 pages. Acquis pour € 5.00 à une Foire aux Livres à La-Charité-sur-Loire en mai 2003 - Captivité dans un Stalag situé ds le S.E. de l'All.) - Ouvrage écrit par un P.G libéré en 1941, mais édité à Londres avant la fin de WW2.

GUIRAUD, Pierre (Professeur)

  • L'Argot. P.U.F./Que Sais-Je?, Paris, 1956 à 1973, anciennes éditions du n° 700 de cette collection, Le n° 700 actuel (éd.de 1994) porte le même titre, n'est plus signé par GUIRAUD, Pierre mais par CALVET, Louis Jean. Pierre GUIRAUD a été prof.de linguistique (sémiologie, sémantique, langage populaire, syntaxe et stylistique). A propos du terme "choubinette" en usage chez les PG de la 2GM, il cite en exemple une enquête d A.HENRY*, sur la langue parlée à Prenzlau (Oflag II-A), parue dans "Le Français Moderne", XIX, 1946.

GUITTON, Jean, de l'Académie française (°1901 +1999)

  • Pages brûlées, Journal de Captivité 1942-1943. Albin Michel, Paris, 1984, broché, 207 pages - ISBN 2-226-01961-2 (remake de la 1ère éd. aux Editions Montaigne, 1943, réalisée par des "amis" de Guitton, encore en captivité). Rem.: J.GUITTON a ég. préfacé VAISSIERE 1991.- Ses positions à l'Oflag IV-D (Elsterhorst) n'ont pas fait l'unanimité à la Libération. Et les "Pages brûlées" ne sont pas reprises ds le Journal, vol.5 des Œuvres "Complètes" de GUITTON, éd.DDB, 1976, ISBN 2-220-02038-X; le Journal s'y interrompt en 1940 et reprend en 1944). Les "Pages brûlées" reflètent donc à leur manière les différences d'opinion qui divisèrent les PG français (comme, mutatis mutandis, les belges). S/ Elsterhorst, v.aussi LELONG 1943 & MORIN
  • Journal (Œuvres complètes, vol.5, Parties "1936-1940" et "1944" et "1945"). Desclée de Brouwer, 1976, ISBN 2-220-02038-X). Journal tronqué des "Pages Brulées" (voir GUITTON 1943)
  • Sagesse (Œuvres Complètes, vol.3). Desclée de Brouwer. Contient une nouvelle, "La Dernière Heure" où se trouve décrite l'atmosphère du camp de Colditz. Des extraits de souvenirs non utilisés pour ce conte sont repris dans la partie "1945" du Journal (Œuvres complètes, éHENRY*, Albert (1910-2002), professeur à l'Université de Gand.

[H]

HAUTECLER*, Georges, Cdt e.r.

  • Evasions réussies. Editions Solédi, Liège, 1966, broché, 252 pages. Concerne plusieurs camps; cepdt les chap.8, 17 & 36 concernent des évasions depuis l'Oflag. II-A ou 80 (Prenzlau). Les sources de l'auteu sont les archives de l'OTAD, le fichier all. de Meiningen & des fichiers de Stalags (Schleswig, Fallingbostel, Weiden, Hammelburg...) Les fichiers des camps délivrés p/ les Soviets sont considérés cô. perdus; reste à savoir s'ils n'ont pas été transférés à Moscou et de là à Evere (Serv.Hist.de l'Armée) - Acquis pour € 10.00 (Juillet 2003) à la libr. De Krijger (B-9420 Erpe-Mere
  • La Vie religieuse des prisonniers de guerre belges (1940-1945). Faits et documents. in Cahiers d'Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, n°3, oct.1974, pp.49-64 (16 pages). Cette étude générale comporte diverses parties dont "La vie religieuse dans les Stalags" et "La Vie religieuse dans les Oflags". En ce qui concerne les Oflags sont données des informations relatives aux Oflag VII-B (Eichstätt), VII-C (Juliusburg), IX-A/Z (Rothenburg-am-Fulda), X-D b(Fischbek) et II-A (Prenzlau). En ma possession, photocopie complète des 16 pages prise ds les "Cahiers d'Histoire".

HENRY*, Albert (1910-2002); ill. soit par DONNAY*, Jean (1 frontispice et 11 têtes de chapitre, non sign.) dans la 1ere édition, soit par l'auteur (dans les éditions ultérieures)

  • Offrande wallonne (1942). Georges Thone, éd.illustrée p/ Jean Donnay, 1946, broché, 151 pp - Rééd.Institut Jules Destrée (1961 et 1990),ill.avec des bois de l'auteur - Ecrit à l'Oflag II-A 'Prenzlau, et cela avant l'évasion de l'auteur en 1942). www.wallonie-en-ligne.net/Hommage_Albert-Henry In spe - Peu sur les Oflags mais laisse transparaître certains états d'esprit règnant parmi les prisonniers de l'Oflag II-A (Prenzlau).Très beau poème en prose en l'honneur de la Wallonie. L'édition Thone du présent ouvrage (1946, papier Alfa, n°52 de 500) se trouve dans les rayons de la Bibl.de l'UCL à Louvain-la-Neuve, BGSH, n° FL 16-G5.5-HEN - Ne pas confondre l'auteur avec HENRY*, Albert, off.aviateur d'active, qui s'est évadé deux fois (voir le récit de cet autre PG ds RENS-WEBER-DE HEUSCH, p.127).

HENRY*, Albert (1910-2002), professeur à l'Université de Gand

  • "Choubinette", article in revue "Le Français Moderne", XIX, 1946. Paris, 1946. Probablement HENRY, Albert, lieutenant de rés., auteur d' "Offrande Wallonne". V.ég. GUIRAUD Pierre, L'Argot

HEINEN Guy

  • Les premiers jours de la vie de nos prisonniers - De la capture à la détention - Mai-juin 1940. Sans nom d'éditeur (Musée de Cerfontaine ?), Cerfontaine, 1989 - Nombreuses photos, broché, 128 pages. Capture et marche des PG belges vers l'Allemagne, sur les routes de France et de Belgique - Prix de vente neuf en 1989: FB 280,-Acquis pour € 7.00 à la Librairie De Krijger - B-9420 ERPE-MERE - Exemplaire dédicacé par l'auteur à Monsieur Alain Henry de FRAHAN "Avec toutes ma sympathie", 25 janvier 1989.

HYVERNAUD, Georges (°1902 +1983)

  • Le Wagon à vaches. Ed. Denoël, Paris, 1953 (1ère éd.) - Rééd. Aux Ed.Le Dilettante, Paris, 1997 ISBN 2-84263-004-1, broché, 207 pp. Journal d'un PG après sa captivité - Problèmes de ré-insertion - Acquis neuf en France à € 15.09 ds l'éd.de 1997
  • La Peau et les Os. Ed.Le Dilettante, Paris, 1997, broché. Acquis neuf en France: € 13,57
  • Carnets d'Oflag. Ed.Le Dilettante, Paris, 1999
  • Lettres de Poméranie 1940-1945. Ed.Claire Paulhan/ Coll."Pour Mémoire", s.l., 2002, broché, 378 pp. Lettres de captivité du KG Hyvernaud depuis les Oflag II-D (Grossborn) & II-B (Arnswalde) - Acquis neuf en France: € 33,00

[I]

IKOR, Roger (° 1912 +1986)

  • A travers nos Déserts. Ed.Albin Michel, Paris, 1950 Livre du mois en octobre 1950 (éd.reliée du Club du Livre du Mois, 482 pages. Roger IKOR est né à Paris. Ecole Norm. Sup., agrégé de grammaire 1935; après débuts ds l'enseignement, mobilisé 1939 cô. Lt d'inf.; campagne Lorraine puis Belgique. PG à l'Oflag de Grossborn, où il est chef de bloc d'une organisation de résistance & dir.du journal clandestin. S'évade lors de l'avance russe, mais repris après 1 mois d'errance ds les lignes allemandes. Après la guerre, écrit des essais & romans. Prix Goncourt 1955 pr Les Eaux Mêlées (paru en Livre de Poche, mais non réédité). Pour A travers nos Déserts, voir en part.Chap. 5, Les Assassins, qui décrit les journées de mai/juin 40 sur le front Nord côté français, ainsi que les 1ers jours de la captivité
  • Ciel Ouvert. Ed.Albin Michel, Paris, 1959 - In-8, broché, 221 pages. Acquis via Internet/ Livre-Rare-Book, € 10,67 (Septembre 2003) - Livre de contes écrits en captivité "dans un oflag poméranien" (sans doute Grossborn en 1943-1944. En préliminaire, "La captivité, cette méconnue" une soixantaine de pages très éclairantes, écrites par après et décrivant surtout l'état de prisonnier, reprenant et commentant des passages écrits par l'auteur dans un autre carnet de notes écrites, elles aussi, derrière les barbelés. Trés bon
  • Pour une fois écoute, mon Fils. Albin Michel, Paris, 1975 - Broché. Concerne Oflag II-D (Grossborn ou Westfalenhof) - Un des meilleurs ouvrages sur la captivité.
  • Ô Soldats de Quarante ! Ed.Albin Michel, Paris, 1986. En commande chez Livre-Rare-Book, € 9.00 (Septembre 2003)

INCONNU

  • Article relatif à la libération des officiers belges par les Russes - Lettre du Général MICHIELS au Maréchal ROCKOZOWSKI, pour le remercier de leur libération -Voyage des généraux belges par la Russie. in la "PRAVDA" du 12.05.1945 : Cet article, traduit en français, concerne les prisonniers de l'Ofl.II-A ou 80 (Prenzlau). Ces pièces se trouvent dans les Archives de la S.G.R.S., Bloc 14S, Quartier Reine Elisabeth, Rue d'Evere 1, 1140 BRUXELLES, Dossier Captivité-Evasions, Boîte #1, Farde #1, document #
  • in "Belgique Militaire", n°95 : Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau)

[J]

JACOBY*, A. - Dessin de la couverture par SERVAIS, Jean

  • Derrière les Barbelés 1940-1945, Colditz-Eichstätt-Fischbeck-Neubrandeburg-Prenzlau, Ed. L.Bourdeaux-Capelle, Dinant, s.d.(après 1950), broché, 53 pages, photos h.-t. : Ce livre n'est pas un chef-d'oeuvre, mais il a l'avantage d'exister. L'auteur est sans doute le Cdt JACOBY, Adolphe, prisonnier à Prenzlau (mentionné ds la LISTE JORISSEN* des PG au 01/09.44, bloc C). Concerne Oflag IV-C (Leipzig-Colditz),Oflag VII-B (Eichstätt), Oflag X-D (Fischbek-Harburg),Lazaret du Stalag II-A (Neubrandeburg), l'Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) et le vitrail à la mémoire des PG de Prenzlau (Bruxelles, Basilique de Koekelberg)- - Un exemplaire, numéroté FH-5/H035-N/JAC se trouve à la bibl.BGSH de l'Univ. Cath. de Louvain (Louvain-la-Neuve) - Acquis pour € 12.50 (en 2003) à la libr.De Krijger, B-9420 ERPE-MERE

JAVELET, Robert (°1914 +1986) - Préface AMBRIERE, Francis: Illustrations BERNARD, Louis, Lettre de CUISINIER, Paul & présentation p/ PERRET, Jacques

  • Mon curé chez les P.G. T. 1 : De la Drôle de guerre aux Kommandos barbelés. T. 2 : Camarade curé. Radio Vatican. Mon curé chez les P.G.du Lazarett à la liberté. 2 tomes brochés - 15,5x21 - 348 et 314 pp - 1955 et 1957 - édition de l'auteur, Epinal. In spe - Avec dédicace de l'auteur sur chaque tome. Prix indicatif : € 30, pour les 2 tomes dédicacés par l'auteur. - JAVELET a obtenu en 1961 le Prix littéraire Erckmann-Chatrian pour son récit "Camarade Curé".

JENTGES*, Albert & LAMBERT*, Ferdinand - Préface de MARCHAL*, Omer.

  • L'Ardenne prisonnière (300 lettres à leurs familles de P.G. en Allemagne 1940-1945). Omer Marchal éditeur, 1995, Villance-en-Ardenne, ISBN 2-930099-09-07. Concerne Stalag XIII-A (Sulzberg) - Un exemplaire se trouve dans les rayons de la BGSH à l'UCL - Acquis pour € 19.00

JORISSEN* G. (Colonel Intendant e.r)

  • Oflag II-A - Prenzlau - Allemagne -Liste des Officiers Prisonniers de Guerre au 1/9/1944. 39 pages manuscrites format A-4. Ma copie a été prise sur un exemplaire prêté par Léon BELCHE, exemplaire provenant lui-même de Jules JORISSEN, col.d'Intendance e.r. (Major à Prenzlau)

[K]

KATZENBACH, John

  • Hart's War. Ballantine Books, New-York, 1999. In spe - Ref. sur PROXIS

KEMPENEERS*, J., aumônier militaire

  • La Vie dans un Oflag - Cinq années derrière les Barbelés (avt-dern.chap.:"La Fin"). Extraits, parus in "Belgique militaire", n°81, pp.15-18. Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau).

KEMPENEERS*, J., aumônier militaire - Illustré par MARCHAL*, Jean (20 dessins)

  • La vie dans un Oflag - Cinq années derrière les barbelés. Duculot, Gembloux, s.d. Valeur approx.: € 8.00 - Concerne Oflag X-D (Fischbek) - MARCHAL, J. a également illustré CAGANUS 1945, Théâtre en captivité.- J.KEMPENEERS est également l'auteur de "Le Cardinal Van Roey en son temps", Duculot/ Bibliotheca Ephemeridarum theologicarum, vol.30, 312 pages, Gembloux, 1971; "Le Cardinal Van Roey et l'Ordre Nouveau", Duculot, Gembloux, 1982; "La Résistance catholique en Allemagne (1933-1945); et de "Espérance et foi chrétienne", Duculot/Coll.Réponses chrétiennes, Gembloux (trad.en néerl.Christelijke Hoop en Geloof").

KERVYN de MEERENDRE*, John - ilustré par VERKEST, Guy avec 4 planches h.t. - Préface de THIBAUT de MAISIERES G.

  • Voyageurs traqués, récit. Librairie Parchim, Bruxelles,1952 - Carte d'Allemagne avec les itinéraires, officiels ou "personnels", suivis par les "voyageurs traqués". Quelques photos et reproductions de documents. In spe - Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau)et Stalag V-B (Villingen)- En photocopies (don de Mr.R.TIMM, de Prenzlau).- A acquérir

[L]

LANOUX, Armand (° 1913)

  • Le Commandant Watrin, roman. Julliard, 1956 - rééd.Club des Libraires de France, 1957, ill. de l'auteur - Prix littéraire: Prix Interallié 1956. Voir en particulier la 3e partie: "La nuit de Tempelhof" - M/ex.est de l'éd.du Club des Libraires de France et porte le n° 2932

LE BRIGANT (Général français)

  • Les Indomptables. Ed.Berger-Levrault, Paris. In spe - Souvenirs de captivité à Colditz et Lübeck.

LECOMTE*, Marcel

  • Je suis un évadé des bagnes nazis! Document dactylographié et polycopié. In spe - Legs HAUTECLER, en dépôt au Centre de Documentation du Musée Royal de l'Armée, Bruxelles, n° At-40 VIII-282.

LEGRAND*, Victor ( ° 1894-….), major

  • Les conditions de vie des officiers belges prisonniers à l'Oflag II A, à Prenzlau - Rapport. Rapport dactylographié rédigé à Londres, terminé le 29.02.1944 et remis au Premier Ministre belge en exil à Londres, PIERLOT, Hubert. Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - LEGRAND, Victor, major d'active à la garde territoriale aérienne, fut l'un des 12 évadés du 22.07.43 à Prenzlau. - De ces 12 évasions, 6 réussirent. LEGRAND mit 5 mois à atteindre l'Angleterre et fut incorporé dans la Brigade belge le 05/01/44. - Le rapport LEGRAND a été traduit en all. par Marion & Reinhard IMM-GOLLMITZ.

LELONG, Pierre (dessins) & CURTIL, Henri (texte)

  • Une vie de camp. éd. Henri CURTIL, Paris 8e, 1943 - 16 planches de dessins (dont 3 censurées et manquantes) - Epuisé mais rediffusé sur l'URL Internet suivant : http://jorge.diogene.free.fr/lelong.htm. In spe - Concerne l'Oflag IV-D (Elsterhorst). Beaux dessins en couleur, d'un esthétisme un peu dérangeant (Voir p.ex."Baraquements sous la neige"), souligné par l'absence des 3 dessins censurés (dont les titres s'intitulent éloquemment "La Cage aux Rêves","Détresse" et "La Soupe"). Pour l'Ofl.IV-D, v.ég. GUITTON 1943 & MORIN, Etienne - CURTIL, H. est également le préfacier du recueil des dessins de MORIN (voir MORIN s.d.).

[M]

MARCHAL*, J.

  • Les (petits?) Ennuis de Pédégus. Impr.Destruvaux, Liège, 1946 (illustré de dessins). In spe - Pédégus pour P.D.Gu(s), abréviation de "Prisonnier de Guerre". Pedégus aurait été inventé comme personnage pour un journal mural publié à Eichstätt (Oflag VII-B)

MATHEN*, Edouard (Commandant)

  • Journal. in "Le Chasseur Ardennais", périodique, organe de la Fraternelle des Chasseurs Ardennais, date non connue (antérieure à 1993). Cité par DUTILLEUX - A rechercher pour reproduction - Concerne au moins l'exode des prisonniers de l'Oflag II-A (Prenzlau), avril-mai 1945.

MENARD, René et divers collaborateurs - Dessins de BORNIER R. - Préface du Général MEUNIER)

  • Oflags, récit photographique de la Vie des prisonniers dans les Camps allemands 1940-1945 - 5 ans / 58 mois / 1761 jours derrière les Barbelés. Concerne Oflag VI-D (Münster), Oflag VI-A (Soest, prisonniers russes) et plusieurs autres Oflags occupés par les Français

MEULENIJZER*, Victor. Ill. de DAEMEN*, Paul

  • Du canal Albert au Stalag - Quatre jours de guerre et quatre mois de captivité. Ed.Ignis, Bruxelles, s.d. Concerne Stalag I-A (Stablack, Prusse orientale) - Ce livre a été publié également en néerlandais.

MONTIELLO, G. & VOGT, W.

  • Deutsche Kriegsgefangenen-und-Internierungseinrichtungen 1939-1945. Handbuch und Katalog. Lagergeschichte und Lagerzensurstempel, Band 2: Oflag, BAB, Dulag, etc. Mailand/Koblenz (Selbstverlag), 1987. p.5: Oflag II : - 28.08.39, constitution; à partir de 1941, localisation à Prenzlau; 1945, "libération"par l'armée russe; Prisonniers F(rançais), B(elges), P(olonais), Y(ougoslaves); occupation maximale: 2900 ; Cet ouvrage présente également des reproductions de 22 cachets de censure(Lagerzensurstempeln).

MORIN, Etienne (Préface de CURTIL, Henri)

  • Captivité - Scènes de la Vie au Camp. Editions d'Histoire et d'Art, Paris, s.d. Concerne Oflag IV-D (Elsterhorst); de nombreux dessins portent un cachet de censure de ce camp. Les dessins de MORIN ont été utilisés pour illustrer VAISSIERE 1991 - Le préfacier, CURTIL, H., est aussi l'éditeur du recueil de dessins LELONG 1943 - Présent ouvrage acquis 22/06.2002, € 120,- à la librairie Picard, Paris; exemplaire non numéroté, reliure de prix.

MORRAYE*, Clément

  • Blanc, gris, noir (Poèmes). Edition de luxe à 60 exemplaires. Poèmes écrits à l'Oflag VIII-C (Juliusburg). Cité par EB 1944, footnote p.58) - Rare. - Clément MORRAYE a écrit aussi : "Les Jours Purs".Terres Latines, Bruxelles, 1952, vélin teinté (Prix d'occ. € 12,50) - "Les lettres de M.de Grandcru ou la science exacte et souriante des grands vins", ill., ed.Desmet-Verteneuil, Brux.,1946, 2300 ex. sur vélin (Prix d'occ.très variable, de € 30.00 à € 246,61 ! ) - "Les propos de table et les poèmes bachiques de M.de Grandcru", Ed.Touristiques, Paris, 1972, 1244 ex.Alfa (€ 38.00)

[N]

NORGEZ*, Léon - Préface de NACHEZ*, Raoul

  • Brioche et Cie, encagés. Librairie Parchim, Bruxelles, 1955. NORGEZ fut prisonnier au Stalag IX-A (Ziegenhain)

NOWOPLJANSKI, D.

  • Die Befreiung des Generalstabes (aus einem Artikel der Prawda vom 27.April 1985 von D. NOWOPLJANSKI). in Heimatkalender für den Kreis Prenzlau 1986, herausgegeben vom Kreiskulturhaus Prenzla, 1985. Concerne Oflag II-A (Prenzlau)

[O]

OBORSKI*, J. (Colonel)

  • Les Prisonniers de Guerre. in Belgique militaire, Année 19??/ n°??, p.14. Généralités historiques sur le phénomène "prisonnier de guerre" dans les temps.

OTH*, J.

  • Le Courrier des Prisonniers de Guerre belges en 40-45. Club Philatélique Chestrolais, Cahiers de Philatélie n°5, Neufchâteau, 2e.éd. Travail philatélique axé sur les cachets des censeurs des différents Stalags et Oflags (principalement ceux qui accueillirent des P.G. belges). Incomplet mais peut-être le seul existant. D'après l'auteur, cet ouvrage est le résultat d'une recherche effectuée auprès d'un grand nombre de PG, avec l'aide du Centre de Recherches et d'Etudes Historiques de la Seconde Guerre Mondiale et du Cdt HAUTECLER*, G., auteur du livre "Evasions réussies". Acquis pour € 7,50 à la librairie de l'Oiseau-Lyre (Mons).

[P]

PAULET*, Léon (Colonel Av, .e.r.)

  • Oflag II A - Prenzlau. in Belgique Militaire, Septembre 1977, pp.3-7 - Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau). Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - Je possède des photocopies.

PEETERS*, Benoît

  • Hergé, fils de Tintin. Ed.Flammarion, Paris, 2002. Voir pp.165, 190, 195 et 237-238. Le sous-lieutenant REMI*, Paul , captif à l'Oflag II-A,(Prenzlau), ch.D312, était le frère (p/ê/ seulement le "demi-frère") de REMI*, Georges, c.a.d. HERGé*, le dessinateur de TINTIN. Paul REMI* supportait mal certaines allusions défavorables aux Alliés dans les bandes dessinées par son frère dans "Le Soir" volé, notamment l'histoire de "L'Etoile Mystérieuse", où les Américains sont des "méchants".. Cfr.SAINT-BONIFACE.

PERRET, Jacques (° 1902 +1992)

  • Le caporal épinglé. Gallimard, 1947. Rééd. Dans Le Livre de Poche en 1961, vol.double n'°308/309 (épuisé). Couv.illustrée -Prix littéraires: l'auteur a obtenu, pour l'ensemble de son oeuvre, le Prix Interallié (1951) et le Prix de la Ville de Paris (1979). Humour français dans la note habituelle, ç.à.d. très critique à l'égard des Allemands. Revanche de l'intelligence française sur sa défaîte. Exemplaire détenu éd.L.de Poche en état médiocre, acquis au Centre Cerfeaux-Lefort de l'U.C.L pour € 0,25; à remplacer (in spe).

PONTZEELE*, Didier - Introduction VERKEST, José

  • Krijggevangen! Belgische officieren in het kasteel van Colditz, 1940-1943. Uitgeverij De Krijger, B-9420 Erpe,s.d. (1998?), ISBN 90-72547-91-8. Concerne l'Oflag IV-C (Colditz), avec en Annexe 1 une liste des PG belges et en Annexe 2 le schema biographique des PG belges gardés de 1941 à 1943 avec les camps d'où ils provenaient et où ils furent expédiés ((Eichstätt, Fallingbostel, Fischbek, Hammerstein, Hemer, Juliusburg, Lübeck, Lückenwalde, Prenzlau, Rotenburg, Soest, Tibor, Wolfsberg, etc.) - Acquis neuf, Bookshop du Musée royal de l'Armée à Bruxelles, 2003, € 25.00.

PRESSE BELGE - Article non signé, découpé, références écrites au crayon difficilement lisibles

  • L'O.T.A.D. La Cité Nouvelle (?), 21.06.1945 (?), références à vérifier. Photocopie d'une coupure de presse mal référencée, postérieure à la Libération et datant probablement de juin 1945, présentant sous un jour sévère l'O.T.A.D., Office des Travaux de l'Armée Démobilisée, fondée par un arrêté daté du 31.08.1940 et ayant œuvré sous l'occupation.

[Q]

[R]

RATINAUD, Jean

  • Le Radeau de la Méduse. Les Œuvres Libres, novembre 1954. In spe - Voir en particulier les pages 147-188

REICHSKRIMINALPOLIZEI

  • Deutsche Kriminalpolizeiblatt - Sonderausgaben (éditions spéciales du Journal de la Police criminelle allemande. Reichskriminalpolizeiamt in Berlin - Nur fur deutsche Behörden bestimmt! Die Sonderausgaben sind nach Ihrer Auswertung sorgfältig zu sammeln u. unter Verschluss zu halten. Chercher à consulter les éditions des années de guerre. L'éd.spéciale du 24/07/43, 16e année, n°4643a, donne notamment les signalements de 9 officiers s'étant évadés de l'Oflag II-A (Prenzlau) le 22/7/43." Les rechercher activement (Energische Fahndung) , les arrêter et les empêcher par tous les moyens de franchir la frontière (Die Flüchtigen sind festzunehmen u. Grenzübertritte mit allen Mitteln zu verhindern)"

RENS*, Gustave - WEBER*, Guy & DEHEUSCH, Willy - Préface du Baron BLOCH, Jean, Président de l'Union nationale des Evadés de Guerre

  • Evasions de Guerre 1940-1945. éd. J.-M. COLLET, Braine-l'Alleud, 1995 - ISBN 2-87367-032_0. En annexe, liste des évades titulaires du Statut officiel de l'Evadé de guerre 1940-1945 - Prix d'acquisition: € 12,50

ROUARD*, François - Préface de NACHEZ*, Raoul, Président de la Fédération Nationale des Prisonniers de Guerre

  • Dans le Ghetto des Barbelés. édité par la Section F.N.A.P.G. de Dinant au profit du Fonds Raoul NACHEZ. Prix d'acquisition: € 12,50 - Concerne les Stalags VI-D (Dortmund), II-A (Neu-Brandenburg), II-C (Greifswald) et II-D (Stargard)

[S]

SAINTU*

  • La Ronde des Heures. Fischbeck 1942-1945. Images de captivité (Dessins). Georges Thone,Liège, 1946, 27 planches h/text. 21x27,1250 ex. Acquis à € 13.00 - Concerne Oflag X-D (Fischbek) - Les citations illustrées sont très révélatrices de la psychologie des PG belges. Beaucoup de prisonniers de l'Oflag X-D (Fischbek) étaient passés auparavant à l'Oflag II-A (Prenzlau) et vice-versa (ou Eichstätt et Colditz). - Voir aussi remarques au sujet d'ARVELLE 1995

SCAPINI, Georges

  • Morgan/Coll.Actualité et Politique, 1960. In spe

SECRETARIAT D'ETAT A LA GUERRE (France)

  • Les Camps des Prisonniers de Guerre en Allemagne, mis à jour février 1942. s.l.(France),s.d.(1942) - Brochure, in-12, 86 pp., carte dépliante. Concerne sans doute les camps des PG français. d.DDB, vol.5,pp 126 et sqq.). Service de Liaison avec les Prisonniers de Guerre (Commision T'Serclaes). Rapports officiels rédigés par la Délégation du Service de Liaison avec les Prisonniers de Guerre. Divers rapports non publiés, conservés aux Archives générales du Royaume (?) cités comme source par HAUTECLER 1974. OTAD? - A rechercher et à consulter.

SIBENALER*, Emile (Arlon, 1915) - Transcription BELCHE*, Léon

  • Billets clandestins des 10.08 et 23/10/1942. Manuscrits retranscrits sur papier format A4. Manuscrits clandestins, écrits à l'Oflag II-A (Prenzlau) par le KG SIBENALER, Emile, sur des feuilles de papier-cigarette collées les unes aux autres. Lus au microscope et retranscrits afin d'être aisément lisibles par BELCHE*, Léon, ex.PG à Eichstätt, Fischbeck et Prenzlau. Un feuillet supplémentaire donne un petit lexique des termes conventionnels utilisés par ce PG (et d'autres?) pour éluder la censure.

SIBENALER*, Emile (° Arlon, 1915)

  • Mon Evasion de Prenzlau. in journal La Meuse-Luxembourg des 20, 21, 22 et 23/02/1947. Récit d'une évasion terminé à Berne (Suisse), le 13/08/1943, plus conclusions à Bruxelles le 26/05/1946. Il s'agit d'une évasion collective (9 évadés dont 6 parvinrent en GB) qui se produisit à l'Oflag II-A (Prenzlau), le 22/07/1943. SIBENALER*, Emile était Lt d'artillerie pdt la guerre.- Photocopies de ces articles de presse en ma possession.

SMETS*, Georges (récit de - )

  • A la veille de la Libération - Les heures tragiques des prisonniers du Stalag IA - Une marche à la mort sur les glaces. In "La Nation Belge" du 27.05.1948. Non consulté. In spe (photocopie) - .Relatif au stalag IA (Stablack, Prusse Orientale) en 1945 (nuit du 25 au 26/01/1945).

[T]

TASSIER*, Raymond (° Meung-s/Loire-Fr 1912 +Prenzlau-D 1945)

  • Tagebuch - Notes de Guerre. Manuscrit de 44 demi-pages écrites l'Oflag VIII-C,(Juliusburg). Campagne des 18 jours - Dulag de Bocholt - Séjour complet et vie à l'Oflag VIII-C (Juliusburg - Silésie).
  • Lettres clandestines du 22/06/1943 au 19/10/1943. Manuscrit de 24 feuillets (papier toilette). Concerne Oflag II-A (Prenzlau) - Les 5 premiers feuillets (n°s I à V) sont datés du 22.06.43, les 13 feuillets suivants (n°s de VI à XVIII) datés du 02 au 21.09.43). Suit un supplément de 6 feuillets (n°s 1' à 6'); le feuillet 1' répond à la question "Qui est St Nicolas?" ; les feuillets 2',3' et début du n° 4' sont la copie du commencement du 5e "Coup de dent" , pp.51 à 54 du Livre des Louveteaux par Lord Baden-Powell 7e édition, 1942. Le dessin de BP op.cit.p.52 a été calqué feuillet n° 3'); les feuillets 4' (bas), 5' et 6' sont du courrier daté des 02 et 19.10.43. Le courrier donne des informations s/l'arrivée d'un contingent d'off.arrivant de l'Ofl X-D (Fischbek), la vie à Prenzlau et le scoutisme dans ce camp. En outre, diverses considérations pédagogiques intéressant le fils de l'auteur (5 ans).

THEUNIS*, E. (Commission LT GEN - )

  • Album d'Honneur du Secours d'Hiver Belge, section Oflag II A. Projet de reproduction. Une commission fut constituée le 15/09/1944 en vue de cette reproduction en plusieurs exemplaires. Rechercher l'original aux Archives de Laeken ou les reproductions réalisées à l'Albertine). In spe - L'original devait être remis au roi (Léopold III) dés la rentrée des prisonniers de l'Oflag II-A (Prenzlau), mais on ignore si ce fut le cas, car le roi Léopold ne rentrera en Belgique qu'en 1950.

THIBAUT de MAISIERES*, Gilbert (Baron)

  • Tourisme clandestin - Récits d'évasion. Payot, Lausanne, 1947 (édition originiale). Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - Acquis

THIBAUT de MAISIERES*, Gilbert (Baron) - Préface de REMY

  • La Clef des Champs. Editions France-Empire, Paris, 1968 - Jaquette (réédition de "Tourisme clandestin", augm/d'une préface de REMY). € 15.00 - Concerne Oflag II-A ou 80 (Prenzlau) - Acquis

TRIFFAUX*, Jean-Marie

  • Arlon 1939-1945. Ed.La Vie Arlonaise, asbl - 1ère éd.1994 - 2e éd. 1995 - 3e é. 2003. Album - Plus de 700 photos dont les Chasseurs Ardennais prisonniers en Allemagne (Eichstätt, Prenzlau). La 3e édition est parue en septembre 2003 Prix € 50.00. Commandé Auteur: Jean-Marie Triffaux 249, chemin des Espagnols 670 Arlon Tél. 063.22.33.28.

TROYE*, Raymond (° 1908) - Préface du Gén. MICHIELS*, anc.chef d'E.M général de l'Armée belge

  • Meurtre dans un Oflag, roman. Ch.Dessart, éd, Bruxelles, 1946, broché,181 pages. Ecrit à l'Oflag II-A (Prenzlau), ce roman policier contient plusieurs passages intéressants consacrés à la vie quotidienne des PG d'Eichstätt, et peut-être aussi de Prenzlau.L'auteur s'est très certainement inspiré du camp VII-B (Eichstätt) pour le cadre de son roman et la peinture de certains caractères. Mais il n'y eut appremment jamais de meurtre ou tentative de meurtre entre PG à Eichstätt, ni à Prenzlau. Un drame se situa à Rothenburg-Fulda (Ofl.IX-A/Z) , lorsqu'un captif belge, un athlète, voulut venger les victimes d'un autre officier qui par trahison, à Wolfsberg/Kaemten (Autriche, Ofl.XVIII-A), avait provoqué l'échec d'une double évasion (juillet 1940?): un évadé belge et un anglais; l'anglais fut abattu et le belge mourut dans la neige des Alpes. Le projet du justicier consistait à "balancer" le traître du haut d'un escalier. Cette tentative eut bien lieu, mais elle fut contrée par l'abbé KEMPENEERS* J., qui avait éventé l'affaire et s'arrangea pour être présent lors de la tentative et s'y opposer avec vigueur (Souvenirs oraux de CHARLES, J., récoltés par BELCHE, L.).

[U]

[V]

VAISSIERE (de la - ), Jacques - Illustrations de MORIN, Etienne - Preface de GUITTON, Jean)

  • Silésie, morne Plaine - Cahier dans un Grenier. Editions France-Empire, Paris, 1991, ISBN 2-7048-0665-9. Acquis

VANDAELE+ Lieutenant-Colonel

  • De Lübeck à Prenzlau - Des Evasions où le drame et la comédie se mêlent. Article paru dans le journal 'La Nation Belge" du 11.03.1948. Non consulté. Concerne probablement les Ofl.X-C (Lübeck) et II-A (Prenzlau) Farde #2

VANDERSANDE*, André

  • Mai 1940 - Les Carabiniers au cœur du combat. Du canal Albert à l'Oflag. Editions J.M.Collet, Rue V.Gambier 21, 1180 Bruxelles. Difficile à trouver

VANDERVELPEN*, Jos

  • En wat deed mijn eigen volk? EPO,2003, 238pp. En néelandais. - Concerne surtout Breendonck - Prix neuf: € 20.00

VAN NUFFEL*, R.O.J.

  • Les Allemands et leurs Prisonniers de Guerre - Documents et Témoignages. Ed."La Conférence", Bruxelles, 1946. Fischbek

VERSELE*, R

  • Onze Krijgsgevangenen. V.Z.W. Erf en Heem, SL, 1992. Concerne Colditz

[W]

WALTER, Louis

  • Derrière les Barbelés. Edouard Aubanel éditeur, Avignon, 1942 - Broché in-12 (190 x 120), couverture blanche, texte en bleu et rouge, 247 pages. Ouvrage français publié sous l'occupation.

WANTY* , Emile

  • La période soviétique du camp de Prenzlau (25.04.1945-03.06.1945). in Belgique Militaire, N°? , Mars 1974, pp.15-21

WILDER, Willy & MEYER, Jeffrey

  • Stalag 17. En anglais. A servi à un scenario d'un film du même titre.

WILLIAMS, Eric (et du TILLET, Anne pr.la trad.française)

  • The Tunnel Escape (trad.fr. Le Cheval de Bois). trad.française: Le Cheval de Bois (diff.éditions : Mame, Tours, 1951 - Marabout/Coll.Marabout Junior n° 47 ). L'original a servi de script au film de Jack Lee, 1950, The wooden Horse; il s'agit d'une histoire vécue par l'auteur au Stalag Luft III pdt la WW2 - In spe

[X]

[Y]

[Z]

ZAY, Jean, ancien ministre français

  • Souvenirs et Solitudes. Julliard Sequana, Paris, 1945. € 15.00 - Contient d'excellentes remarques sur la psychologie de l'homme privé de liberté

Posted by bertinj at 5:39 PM
Edited on: samedi, 08 novembre, 2008 5:37 PM
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